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Une tour, rien que pour les voitures

© Sergio Pirrone
© Sergio Pirrone

En Corée, l’agence d’architecture IROJE KHM architects vient de rajouter une pièce au puzzle urbain d’un complexe de bâtiments construit il y a vingt ans. Le rôle du nouvel arrivant étant un peu différent des autres, il s’agit d’un immeuble utilisé pour garer les voitures.

Connu sous le nom de « Silver boat », le complexe résidentiel date de la fin du 20ème siècle. Aujourd’hui, l’idée d’y rajouter un immeuble de parking étant devenue nécessaire, les architectes de la firme IROJE KHM architects viennent d’accomplir leur projet.

En aluminium vétue

La construction se trouve à Donggyo-dong, dans une célèbre rue de la capitale coréenne surnommée par les étudiants « street of hongik university » en raison de sa proximité du pôle éducatif et culturel. Le style adopté par les édifices alentours étant particulier, les architectes ont décidé d’apporter un souffle nouveau qui tranche avec les constructions avoisinantes tout en gardant un certain épurement dans l’ensemble.

A l’image des bateaux que l’on trouve sur la rivière Han, composée de trois murs courbes et habillée en blanc, cette réalisation tout en acier abrite les voitures du complexe avoisinant. Tandis que l’ensemble est recouvert d’aluminium, une énorme partie vitrée en polycarbonate révèle comment les voitures se déplacent verticalement et mécaniquement au sein du dispositif.

La nouvelle tour de couleur blanche est tout aussi esthétique que fonctionnelle, elle marque une nouvelle génération de bâtiments qui par sa présence tend à revaloriser l’image du quartier.

© Sergio Pirrone
© Sergio Pirrone
© Sergio Pirrone
© Sergio Pirrone
© Sergio Pirrone
© Sergio Pirrone

Le site d’IROJE KHM Architects : ici.

Les photos : © Sergio Pirrone

Quand l’étroitesse devient un avantage

© Roh Kyung
© Roh Kyung

En Corée, sur l’une des parcelles exiguë de la ville de Busan, l’agence d’architecture younghan chung Architects vient de remplacer plusieurs constructions existantes par cinq maisons individuelles. Conçue comme une métaphore d’un arbre, chaque maisonnée prend racine dans le sol et s’élève pour marquer le paysage urbain de la ville.

Sur une parcelle de seulement de 137m² se trouvaient deux arbres et les ruines de trois logements. L’idée était de reconstruire plusieurs petites résidences tout en gardant l’esprit des lieux. Pour cela, l’architecte coréen, diplômé de Harvard et connu par ailleurs par les deux projets « Poroscape » et «9X9 HOUSE » nous a une nouvelle fois surprit par cette réalisation.

Le bouquet résidentiel

Il s’agit de cinq minuscules maisonnées dispersées sur l’étroite parcelle  formant un petit bouquet résidentiel qui reprend les codes ainsi que les matériaux de la construction d’autrefois. Chaque entité est indépendante, tandis que l’une des cinq résidences peut abriter une seule personne, les autres sont conçues pour loger des vacanciers. Une petite cour privée se trouve au centre du terrain et procure une luminosité à l’intérieur de chaque unité.

Chaque maison se caractérise par une simplicité ainsi qu’un épurement exemplaires où la présence du bois se mêle aux touches d’acier ainsi que celles de la brique pour aboutir à un ensemble cohérent à la fois simple et surprenant. En conséquence, malgré leur singularité, les petites maisonnées viennent se perdre dans le chaos urbain qu’est la ville de Busan.

© Roh Kyung
© Roh Kyung
© Roh Kyung
© Roh Kyung
© Roh Kyung
© Roh Kyung

Le site de l’architecte Younghan Chung : ici.

Les photos: © Roh Kyung

Les faux jumeaux

© Nam Goonhsun

En Corée, à proximité de Séoul, l’agence d’architecture Moon Hoon a réalisé deux résidences atypiques où une énorme sphère marque une forme concave sur chacune des entités. Le résultat est à la fois inattendu et singulier.

Il s’agit de deux frères qui ont souhaité construire deux résidences proches sur un terrain situé non loin de la capitale coréenne. L’idée de l’architecte était de considérer les deux volumes comme des jumeaux avec des façades qui se côtoient. La conception du départ a été soulignée par l’ajout d’une cavité sphérique qui s’étale sur les deux façades avoisinantes créant les deux tranches de la lune, d’où le nom du projet : « Two Moon » faisant également un clin d’œil à un film qui porte à peu près le même nom.

Deux en un

Les deux formes apparaissent irrégulières vu que l’un des deux édifices présente un léger décalage par rapport à l’autre. La vision de la lune devient alors évidente, nous pouvons remarquer l’existence d’un croissant d’un côté et son complément de l’autre.

