Archives de catégorie : arts

Vertigo, l’étonnante œuvre d’Arnaud Lapierre

© Arnaud Lapierre Design Studio / Alain Leduc

Depuis peu, les voyageurs de l’aéroport de Paris du terminal Orly 3, ont dû remarquer une étonnante installation. Il s’agit de l’œuvre du designer Arnaud Lapierre qui a été récemment dévoilée.

Une œuvre permanente

Baptisée Vertigo, l’œuvre permanente qui a nécessité quatre ans de développement, a été révélée lors de la cérémonie officielle d’inauguration. Cette installation dynamique composée d’une grande forme cylindrique fermée où les visiteurs peuvent y pénétrer attire l’attention de tous.

A la fois interactive et ludique, l’œuvre d’Arnaud Lapierre permet de regarder autrement. L’installation immersive en forme de spirale géante de 9 mètres de haut est composée de 175 cubes de miroirs, elle s’impose comme un moment de temps suspendu en octroyant aux utilisateurs du lieu un voyage d’un autre genre imprégné d’une charmante rêverie.

« Vue de l’extérieur, l’installation déconstruit son environnement par son jeu de miroirs complexe. Une fois à l’intérieur de l’œuvre, le sol aussi en miroir fait ressentir l’apesanteur, la hauteur appelle le regard vers le ciel, vers le voyage, vers le décollage. On entre dans une turbine, un vertige et on a la sensation de flotter. » Raconte son concepteur.

Vertigo est donc une œuvre unique, singulière, immersive  et tellement énergique que tous les passagers peuvent la « vivre ». Elle renforce la présence culturelle à l’Aéroport de Paris. L’installation ressemble à un petit interlude artistique dans ce lieu de passage très caractéristique.

© Arnaud Lapierre Design Studio / Alain Leduc
© Arnaud Lapierre Design Studio / Alain Leduc

Pour plus d’informations sur Arnaud Lapierre : ici.

Les photos : © Arnaud Lapierre Design Studio / Alain Leduc /Gwen Le Bras 2019

Hella Jongerius à Lafayette Anticipations

© Roel van Tour / Lafayette Anticipations, Paris

Depuis Vendredi le 7 Juin 2019, les visiteurs de Lafayette Anticipations peuvent découvrir les œuvres de la créatrice néerlandaise Hella Jongerius, qui s’est fait connaître pour son art qui marie à merveille les diverses techniques industrielles et l’artisanat, les technologies de pointe et l’expérimentation, le tout dans une approche qui croise le traditionnel et le contemporain.

 Entrelacs, une recherche tissée

Baptisée « Entrelacs, une recherche tissée », l’exposition tend avant tout à montrer le processus complet de la création textile pour encourager dans cette voie, revaloriser ce métier tout en révélant ses diverses qualités. Pour la première fois dès son ouverture, Lafayette Anticipations qui s’est dotée par une architecture mécanique signée Rem Koolhaas, rend hommage à d’autres outils et matériaux utilisés cette fois-ci dans la fabrication du textile. Le contenu et le contenant dialogue ainsi dans une ambiance particulière pour le plus grand bonheur des visiteurs.

Hella Jongerius montre au public la phase cachée d’un processus lent que parfois le consommateur ignore même le fonctionnement. De même, à partir de ses recherches poussée, la créatrice néerlandaise interroge sur l’attitude des gens vis-à-vis au textile. En effet, depuis quelques décennies, une certaine méconnaissance de la manière s’est installée, les consommateurs ignorent parfois comment sont confectionnés les tissus qui nous entourent pourtant il s’agit d’une matière présente partout et dont la fabrication exige un véritable savoir-faire. Nous pouvons dire que l’industrialisation et la mécanisation ont brouillé notre conception du textile c’est pourquoi, l’exposition Entrelacs, reprend les choses à leur origine et les présente d’une manière didactique et ludique. C’est ainsi que, tout au long de l’exposition qui va durer trois mois, le visiteur assistera au tissage de nouvelles pièces. Ces dernières seront présentées au fur et à mesure de leur confection pour enrichir les divers espaces de la Fondation.

le Jongeriuslab

Le premier niveau de l’équipement culturel abrite quelques exemples du « Jongeriuslab » le laboratoire de recherche basé à Berlin où la créatrice parachève ses travaux. Ces derniers, aujourd’hui connu dans la monde entier font leur passage à Paris le temps d’un été. Le travail est assez extraordinaire, il va du simple textile au tissage 3D. Au deuxième étage, le public partira à la découverte du Jacquard numérique, la machine high-tech dotée des mêmes possibilités techniques qu’un dispositif industriel avec la liberté du tissage manuel.

