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A Lisbonne, une exposition éphémère signée Diogo Aguiar Studio

© Ivo Tavares Studio

Stylisée comme une ville géométrique et abstraite, construite par de grands cubes jaunes, le musée temporaire de Nadir Afonso est un espace ouvert et fluide qui cherche à créer de nombreuses relations visuelles et conceptuelles avec le travail de l’artiste abstrait et architecte portugais. Réalisée par l’agence d’architecture Diogo Aguiar Studio, l’œuvre située à Lisbonne constitue une belle curiosité.

Une peau en textile

Récusant l’échelle du lieu et se rapportant aux œuvres artistiques de grande envergure, l’exposition éphémère présente une structure dotée d’une peau en textile colorée et translucide. L’idée étant la construction d’une multitude d’entités avec peu de matière. L’agence d’architecture portugaise Diogo Aguiar Studio (Diogo Aguiar, Daniel Mudrák, Elena Bredariol, Tomáš Pevný et Dominika Widlarz) a entrepris un travail délicat à la fois simple et audacieux. La forme des parallélépipèdes est primaire mais la couleur attire indéniablement l’attention.

Offrant des variations d’échelle, d’intensité, de proportion et de rythme, les différentes entités (ou salles d’exposition) de l’espace muséal sont définis par des bâtiments géométriques (ou des volumes autonomes) qui abritent les œuvres d’art, cherchant à profiter de la verticalité (et de l’échelle) de l’espace central du centre commercial Centro Colombo à Lisbonne.

Une expérience spatiale

Parmi les nombreux « bâtiments » qui dessinent cette ville composée, deux invitent à une visite intérieure, offrant une expérience spatiale distincte : la salle multimédia immersive et l’architecture de la scène. Les architectes nous racontent que si, pendant la journée, l’intensité solaire donnera corps et volume à la « ville », illuminant les rues et carrés; la nuit, les bâtiments allument leurs lumières de l’intérieur (volumes rétro-éclairés) offrant une expérience spatiale différente dans le même espace muséal. C’est un beau travail qui rend hommage à Nadir Afonso, l’artiste, l’architecte et le théoricien portugais.

© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio

Le site de Diogo Aguiar Studio : ici.

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Les photos : © Ivo Tavares Studio

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La reine est morte, vive son architecture !

ZahaHadid

« L’important c’est que je sois architecte, le fait que je sois une femme est une information secondaire. » disait Zaha Hadid. Et pourtant, le parcours exceptionnel de cette femme qui va de Bagdad à Londres en passant par Beyrouth n’est pas ordinaire.

Le communiqué de presse daté d’hier nous informe :

« C’est avec une grande tristesse que Zaha Hadid Architects confirme que Dame Zaha Hadid, est décédé subitement à Miami. (…) Zaha Hadid est considérée comme la plus grande femme architecte dans le monde. Née à Bagdad en 1950, elle a étudié les mathématiques à l’Université américaine de Beyrouth avant de commencer son voyage architectural en 1972 à l’Architectural Association de Londres.
En 1979, elle a créé son propre cabinet à Londres – Zaha Hadid Architects – qui a acquis une réputation dans le monde entier pour ses travaux théoriques novateurs, y compris The Peak à Hong Kong (1983), le Kurfürstendamm à Berlin (1986) et l’Opéra de Cardiff au Pays-de-Galles (1994). Avec son associé Patrik Schumacher, elle a bâti une oeuvre au carrefour de l’architecture, du paysage et de la géologie, développant ainsi des technologies innovantes pour réaliser ses formes architecturales dynamiques et parfois inattendues.
 »

Il y a quelques années, pour le journal Le Courrier de l’architecte, j’avais traduit un portrait écrit par Youssef Mohsen, un journaliste irakien qui racontait sa rencontre avec la grande dame où concernant son succès, elle disait : « C’est le produit de plusieurs expériences humaines au cours de ma vie ; peut-être que tout revient à ma personnalité forte et ordonnée plus qu’à mon identité ou le fait que je sois une femme. Oui, j’ai réussi, mais la route n’était ni facile ni parsemée de roses ; c’est le résultat d’un très long combat. Au début, j’étais une acharnée de boulot et je travaillais de jour comme de nuit ».

Aujourd’hui, le premier avril 2016, Zaha Hadid n’est plus pour commenter son enfance, son parcours ou relater ses souvenirs. C’est à nous, architectes, qu’elle confie ses enseignements,  mais c’est aussi à tout le monde qu’elle lègue un inconditionnel patrimoine. Hommage à toi Zaha !

500 ans…

Cette année à partir de la semaine prochaine et jusqu’au mois de Novembre, l’Italie en général et la Vénétie en particulier va rendre hommage à un architecte de renom qui par ses conceptions et son traité a marqué plusieurs générations.

Des conceptions qui ont trouvé leur place dans les villes de l’Italie du nord et qui jusqu’à aujourd’hui attirent les visiteurs du monde entier.

L’auteur d’un livre nommé « Les quatre livres de l’architecture », une encyclopédie complète de la construction de l’époque en passant par les détails les mieux illustrés et les matériaux de construction les mieux expliqués.

Né à Padoue le 8 novembre 1508 et mort à Vicence en 1580, Andrea Palladio restera pour longtemps l’un des grands maîtres de l’architecture de la renaissance italienne. Un hommage à celui qui a influencé l’architecture au-delà du temps et des frontières…