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Un restaurant tout en bambou

© Bambubuild

Dans une ville côtière du Vietnam, l’agence Bambubuild spécialisée dans la construction en bambou, a réalisé un restaurant entièrement de cette matière. L’ensemble respire la simplicité mais aussi l’authenticité.

Bienvenue à bord

le projet se caractérise par un toit allongé en forme de bateau, avec la salle à manger en dessous complètement ouverte de chaque côté. l’absence de murs ou de cloisons permet non seulement d’aérer l’intérieur mais également de rafraîchir les convives par temps de grande chaleur. De même, le bâtiment établit un lien étroit avec son environnement.

Le restaurant a été conçu et construit par Bambubuild, une équipe de spécialistes du bambou travaillant directement avec des artisans locaux qualifiés. Réalisée avec simplicité, l’architecture met l’accent surtout sur les caractéristiques naturelles du bambou. la structure modulaire a été préfabriquée avant d’être rapidement et facilement assemblée sur place.

Une structure visible

Le toit en porte-à-faux crée un espace semi-extérieur à la périphérie du bâtiment. Les encadrements de bambou répétés au sein de la construction apportent un agréable rythme à l’espace intérieur. Un second toit de chaume protège celui en bambou de l’humidité et des insectes. La structure a également été conçue pour être très visible de l’intérieur, ce qui selon les concepteurs facilite la détection des signes de dommages potentiels. Mis à part cela, l’ensemble sous ses airs de cathédrale est également très agréable à regarder.

Le restaurant tout en bambou conçu et réalisé par Bambubuild constitue une originalité à découvrir sans tarder.

© Bambubuild
© Bambubuild
© Bambubuild
© Bambubuild
© Bambubuild
© Bambubuild

Le site de Bambubuild : ici.

Les photos : ©  Bambubuild

Une maison atypique signée Andrew Hinman

 

© Paul Bardigjy

C’est une villa qui comporte en son intérieur une locomotive en aluminium que l’architecte Andrew Hinman  a conçu à Uvalde dans le Texas. A la fois atypique mais aussi charmante et élégante, la maison qui surplombe la rivière Nueces constitue une curiosité à part entière.

Une curiosité greffée à la maison

Le propriétaire souhaitait dès le départ garder une ancienne locomotive qui lui tient à cœur. C’est en la faisant intégrer dans sa propriété que l’objet de convoitise serait la mieux préserver. Une idée à la fois originale et osée qui a fini par apporter un caractère assez spécial à la propriété.

Compte tenu de la géologie fragile et de la nature prédisposée aux inondations, l’emplacement et la protection de la remorque nécessitaient des considérations particulières. Après une étude minutieuse d’une part du terrain et d’autre part des diverses dispositions et arrangements des espaces de la villa, la solution proposée par l’architecte consiste à incorporer la locomotive sous un toit métallique non loin des divers équipement de la villa. L’ensemble est ancré, à travers des pilotis, dans une dalle en béton qui contient entre autre la zone de stockage et la salle de bain.

Pour un effet saisissant

La remorque a été entièrement restaurée et rénovée, son intérieur est remis à neuf, l’ensemble comprend de nouveaux panneaux en bambou et son éclairage est assuré à travers des lampes LED à faible énergie et des mini-spots. Le palier autour de la maison est construit en bois de  Douglas. La maison bénéficie d’une vue panoramique qui donne sur la rivière et le paysage environnant, elle est naturellement ventilée et l’eau de pluie récolté est stocké dans deux grandes citernes à l’arrière de la maison.

La villa dont la structure ressemble à celle d’une maison traditionnelle se démarque ainsi par la présence de la locomotive en aluminium qui s’y rajoute. L’effet est tout simplement saisissant !

© Paul Bardigjy
© Paul Bardigjy
© Paul Bardigjy
© Paul Bardigjy
© Paul Bardigjy
© Paul Bardigjy

Le site de Andrew Hinman Architecture : ici.

