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Quand le béton se pare de motifs de circuits imprimés

© Ilya Ivanov

A Moscou, l’agence d’architecture Wall a réalisé le pavillon de la technologie et de l’information qui présente de gracieux murs en béton à motifs de circuits imprimés. A la fois sobre et frugal le centre d’expositions constitue un remarquable morceau d’architecture.

Basé à Moscou, le studio dirigé par les architectes Arakelyan Ruben et Navasardyan Aik, a conçu le Pavillon du Département de la technologie de l’information de Moscou pour le centre d’exposition de la ville et le parc d’attractions VDNH. Appelé également Pavilion DIT, l’architecture éphémère de 1 600 m² est située à l’intersection de la rue Kolcevaya et l’allée Serenevaya.

Le projet est temporaire, il devrait rester en place pendant 10 ans et servira à exposer les réalisations les plus intéressantes en matière d’électronique. Les lignes et les cercles sont imprimées dans les panneaux en béton de fibre de verre créant une façade ludique destinée à faire référence aux circuits imprimés utilisés dans l’électronique.

Monolithique mais lumineux

Les panneaux de l’entrée du pavillon, ont été conçus par WALL et fabriqués dans une usine locale. Les murs imprimés sont sans fenêtres, ils mettent l’accent sur le modèle qu’ils révèlent. Cette approche a également contribué à attirer les visiteurs vers les ouvertures qui constituent l’entrée de l’édifice. À l’intérieur, l’espace qui se développe sur un seul étage, est divisé en trois parties. Nous pouvons y trouver un espace d’exposition, un centre d’affaires et une zone consacrée aux enfants.

L’ensemble se caractérise par une grande flexibilité, selon les diverses exigences du programme, le volume peut contenir plusieurs expositions, des conférences, des ateliers ainsi que différentes activités pour les enfants. Visuellement, le projet présente un grand monolithe mais une fois à l’intérieur, l’enveloppe rigide laisse la place à une grande luminosité qui adoucit l’atmosphère. Bref, il s’agit d’un projet aux diverses qualités à découvrir sans tarder.

© Ilya Ivanov
© Ilya Ivanov
© Ilya Ivanov
© Ilya Ivanov
© Ilya Ivanov
© Ilya Ivanov

Plus d’informations sur l’agence Architecture bureau WALL : ici.

Les photos : © Ilya Ivanov

Quand l’ancien et le nouveau dialoguent

© Bartosz Makowski
© Bartosz Makowski

A Varsovie, l’agence d’architecture a7ag vient de donner une deuxième vie à un immeuble classique qui a survécu à la seconde guerre mondiale via une habile réhabilitation. L’ancien et le nouveau dialoguent subtilement et le résultat est attrayant.

Le projet comprenait la revitalisation et l’agrandissement d’un bâtiment situé à la rue Wilcza dans la capitale polonaise. Il était important de donner une deuxième vie au bâtiment qui a été témoin de l’histoire polonaise en complétant l’ensemble avec des éléments architecturaux de notre époque, le tout en respectant les diverses règles d’urbanisme.

Garder la mémoire de la guerre

L’édifice est entouré de bâtiments datant d’avant-guerre, il est adjacent à l’hôtel cinq étoiles Rialto et à un complexe appartenant à l’Université de Technologie de Varsovie. Une particularité distingue néanmoins le bâtiment, la façade garde toujours les impacts des balles datant de l’époque des bombardements. Les architectes ont eu l’idée de couvrir la façade avec une fine couche de verre pour garder intact ce témoin faisant partie de l’histoire de la ville.

La bâtiment qui complète le tissu dense du centre-ville de Varsovie possède une façade de style classique. Chacune des résidences dispose d’un balcon. Au dernier étage se trouve un appartement avec une grande terrasse.  Alors qu’à l’époque l’immeuble abritait des logements, aujourd’hui, nous y trouvons un bureau d’architecture, un notaire, un cabinet de dentiste, des avocats et un architecte d’intérieur.

A centre de Varsovie, certains bâtiments gardent la mémoire de la guerre, ce qui explique la volonté de l’architecte de garder intacte la façade sur rue. Cette dernière illuminée la nuit sera toujours là pour rappeler les évènements passés. Après six années, l’installation est toujours appréciée par les habitants. Le projet a reçu plusieurs prix et l’architecture qui a été rajoutée dialoguent parfaitement avec l’existant.