En marge de l’exposition, lors de rencontres publiques conçues avec le Jongeriuslab seront abordés différents thèmes comme les techniques de tissage, la possibilité de leur développement technologiques ainsi que les enjeux sociaux de la production textile. Un carnet et un catalogue, tous les deux imprimés sur place, accompagnent l’exposition. Cette dernière changera d’aspect petit à petit d’ici Septembre.

© Roel van Tour / Lafayette Anticipations, Paris
© Roel van Tour / Lafayette Anticipations, Paris
© Roel van Tour / Lafayette Anticipations, Paris
© Roel van Tour / Lafayette Anticipations, Paris
© Roel van Tour / Lafayette Anticipations, Paris

Pour plus d’informations sur l’évènement voir : ici.

Pour connaître Hella Jongerius : ici.

Un tour du monde rapide de la biennale d’art contemporain 2019 de Venise

Comme chaque biennale d’art contemporain, le visiteur demande : que voir et que faire ? Par où commencer ? Où s’attarder plus qu’ailleurs ? La 58ème biennale d’art contemporain de Venise mérite bien une longue visite. Il s’agit, comme toujours, d’un impressionnant terrain de jeu débordant de créativité où le regard s’égare et les sens s’aiguisent. Détails d’architecture présentera ici un tour rapide des quelques idées les plus marquantes qui donneront probablement envie à d’autres visites.

Diverses formes artistiques

La biennale d’art contemporain de Venise a ouvert ses portes le 11 mai 2019. Intitulée « May You Live In Intersing Times », la biennale, dont le commissaire est Ralph Rogoff, comprend des œuvres reflétant certains aspects précaires de la vie quotidienne, visant à réformer le sens de la collectivité humaine, le tout représenté sous diverses formes artistiques.

Cette année, il y a 87 participations nationales, certains pays comme l’Algérie, le Ghana, le Madagascar et le Pakistan participent pour la première fois à la Biennale d’art contemporain de Venise. Comme chaque biennale, une fois de plus, les pavillons nationaux se sont dotées d’une grande créativité pour présenter à travers l’art contemporain la production artistique de nombreux pays. Il s’agit, comme d’habitude, d’une profusion artistique qui ne laisse pas indifférent. Revenons sur quelques travaux qui qui valent le détour.

Les pavillons

Le thème « May You Live In Intersing Times » a été utilisé par certains artistes avec sérieux, parfois avec ironie ou même avec une sorte de défi. Commençons par le pavillon canadien qui fait sensation avec la première vidéo inuite du pays montrant la nécessité de l’histoire d’un peuple. Le pavillon finlandais qui explore, à travers une installation sculpturale, le miracle en tant d’expression poétique. En créant un espace de rencontres propice à la réflexion, le pavillon défie la notion de représentation et d’appartenance nationales. Quant au pavillon nordique, il se démarque par son thème dialectique qui met en avant les relations complexes et variées entre l’être humain et les autres organismes vivants à l’époque des changements climatiques.

Le pavillon taïwanais se démarque par sa réflexion sur la transformation des techniques de surveillance tout en incluant la reconnaissance faciale 3D contemporaine, l’intelligence artificielle et le poids d’internet dans notre monde, tandis que le pavillon brésilien présente une grande installation orientée sur les cultures autochtones à explorer en présence de l’œuvre audiovisuelle Swinguerra.

Le pavillon polonais présente un avion privé de luxe coupé en deux et reconstruit à l’envers. Il s’agit d’une sculpture surréaliste pleine de paradoxes qui met en avant la transformation capitaliste polonaise. Le pavillon coréen présente trois artistes dont chacune développe des pratiques qui utilise une réflexion critique basée sur une forte conscience du genre tout en approfondissant le présent et en analysant l’histoire autour de la modernisation de la Corée.

