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« Hétérotopies » l’exposition à ne pas manquer !

© Sipane Hoh
© Sipane Hoh

« En écho aux décors de l’Aubette réalisés en 1928 par Theo Van Doesburg, Jean Arp et Sophie Taeuber-Arp, l’exposition « Hétérotopies. » L’annonce est alléchante et la visite s’avère être un agréable voyage au pays de l’art contemporain.

Le musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg présente depuis le 10 décembre 2016 une exposition qui nous plonge dans les entrailles de l’art contemporain et qui propose un rapprochement recherché entre les œuvres de dix artistes contemporains en écho aux concepts fondateurs des avant-gardes artistiques et architecturales des années vingt.

En parcourant les diverses performances, le visiteur évolue dans un univers utopique très caractéristique de l’avant-garde, ainsi il découvre avec curiosité quelques copies, détournements et inventions qui questionnent, démontrent, proposent ou déballent toute une panoplie d’idées, de formes et d’opinions. Des points de vue parfois divergents, des méthodes de travail propres à chaque auteur tous concentrés en un même lieu.

L’époque de l’avant-garde n’est finalement pas très différente que la nôtre, aussi lointaine soit-elle, elle contribue à l’image d’une société qui a connu les mêmes maux, qu’il s’agit de conflits ou de crise économique. Les artistes qui incarnent les idées présentes ne sont que les interprètes qui nous livrent leur vision.

Dans cette exposition, l’architecture est aussi présente à travers les grands ensembles entre autres incarnés par un exemple fort comme la maquette animée de LED de la barre du Haut-du-Lièvre, faisant près de quatre-cents mètres de long et réalisée par Bernanrd Zehrfuss, que l’artiste Bertrand Lamarche fait flotter dans l’une des salles du musée.

Une variété d’installations qui valent le détour !

© Sipane Hoh
© Sipane Hoh
© Sipane Hoh
© Sipane Hoh

Une exposition à déguster jusqu’au 30 avril 2017 au Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg.

« Vingt-quatre heures d’architecture » c’est parti

24heures

Vendredi, le 20 juin 2014 a eu lieu à Paris le lancement de l’édition numéro deux du « 24 heures d’architecture » qui cette année se tiendra à Marseille le 17 et 18 octobre. Une manifestation « à 360° » qui touche l’architecture contemporaine en ayant des auditoires variés.

Après la manufacture des tabacs à Strasbourg en 2012, c’est la friche la Belle de Mai à Marseille qui accueille le 17 et 18 octobre prochain l’évènement « Vingt-quatre heures d’architecture » soutenu par le réseau des Maisons de l’Architecture de France. Une deuxième édition d’une belle aventure architecturale qui s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes. Ainsi, les acteurs de la société, des plus petits aux plus grands pourront étoffer chacun à sa manière leur propre réflexion sur la ville. Pour cela, il sera mis en place, à l’attention du public, un riche programme qui va de la simple table ronde pour échanger des idées à des expositions, jusqu’aux balades et visites guidés en passant par de multiples ateliers pédagogiques pour les enfants ou des séances de cinéma, le tout avec comme thème central la ville et sa métamorphose.

Ce 20 juin 2014, André Jollivet, le commissaire de « Vingt-quatre heures d’architecture 2014 » devant un parterre de journalistes, en reprenant les propos de Rudy Ricciotti « Marseille a besoin de tendresse » a développé le programme en expliquant les divers enjeux attendus. Quant au lieu choisi, il s’agit de la Friche Belle de Mai, un lieu hautement symbolique qui mis à part sa capacité et sa surface d’accueil, compte aujourd’hui parmi les quartiers les plus pauvres d’Europe.

Cette année, les organisateurs espèrent avoir une grande affluence, surtout après le succès que l’évènement a connu à Strasbourg avec près de 7000 participants. D’ici le mois d’octobre, suivons les nouvelles : ici et retrouvons-nous à Marseille pour discuter et faire parler la ville.

Les photos : © Vingt-quatre heures d’architecture

(La Friche La Belle de Mai a déjà accueilli la première monographie consacrée à Rudy Ricciotti cette année.)

C’est le Printemps…

Sur le site du Moniteur, dans son article daté de 11 janvier 2013, Laurent Miguet nous raconte l’étonnante évolution du magasin strasbourgeois Le Printemps. Un « bijou architectural » pour les uns, une « nouveauté désagréable » pour les autres, l’édifice qui avant même d’être inauguré a pu créer la polémique dans la ville européenne.