Les photos: © Paul Bardigjy

L’histoire dans un miroir

© Kang Wei

Nommée « Mirrored Sight », l’istallation conçue par l’architecte Li Hao fait partie d’une série d’abris que l’artiste élabore depuis quelques années. Situé sur la rive nord de la rivière Longxi au sud-est du Guizhou, le projet recrée l’histoire de la population longli. Simple, poétique et astucieuse, la cabane constitue une curiosité à part entière.

Développé par l’architecte Li Hao, l’installation raconte l’histoire d’une communauté vernaculaire qui a connu l’isolement et la tension dans le sud-est de Guizhou, en Chine. Situé le long de la rivière longxi le projet est réalisé dans le cadre de l’initiative d’installation architecturale apportant un nouveau point de repère regional ainsi qu’un agréable point de vue où les gens peuvent se reposer et profiter du panorama environnant.

L’installation de Li Hao raconte une période critique connue par son invasion militaire des groupes de Ming qui a eu lieu dans la ville de Longli il ya 600 ans. Après des siècles d’occupation, la cité a développé une disposition architecturale et urbaine unique qui la distingue des villages environnants. Pour les touristes, cet «îlot solitaire», exprimé ainsi par le célèbre écrivain Yu Qiuyu, apparaît comme un symbole culturel. Cependant pour les résidents, l’architecture distincte de la ville représente leur survie. Aujourd’hui, les anciens habitants se sont mélangés aux autres en créant une remarquable diversité culturelle.

Simple, subtile et astucieuse

La structure se présente comme une forme simple qui se compose de deux étages pouvant accueillir seulement une seule personne. La partie basse invite les gens à se reposer tandis que la partie supérieure comporte un espace intérieur qui procure divers points de vue sur le voisinage. A l’ouest, une fenêtre encadre le pont longxi construit pendant la dynastie des Ming, tandis qu’une autre vue s’ouvre sur le mémorial du pont.

Pendant la construction, les architectes ont utilisé des matériaux différents pour distinguer les diverses façades. Recouverte de bois de bambou local, la façade nord est parallèle à l’axe longitudinal de la ville, tandis que l’autre façade méridionale qui est recouverte de verre transparent est parallèle au fleuve. Cette combinaison de matériaux, l’orientation et l’emplacement de l’abri, offrent au visiteur une expérience exceptionnelle qui joue sur les illusions d’optique.

La façade en verre reflète l’image de la ville à travers des scènes de la vie quotidienne, créant ainsi l’impression d’être à l’intérieur d’un système de miroirs complexes. Ce dernier rend la distinction difficile entre ce qui est réel et irréel.

L’abri est relié à la ville par un vieux pont de pierre que les habitants empruntaient traditionnellement. Le soir, l’installation fournit une présence tout à fait différente de celle du jour. Ainsi, la forme globale se fond dans le paysage nocturne et la pyramide émerge donnant un sentiment de flottement.

L’installation conçue par l’architecte Li Hao est un joli trait d’union qui lie le passé et le présent.

© Kang Wei
© Kang Wei
© Kang Wei
© Kang Wei
© Kang Wei
© Kang Wei
© Kang Wei
© Kang Wei

Le site de Li Hao: ici.

http://mimohaus.com/

Les photos : © Kang Wei

Une œuvre en bambou pour produire l’énergie

© Five Line Projects
© Five Line Projects

Dans le cadre du London Festival of Architecture, la Triumph Pavilion de cette année qui as pris place dans les jardins du Musée de Bethnal Green est une adorable idée. Fabriquée à partir d’une centaine de moulinets, il s’agit d’une structure en bambou qui produit l’énergie et démontre la puissance qui émane d’une seule action. Une curiosité qui à découvrir tout au long de l’été et jusqu’à fin Juillet.

« Pavillon Energy » est une atypique structure composée de moulinets en bambou disposés le long de tiges en acier. Une composition poétique de forme primaire, à l’architecture simple qui a été créée par l’agence d’architecture Five Line Projects réunissant plusieurs jeunes architectes travaillant entre Londres et Hong Kong.

