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Enfouie dans la forêt

© Vivi Spaco

Au nord de São Paulo, sur une parcelle escarpée, l’agence d’architecture Arkitito Arquitetura a réalisé une remarquable maison qui, tout en faisant un clin d’œil aux vieilles fermes de la région, affiche une image caractéristique de l’architecture d’aujourd’hui.

Entourée par les arbres la maison conçue par Arkitito Architectura se trouve à 45 km au nord de São Paulo. La parcelle est atypique, il s’agit d’un terrain entouré de végétation luxuriante qui a une spécificité topographique. En effet, entre l’arrivée à la maison et la limite du terrain, nous pouvons constater une différence de 15 mètres de dénivelé. Ce qui donne à la construction une certaine appartenance au lieu.

Maintenir le lien entre la forêt et la maison

La vue est splendide, la maison s’ouvre sur la forêt de Serra dos Cristais, l’un des lieux les plus authentiques du pays. L’idée principale du projet était de maintenir le lien entre la forêt et la maison, de sorte que les propriétaires savourent pleinement le paysage environnant. Afin d’éviter les impacts du sol, dès le départ, le concept des échasses a été adopté. La villa devient ainsi une entité suspendue à l’image des maisons dans les arbres.

L’ensemble est divisé en deux entités avec différents niveaux et toitures. Tandis que la première partie qui possède un toit en ciment sur des poutres en bois et un plafond en contreplaqué, comprend deux chambres, le second volume dispose d’un salon avec une entrée donnant une vue de 360 ° sur les environs. Les couleurs utilisées par les architectes rappellent les vieilles maisons de ferme tout en se différenciant par leurs blocs de béton brut et leur plancher de ciment brûlé.

La maison dans la forêt réalisée par les architectes d’Arkitito est constituée d’une multitude de détails qui font sa spécificité. Un gracieux projet à découvrir sans tarder.

© Vivi Spaco
© Vivi Spaco
© Vivi Spaco
© Vivi Spaco
© Vivi Spaco
© Vivi Spaco
© Vivi Spaco
© Vivi Spaco

Le site de l’agence d’architecture Arkitito : ici.

Les photos: © Vivi Spaco

De verre et d’acier

© Miguel de Guzmán – Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán – Imagen Subliminal

Les murs entièrement vitrés assurent aux propriétaires de cette résidence conçue par Penelas Architects les meilleures vues possibles sur une forêt pittoresque du Las Rozas située non loin de la capitale espagnole. Il s’agit d’un pavillon atypique de deux étages caché dans une clairière que les propriétaires peuvent utiliser comme une retraite ou un espace de médiation.

La forêt dense et l’emplacement rural garantissent aux résidents beaucoup d’intimité, tandis que les grands vitrages de la structure en acier rouge  fournissent à chaque pièce des vues pittoresques. Enfoui dans la forêt, le pavillon de 70m² est à peine perceptible vu la luxuriante végétation qui l’entoure et entretient des liens très rapprochés avec la nature environnante. En effet, la façade arrière du niveau supérieur est inclinée pour que la construction ne gêne pas le chêne vert de 200 ans.

Comme un mirador

La terrasse donne sur une petite cascade située sous la maison. Une série de plates-formes échelonnées et disposées autour de la résidence mènent à un jardin de niveau supérieur qui se trouve à l’arrière de l’édifice. Un escalier en métal qui s’élève à travers une tour de verre relie les deux étages de la maison et conduit à la terrasse sur le toit.

A l’intérieur de la maison, les architectes ont utilisé des finitions en bois de cerisier, y compris les armoires de la cuisine, le tout dans une infinie sobriété. L’acier, le verre et le bois de cerisier forment un joyeux mélange où l’élégance est le mot d’ordre. Les chambres à coucher et la salle de bain occupent l’étage inférieur.

La maison de Las Rosas réalisée par Penelas Architects est un joyeux bijou dans un écrin de verdure qui, à travers sa transparence, constitue un joli mirador qui guette le passage des quatre saisons.

© Miguel de Guzmán – Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán – Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán – Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán – Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán – Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán – Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán – Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán – Imagen Subliminal

Le site de Penelas architects: ici.

Les photos: © Miguel de Guzmán – Imagen Subliminal

Quand l’architecture devient un support pour nos messages

© Richard Chivers et John Miller
© Richard Chivers et John Miller

Des messages personnels inscrits sur des galets en bois formant un pavillon perché sur une colline de la campagne anglaise et entouré par une aire de repos, c’est l’œuvre de l’architecte Giles Miller que les randonneurs du conté de Surrey peuvent admirer. Un petit bijou qui fait un joli clin d’œil aux divers messages inscrits dans les lieux publics.