Le pavillon japonais met en place un espace dédié aux réflexions sur le savoir comment vivre ensemble ou vivre au sein d’une équipe interdisciplinaire travaillant ensemble. L’exposition prend comme point de départ les pierres, que l’artiste Motoyuki Shitamichi qui a traversé les îles Yaeyama jusqu’à Okinawa a immortalisé en photo. Ces pierres sont des roches naturelles qui préservent la mémoire des catastrophes, mais sont également devenues l’objet de croyances religieuses locales, d’éléments de mythologie et de folklore, de colonies d’oiseaux migrateurs et de foyers pour insectes. Il s’agit surtout d’un autre regard sur le monde qui nous entoure. Le pavillon suisse, à travers un duo d’artistes met au défi les notions du genre, plaçant la discussion dans le standard qui régit nos représentations et notre vie dans la société.

Cette année, il s’agit du premier pavillon du Ghana à la Biennale. Il observe, à travers le travail de six artistes, les héritages et les trajectoires de la liberté. Enraciné dans la culture ghanéenne et dans ses diasporas, le pavillon est conçu par Sir David Adjaye. Les œuvres de chaque artiste sont exposées dans des espaces interconnectés de forme elliptique recouverts de terre provenant de structures classiques ghanéennes. C’est une exposition qui se distingue de tous les autres pavillons par son espace et son art, un lieu pour se plonger dans l’incroyable culture ghanéenne.

Le pavillon italien s’inspire du labyrinthe qu’est Venise et présente les œuvres de trois artistes dont la présentation n’est ni linéaire ni susceptible d’être réduite à un ensemble de trajectoires ordonnées et prévisibles. C’est un spectacle où le visiteur ressent une sensation de temps exagéré qui se perd dans l’espace, un parallèle fascinant avec la ville hôte de la biennale qui permet différentes découvertes à une autre échelle.

Le pavillon français s’est démarqué cette année par son originalité. Après un petit périple où le visiteur est entouré d’arrangées, de téléphones portables, de coquilles d’œufs, de sculptures de pieuvre et d’autres créatures marines, il découvre un film époustouflant et fictif montrant un groupe de jeunes en voyage d’évasion se rendant de Paris à Venise en passant par la banlieue parisienne, le Palais du Facteur Cheval et la mer Méditerranée. Un film, riche en dialogues où se mêlent plusieurs langues comme le français, l’ anglais, avec quelques passages d’italien, d’arabe ou encore du néerlandais. L’idée étant de mettre au défi la représentation d’un monde fluide, dans lequel se mêlent diverses réalités.

Primé par le Lion d’or de cette biennale, le pavillon lituanien transforme l’intérieur d’un bâtiment historique de la Marina Militare en une atypique scène de plage. Cette dernière est éclairée artificiellement, remplie de sable et de tout l’attirail associé aux vacances à la mer. Une installation dystopique qui permet de réfléchir de plus en plus à la façon dont nous concevons et utilisons l’espace public.

A chaque fois, les pavillons nationaux de la Biennale de Venise se dotent de créativité pour présenter à travers l’art contemporain la production artistique de nombreux pays. Et comme à chaque fois, il faut y aller, ça vaut le détour !

La première exposition de Joseph Klibansky à Londres

© Joseph Klibansky

La House of Fine Art, fondée à Londres par Elio D’Anna et Simonida Pavicevic, spécialisée dans l’art contemporain et située dans le quartier de Myfair à Londres présente la première exposition de Joseph Klibansky intitulée « All I Ever Wanted Was Everything ». Un univers plein de contraste que l’artiste cultive avec précision.

Un univers contrasté

C’est une exposition personnelle où le visiteur découvre les nouvelles sculptures et les peintures de l’artiste né en 1984 à Cape Town et basé à Amsterdam, Joseph Klibansky.

Les travaux de Klibansky examinent la relation entre la matière et son essence tout en s’interrogeant entre ce que nous voyons et ce qu’implique l’image. L’artiste est connu par ses exposition passées dans des lieux prestigieux comme le Palazzo Cavalli-Franchetti à Venise, le National Museum de Fundatie of Zwolle aux Pays-Bas mais aussi au The BVDS Gallery dans le cadre de la 57ème biennale de l’art de Venise.