© Bartosz Makowski
© Bartosz Makowski
© Bartosz Makowski
© Bartosz Makowski
© Bartosz Makowski
© Bartosz Makowski

Le site de l’agence d’architecture a7ag : ici.

Les photos : © Bartosz Makowski

Les faux jumeaux

© Nam Goonhsun

En Corée, à proximité de Séoul, l’agence d’architecture Moon Hoon a réalisé deux résidences atypiques où une énorme sphère marque une forme concave sur chacune des entités. Le résultat est à la fois inattendu et singulier.

Il s’agit de deux frères qui ont souhaité construire deux résidences proches sur un terrain situé non loin de la capitale coréenne. L’idée de l’architecte était de considérer les deux volumes comme des jumeaux avec des façades qui se côtoient. La conception du départ a été soulignée par l’ajout d’une cavité sphérique qui s’étale sur les deux façades avoisinantes créant les deux tranches de la lune, d’où le nom du projet : « Two Moon » faisant également un clin d’œil à un film qui porte à peu près le même nom.

Deux en un

Les deux formes apparaissent irrégulières vu que l’un des deux édifices présente un léger décalage par rapport à l’autre. La vision de la lune devient alors évidente, nous pouvons remarquer l’existence d’un croissant d’un côté et son complément de l’autre.

Les deux résidences sont constituées de trois étages chacune, à la fois distinctes, elles se rapprochent et s’accordent par endroits, une certaine poésie se dégage dans la manière dont l’architecte a étudié ces raccords. Pas d’escalier à l’intérieur des bâtiments, ceux-ci sont installés à l’extérieur. Alors que l’un des bâtiments contient une galerie au niveau du rez-de-chaussée, l’autre présente un café en son milieu, deux terrasses coiffent les toits des deux entités.

Les constellations en guise d’ornement

Tandis qu’un balcon semi-circulaire est nichée dans l’une des cavités courbes de l’une des façades, des constellations d’étoiles présentées sous forme de petites perforations se trouvent sur l’autre façade. Ces dernières représentent selon leur auteur les horoscopes des deux propriétaires.

Le matériau utilisé est le béton armé, il est en état brut à l’extérieur comme à l’intérieur. Pour agrémenter l’ensemble, à l’intérieur quelques briques ont été ajoutées, de même, les installations électriques ont été laissé exposées donnant un ton industriel à l’ensemble.

Cette double-résidence conçue par l’agence Moon Hoon est le dernier d’une série de projets aux façades inhabituelles qui me rappelle les travaux de Gordon Matta-Clark. Une belle réalisation en somme.

© Nam Goonhsun

© Nam Goonhsun

Le site de l’agence d’architecture Moon Hoon: ici.

Les photos: © Nam Goonhsun

Quand la façade scintille la nuit

© Tang Yu

En Chine, les architectes de l’Atelier Archimixing viennent de livrer l’étonnante robe d’une façade qui interpelle tout visiteur. Découverte d’une idée lumineuse qui fait scintiller le bâtiment.

Hengshan Road est une artère principale qui était longtemps le centre du premier quartier résidentiel de la ville. Aujourd’hui, la plupart des maisons ont été transformées et le lieu est devenu plus fréquenté de nuit grâce à ses restaurants, ses bars et ses boîtes de nuit. C’est donc dans l’un des quartiers les plus populaires auprès des expatriés vivant à Shanghai que se trouve le projet.

Il s’agit de la rénovation d’une façade faisant partie du programme de régénération de l’un des îlots historiques de la ville. L’édifice, reconverti en centre commercial, se trouve à l’angle de deux rues et était jadis une grande villa. Les architectes de l’Atelier Archimixing ont accompli un original travail qui met en avant l’enveloppe du bâtiment.

La peau de la façade qui vient d’être complètement rénovée, est constituée de deux genres de briques qui lui confèrent un air paisible. Sauf qu’une particularité est à notifier : l’un des deux matériaux qui partagent la surface de la façade, une fois la nuit tombée, devient lumineux rendant l’ensemble tacheté de quadrilatères pixelisés. Un coup de théâtre qui surprend sans cesse les passants.

Alors que les détails mettent en valeur de grandes baies vitrées soigneusement encadrées, ces quelques étincelantes briques procurent à l’ensemble un air inaccoutumé mais qui très vite sera apprécié.