Située dans la forêt Winterfold dans le comté de Surrey, l’installation intitulée « Perspectives » est situé le long d’un itinéraire pittoresque. La structure de forme elliptique est constituée de châssis en acier recouverts d’une série de bardeaux de bois de cèdre fixés à la main suivant des angles spécifiques.

Un pavillon organique

Inspiré par les mots et les messages gravés que l’on trouve dans les lieux publics, sur les arbres, sur les bancs au ailleurs, Giles Miller a collecté des morceaux de poésie, des initiales et des messages d’amour venant des écoliers, des résidents et d’autres contributeurs au projet. Ces messages ont été gravés sur la surface des bardeaux de cèdre organiques qui couvrent l’installation exprimant divers sentiments.

Commandée par Surrey Hills Arts et la Fondation Mittal, le pavillon organique constitue un bel espace de recueil qui prend racine dans la forêt. «Perspectives» est la première installation permanente de Giles Miller, c’est un refuge calme et reposant en parfait adéquation avec son environnement. Au fil du temps, le bois revêtira une couleur blanche et l’ensemble fera probablement partie de l’univers où il se trouve.

© Richard Chivers et John Miller
© Richard Chivers et John Miller
© Richard Chivers et John Miller
© Richard Chivers et John Miller
© Richard Chivers et John Miller
© Richard Chivers et John Miller

Le site de Giles Miller : ici.

Les photos : © Richard Chivers et John Miller

La maison dans la forêt tropicale

© Fernando Guerra / FG + SG
© Fernando Guerra / FG + SG

Au sein de la forêt tropicale brésilienne, l’agence d’architecture Studio MK27 (Marcio Kogan) a réalisé une prodigieuse maison en béton qui se distingue par sa piscine sur le toit. Singularité, fonctionnalité et sobriété sont au rendez-vous.

Situé dans l’État de São Paulo, la maison enfouie dans la forêt conçue par Marcio Kogan vaut le détour. Nichée dans une clairière à la végétation luxuriante la villa profite pleinement du paysage pittoresque alentour. Les espaces de vie ont été placés à côté de la piscine, occupant l’étage le plus haut, tandis que les autres niveaux comportent les chambres à coucher et les parties intimes.

Selon son architecte, cette maison a pour objectif d’instaurer le dialogue entre l’architecture et la nature. En effet, en privilégiant la vue sur l’océan ainsi que la disposition du volume vis-à-vis de son environnement, l’homme de l’art a accompli un travail tout en finesse malgré les difficultés de la parcelle, surtout dans l’inscription de la maison dans la pente.

Sobriété et élégance

Tandis que la grande terrasse en bois abritée sous le volume général offre une aire de jeux ombragée pour les enfants, un petit volume recouvert de bois abrite la salle de jeux. A l’intérieur de la cage d’escalier, les murs de béton brut qui dévoilent la texture magique de cette matière sont agrémentés d’une œuvre d’art conçue par l’artiste Olafur Eliasson. L’escalier mène vers six chambres avec balcons qui donnent tous vers la forêt.

Les balcons accueillent des hamacs et se trouvent à l’abri du soleil grâce à l’utilisation des volets pliants en caillebotis. Le dernier étage formée d’une boîte vitrée contient la cuisine, la salle à manger et le salon. L’ensemble est entouré par un patio avec une piscine d’un côté et un petit bain à remous circulaire ainsi qu’un sauna de l’autre. La piscine est partiellement immergé dans le sol mais possède une bordure surélevée  formée de balustrades en verre qui permettent aux nageurs de profiter de la vue.

Marcio Kogan qui a fondé son agence à São Paulo dans les années quatre-vingt continue toujours à faire rêver à travers chacune de ses réalisations. L’architecte, habitué à manipuler le béton aussi bien que le bois, conçoit des projets toujours aussi élégants et intemporels. La maison de la forêt en est une.

© Fernando Guerra / FG + SG
© Fernando Guerra / FG + SG
© Fernando Guerra / FG + SG
© Fernando Guerra / FG + SG
© Fernando Guerra / FG + SG
© Fernando Guerra / FG + SG
© Fernando Guerra / FG + SG
© Fernando Guerra / FG + SG

Le site de l’agence d’architecture Studio MK27 (Marcio Kogan) : ici.

