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De verre et d’acier

© Miguel de Guzmán – Imagen Subliminal
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Les murs entièrement vitrés assurent aux propriétaires de cette résidence conçue par Penelas Architects les meilleures vues possibles sur une forêt pittoresque du Las Rozas située non loin de la capitale espagnole. Il s’agit d’un pavillon atypique de deux étages caché dans une clairière que les propriétaires peuvent utiliser comme une retraite ou un espace de médiation.

La forêt dense et l’emplacement rural garantissent aux résidents beaucoup d’intimité, tandis que les grands vitrages de la structure en acier rouge  fournissent à chaque pièce des vues pittoresques. Enfoui dans la forêt, le pavillon de 70m² est à peine perceptible vu la luxuriante végétation qui l’entoure et entretient des liens très rapprochés avec la nature environnante. En effet, la façade arrière du niveau supérieur est inclinée pour que la construction ne gêne pas le chêne vert de 200 ans.

Comme un mirador

La terrasse donne sur une petite cascade située sous la maison. Une série de plates-formes échelonnées et disposées autour de la résidence mènent à un jardin de niveau supérieur qui se trouve à l’arrière de l’édifice. Un escalier en métal qui s’élève à travers une tour de verre relie les deux étages de la maison et conduit à la terrasse sur le toit.

A l’intérieur de la maison, les architectes ont utilisé des finitions en bois de cerisier, y compris les armoires de la cuisine, le tout dans une infinie sobriété. L’acier, le verre et le bois de cerisier forment un joyeux mélange où l’élégance est le mot d’ordre. Les chambres à coucher et la salle de bain occupent l’étage inférieur.

La maison de Las Rosas réalisée par Penelas Architects est un joyeux bijou dans un écrin de verdure qui, à travers sa transparence, constitue un joli mirador qui guette le passage des quatre saisons.

© Miguel de Guzmán – Imagen Subliminal
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Le site de Penelas architects: ici.

Les photos: © Miguel de Guzmán – Imagen Subliminal

A Boston Nadaaa revisite une ancienne résidence

© NADAAA
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A Washington DC, c’est une belle reconversion d’une propriété en brique datant de 1920 que l’agence d’architecture Nadaaa a réalisé. Une réhabilitation qui a permis de créer un gracieux lien entre la robustesse de l’édifice et le paysage environnant.

Le projet prévoyait la modification du grenier et le sous-sol tout en optimisant l’espace pour l’agrandissement d’une famille. L’intervention spatiale la plus marquante a été l’introduction d’un nouvel escalier au centre de la maison ainsi que la création de deux espaces à plusieurs hauteurs. Le premier est un espace à double hauteur qui sert comme entrée et relie le premier étage avec le niveau du jardin via un nouveau salon qui s’étend vers l’extérieur. Le deuxième espace relie l’entrée à l’ancien grenier, les architectes ont réussi à y glisser un généreux loft de jeu pour les enfants. Ce dernier, couvert par un puit de lumière apporte une grande luminosité à l’intérieur.

Agrandir, Optimiser et illuminer

Lors de la rénovation de la propriété, les architectes ont ôté l’ornementation des façades en brique et ont créé une extension vers le haut pour avoir un plus grand grenier. Les éléments intérieurs comme les cloisons et les rampes d’escalier sont constitués de couches stratifiées de contreplaqué cela permet à la lumière de pénétrer partout et sans interruption.

Tandis que la façade nord donnant sur la rue reste relativement intacte, l’expression de l’ensemble change surtout côté sud. En agrandissant les zones de vitrage sur la façade sud et en établissant une relation plus précise entre les pièces et leurs ouvertures respectives, un nouvel ordre architectural est établi. Ce dernier est plus informel et en dialogue avec la nature environnante.

Une stratégie qui a impacté la structure même de l’édifice. Ainsi, en augmentant la surface du verre sur la face, le mur en brique devient un mur-rideau offrant une stabilité  à l’ensemble. Économique dans son organisation, le projet exploite la composition existante de la résidence pour maximiser son impact architectural et programmatique sans la nécessité de démolition ou une nouvelle construction. Une réhabilitation habile qui apporte à l’ensemble un nouveau souffle.