Les deux résidences sont constituées de trois étages chacune, à la fois distinctes, elles se rapprochent et s’accordent par endroits, une certaine poésie se dégage dans la manière dont l’architecte a étudié ces raccords. Pas d’escalier à l’intérieur des bâtiments, ceux-ci sont installés à l’extérieur. Alors que l’un des bâtiments contient une galerie au niveau du rez-de-chaussée, l’autre présente un café en son milieu, deux terrasses coiffent les toits des deux entités.

Les constellations en guise d’ornement

Tandis qu’un balcon semi-circulaire est nichée dans l’une des cavités courbes de l’une des façades, des constellations d’étoiles présentées sous forme de petites perforations se trouvent sur l’autre façade. Ces dernières représentent selon leur auteur les horoscopes des deux propriétaires.

Le matériau utilisé est le béton armé, il est en état brut à l’extérieur comme à l’intérieur. Pour agrémenter l’ensemble, à l’intérieur quelques briques ont été ajoutées, de même, les installations électriques ont été laissé exposées donnant un ton industriel à l’ensemble.

Cette double-résidence conçue par l’agence Moon Hoon est le dernier d’une série de projets aux façades inhabituelles qui me rappelle les travaux de Gordon Matta-Clark. Une belle réalisation en somme.

© Nam Goonhsun

© Nam Goonhsun

Le site de l’agence d’architecture Moon Hoon: ici.

Les photos: © Nam Goonhsun

En Corée, sur une île lointaine…

@Oujae Archiects

Les architectes de l’agence d’architecture coréenne Oujae viennent de réaliser l’une des trois installations touristiques de l’île pittoresque lointaine de Cheongsando. Dans le cadre du réaménagement de cette localité, un centre communautaire, une résidence pour les touristes et un espace d’information ont ainsi vu le jour.

Cheongsando est l’une de nombreuses îles qui se trouvent dans le compté de Wando faisant  partie du parc national de Dadohae. Couverte de champs d’orge et présentant une vue imprenable sur l’océan, l’île possède des promenades bucoliques où les visiteurs peuvent se déambuler.

Préserver pour durer

«Le projet de régénération de Cheongsando consiste à éviter la mise en place d’installations artificielles égratignent le magnifique paysage isolé de l’île » soulignent les architectes. Devenue touristique depuis peu, l’île est visitée par 300000 personnes par an. Tout est donc dans l’art du travail de la préservation que les architectes ont mené avec persuasion.

Le programme comprend trois édifices distincts : une ancienne école qui a été rénovée et devenue un centre communautaire, un espace d’information ainsi que des hébergements de vacances. Une boutique de produits de la ferme et un bureau fournissant des nécessaires de camping complètent l’ensemble.

La tradition respectée

L’école rénovée est couronnée par des volumes de bois où prennent place des logements de vacances avec leurs terrasses respectives. Auparavant l’établissement comportait deux étages, pour régler un problème structurel, les architectes ont été obligés de démolir le deuxième étage. A la place de ce dernier cinq structures à ossature bois ont été greffées au premier niveau donnant à l’ensemble un agréable air hybride.

Cheongsando possède une tradition, il s’agit de la construction de murs en pierre d’où le recours par les architectes à la même technique de construction traditionnelle qui enchante l’entourage. Mis à part l’école, une autre structure caractérise depuis peu le paysage, il s’agit de l’atelier fabriquant et vendant des produits locaux à l’architecture singulière qui mélange astucieusement le verre, le bois et la pierre.

Dans cette île lointaine aux paysages sauvages, l’architecture agrémente délicatement les lieux.

@Oujae Architects

@Oujae Architects

@Oujae Architects
Le site des architectes Oujae : ici.
Les photos : © Oujae Architects

Le drôle d’édifice de Gangnam

© Park Wan-soon

Un bâtiment qui coexiste avec son environnement tout en remplissant les fonctions fondamentales d’une construction urbaine, c’est avec ce discours que l’architecte de L’EAU design présente sa tour, un drôle de projet qui, depuis 2012, a pris place  dans l’un des quartiers de la capitale coréenne. Découverte d’un immeuble d’habitation qui se veut à la fois utile et innovant.

C’est à Gangnam-gu, l’arrondissement le plus aisé de Séoul que se trouve le projet signé par L’ EAU design. Dans ce quartier de Gangnam aux larges avenus et d’immeubles de prestige, la hauteur est de mise. L’immeuble d’habitation en question est donc conçu comme « un objet tridimensionnel multicouche qui s’insère dans l’écosystème ».

Selon l’architecte, contrairement aux tours de construction massives situées à côté de la route principale, les installations  mixtes du quartier se trouvent plus limitées dans un petit quartier résidentiel minutieusement planifiée. Pour cela, les équipements à usages multiples doivent répondre mieux à la proximité de l’environnement sensible tout en limitant son étendue.

L’architecte n’a pas voulu réaliser une structure massive qui porte en elle un signal mais un projet à facettes dont l’objectif principal est d’être le miroir du quartier, c’est-à-dire un endroit où cohabitent à la fois les bureaux, les commerces et les habitations. Et pour que chaque face reçoive la lumière du jour, l’édifice devrait s’incliner comme un tournesol.