Les photos: © Fernando Guerra / FG + SG

La maison dans les arbres selon Nano Valdés

© Nino Martinez
© Nino Martinez

A Majorque, le talentueux artiste Nano Valdés a réalisé une atypique construction dans les arbres qui saura enchanter les petits et grands. Il s’agit d’un imaginaire enfantin qui a été recréé dans une ambiance pittoresque dans le but de rapprocher l’homme et la nature. Un pari gagné vu le petit bijou qui en résulte.

En Espagne, au fond de la forêt Nano Valdés s’est amusé à construire une maison qui s’accroche aux arbres et se développe tout autour. A l’image de ses œuvres habituelles, l’artiste a sculpté un ouvrage intemporel qui servira pour une famille toute entière. Ici, il ne s’agit plus d’une œuvre exposée dans un musée mais d’une installation architecturale esthétique et fonctionnelle.

Architecture et nature en symbiose

Pour son installation, l’artiste a choisi un arbre hôte qui se trouve sur la propriété de Marga Bauzá à Estellencs où la cabane doit s’installer tout en créant un langage unique avec son environnement. La maisonnée mesure 2,50 x 3,00 mètres, elle est construite par des matériaux durables qui ne nécessitent aucun traitement spécial. Comme par exemple le bois d’olivier qui a été utilisé pour les charnières de la porte et les verrous ou l’Okoumé utilisé sous forme de contreplaqué. L’installation n’a pas nécessité de clous ou de vis dans le but du respect de l’arbre.

Le toit de la cabane est arrondi pour résister aux vents violents de la région, ce qui rapproche inconsciemment les habitants des constructions ludiques de leur enfance. Une astuce utilisée par l’artiste avec brio sans tomber dans le conformisme. Bien au contraire, l’ensemble affiche un air résolument contemporain qui traduit astucieusement les rêves de l’enfance dans une architecture agréable et inspirée.

A Majorque, Nano Valdés a créé un habitat durable et écologique qui met l’homme et la nature en adéquation. Un travail exemplaire où l’arbre habite la maison.

© Nino Martinez
© Nino Martinez
© Nino Martinez
© Nino Martinez
© Nino Martinez
© Nino Martinez

Le site de l’artiste Nano Valdés: ici.

Les photos : © Nino Martinez

Rien que pour l’art !

© Adrià Goula
© Adrià Goula

En Espagne, dans la périphérie de Barcelone, l’agence d’architecture catalane Garcés, de Seta,  Bonet (Jordi Garcés , Daria de Seta et Anna Bonet) a réalisé un impressionnant monolithe en béton qui sert comme un atelier ainsi qu’une espace d’exposition pour le peintre Eduard Arranz-Bravo. C’est un lieu d’isolement mais aussi de rencontre entre l’artiste et son inspiration.

Chaque studio d’art possède sa propre expression. C’est avant tout un endroit où l’homme de l’art aspire à la tranquillité pour pouvoir créer. La parcelle semble idéale, entouré par la végétation, l’édifice se démarque tout en créant un discret dialogue avec son environnement. Fermé comme une boîte, le bâtiment est conçu pour une seule activité: la création.

Comme un monolithe

Les architectes ont conçu un volume compact avec un intérieur ouvert, le tout en béton brut. Il s’agit d’une composition monolithique avec de généreux espaces où l’on perçoit un subtil jeu d’ombres et de lumières, le tout pour l’expression de l’art. Le terrain est en pente avec une multitude d’arbres ce qui donne la sensation de se trouver en pleine nature. L’atelier qui prend place non loin de la maison du peintre comprend entre autres un entrepôt de stockage.

Tandis que l’un des espaces arrières de la composition est conçu pour stocker des œuvres d’art la zone frontale comprend un vaste atelier de sculpture complètement ouvert vers une terrasse de travail. Cette dernière se trouve au sein même de la végétation comme si l’intérieur se prolongeait à l’extérieur. Une source d’inspiration garantie !

Une solution non conventionnelle a été choisie pour l’isolation thermique et l’étanchéité. Ainsi, tout le système d’isolation est installé à l’extérieur. Plusieurs procédés ont été mis en place pour assurer l’étanchéité de l’ensemble. La grande lucarne qui coiffe la toiture en pente est réalisée sur mesure dans un atelier de menuiserie, et elle est soutenue par la fenêtre légèrement inclinée, ce qui facilite l’entrée de la lumière naturelle à l’intérieur du bâtiment. Que de détails subtils et recherchés qu’il est agréable de découvrir sans tarder.

© Adrià Goula
© Adrià Goula
© Adrià Goula
© Adrià Goula
© Adrià Goula
© Adrià Goula
© Adrià Goula
© Adrià Goula

Le site de Garcés, de Seta et Bonet Arquitectes : ici.