© Tang Yu

© Tang Yu

Le site de l’Atelier Archmixing : ici.
Les photos : © Tang Yu

« Rooftecture OT2 », la maison japonaise en acier

7-1rooftecture@ stirlingelmendorf

Baptisée « Rooftecture OT2 », la maison signée par l’architecte Shuhei Endo est une curiosité à part entière, qui se trouve à Osaka. Découverte d’une demeure qui tranche avec son environnement tout en gardant l’intimité de ses habitants.

A Osaka, l’architecte Shuhei Endo a conçu une maison familiale de plusieurs étages qui contraste avec les maisons traditionnelles de son pays d’une part et les matériaux souvent utilisés pour de telles constructions d’autre part.

Comme c’est souvent le cas au Japon, la parcelle est exiguë et mitoyenne de se trois côtés. Et comme les propriétaires souhaitent préserver leur intimité, c’est difficile de trouver une solution esthétique et à la fois fonctionnelle.

L’architecte choisit non pas le béton mais l’acier. Une tôle ondulée et perforée vient donc cacher la totalité de la façade et s’enroule sur le toit donnant ainsi l’impression d’une boîte métallique qui se distingue nettement au milieu de ce chaos urbain.

L’intérieur est minimaliste et lumineux grâce à un atrium et des lucarnes qui apportent la luminosité suffisante à toutes les pièces. Une fois que l’on franchisse l’entrée, la plupart des surfaces sont couvertes de bois et de ses dérivés, ce qui donne une sensation de chaleur à l’ensemble.

Fonctionnelle et à la fois dissemblable, cette maison ouvre un nouveau chapitre dans le livre des maisons japonaises d’aujourd’hui…

7-2rooftecture@stirlingelmendorf

7-3rooftecture@ stirlingelmendorf

Les photos © stirling elmendorf pour l’agence Shuhei Endo

Vers la façade nouvelle génération?

@DKS

Et si l’enveloppe d’un édifice était capable de maintenir le confort thermique comme la peau humaine en utilisant des matériaux écologiques et les dernières nouveautés technologiques ?

C’est l’idée de Doris Kim Sung, une étudiante en biologie devenue architecte qui a consacré ses études aux matériaux intelligents et leur réaction vis-à-vis aux changements de température.

Le prototype a été présenté au public via une installation artistique à Los Angeles. Les visiteurs peuvent expérimenter l’efficacité d’une géante sculpture composée de deux fines couches de métal qui se dilatent et se contractent en réponse à la température et à des rythmes différents. L’ensemble, inspiré de la peau humaine première ligne de défense pour le corps suivant sa créatrice, a offert à tous les curieux présents un spectacle technologique unique dans son genre.

Ainsi, le dynamisme et la réactivité des matériaux ont prouvé la possibilité de leur utilisation dans des domaines différents et surtout en bâtiment.

Les futures façades des constructions dotées de matériaux intelligents réagissant comme la peau humaine et maintenant la température constante constitueraient donc une avancée technologique qui si elle se réalisera à de grandes échelles, elle bouleversera le monde de l’architecture…

Pour plus d’informations, voir : ici.

Un film explicatif se trouve également : ici.

En briques ondulées…

C’est un bâtiment aux allures classiques qui se trouve au coin d’une rue de l’une de ces villes indiennes connues par leur densité. Une construction qui pourrait passer inaperçue. Cependant, un détail important attire l’attention de tous des usagers de cet endroit. Une façade en briques ondulées subtilement arrangées pour aider la lumière à franchir le mur tout en préservant la fraicheur derrière. Une originalité qui associe les caractéristiques énergétiques d’une construction à son effet plastique…

Pour plus d’informations et de photos, voir : ici.
La photo: © Anagram Architects

Graphique…

Dans cette école qui se trouve dans la ville de Utrecht, les murs racontent de drôles d’histoires…

A première vue, il s’agit d’un parallélépipède quelconque posé dans la cour. Avec un peu de recherche et de plus près, on se rend compte de la présence de la façade graphique, originale et inédite de cette construction. Une conception qui retrace des images faisant écho à des comptes de fées à travers le monde. Une manière ludique de familiariser les enfants avec le langage architectural même le plus élémentaire…

Pour plus de photos et d’informations, voir : ici.
Le site des architectes : ici.
La photo : © Roel Backaert