Après son exposition récente qui s’est déroulée à Los Angeles, Klibansky expose pour la première fois dans la capitale britannique. Pour cela, l’artiste a choisi la HOFA Gallery (La Maison des Beaux-Arts) située Mayfair où les œuvres seront exposées jusqu’au 31 mai avant d’être acheminées pour une autre exposition qui se déroulera au village de Nammos à Mykonos.

Le paradoxe est au cœur des travaux de Joseph Klibansky. Ce qui peut sembler joyeux au regard d’autrui peut s’avérer mélancolique. Mais c’est tout l’univers antagoniste des diverses œuvres de l’artiste qui attire le visiteur. En effet, l’homme de l’art utilise un vocabulaire singulier pour créer des compositions numériques. Il superpose les photographies, enrichies de peinture acrylique, sur du papier d’archives et les recouvre d’une résine liquide.

Ne pas se fier aux apparences

Par ailleurs, l’exposition présente des pièces choisies de la série de sculptures en bronze de Klibansky. Des figures amusantes et ludiques qui ont pour but de représenter la juxtaposition entre symbole et image. Donnons par exemple son œuvre tirée de sa série intitulée «Big Bang White» qui présente une tête de gorille de couleur blanche vêtue d’un chapeau de fête doré. L’ensemble contraste nettement avec le regard boudeur de l’animal. A travers cette œuvre, Klibansky passe un message concret selon lequel  il ne faut pas se fier aux apparences. A noter que l’œuvre a été réalisée de bronze poli à l’aide d’une imprimante 3D.

Concernant l’artiste, le critique d’art réputé Peter Frank souligne: « Joseph Klibansky fait de la sculpture conceptuelle, pas de la sculpture Pop en tant que telle. Il opère donc dans un discours plus proche de Hirst que de Koons, mais directement lié à aucun des deux. Je vois clairement ce qu’il dit en tant qu’artiste individuel, comment il le dit et comment il a évolué jusqu’à maintenant. »

Les œuvres de Klibansky sont les témoins d’une utopie inquiétante qui n’est probablement pas ce qu’elle montre. L’exposition, riche d’un bon nombre d’œuvres, est à découvrir jusqu’au 31 mai 2019.

Joseph Klibansky _ Big Bang white© HOFA
Joseph Klibansky _ The Thinker © HOFA
Reflections of truth_ polished bronze_2016_Joseph Klibansky @2x

Le site de Joseph Klibansky : ici.

Le site de HOFA : ici.

« Shrine of Whatslove » l’incroyable installation de Wutopia Lab

© CreatAR Images

En Chine, située dans la zone rurale du Zhejiang, l’agence d’architecture Wutopia Lab, en collaboration avec l’équipe de construction numérique RoboticPlus, a conçu la première structure entièrement en fibre de carbone. La poétique de la forme se mêle ainsi à la couleur rouge pour un résultat enchanteur.

Inspiré du quotidien

« Shrine of Whatslove » est une structure triangulaire en fibre de carbone tissée de manière robotisée à travers laquelle l’agence d’architecture Wutopia Lab tente de susciter une discussion sur ce qu’est l’amour dans la vie moderne mais aussi sur la façon d’intervenir dans la construction rurale.

Le propriétaire des lieux a demandé aux architectes de concevoir quelque chose pour leur premier projet de complexe hôtelier culturel et créatif à Fangyukong. En plus des hôtels, des restaurants ou des librairies, Wutopia Lab a choisi de réaliser quelque chose pouvant inspirer les gens à réfléchir aux problèmes quotidiens. 

Les architectes nous racontent : « Il est assez courant de passer le week-end à la campagne près d’une grande ville. L’idée c’est de poursuivre l’être dans un nouvel environnement, loin de l’anxiété de la réalité. Mais une fois la nouveauté passée, peu importe où il se trouve, le sujet de la santé, de l’éducation, du travail et de la richesse le noiera de nouveau. Bien sûr, l’amour et le mariage sont les sujets les plus significatifs qui ont fondé notre confusion ou notre douleur depuis des milliers d’années. L’amour devrait être une chose belle et pure, mais en réalité il est toujours enveloppé dans des couches de matière. » c’est pourquoi le bâtiment est conçu en forme de triangle. Ce dernier représente également le prototype architectural original, une forme utilisée par les ancêtres. » Les architectes soulignent qu’ils ont décidé d’abandonner la matérialité.

