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La Cité-Jardin de la Butte Rouge, un patrimoine à protéger

A Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) existe un témoignage patrimonial remarquable qui a été précurseur de l’architecture écologique, il s’agit de la cité-jardin de la Butte Rouge. Cette dernière, labellisée Patrimoine du XXe siècle en 1990, est pourtant aujourd’hui, menacée de perdre son âme.

© Sipane Hoh

Nul n’ignore les qualités architecturales, patrimoniales et paysagères de la Butte Rouge de Châtenay-Malabry. En effet, cet ensemble exemplaire construit à partir des années 30, constitue un idéal d’époque qui garde toujours ses qualités, malgré les âges. Il suffit de regarder les lignes et les courbes des édifices, les différents espaces publics, les lieux de rencontres, les jardins partagés, les plans et les intérieurs généreux pour se rendre compte de l’harmonie et l’accord que peut dégager un projet architectural, urbain et paysager.

La Butte rouge est la preuve vivante d’une utopie sociale née au début du XXe siècle, celle de trouver une solution permanente et durable, à travers un habitat populaire offrant de multiples services à des populations ouvrières, à une surabondance des constructions insalubres qui abritaient plus de résidents de ce qu’elles pouvaient contenir. C’était l’époque où l’on parlait déjà du Grand Paris dont le pari était la construction des ilôts jardin tout autour de la capitale.

Mais d’où vient l’idée même de Cité-jardin?

Inspiré du « Garden city », la Cité-jardin constitue l’idéal d’une communauté résidentielle planifiée, tel que conçu par l’urbaniste anglais Sir Ebenezer Howard. L’idée de ce dernier répondait au besoin d’améliorer la qualité de la vie urbaine, qui avait été sérieusement impactée par la surpopulation et la congestion dues à une croissance incontrôlée depuis la révolution industrielle. La solution de Howard aux problèmes connexes de dépeuplement rural et de croissance fulgurante des grandes villes était urbaine, il s’agissait de la création d’une série de petites villes planifiées unissant les commodités de la vie urbaine à l’accès facile à la nature. De ce fait, la Cité-jardin idéale selon Howard serait située sur un terrain utilisé à des fins agricoles uniquement qui serait la propriété privée d’un petit groupe d’individus. Ces derniers, en conservant la propriété, conserveraient le contrôle de l’utilisation des terres.

En 1903, Howard a eu le plaisir de voir son plan se réaliser. En Angleterre, une Cité-jardin appelée Letchworth a été développée à environ 30 miles au nord de Londres et sera suivie par une autre qui fut établie non loin de la première. Depuis, le concept révolutionnaire pour l’époque a connu une grande popularité dans la planification des banlieues et des villes.

Le concept de la Cité-jardin a eu une influence très positive dans d’autres pays et l’idée a été largement propagée des Amériques jusqu’en Asie en passant par l’Europe. En France, des Cités-jardins ont ainsi vu le jour. La région parisienne a connu son lot de Cités-jardins sous l’initiative du ministre de la santé Henri Sellier qui a contribué à l’édification de quinze Cités-jardins situés autour de Paris.

Construite entre 1931 et 1965 à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine), par les architectes Joseph Bassompierre, Paul de Rutté, André Arfvisdon et Paul Sirvin, en collaboration avec le paysagiste André Riousse, la Cité-jardin de la Butte-Rouge est aujourd’hui, l’un des exemple de ce concept qui a attiré les regards pendant bien longtemps. Un écrin de verdure de 70 hectares au sein de la ville, composé d’une crèche, de plusieurs écoles, de potagers, de commerces, et de 4.000 logements. Un cas d’école qui a été reconnu pour ses diverses qualités architecturales, urbaines, paysagères mais aussi sociales, ce qui lui a valu le label «architecture du XXe siècle » en 1990. Sauf que ce label, aussi prestigieux soit-il ne protège pas cet éminent ensemble patrimonial de tout changement futur.

Le site de La Cité-jardin de la Butte Rouge qui a été cédé en 2018 à la Coop Hauts-de-Bièvre Habitat, était la propriété de l’Office Public HLM Hauts-de-Seine Habitat. Un changement de propriétaire qui a entrainé un changement de paradigme. Aujourd’hui, la Butte-Rouge est menacée. En effet, suivant les derniers plans de la ville qui peut décider du sort de cet ensemble patrimonial, 15 à 20 % du bâti seront gardés et restructurés en entrainant la démolition/reconstruction du reste. A l’heure de l’importance de l’économie d’énergie, de la durabilité et des matériaux de constructions utiles mais aussi de la végétalisation des villes, des exemples précurseurs comme la Butte Rouge seraient démolis. Pour construire un écoquartier dirait-on. Mais la question est la suivante : la Cité-jardin étant déjà un écoquartier, ne serait-il pas plus intelligent de réhabiliter l’existant ?

