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Lola James Harper à Paris!

© Lola James Harper
© Lola James Harper

Dès le premier novembre 2016, Amastan Paris et Lola James Harper collaborent pour présenter une exposition de photographies et des concerts. L’hôtel qui dédie un espace complet à l’hébergement d’installations artistiques temporaires agrémente ses murs par les œuvres de Rami Mekdachi, le fondateur de Lola James Harper.

Toujours à l’affut d’un esprit jeune et collaboratif, Amastan Paris présente un projet engageant qui fait écho aux voyages et à la culture. L’exposition qui commence le 9 novembre durera jusqu’au 27 novembre et présentera une série de photos de voyage prises en été. En parallèle, de spectacles musicaux gratuits se dérouleront  le 9 novembre, 16 novembre et le 23 novembre à l’hôtel.

Néanmoins, derrière cette collaboration se cache l’idée d’une belle collection et le partage de souvenirs via l’image. Pour le visiteur qui découvre les photos, une brise chaude venant d’ailleurs l’enveloppe. Outre les routes vides, les skatepark et les voitures anciennes qui peuvent réveiller la nostalgie de certains, les photos de Rami montrent des paysages au ciel bleu, des pâturages et des palmiers, le dépaysement est garanti !

Pendant ses voyages à travers le monde, Rami qui est né à Beyrouth et vit à Paris a également noué des amitiés avec des musiciens comme Ulona Hooman, Billy Hell et Karima Adams, il a fini d’écrire avec eux des chansons de rock et folk sous le nom de Lola James Harper. Le groupe interprètera trois concerts de musique à l’occasion de l’exposition.

Amastan hôtel, qui a ouvert ses portes en été 2016 est devenu très vite une plate-forme pour l’expression artistique. Pop-In situé à côté de l’établissement entre la rue du Faubourg Saint Honoré et l’avenue des Champs-Élysées, dans le 8ème arrondissement de Paris, continue la philosophie de la marque pour rassembler un bel échantillonnage de différents talents créatifs.

© Lola James Harper
© Lola James Harper

Les photos : © Lola James Harper

La dystopie et l’architecture

© Vigilism
© Vigilism

A travers l’image, Olalekan Jeyifous a imaginé des bidonvilles verticales pour le centre de Lagos. C’est une vision dystopique qui pointe sur la mauvaise qualité de la vie dans les zones pauvres. Une idée à la fois osée et originale.

A chaque artiste sa manière de passer un message universel ou de mettre en évidence un problème de société. Olalekan Jeyifous le fondateur de l’agence Vigilism, né au Nigeria et basé à Brooklyn expose ses œuvres partout dans le monde, il crée également d’étonnants visuels inspirés de l’architecture. L’artiste a eu l’idée de transformer les habitations des bidonvilles en un atypique gratte-ciel situé dans le centre de Lagos, la plus grande ville du pays connue surtout par ses activités industrielles et commerciales.

La communication à travers l’image

Selon Jeyifous ces images juxtaposent les problèmes des bidonvilles et de leurs habitants. Il s’agit d’offrir plus de visibilité à des communautés marginalisées et pauvres. Les images présentent de grandes tours cylindriques composées d’un patchwork de matériaux y compris la tôle et le plastique. Un mélange que l’on trouve dans des maisons auto construites qui se trouvent dans des zones manquant cruellement d’assainissement, de l’électricité et des services médicaux entre autres.

Les images présentées par l’artiste à la biennale d’architecture et d’urbanisme de Shenzhen 2015 opposent deux mondes en créant une conversation visuelle entre l’idée même du gratte-ciel et les bidonvilles. Une manière intelligente de lancer le débat sur l’existence même des bidonvilles dans le monde.

© Vigilism
© Vigilism

Le site de l’artiste Olalekan Jeyifous : ici.

Les images : © Vigilism

« Ghost Towns », l’exposition atypique

@SipaneHoh

En ce fin du mois d’Août, au moment où les vacanciers quittent leurs résidences, Détails d’architecture revient sur l’exposition parisienne du photographe Cyrille Lallement « Ghost Towns » dont le vernissage s’est déroulé le 2 juillet 2015 et qui reste ouverte jusqu’au 30 Septembre 2015.

Atypiques comme le nom de l’espace qui les accueille, les photos de Cyrille Lallement ne laissent point indifférent. Ils exposent à leur manière une histoire et une réalité en pointant l’objectif sur des villes balnéaires vidées de leurs habitants. Une atmosphère parfois lourde qui entre inquiétude et fascination domine l’ensemble.

Pour ses photos, le photographe a choisi la saison hivernale, au moment où les vacanciers quittent les lieux et les habitants ne font que rares. La mise en évidence des images continue via le jeu savant avec lequel Cyrille manie la luminosité et les couleurs pour un résultat surprenant et délicieux qui rappelle les anciennes aquarelles un peu jaunies par le temps révélant un ingénieux talent.

Quand l’architecture et la photographie s’accordent

Comme si la pendule s’est arrêtée ne serait-ce que pour un moment, l’exposition « Ghost Towns » semble être une promenade qui mène jusqu’au bout des temps pour plonger le visiteur dans un monde irréel, à la fois extravagant où la nature prend le dessus.

« C’est pour moi une manière de s’interroger sur la place dans notre environnement et l’impact de celui-ci afin de prendre conscience que rien n’est éternel » raconte l’artiste.

A la fois poétiques et critiques, nous pouvons néanmoins percevoir via ces photos une pointe de facétie, pas vraiment réaliste mais toujours perfectionniste. Avec la série « Ghost Towns » Cyrille Lallement a réussi son pari, accorder architecture et photographie dans une remarquable mélodie capable de capter tout visiteur.

L’exposition « Ghost Towns » est ouverte au public, tous les jours de 10h à 19h jusqu’au 30 Septembre.

Le portrait de Cyrille Lallement sur Détails d’architecture: ici.

La photo: © Sipane Hoh