Créative, simple et ludique

Le mécanisme est simple, toutes les roues sont systématiquement alignées, une simple pression sur une seule roue déclenche l’action, elle fait tourner la voisine et ainsi de suite. Une réaction en chaîne se répercute ainsi à travers la forêt des piliers. Il s’agit d’une idée qui représente l’énergie générée par les gens et les effets bénéfiques qu’ils peuvent avoir sur la communauté. Construite en bambou, en tiges d’acier inoxydable, en bois et en aluminium poli, la structure autoportante qui mesure près de 2,75 mètres de haut et couvre une surface de 62 m² pèse neuf tonnes.

La Triumph Pavillon est un évènement à la fois artistique et architecturale mis en avant et organisé par ArchTriumph, une manière subtile de pointer vers une œuvre d’un seul architecte ou d’une équipe travaillant sur un thème défini à l’avance et qui diffère chaque année. Cette année, l’énergie étant dans l’air du temps, le choix de l’équipe choisie est concordant. A la fois ludique et dynamique, mise à part le message envoyé, la création pourra constituer un gigantesque « jouet » pour les grands et les petits. De quoi nourrir l’imagination tout en délivrant un message universel.

Les compétitions d’ArchTriumph sont ouverts à des individus ou des équipes d’architectes, designers, urbanistes, paysagistes et ingénieurs qui peuvent collaborer pour mener un projet à terme. Cette année, l’équipe choisie s’est inspirée des jouets classiques qui nous ramènent à l’imagination enfantine mais présentée à grande échelle. Et le fait qu’une personne est la seule capable à déclencher le mécanisme rend ce gigantesque manège encore plus intéressant.

Une installation qui vaut le détour !

© Five Line Projects
© Five Line Projects
© Five Line Projects
© Five Line Projects
© Five Line Projects
© Five Line Projects

Le site de Five Line Projects: ici.

Les photos : © Five Line Projects.

Des micro-logements de transition signés Affect-t

01© Luke Hayes

A Hong-Kong, à l’occasion de la biennale 2013 de Hong-Kong/Shenzen, l’agence d’architecture Affect-t (Affectionately often used) en pointant sur la crise de logements dans les grandes villes asiatiques, a présenté des petits logements de transition. Créativité et durabilité sont au rendez-vous.

Des micro-logements construits en bambou, un matériau durable et peu coûteux en Asie, posés à l’intérieur d’espaces  industriels délaissés et vides que ce soit à Hong-Kong ou dans les grandes villes d’Asie du sud-est est pour l’architecte non seulement une solution d’urgence mais une forme permanente du logement d’avenir. Utilisés d’une manière occasionnelle mais ininterrompue, les habitations peuvent aussi prendre place au coeur même des villes et non pas comme d’autres dans les zones rurales loin des grands axes autoroutiers et le chaos des mégapoles.

La maison est destinée à accueillir une personne seule ou bien un couple, elle dispose d’un coin salon, d’une petite cuisine, une petite salle à manger, d’une salle de bain, un coin pour dormir et un autre pour y travailler. En somme, toutes les fonctions de base pour un logement standard y sont présentes. Les architectes ont également élaboré des plans optionnels pour que les personnes âgées puissent y habiter.

Selon l’architecte Dylan Baker-Rice, aujourd’hui, à Hong-Kong, plus que 280000 personnes vivent dans la précarité et dans des logements non-permanents, ceux qui acceptent d’occuper des logements sociaux sont obligés d’aller très loin de la ville. Fournir la possibilité de rester en ville tout en ayant un abri décent serait donc selon les architectes une des solutions pour résoudre le problème de logements dans les grandes villes asiatiques.

Le bambou est un matériau facile à construire, facile à entretenir et très pratique que ce soit pour le montage d’une petite structure ou son démontage. Il se prête donc mieux que d’autres pour la concrétisation d’un tel projet.

Les  logements de transition conçus par Affect-t est une idée qui, pour le moment reste sous forme de prototype mais qui trouvera probablement des preneurs.

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Le site des architectes : ici.

Les photos : © Luke Hayes et Affect-t

A Lyon, Patriarche & co réalise un modèle de développement durable

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Présentée par l’agglomération Lyonnaise comme un modèle de développement durable, la station d’épuration réalisée par Patriarche & co est un équipement qui allie esthétisme et performance.