Le patrimoine du XXe siècle jouit déjà d’une très mauvaise publicité. Dans cet exemple précis, rien n’explique une démolition. Aujourd’hui, nous savons tous qu’une démolition coûte cher et dégage des déchets sans parler des traumatismes causés par les images d’une cité démolie sans qu’il n’y ait aucune raison valable, ne serait-ce qu’une vétusté qui sera très facilement remédiée selon les moyens dont on dispose pour embellir nos villes et les doter de tout confort tout en respectant les divers normes actuels.

A Châtenay-Malabry, le modèle urbain de la Cité-jardin est en train de péricliter à cause d’une nouvelle opération qui rayera à jamais un patrimoine architectural reconnu mondialement comme l’un des exemples utopiques qui ont marqué l’histoire de la banlieue parisienne. Au nom de l’architecture, du patrimoine et du paysagisme, préservons ces Cités-jardins qui contribuent à alimenter l’âme de la région parisienne!

© Sipane Hoh
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© DR

Les photos : © Sipane Hoh

Pour ceux qui ne connaissent pas cet exceptionnel exemple patrimonial, à l’occasion des journées nationales de l’architecture, l’ordre des architectes d’île-de-France organise des visites groupées. Pour s’inscrire c’est par ici.

Le cloître de l’Université Toulouse Capitole retrouve son éclat

©Université Toulouse Capitole

Le campus de l’Université Toulouse Capitole, situé en plein cœur du centre-ville, est doté d’un magnifique cloître inscrit au titre des monuments historiques. Ce dernier, vient de retrouver son éclat d’autrefois, grâce à une intervention minutieuse menée par les architectes Philippe Witt et Hervé Rodriguez et le paysagiste Victor Belloc.

Un lieu de vie

Érigé lors des guerres de religion au XVIIe siècle, le cloître toulousain a retrouvé son éclat d’origine en redevenant un lieu de vie universitaire, où, à l’ombre des arches, les étudiants révisent leurs examens.

C’est dans le cadre de son projet de régénération, que l’université de Toulouse Capitole a réhabilité son cloître. En effet, il s’agit d’un ancien couvent, situé sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle, inscrit au titre des monuments historiques, a connu une grande histoire. Dès 1567, après le saccage de leur abbaye, les Chartreux de Castres se réfugient à Toulouse, où un terrain leur est attribué. Lors de la guerre en Espagne, pendant la révolution, ce même espace sera dévolu à l’armée pour stocker les armements. L’Arsenal sera finalement évacué et rasé après 1960. Aujourd’hui, les trois murs du cloître autour desquels a été finalement construite l’Université Toulouse Capitole sont les seuls témoins du passé.

Forte de son expansion, l’université est devenue propriétaire de ses murs et s’est engagée dans la rénovation de son cloître historique. Sauf qu’au fil des ans, le cloître des Chartreux a subi plusieurs dégradations. La réhabilitation était donc une priorité pour l’université qui a entièrement financé le projet. Ce dernier a commence en 2015, il vient de se terminer.

Des travaux minutieux

Les travaux ont été mené avec une grande dextérité. Tout d’abord, le sol a été décapé pour permettre les travaux de maçonneries en élévation, de charpente et couverture en toiture et de déplacement d’échafaudage demi travée par demi travée. Une intervention minutieuse qui a finit par rendre à la muraille son état d’origine.

De même, le jardin a été végétalisé pour favoriser un équilibre entre essences indigènes et horticoles, en laissant une place à une flore spontanée et en réduisant l’arrosage. Quant aux façades, elles ont été traitées avec un enduit couleur sable et un badigeon couleur brique en clin d’œil aux anciennes arcatures. Les architectes nous apprennent que « les études historiques et architecturales sur des édifices en briques des XVIe -XVIIe et XVIIIe siècles ont montré que la brique n’est pas destinée à rester apparente mais recouverte d’un lait de chaux, d’un badigeon ou d’un enduit qui protège la surface tout en l’unifiant. Sur la base de baux à besogne, qui décrivent les enduits existants, il apparaît que le goût collectif actuel pour les murs « écorchés » sont une mode récente. Laisser les murs en briques apparentes fragilise la structure. »

Les chemins de traverse ont été aménagés. L’éclairage a été revu et repensé. Les arcades du cloître sont soulignées par une lumière blanche chaude qui les met en exergue et bien d’autres astuces ont été utilisées, le tout pour mettre en avant l’édifice.