On se trouve à Strasbourg, Place de l’homme de fer en face de la station du métro du même nom. C’est un îlot qui se caractérise par un mélange architectural étonnant qui a subi lors des siècles de nombreux changements.

Elle est visible de loin, la façade enrobée d’un curieux revêtement. Jouxtant un immeuble en béton sobre et un autre en pierre de taille, le voilà, le nouvel emblème du « Printemps ». Une enveloppe qui telle une greffe s’accroche à l’existant et alterne le verre et le métal dans un mouvement lent pour nous projeter ensuite dans le monde de la haute-couture et du design. Alors que certains habitants y voient un arrière-goût des colombages très chers aux alsaciens, d’autres crient à la déforme d’un emblème et la fin d’une époque.

La réhabilitation a été conçue et dirigée par l’architecte designer Christian Biecher. Une première réalisation de l’architecte dans ce département qui l’a vu naître. Le coût total s’élève à 22 millions d’euros pour un projet qualifié de moteur pour l’agglomération strasbourgeoise. Par cet acte architectural fort, la ville espère augmenter le nombre des visiteurs qui frôlait le 2 millions avant d’entreprendre le changement.

Dans un ensemble immobilier constitué de trois bâtiments, l’architecture de Christian Biecher est censée rehausser tout un quartier. Serait-ce vraiment le cas ? Rendez-vous dans quelques ans…

Les photos: © Sipane Hoh

Plus de photos sur ma galerie publique : ici.

L’histoire d’une friche…

On se trouve au bord du Rhin, pas loin du centre ville de Strasbourg et sa cathédrale, une situation exceptionnelle. Une friche industrielle laissée à l’abandon, quelques façades délavées, des hangars inutilisables. C’était il y a quelques années. Aujourd’hui, tout semble être chamboulé. Grâce à de grands travaux on a pu réhabiliter et transformer l’ancienne usine Seegmuller en bibliothèque tout en gardant intact ses deux façades principales. Des travaux que les architectes Jean-Marc Ibos et Myrto Vitart ont accompli il y a déjà quelques années (en 2008).

Depuis, la transformation de la friche continue, néanmoins quelques témoins du passé restent sur place, deux grues ont été mises en valeur pour raconter l’histoire du quartier. Une passerelle piétonne semble même assez animée. Une promenade douce le long du canal a été sauvegardée. Un peu plus loin, les nouvelles constructions augmentent, de multiples habitations contemporaines, un prochain écoquartier et des travaux pour un tram ont été envisagés, le tout pour faire de ce quartier un morceau de ville en pleine activité…

Texte et photos:  © Sipane Hoh

« MAMCS »

Pas loin du quartier pittoresque de la Petite France, sur la rive gauche de l’Ill qu’en 1998 l’architecte Adrien Fainsilber a installé son projet. Un musée d’art moderne et contemporain, une véritable vitrine qui nous plonge dans l’univers de l’art. Le bâtiment s’ouvre vers la vieille ville via une façade transparente. Cette dernière délimite une galerie intérieure qui joue le rôle d’une rue s’ouvrant vers les autres départements du musée (dont les expositions temporaires ou permanentes). On y trouve environ 25 000 œuvres qui couvrent principalement la période de 1870 jusqu’à nos jours. Une architecture soignée, des volumes parallélépipédiques et un ensemble cohérent s’offre aux yeux de tout visiteur…
Pour plus d’informations sur ce musée, voir: ici.

Entre deux rives…

C’est l’histoire d’une passerelle qui se trouve entre deux villes et relie deux pays voisins. Une œuvre d’art conçue par l’architecte parisien Marc Mimram. Un ouvrage qui lie la modernité à la fonctionnalité. Exclusivement pour les piétons et les cyclistes, également accessible aux handicapés, ce pont reliant les deux bords du Rhin est le témoignage d’une architecture nouvelle et moderne qui se démarque par sa grandeur et offre à ses visiteurs une vue imprenable sur les environs. Cette passerelle fait partie d’un programme immense qui comporte plusieurs jardins et une promenade verte, des endroits de plus en plus fréquentés par les habitants des deux côtés.
Quelques photos d’une promenade « suspendue » entre deux rives…





D’autres photos sur le lien suivant.