© NADAAA
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Le site de l’agence d’architecture Nadaaa : ici.

Les photos : © NADAAA

« Casa Roel », l’extraordinaire maison en béton

© Cristóbal Palma

Au Mexique, l’architecte Isaac Broid s’associe avec les architectes Assadi + Pulido pour réaliser une remarquable maison en béton où la sobriété et l’épurement ne font qu’un.

Les architectes ont conçu une résidence familiale proposant un schéma en H où deux pavillons font un astucieux face à face. Située dans une des zones les plus prestigieuses de la ville de Mexico, la « Casa Roel » se démarque par sa simplicité. Malgré son apparence presque monochromatique, la maison a été construite en utilisant quatre matériaux: le béton, le verre, la pierre et le bois. Une profusion de textures qui se mêlent joyeusement pour former un ensemble cohérent.

Textures et matières

La maison est composée de deux pavillons parallèles reliés entre eux par un volume situé proche de la rue adjacente. Il contient le salon, la salle à manger et la cuisine. La structure générale est complètement suspendue, elle repose au fond de la parcelle sur un socle en béton.

Un joli jardin luxuriant relie la rue à l’arrière du terrain en passant sous la bâtisse où se trouvent un parking et un espace polyvalent. Une présence paysagère que l’on trouve également sur le toit où des terrasses avec des jardins ainsi qu’une piscine ont été ajoutés. D’en haut, les habitants peuvent apprécier les vues intéressantes donnant sur les toits des maisons voisines ainsi qu’une grande partie de la ville.

De très grandes baies vitrées apportent la luminosité à l’intérieur qui est épuré et sobre. Les textures et les divers matériaux se marient à merveille dans un univers gracieux aux détails soignés. La « Casa Roel » est un petit bijou à découvrir sans tarder.

© Cristóbal Palma
© Cristóbal Palma
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Les sites de Felipe Assadi + Francisca Pulido ainsi que celui d’Isaac Broid : ici et .

Les photos : © Cristóbal Palma

Subtilité architecturale pour une innovation commerciale

© Fernando Alda

Les architectes espagnols Francisco López + Gudula Rudolf ont réalisé le nouveau centre de la promotion des activités commerciales de la ville de Cordoba. Sobrieté et nouveautés sont au rendez-vous.

C’est à partir de matériaux traditionnels que les architectes ont accompli un travail sutil au centre de Cordoba. En effet, le projet est située sur un terrain étroit et à la fois difficile entre les murs traditionnels de deux ensembles historiques. Ces derniers ont été laissés à l’état brut et donnent un caractère authentique à l’ensemble. À l’entrée, une grande cour ouverte accueille les visiteurs, un voile subtil de tiges en bois naturel tissées le couvrent. Ce revêtement translucide grimpe sur les murs et s’étend au-dessus pour former un atypique auvent agréable à la vue.

Les méthodes traditionnelles à l’honneur

Le reste de la structure est formé par des matériaux bruts qu’il s’agit du béton, du verre ou bien du bois. La lumière naturelle inonde les passages extérieurs qui s’étendent de l’entrée jusqu’à la cour arrière. Les méthodes traditionnelles de construction sont reproduites à travers le sol de pierre et l’enveloppe de bois qui couvre une grande partie du patio.

Derrière cette «salle en plein air» se trouve un nouvel équipement destiné à la formation et la promotion des activités commerciales régionales. L’équipement est établi perpendiculairement à la route et occupe une partie d’un ancien bâtiment déjà sur place. L’édifice de deux étages possède un cadre unique que les concepteurs ont su mettre au profit de leur projet. L’interstice urbain qui se développe entre deux anciennes murailles a retrouvé donc grâce à l’intervention des architectes une nouvelle utilisation.

La fonctionnalité interne du bâtiment est simple et répond à un programme capable de répondre aux diverses exigences des propriétaires. Malgré sa modestie, il s’agit d’un projet remarquable à découvrir sans tarder.