Hybride et surprenant, la conception signée L’EAU design attire l’attention de tout passant.

© Park Wan-soon

© Park Wan-soon

Le site de l’agence d’architecture L’EAU design : ici.

http://www.leau.co.kr/

Les photos: © Park Wan-soon

Une forteresse en béton en guise d’habitation

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En Corée, les architectes de l’agence Moon Hoon ont réalisé une construction atypique pour un client exigent. L’originalité du sujet se mêle à la diversité des formes pour un résultat étonnant.

Il s’agit d’un célèbre photographe souhaitant détenir « le château moderne de Dracula » qui comporte à la fois la résidence de l’artiste ainsi que son studio, le tout sur une parcelle enclavée entre deux rues, l’une faisant 20 mètres de large et l’autre 6 mètres.

Les architectes de l’agence Moon Hoon ont profité de la situation particulière du terrain pour concevoir à la demande de l’artiste une entité avec deux entrées différentes. Ainsi, la séparation se fait non seulement via la forme du bâtiment mais également à travers les matériaux utilisés.

Tandis que le corps de la construction qui est en béton brut donne l’impression d’un impénétrable monolithe, le bois ainsi que le verre donnent quelques traits doux à la façade. Sans parler des vastes terrasses qui ramènent une abondante luminosité à l’intérieur tout en procurant une vue imprenable sur les environs.

Le projet présente une superposition ainsi qu’un jeu savant de parallélépipèdes d’où résulte un curieux patchwork urbain qui tout en matérialisant le vœu du photographe coordonne admirablement les fonctions.

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Le site de Moon Hoon : ici.

Les photos : © Kim Yong Kwan / Moon Hoon

En tranches

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En Corée, dans un environnement idyllique, les architectes de l’agence Archium ont réalisé une résidence familiale où le béton, le verre et le bois se mêlent pour un résultat époustouflant. Très loin des clichés des traditionnelles demeures coréennes, la maison ressemble plutôt à une ode à la contemporanéité.

Dangjin est une ville qui se trouve à l’ouest de la Corée du sud. C’est dans un environnement sauvage que l’architecte Jung Seung Kwon a implanté sa conception. Une maison aux lignes pures, minimaliste qui sort de l’ordinaire. Néanmoins quelques détails rappellent les anciennes maisons coréennes comme par exemple le toit en pente et le subtil mélange d’intérieur et d’extérieur.

Alors que le rez-de-chaussée présente un étage uni, le premier niveau se compose de plusieurs entités connectées entre elles par des loggias. Néanmoins, une particularité retient notre attention : La pente graduelle de la résidence qui traverse les volumes et qui, outre son côté fonctionnel, confère à l’ensemble une gracieuse perspective.

La maison construite par Jung Seung Kwon est une originale résidence à découvrir.

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Le site de l’agence d’architecture Archium : ici.

Les photos : © Parkyoungchae

Quand les contraintes sont immatérielles

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En Corée les architectes Lim Hyoungnam et Roh Eunjoo ont réalisé une originale maison en béton qui s’insère parfaitement dans son environnement. Découverte d’une conception censée matérialiser le bonheur et le respect.

Concevoir une maison familiale qui s’appellera : « La maison du respect et du bonheur » était un exercice d’un nouveau genre pour les architectes du Studio Gaon basés à Séoul. Quand le propriétaire apporte l’idée du projet, c’est aux architectes de faire leur possible pour la concrétiser. Et vu que pour une fois l’approche était différente, plusieurs questionnements et quelques recherches ont été nécessaires. Qu’est-ce que le respect ? Et qu’est-ce le bonheur ?

La parcelle se trouve dans la province coréenne de Gyeonggi-do, dans un lieu connu par ses étendues sauvages où les gens viennent se promener. Le programme comporte deux entités le privé et l’espace de vie. Pour cela le choix des architectes se porte sur deux volumes distincts qui gardent le côté chaleureux et étroit pour les pièces privées et attribuent une certaine générosité aux pièces de vie.

Comment exprimer donc le mot « respect » en architecture ? Les architectes ont pensé à la situation des deux volumes et leur composition. Il s’agissait de l’une des solutions possibles pour matérialiser  des deux concepts qui peuvent être liés. En conséquence, composer les espaces d’une manière non-hiérarchique les rendant tous visibles et accessibles est la clé de cette architecture qui tend à faire communiquer l’ensemble.

Côté matériaux, alors que le béton brut met en avant certains détails de construction à l’extérieur de la maisonnée, à l’intérieur, les murs sont de couleur blanche et le bois fait son apparition presque dans toutes les pièces. Une particularité retient notre attention, les larges rebords de fenêtres pour que les résidents s’y installent et profitent du paysage environnant.

La maison conçue par les architectes de Studio Gaon est la mise en œuvre de plusieurs idées qui font d’elle une réussite.

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Le site de l’agence d’architecture Studio Gaon : ici.

Les photos : © Yong Kwan Kim.