Les photos : © Adrià Goula

Renouer avec la nature via une expérience inoubliable !

© Lushna
© Lushna

Ce sont plusieurs cabanes en bois de forme triangulaire dispercées dans la forêt. Il s’agit d’un projet touristique porté par la firme Lushna qui a conçu des unités d’habitation destinées à la découverte des richesses naturelles du pays. Avec un impact minimal sur l’environnement, ces petites cabanes trouveront-elles l’appréciation de tous ?

Renouer avec la nature ne devrit pas être une épreuve mais une expérience agréable pour tous. C’est en partant d’un tel constat que la société slovène Lushna a conçu une multitude de cabanes en bois préfabriqué à la fois confortables et esthétiques qui se nichent dans la nature et offrent à leur résidents une expérience singulière .

Conçue comme une confortable « cellule dans la nature », chaque cabine est équipée d’un grand matelas qui donne via un paroi transparent une vue imprenable sur le voisinage, comme si les occupants vivaient à la belle étoile.

Confortable, agréable, durable

Côté matériaux, les cellules sont réalisées en bois de mélèze non traité, d’origine locale et connu pour sa résistance aux diverses conditions climatiques, sans parler de son aspect qui tout en vieillissant donne une certaine appartenance au lieu. La conception modulaire et préfabriquée rend facilite le transport ainsi que l’assemblage. Construit uniquement à partir de matériaux durables et respectueux de l’environnement, le concept est rendu encore plus attractif.

A long terme et selon les divers souhaits, les cabanes peuvent être personnalisées. Et pour garder la cellule commode, les murs seront recouverts d’un isolant qui comprendra un système intégré de ventilation, d’éclairage et de chauffage. L’unité de base qui possède une surface de 15,2m² peut accueillir confortablement deux personnes. Les acquéreurs auront même le choix entre les matériaux différents pour couvrir la toiture. Une autre structure a déjà été conçue, elle sera plus spacieuse et équipée d’une douche, de toilettes et d’une kitchenette.

Avec la conception de cette cabane en bois, la firme propose en même temps une variante au tourisme naturel qui jusque là se limitait à quelques tentes en toile ou à un camping avec une infrastructure organisé. Il faut espérer que cette proposition ne lésera pas la nature environnante.

© Lushna
© Lushna
© Lushna
© Lushna
© Lushna
© Lushna

Pour plus d’information sur ce nouveau procédé, voir : ici.

Les images: © Lushna

Le bonheur est dans la nature ?

© Hiroshi Ueda
© Hiroshi Ueda

Dans la préfecture de Hiroshima, à Fukuyama, l’architecte Keisuke Maeda (UID) é réalisé une étonnante maison qui associe les parallélépipèdes dans un jeu savant pour un résultat exquis et accrocheur.

Sur une parcelle complexe avec une pente ardue et un dénivellement de dix mètres, l’architecte japonaise a réussit d’ériger une résidence qui s’ancre dans la terre tout en s’élevant vers le ciel. Pour cela il aura fallu jongler avec plusieurs parallélépipèdes qui se croisent et s’empilent tout en s’ouvrant vers le paysage environnant.

Le bois dedans et dehors

La maison est constituée de deux étages, elle est destinée à abriter trois personnes. Le niveau où se trouvent les chambres à coucher est mi-enterré. Profitant au maximum de la pente, l’architecte réussit à faire émerger un volume en porte à faux qui donne à ses habitants l’impression d’être en plein nature. Entouré d’une végétation luxuriante, l’ensemble bénéficie d’une vue spectaculaire ainsi qu’un agréable cadre de vie.

Les façades sont couvertes de bois, un matériau qui accentue l’insertion de la maison dans son environnement. La terrasse sur le toit de l’un des deux volumes ressemble à un plateau posé au milieu de la forêt et présente une belle sensation d’être entouré par la nature. Un escalier interne lie les deux étages qui présentent chacun une curiosité à part entière. Tandis que l’un s’agrippe à la pente l’autre prend son envol et se prupulse vers les arbres. Deux entités qui se complètent par ailleurs pour offrir un intérieur épuré, lumineux et confortable aux habitants.

© Hiroshi Ueda
© Hiroshi Ueda
© Hiroshi Ueda
© Hiroshi Ueda
© Hiroshi Ueda
© Hiroshi Ueda
© Hiroshi Ueda
© Hiroshi Ueda

Le site de l’architecte Keisuke Maeda (UID): ici.

Les photos: © Hiroshi Ueda