© Fernando Alda
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© Fernando Alda
© Fernando Alda
© Fernando Alda
© Fernando Alda

Plus d’informations sur López + Rudolf : ici.

Les photos: © Fernando Alda

« White Arkitekter » réalisera un gigantesque projet à Växjö

© Tegmark

En Suède, la nouvelle gare et l’hôtel de ville de la ville de Växjö, promettent d’être un « salon urbain » qui regroupe plusieurs fonctions sous le même toit. La proposition gagnante de l’agence « White Arkitekter » consiste à combiner dynamisme et fonctionnalité. Un duo gagnant qui fournit une série d’agréables espaces publics.

La gigantesque structure en bois est surmontée d’un élégant toit en pente qui, selon les études, assurera à l’ensemble une consommation d’énergie plus faible. L’équipement sera doté de trois entrées principales qui vont relier les espaces à la ville. La gare est censée fonctionner ainsi comme un « salon public ». Au programme un office de tourisme, un espace d’exposition, une salle d’attente, des cafés, des magasins, des salles de réunion pour diverses occasions ainsi qu’un lieu de travail pour les employés municipaux .

A la pointe du développement durable

Dès le départ, l’objectif des architectes était la création d’un bâtiment à la pointe du développement durable qui recevra la plus haute certification environnementale suédoise. La proposition qui a été choisie parmi cinq autres projets est un bâtiment élaboré qui, tout en étant durable, sera en mesure de répondre aux exigences de la ville de Växjö.

La structure en bois de 14 000 m² sera un nouveau point focal qui marquera le centre de la ville. En quelque sorte, un nouveau lieu de rencontre agrémenté d’une série d’espaces publics dont un nouveau parc, une agora et un pont en bois coiffé par un toit vert relient le bâtiment à son voisinage. Malgré sa monumentalité, le volume est compact et adapté à la ville. Le toit incliné réduit l’enveloppe du bâtiment et censé assurer une consommation d’énergie plus faible à long terme. La conception de White minimise l’utilisation des matériaux de construction et les déchets, ce qui réduit l’impact sur l’environnement.

À l’intérieur, la gare et l’hôtel de ville sont reliés entre eux par un grand escalier conçu comme un lieu de rencontre où les visiteurs peuvent s’asseoir et découvrir la ville. Dans leur conception, les architectes ont placé l’homme au cœur même du sujet, l’édifice, une fois terminé présentera des qualités sociaux, économiques et écologiques. Un nouvel emblème pour Växjö.

© Tegmark
© Tegmark
© Tegmark
© Tegmark

Le site de White Arkitekter : ici.

Les photos: © Tegmark

D’un édifice industriel en musée d’art

© Wang Ning
© Wang Ning

En Chine, non loin de la gare de Zibo, l’architecte Han Wenqiang (Arch studio) a réalisé la réhabilitation ainsi que la reconversion d’un ancien bâtiment industriel en un musée d’art de la calligraphie et de la peinture contemporaine. Un projet qui tisse les liens entre patrimoine, architecture, art et paysage.

Dans la province de Shangdong, sur une zone délabrée connue par son passé industriel, Arch Studio vient de reconvertir une usine pharmaceutique datant de 1943 en un accueillant musée. Il s’agit de la préservation d’un patrimoine voué à la déshérence via l’accomplissement d’un travail minutieux qui vaut le détour.

Un projet atypique

Suite au développement de l’urbanisation, l’ancien atelier pharmaceutique a été contraint d’arrêter en subissant le transfert vers un quartier neuf aux normes actuelles et plus adéquat. L’usine vide restée sur place a été donc abandonnée. Cependant, l’équipement en soi avait de gros atouts : sa structure à longue portée et son emplacement ont été privilégiés par plusieurs communautés d’artistes qui y ont trouvé un extraordinaire terrain de jeu. Sauf qu’en Chine la réutilisation des espaces industriels abandonnés n’est pas à l’ordre du jour. Ce qui rend le projet encore plus atypique.

