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La nature partout !

© Fernando Alda
© Fernando Alda

C’est un travail de longue haleine que les architectes de l’agence ISMO Arquitectura ont accompli dans la réserve naturelle de « Sierras de Tejeda, Almijara y Alhama », un site extraordinaire entre roche et mer. Il s’agit de la réalisation d’un jardin botanique ainsi que l’aménagement des espaces voisins qui habitent le lieu tout en s’adaptant à la morphologie du terrain.

Situé entre entre les provinces de Malaga et de Grenade, non loin de la fameuse grotte de Nerja, la réserve naturelle de la « Sierras de Tejeda, Almijara et Alhama » est devenu le terrain de jeu des architectes d’ISMO Arquitectura qui se sont chargés de meubler par endroits ce vaste espace.

En immersion dans la nature

L’accès du site se fait à travers un beffroi qui amène le visiteur au jardin situé à l’étage inférieur. Le long d’un chemin évolutif le visiteur découvre quelques plantes avant de rejoindre le bâtiment d’accueil qui contient également l’information, l’administration et la boutique. Après cette première étape et jusqu’à l’accès du prochain relais, la descente continue tout en exposant à travers la nature un atelier en plain air. Et puis entre vergers et buissons se place un laboratoire. Connectés par la rampe certaines modules se révèlent créant des points d’observation où l’on peut regarder sans être vu. Quant au toit, il est végétalisé et crée la continuité de la colline.

La structure du béton, l’évolution des toits ainsi que les planchers donnent la sensation d’être dans une grotte. Différents types de bois créent un lien entre les éléments fonctionnels et le mobilier urbain. Pour répondre aux besoins de la présentation, l’architecture est répartie par petites touches sur le terrain. Citons quelques exemples parmi ces éléments les toilettes publiques, une salle de classe, un point d’information, des poubelles et des bancs publics.

Un dialogue des plus subtils

Le Jardin botanique est basée sur le principe de créer tout en laissant une part importante à la nature environnante. Bien qu’il fasse partie intégrante de la nature, l’édifice contient une grande variété de plantes. Le dialogue avec son environnement est à la fois subtil et étonnant, un processus qui change selon les saisons.

A l’entrée secondaire du jardin se trouve un verger éducatif utilisé de temps en temps par des groupes scolaires. Non loin de ce dernier se trouve un espace dédié à des représentations théâtrales. Un autre point de repos est situé proche de l’étang avec une vue surprenante sur la vallée. Un endroit calme pour se ressourcer et contempler la nature.

Un peu plus loin, une voie naturelle, sculptée et nettoyée, conduit le visiteur à un belvédère qui constitue un endroit unique pour profiter de la vue sur la côte de Nerja et Maro.

Un lieu singulier qui renoue les liens entre l’homme, l’architecture et la nature.

© Fernando Alda
© Fernando Alda
© Fernando Alda
© Fernando Alda
© Fernando Alda
© Fernando Alda

Le site de l’agence d’architecture ISMO Arquitectura : ici.

Les photos : © Fernando Alda

A Rambouillet, Benjamin Fleury signe un projet social

C’est l’histoire d’une maison Relais destinée à accueillir dix-neuf appartements pour des personnes fragilisées et isolées et un logement de fonction pour un assistant social. Un programme qui s’articule autour d’un jardin et ancre le projet dans une exemplaire démarche environnementale.

© David Boureau
© David Boureau

A Rambouillet (Yvelines), l’architecte Benjamin Fleury a réalisé un projet destiné à l’accompagnement et à la réinsertion des personnes déstabilisées qui, malgré sa situation au coin de deux rues, s’inscrit dans une démarche environnementale et durable.

Le jardin en cœur d’îlot

Le jardin est le point d’orgue de ce projet, situé en cœur d’îlot, il comporte un potager, des arbustes et arbres fruitiers. Ainsi, les usagers peuvent disposer d’une activité collective leur permettant de suivre et de récolter ce qu’ils ont semé. Des ateliers potagers vont s’y dérouler, épaulés par l’association des jardins familiaux de la ville qui mettent à la disposition des locataires un bénévole dans le but de les aider dans leur réinsertion sociale.

Les dix-neuf appartements qui vont du studio jusqu’au deux pièces et sont répartis selon de strictes règles environnementales, les séjours et les chambres donnent vers le sud (la lumière étant une source thérapeutique) de même pour le jardin tandis que les salles de bain et les divers locaux donnent vers le nord.

Favoriser les rencontres

Une salle commune est déjà présente dans le programme mais parfois il est difficile de favoriser les rencontres  tout a été donc mis en œuvre pour faciliter les rencontres. Une grande importance a été donnée  aux paliers qui à l’image d’un lieu public, ont été conçus pour encourager via leur disposition les rencontres entre les usagers. De même, l’escalier est décloisonné et contient un vide mettant en relation les différents niveaux. « L’espace est baigné de lumière et offre des vues sur les voies ferrées comme le signe d’un nouveau départ. » Raconte l’architecte.

Le traitement thermique est renforcé au sein de l’édifice qui a été labellisé : « Habitat et Environnement profil A ». Tandis que les panneaux solaires présents sur les toits produisent  50% de l’eau chaude, chaque logement possède ses propres compteurs en eau, électricité et de chauffage. Tout a été conçu pour responsabiliser les usagers en les préparant à affronter le retour à la vie sociale.

La maison Relais de Benjamin Fleury est loin d’être un geste architectural gratuit , bien au contraire, c’est un doux exercice qui met l’architecture au service de la société.