Le projet de la station d’épuration de la Feyssine (dénommée Aqualyon) a été lancé par le Grand Lyon pour traiter les eaux usées de 300000 habitants et délester celle de St-Fons déjà existante.

Ouverte en mars 2011, Aqualyon se veut exemplaire en matière de développement durable et respect de l’environnement. La direction de l’eau a reçu depuis, grâce à cet équipement, le Trophée Aquaplus.

Selon Patriarche & co, « C’est une ligne tendue dans le paysage qui renvoie à l’horizon du fleuve ». Longeant le boulevard périphérique, la station d’épuration fait corps avec le site où elle se trouve, il s’agit en effet d’un projet paysager qui revalorise les espaces naturels du Rhône.

L’ensemble comporte entre autres, un bâtiment avec deux silos, un digesteur et un gazomètre ; des ouvrages à connotation industrielle qui sont drapés de bambous. Ce voilage procure un habit végétal au béton brut et donne une image autochtone à l’ensemble.

Patriarche & Co étant une agence d’architecture qui donne une importance aux matériaux et à la fonctionnalité de chaque bâtiment, leur construction à la Feyssine s’avère être à l’image de leur philosophie : un savoir-faire où la sobriété et l’élégance ne font qu’un…

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Les photos : © Patriarche & co

L’architecture des cathédrales…

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A l’image de l’architecture évolutive de notre siècle, l’architecture des cathédrales est à son tour en mutation. L’idée présentée par Moto designshop Inc. n’est qu’une proposition parmi d’autres. Découverte.

Moto Designshop est une entreprise qui a été fondée en 2003 et qui depuis, est devenue connue par ses projets innovants dans le monde.

La société donne un grand soin aux détails chose qui l’a promue au prix international « Divine Detail » de l’AIA. De même, de divers prix honorifiques ont récompensé Moto Designshop pour ses multiples créations.

Parlons de l’un des projets novateurs que l’entreprise internationalement appréciée propose pour Haïti. Il s’agit d’une cathédrale fabriquée avec des matériaux naturels et qui renvoie aux coutumes locales et à la culture haïtienne.

Pour Moto Designshop, ce nouveau lieu de culte devrait être en harmonie avec les traditions des habitants de cette ville. Les architectes réfléchissent à une idée qui d’une part respecte la culture locale et qui d’autre part rompt avec le style traditionnel des cathédrales.

D’où l’arbre, cet élément naturel qui est le symbole utilisé en permanence dans l’art et l’artisanat à Haïti devient une source d’inspiration. Ainsi est née l’idée d’une structure complexe qui fait évoluer le concept même des cathédrales.

Finalement c’est le bambou qui a été choisi pour tisser la toiture alambiqué de l’édifice. C’est un matériau souple, d’une grande résistance et surtout renouvelable qui pourra selon les architectes transmettre une nouveauté affichée tout en se référant à des images traditionnelles chères aux habitants.

Ainsi, la structure composée du tissage en bambou entrelace la base en béton pour donner un mélange architectural inédit où créativité et souci du détail ne font qu’un…

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En bambou…

Elle se trouve à Beukenlaan, en Belgique. Nichée dans un environnement boisé cette maison en bambou simple et aux lignes pures attire l’attention. Tout d’abord, un terrain difficile, une pente raide qui ne facilite pas l’implantation et une étroitesse qui nécessite une grande organisation. Malgré les difficultés affichées, les architectes de l’agence AST77 ont su tirer profit de la situation. Les façades sont couvertes de cadres en acier noir comprenant des rondins en bambous chose qui facilite l’intégration visuelle de la maison dans le bosquet. L’intérieur est lumineux et la couleur blanche côtoie le bois dans la plupart des pièces. C’est une maison qui respecte les dernières normes énergétiques grâce à l’utilisation de la pompe à chaleur, de l’orientation de ses pièces et de son système d’isolation. C’est une curiosité à découvrir : ici.

Le site des architectes de AST77 : ici.
LA photo : © Steven Massart.