Depuis, l’idée de la transformation de l’usine en un musée d’art est devenue une réalité. L’ensemble formé de trois entités distinctes s’étend sur 3800 m²et contient quelques espaces de stockage. Ainsi, les trois hangars en briques ont été nettoyés et reliés entre eux par des passerelles vitrées, soulignant les liens visuels et historiques avec les alentours.

Intérieur et extérieur

L’architecture met également l’accent sur la relation entre intérieur et extérieur via un couloir translucide et incurvé où l’on trouve une librairie, un salon de thé et un atelier d’art. Quand le visiteur avance dans le couloir, il verra un scénario évolutif à plusieurs reprises. Le bâtiment d’origine qui a conservé les caractéristiques originales traditionnelles de l’architecture industrielle rendu au goût du jour via son éclairage et ses murs modernes. Outre les salles d’exposition le musée comporte cinq ateliers d’artistes, dont un qui accueille un artiste en résidence.

Avec le développement de l’économie et de l’expansion rapide de l’urbanisation en Chine, de nombreux édifices anciens ont été démolis. La reconversion d’une usine en un musée d’art est une remarquable démarche qui sauve le patrimoine industriel.

© Wang Ning
© Wang Ning
© Wang Ning
© Wang Ning
© Wang Ning
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Le site d’Arch studio : ici.

Les photos : © Wang Ning

A Anvers un paquebot de cristal signé Zaha Hadid Architects

© Hufton Crow
© Hufton Crow

Le 22 septembre 2016, a eu lieu à Anvers l’inauguration d’un extraordinaire projet. Il s’agit de la rénovation ainsi que de l’extension d’une caserne de pompiers désaffectée en un nouveau siège pour le port. Un manifeste pour la ville des diamantaires !

L’autorité portuaire d’Anvers vient d’avoir son nouveau siège. L’édifice de cinq étages aux parois d’aluminium et de verre facettées et juché à plus de 46 mètres de haut constitue la curiosité du moment. Le visiteur y trouve un restaurant avec une vue panoramique sur les docs, le tout à la somme de 31,5 millions d’euros. D’autant plus que l’ensemble est signé par Zaha Hadid Architects.

Un atypique deux en un

Le nouveau « Port House » d’Anvers rénove et étend une caserne de pompiers abandonnée en un nouveau siège pour le port réunissant dans une même structure 500 membres du personnel du port qui a déjà travaillé dans plusieurs bâtiments séparés dans la ville.

Avec 12 kilomètres de quais, Anvers est le deuxième plus grand port maritime d’Europe, desservant 15.000 navires de commerce et 60.000 bateaux chaque année. La ville qui gère 26% du transport maritime de conteneurs du continent européen fournit environ 150.000 emplois de quoi penser sérieusement à une future expansion qui répond à son développement.

En 2007, lorsque les anciens bureaux étaient devenus trop exigus et après avoir délocalisé une partie de ses services le port a décidé le regroupement de ces derniers en leur proposant une structure unique capable de répondre aux diverses exigences actuelles. La parcelle qui comportait l’ancien commissariat offrait d’énormes avantages. D’autant plus qu’un nouveau bâtiment avait pris déjà le relais de l’ancienne caserne.

Le département de l’architecture avec les autorités municipales et portuaires a organisé le concours d’architecture pour le nouveau siège qui devait intégrer l’édifice désaffecté dans le  projet. La proposition de Zaha Hadid Architects qui se base sur une étude détaillée du site ainsi que du bâtiment existant a été choisie.

Comme la proue d’un navire

Marc Van Peel, président du Port d’Anvers, a déclaré: « Il n’y avait qu’une seule règle prévue dans le concours d’architecture, à savoir que le bâtiment d’origine devait être préservé. Il n’y avait pas d’autres exigences imposées pour le positionnement du nouveau bâtiment. Le jury a donc été agréablement surpris quand les cinq candidats présélectionnés ont tous opté pour une structure moderne au-dessus du bâtiment d’origine. Ils ont tous combinés du neuf avec du vieux, mais la conception de Zaha Hadid Architects a été la plus brillant . »

Le nouveau volume «flotte» au-dessus de l’ancien bâtiment tout en respectant chacune des façades qui selon les architectes devraient être traitées avec la même importance (vu leur emplacement au bord de l’eau). Comme la proue d’un navire, la nouvelle extension pointe vers l’Escaut, reliant le bâtiment avec la rivière sur laquelle Anvers a été fondée.