Mais aussi de la tradition chinoise

L’installation est inspirée par le « Zhusiyingshe », une culture traditionnelle chinoise enroulant le fil rouge pour apporter le bonheur, comme si les architectes ont tissé un sanctuaire. Ce dernier constitue plus une image visuelle qu’un espace physique, il n’a pas besoin de s’abriter du vent.

La structure entière, d’une hauteur de 4 mètres et d’une largeur de 3,8 mètres, a été tissée avec un fil continu en fibre de carbone, de densité contrôlée de18 kg/m3. Après un mois d’essais utilisant 7200 mètres de faisceaux continus de fibres de carbone, l’ensemble a été achevé en 90 heures. Le vrai « Shrine of Whatslove » n’est pas le même que celui du pavillon en fibre de carbone qui se trouve dans les photos. Il a des dalles de plancher pouvant transporter au moins quatre personnes de sorte que l’installation semble flotter dans les airs.

Debout près de l’entrée principale de la maison d’hôtes Fangyukong, le projet en forme de triangle rouge ressemble à un phare. C’est un point de départ pour montrer le travail de l’agence Wutopia Lab en milieu bucolique. Pour revitaliser réellement la campagne, les architectes ont eu recours  à une structure culturelle qui transcende la ville.

© CreatAR Images
© CreatAR Images
© CreatAR Images
© CreatAR Images

Les photos : © CreatAR Images

En Sardaigne, une installation aérienne signée Alvisi Kirimoto + Partners

©Luigi Filetici

Dédiée au célèbre auteur-compositeur, Fabrizio De André, c’est une installation singulière qui a été réalisée en 2016 sur la Piazza Faber à Tempio Pausania. Une variété de voiles de toiles colorées flottent ainsi dans le ciel du centre du pays. Léger et modifiable, l’ensemble a été conçu par l’agence d’architecture Alvisi Kirimoto + Partners en collaboration avec Renzo Piano, à qui ils doivent l’idée principale.

Améliorer la visibilité des petites villes

Le projet consiste en une installation qui tend à améliorer la visibilité de la place du marché, il célèbre la lumière et les couleurs du paysage environnant. L’idée de cet hommage extraordinaire est née de l’amitié qui liait Renzo Piano à Fabrizio De André, le concept vise non seulement à rappeler l’un des interprètes les plus sensibles de la nature humaine, mais également à prêter attention à l’importance des petites villes du territoire italien, comme Tempio Pausania.

La place, entourée de bâtiments historiques datant principalement du XVIIIe siècle, contient des blocs de granit laissés exposés. Les rues sont caractérisées par une chaussée de petits pavés et des bandes de granit gris. Le projet confié aux architectes Massimo Alvisi et Junko Kirimoto et réalisé dans le prolongement de l’idée de l’architecte Renzo Piano, a conduit à la mise en place d’un maillage de cordes en acier composé de 19 fils en spirale, fixés au moyen de barres d’ancrage aux murs de granit solides et épais des bâtiments environnants.

Le treillis forme de grands triangles suspendus, à partir desquels les autres tirants se ramifient pour former 12 triangles de tissu de tailles différentes. Ces derniers peuvent être enroulés autour de rouleaux motorisés avec un mécanisme similaire à celui de la voile nautique. La motorisation permet plusieurs configurations. La scénographie inclut également la projection d’images et des mots . Les voiles de toile colorées flottent dans le ciel, portées par le vent, dans un équilibre instable conférant à l’ensemble une allure aérienne très appréciable.

©Luigi Filetici
©Luigi Filetici
©Luigi Filetici
©Luigi Filetici

Le site de l’agence d’architecture Alvisi Kirimoto + Partners : ici.

Les photos : © ©Luigi Filetici pour Alvisi Kirimoto + Partners