Archives du mot-clé technologie

« Diogene » le cabanon signé Renzo Piano

01@rpbw

Posé à Weil am Rhein, entre la VitraHaus et le dôme géodésique, signé par un starchitecte, il s’agit du plus petit des bâtiments du campus. Pourquoi Renzo Piano qui a réalisé une multitude de projets de grande envergure a imaginé ce petit espace de vie ? La réponse nous vient d’Italie.

Monde | Renzo Piano

Il y a quelques jours, je venais de découvrir le projet de Renzo Piano dans ma boîte aux lettres via un mail envoyé par World-Architects. Très vite, la nouvelle a fait le tour du monde : Renzo Piano réalise une unité d’habitation qui prend place dans le campus Vitra de Weil am Rhein, en Allemagne. Un grand architecte pour un aussi petit projet ?

Une publication dans le journal italien Archiportale daté du 17 juin 2013, présente un interview avec le maître qui admet être intrigué voir obsédé par la réalisation de telles constructions depuis ses années d’études. Pour Renzo Piano, il s’agit d’une « bonne obsession ». « C’est un espace de vie de deux mètres fois deux suffisant pour un lit, une chaise et une table, le rêve pour un étudiant en architecture » dit-il.

L’architecte raconte avec enthousiasme que dans les années soixante, quand il enseignait à l’Architectural Association de Londres, il construisait avec ses élèves des maisons en miniatures à Bedford Square. Renzo Piano aime minimiser le cadre de vie non pas pour des raisons économiques mais par conscience pour la notion de privation.

Au cours de sa carrière, l’homme de l’art a conçu des bateaux, des voitures et entre-autres, les alvéoles du couvent des clarisses à Ronchamp, qui lui ont valu le prix spécial à l’Equerre d’argent 2012.

L’architecte du plus haut gratte-ciel d’Europe reste donc fasciné par la surface minimale.

Toujours via le même journal italien, nous apprenons que Piano a commencé il y a dix ans déjà à développer l’idée d’une petite maison, à sa propre initiative et sans l’existence d’aucun client. Pour cela, à Gênes, plusieurs prototypes en bois, en béton et en contreplaqué ont été construits. La dernière née a été publiée en 2009, dans le journal italien Abitare, dans un article dédié à la biographie du maître. « Diogene » est donc officiellement le nom de la petite maison en bois de 2,4 m² de surface et pesant 1,2 tonnes.

En 2010, le partenaire idéal a été trouvé dans la personne de Rolf Fehlbaum, le président de Vitra. A cette décision, ont suivi trois années de conceptions et de développements et le nouveau prototype a été présenté au public au cours de « Art Basel 2013 ».

02@rpbw

Pourquoi « Diogene » ?

« Diogene » reprend le nom de l’ancien philosophe Diogene qui vivait dans un tonneau parcequ’il considérait que la solution du logement devrait se réduire à l’essentiel.

Quand Renzo Piano évoque la maison, il parle de « silence spirituel ». « Diogene vous offre ce que vous avez besoin, ni plus ni moins » déclare l’architecte.

A chaque architecte son cabanon ?

Comme référence, Renzo Piano indique le cabanon de Le Corbusier construit dans les années cinquante à Cap-Martin, la maison préfabriquée de Charlotte Perriand et la Nagakin Capsule Tower de Kisho Kurokawa. Avec « Diogene » Renzo Piano rejoint la lignée des grands qui ont conçu d’étroites surfaces.

Malgré son air simple, la maisonnée optimise la consommation énergétique, elle est autosuffisante et indépendante. La structure en bois est recouverte de panneaux d’aluminium et intègre des cellules solaires. Sur le toit un réservoir d’eau de pluie prend place. C’est un prototype complexe qui a nécessité diverses études d’ingénierie.

Pour Renzo Piano : « Cette maison est le résultat d’un long voyage, déterminé en partie par les désirs et les songes, mais également par la technologie et l’approche scientifique».

Et pour conclure, l’architecture ne se limite pas à la taille des réalisations et « Diogene » en est l’exemple…

photo 1 : © Vitra, Photographe: Julien Lanoo, 2013

image 2: © RPBW

Vers la façade nouvelle génération?

@DKS

Et si l’enveloppe d’un édifice était capable de maintenir le confort thermique comme la peau humaine en utilisant des matériaux écologiques et les dernières nouveautés technologiques ?

C’est l’idée de Doris Kim Sung, une étudiante en biologie devenue architecte qui a consacré ses études aux matériaux intelligents et leur réaction vis-à-vis aux changements de température.

Le prototype a été présenté au public via une installation artistique à Los Angeles. Les visiteurs peuvent expérimenter l’efficacité d’une géante sculpture composée de deux fines couches de métal qui se dilatent et se contractent en réponse à la température et à des rythmes différents. L’ensemble, inspiré de la peau humaine première ligne de défense pour le corps suivant sa créatrice, a offert à tous les curieux présents un spectacle technologique unique dans son genre.

Ainsi, le dynamisme et la réactivité des matériaux ont prouvé la possibilité de leur utilisation dans des domaines différents et surtout en bâtiment.