Entourée d’eau, la façade de la nouvelle extension est une surface vitrée qui ondule comme des vagues et reflète l’évolution des tons et des couleurs du ciel et de la ville. Alors que la plupart des facettes triangulaires sont transparentes d’autres sont opaques. Ce mélange calibré régule la luminosité au sein du bâtiment tout en offrant une vue imprenable sur les environs.

La nouvelle extension apparaît comme une forme soigneusement façonnée qui change son apparence avec l’intensité changeante de la lumière du jour. La cour centrale de l’ancienne caserne de pompiers a été recouverte par un toit en verre. De cet atrium central, les visiteurs accèdent à la salle de lecture publique et à la bibliothèque. Les ascenseurs panoramiques offrent un accès direct à la nouvelle extension avec un pont extérieur qui relier le bâtiment existant et la nouvelle extension.

Marc Van Peel a déclaré: « Le style architectural du bâtiment d’origine, une réplique de l’ancienne Hansa House, rappelle le 16ème siècle, le » siècle d’or  » d’Anvers. Mais aujourd’hui, au-dessus, une structure contemporaine en verre brillant a été construite, dont je suis sûr, elle représente un nouveau siècle d’or pour Anvers. »

Zaha Hadid Architects vient de façonner le nouvel emblème de la ville.

© Tim Fisher
© Tim Fisher
© Hufton Crow
© Hufton Crow
© Hufton Crow
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Quand l’ancien et le nouveau dialoguent

© Bartosz Makowski
© Bartosz Makowski

A Varsovie, l’agence d’architecture a7ag vient de donner une deuxième vie à un immeuble classique qui a survécu à la seconde guerre mondiale via une habile réhabilitation. L’ancien et le nouveau dialoguent subtilement et le résultat est attrayant.

Le projet comprenait la revitalisation et l’agrandissement d’un bâtiment situé à la rue Wilcza dans la capitale polonaise. Il était important de donner une deuxième vie au bâtiment qui a été témoin de l’histoire polonaise en complétant l’ensemble avec des éléments architecturaux de notre époque, le tout en respectant les diverses règles d’urbanisme.

Garder la mémoire de la guerre

L’édifice est entouré de bâtiments datant d’avant-guerre, il est adjacent à l’hôtel cinq étoiles Rialto et à un complexe appartenant à l’Université de Technologie de Varsovie. Une particularité distingue néanmoins le bâtiment, la façade garde toujours les impacts des balles datant de l’époque des bombardements. Les architectes ont eu l’idée de couvrir la façade avec une fine couche de verre pour garder intact ce témoin faisant partie de l’histoire de la ville.

La bâtiment qui complète le tissu dense du centre-ville de Varsovie possède une façade de style classique. Chacune des résidences dispose d’un balcon. Au dernier étage se trouve un appartement avec une grande terrasse.  Alors qu’à l’époque l’immeuble abritait des logements, aujourd’hui, nous y trouvons un bureau d’architecture, un notaire, un cabinet de dentiste, des avocats et un architecte d’intérieur.

A centre de Varsovie, certains bâtiments gardent la mémoire de la guerre, ce qui explique la volonté de l’architecte de garder intacte la façade sur rue. Cette dernière illuminée la nuit sera toujours là pour rappeler les évènements passés. Après six années, l’installation est toujours appréciée par les habitants. Le projet a reçu plusieurs prix et l’architecture qui a été rajoutée dialoguent parfaitement avec l’existant.

© Bartosz Makowski
© Bartosz Makowski
© Bartosz Makowski
© Bartosz Makowski
© Bartosz Makowski
© Bartosz Makowski

Le site de l’agence d’architecture a7ag : ici.

Les photos : © Bartosz Makowski