© David Boureau
© David Boureau
© David Boureau
© David Boureau
© David Boureau
© David Boureau

Le site de Benjamin Fleury : ici.

Les photos (Non libres de droits, autorisées pour Détails d’architecture) : © David Boureau

La maison du couple Wogenscky-Pan, un petit bijou niché dans la vallée de Chevreuse

JEP@SH

Cette année, à l’occasion des journées du patrimoine et pour la première fois les portes de la maison d’André Wogenscky et du jardin de sculptures de Marta Pan s’ouvrent au public. Un bijou architectural doublé d’un paysage artistique s’offre aux visiteurs.

Successivement élève, assistant, chef d’atelier et architecte adjoint de Le Corbusier, André Wogenscky a décidé en 1952 de construire sa propre maison au 80, Avenue du Général Leclerc, Saint-Rémy-lès Chevreuse. Il s’agit beaucoup plus qu’une simple résidence, cette maison aux lignes modernes était également l’atelier des deux artistes.

L’arrivée se fait par un portail modeste qui s’ouvre sur un énorme jardin en pente où sont disposées les diverses sculptures de l’épouse. A notre gauche, se dresse la fameuse maison qui témoigne d’une époque révolue avant-gardiste et révolutionnaire pour son temps.

Dès l’entrée de la maison tout est curiosité, une fois à l’intérieur, l’espace lumineux qui aujourd’hui donne sur la végétation luxuriante nous ramène directement vers le passé, à l’époque où les arbres n’étaient que buissons et la vue dégagée. Les lieux de vie sont modestes, fonctionnels et pourtant si originaux et visionnaires. Tandis que les deux ateliers des artistes nous immergent dans leurs œuvres successives, les bibliothèques affichent fièrement des livres d’art et d’architecture. De Gaudi à Le Corbusier, tout est intact et bien rangé. L’univers du couple Wogenscky-Pan est inchangé, on dirait qu’ils viennent juste de s’absenter.

Dans l’atelier de Marta Pan, le visiteur peut contempler les prototypes des sculptures et pourra même à s’amuser et les comparer avec les vraies œuvres grandeur nature qui se trouvent dans le jardin. « On ne pose pas impunément une sculpture dans un espace, que cet espace soit naturel ou construit. Par sa présence même, la sculpture transforme l’espace » écrivait Marta Pan. Dans la maison même les prototypes ont changé l’espace.

Non loin du château de Chevreuse qui date du XIème siècle, la maison-atelier Wogenscky-Pan est un morceau incontournable du patrimoine français à découvrir sans tarder.

A Alger, une maison écologique signée Alia Bengana

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A Alger, Alia Bengana signe une maison familiale contemporaine qui prend soin de la nature environnante. Découverte.

J’avais déjà présenté le portrait d’Alia Bengana sur Détails d’Architecture. Cette fois-ci, je m’attarde sur l’une de ses réalisations en Algérie, pays de son enfance.

La maison se trouve sur une orangerie ponctuée de quelques palmiers centenaires. L’architecte alterne dans cette bâtisse, plusieurs matériaux comme la pierre jaune de Kabylie, le béton et le verre.

La résidence se repose sur un socle en pierre dont le mur très épais, isole l’ensemble, des grandes chaleurs estivales.  Le béton n’est utilisé qu’en étage où la ventilation se fait transversalement. Une verrière assure le lien entre ces deux matériaux et couvre les escaliers qui se positionnent dans l’axe d’un palmier.

Toutes les ouvertures de la maison dévoilent le paysage environnant riche en orangers, palmiers ou en yuccas.

L’espace de vie se développe principalement à l’étage où l’existence d’un patio crée une douce transition entre l’intérieur et l’extérieur.

Pour des raisons sécuritaires des grilles métalliques ont été intégré à la conception architecturale dès le départ. Finalement, la présence de ces derniers ne fait qu’un clin d’œil aux diverses ouvertures des maisons traditionnelles du pays.

Dans cette conception, l’approche environnementale étant respectée, deux systèmes de récupération des eaux pluviales ont été réfléchis. Alors que l’une consiste à recueillir les eaux en toiture vers le nord, l’autre les redirige vers la façade sud où grâce à des gargouilles en tuiles anciennes, elles seront récupérées et utilisées par la suite pour l’irrigation du jardin.

Ainsi, dans son projet de maison familiale baptisée « Maison B », Alia Bengana réussit un pari écologique sans avoir eu recours aux dernières technologies existantes…

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Les photos: © Alia Bengana

Autour d’un jardin…

Traditionnellement, le jardin a eu une importance capitale dans la maison coréenne. Ici, il s’agit d’un endroit à la périphérie de la ville, un lieu en mutation où l’évolution du tissu urbain se fait par de nouvelles constructions qui transforment le paysage existant avec leur touche d’originalité et de nouveauté. Conçue en reprenant certaines idées traditionnelles, cette maison familiale qui s’articule tout en verticalité autour de son jardin minimaliste est un bon exemple d’une construction moderne et contemporaine…

Pour plus d’informations et de photos, voir : ici.
Le site des architectes: ici.
La photo: © JongOh Kim

Ondulante…

Elle suit le mouvement des arbres pour ne pas endommager le lieu, comme un serpent ondulant elle s’approprie l’espace et le paysage. Conçue et construite entièrement en bois, peu de verre et l’acier inoxydable est présent pour les liaisons entre les blocs, cette construction se trouvant dans un jardin de l’une des villes du nord du Portugal est une originalité à découvrir…

Le site de l’architecte: ici.

D’autres blogs qui ont parlé de cette construction: ici.