Les futures façades des constructions dotées de matériaux intelligents réagissant comme la peau humaine et maintenant la température constante constitueraient donc une avancée technologique qui si elle se réalisera à de grandes échelles, elle bouleversera le monde de l’architecture…

Pour plus d’informations, voir : ici.

Un film explicatif se trouve également : ici.

« En Vie » une exposition qui bouleverse la donne

18-Alive

La fondation EDF présente à Paris en ce moment une exposition à mi-chemin entre utopie et réalité où l’imagination créative architecturale prend non seulement une place importante mais révèle de vrais talents.

Les visiteurs de l’exposition parisienne « En vie » découvrent un univers unique et innovant où la technologie n’est qu’un moyen parmi d’autres pour parvenir à des résultats spectaculaires qui dépassent largement notre quotidien.

Commençons par le début. La rue Récamier dans le 7ème arrondissement est une impasse calme et arborée aménagée en voie piétonne. Au fond de la rue, se trouve l’immeuble  de la sous-station de Sèvres de la Compagnie parisienne de distribution d’électricité. C’est ici que la fondation EDF a installé son espace d’exposition temporaire.

Une fois la porte franchie, le visiteur change d’époque, propulsé malgré lui vers un futur éloigné qui réveille toute sa curiosité.

14-Alive

Deux étages entiers où au fur et à mesure qu’il avance, l’invité se frotte à une vie au-delà de la notre, un monde habité par la réflexion écologique et éthique d’une part et par les dernières recherches technologiques d’autre part. Les créations guidées par l’imagination fertile d’une poignée de chercheurs sont placées sous les projecteurs. Parmi ces derniers nous pouvons découvrir des grands noms d’architectes chercheurs comme celui du canadien Philip Beesley, du collectif américain Terreform 1 dirigé par les architectes Mitchell Joachim, Lara Greden et Javier Arbona et celui de Rachel Armstrong (parmi d’autres).

Alors que Philip Beesley nous propose une suspension féerique où des milliers de composants équipés de microprocesseurs réagissent aux mouvements, Terreform 1, nous plonge dans le futur avec une habitation composée de 100% de matériaux vivants où la maison pousse à partir d’arbres indigènes sur lesquels sont greffées des structures préfabriquées.

09-Alive

La visite de cette exposition qui ressemble plutôt à une étonnante expérience au sein d’un laboratoire finit par la présentation d’une idée architecturale aussi bien créative que surprenante. Il s’agit du projet spectaculaire « Futur Venise » de Rachel Armstrong qui propose de faire pousser un récif artificiel sous les fondations de Venise et qui grâce à la technologie du vivant maintiendrait la sauvegarde de la ville.

Les idées de l’exposition « En vie » sont utopiques mais réalisables dans l’absolu, certaines émerveillent les visiteurs alors que d’autres les déconcertent complètement. Cependant il existe un point commun entre tous les concepts présents que ce soit les images architecturales, médicales, de design ou d’autres, c’est le fait que toutes ces théories poussent à la réflexion sur l’avenir de l’humanité et les ressources sur terre.

« En Vie » est une exposition qui renverse notre quotidien et c’est à découvrir : ici.

Les photos: © Sipane Hoh

Et l’évolution continue…

En pierre, béton armé, suspendus, à haubans, en acier, l’évolution des ponts a connu des grands changements depuis leur première utilisation jusqu’à nos jours. Les différentes techniques aidant, on a assisté à une mutation rapide de formes de structures et de matériaux.
Ici, il s’agit d’un dernier né, un pont en verre défiant toute résistance, agréable dans la forme, subtil dans son procédé, une passerelle qui combine innovation technologique et beauté plastique…

Pour plus d’informations et de photos, voir : ici.
Le site de l’agence d’architecture : ici.
La photo : © Heatherwick Studio

Une villa…deux versions

C’est une agence londonienne qui a eu l’idée de cette villa originale et inédite. Le projet est conçu de sorte que les habitants peuvent choisir (via un bouton) la position d’une pièce de cette maison. Les fondations de cette pièce sont faites d’une manière adaptée pour supporter une surélévation de 40m au dessus de la surface du sol. Une astuce technologique qui met encore plus en valeur la fonctionnalité architecturale et l’esthétisme de cette maison…

Pour plus d’informations et de phots, voir : ici.
Le site des architectes : ici.
Les photos : © Marks Barfield Architects

Astucieuse…

Colorée et dynamique, originale et innovante, respectant l’environnement, dotée des technologies novatrices, cette façade inédite et astucieuse se trouve à Londres.
A première vue on ne peut pas deviner la destination de cette construction qui se trouve être une clinique spécialisée dans l’ophtalmologie enfantine. Cette bâtisse conçue par l’agence d’architecture anglaise Penoyre & Prasad émerveille grâce à ses changements de couleurs entre nuit et jour tout passant comme tout visiteur…

Pour plus d’informations et de photos, voir : ici.
Le site des architectes : ici.
La photo : © Manuel.A.69