A noter que l’Université Toulouse Capitole est très attachée à la richesse produite par l’association histoire et modernité qui fonde son esprit. Le cloître des Chartreux a été ressuscité, l’opération a été coûteuse certes mais bénéfique à tous!

©Université Toulouse Capitole
©Université Toulouse Capitole

A Trieste, un ancien entrepôt se reconvertit en magasin

© Pietro Savorelli

L’agence d’architecture italienne Archea Associati, basée à Florence, a réalisé la remarquable transformation d’un ancien entrepôt de vin situé à Trieste en un nouveau magasin de produits alimentaire. C’est un charmant projet qui bénéficie d’une situation particulière et possède une grande valeur historique. Sa transformation annonce une belle réussite.

Deux enveloppes, deux générations

Dans leur transformation, les architectes de l’agence Archea ont développée une intéressante idée. En effet, l’ancien entrepôt de vin qui donnait directement sur l’eau enveloppe selon le nouveau concept un volume en verre. Ainsi, vu de l’extérieur l’entrepôt garde son ancienne allure mais change de destination.

Les architectes d’Archea ont relevé le défi de créer un projet contemporain qui s’immisce dans un bâtiment patrimonial. Leur concept protège le bâtiment existant tout en respectant son environnement urbain. Il laisse le volume original inchangé, plaçant en son sein une nouvelle structure architecturale tout en verre reliée à l’existant par des passerelles suspendues au-dessus de l’eau.

La nouvelle structure est entièrement indépendante. Translucide et éthérée, ses proportions suivent le rythme du volume original. La séparation physique entre la nouvelle entité et l’édifice d’origine crée un espace saisissant entre l’intérieur et l’extérieur où l’eau coule. Les bords des murs de l’entrepôt, ses fenêtres et ses portes se reflètent dans le verre qui entoure l’espace, laissant entrevoir l’intérieur. De belles perspectives sont ainsi au rendez-vous.

Un doux mélange de textures

La nouvelle structure se développe sur quatre étages. Le rez-de-chaussée, à 80 cm au-dessus du niveau de la rue, garde la marge de sécurité historique qui le maintient au-dessus de la marée haute. La nouvelle mezzanine, bien que située plus haut que les murs d’enceinte, atteint le niveau supérieur du toit. Une grande fenêtre face à la mer offre une vue imprenable sur le port de Trieste.

L’atrium du bâtiment est doté d’un majestueux double escalier en acier corten qui relie les trois étages de vente. L’atrium est entouré d’un mur revêtu de briques de verre rétro-éclairé dont la forme et la matière font un doux clin d’œil aux revêtements intérieurs des réservoirs historiques où le vin était autrefois stocké.

La réhabilitation ainsi que le reconversion de l’ancien entrepôt par l’agence Archea Associati redonne la vie non seulement à un édifice patrimonial mais à une petite fraction de la ville. Un projet où justesse, originalité et élégance se croisent.

© Pietro Savorelli
© Pietro Savorelli

© Pietro Savorelli
© Pietro Savorelli

© Pietro Savorelli
© Pietro Savorelli

Le site de l’agence Archea Associati : ici.

Les photos : © Pietro Savorelli

Au Portugal, le musée mégalithique se pare d’un charmant habit métallique

 

© Fernando Guerra / FG+SG

Au Portugal, dans la commune de Mora, l’agence d’architecture CVDB en collaboration avec l’architecte Tiago Filipe Santos, a réalisé un étonnant musée. La sobriété de la nouvelle architecture se croise ainsi avec le patrimoine existant pour former un ensemble remarquable.

Un nouvel équipement culturel

Le musée mégalithique est situé dans le centre urbain de Mora, connue par ailleurs pour ses vestiges archéologiques. A proximité d’un futur parc public, le projet conçu par les architectes de l’agence CVDB tend à devenir une référence non seulement régionale mais également nationale. L’arrivée du nouvel équipement culturel contribue ainsi à la régénération de la commune de Mora qui possède par ailleurs plusieurs atouts.

L’ancienne gare de Mora est un bâtiment mythique faisant partie du patrimoine de la ville. L’édifice, profondément enraciné dans la mémoire collective des habitants avait besoin d’une réhabilitation. Le nouveau projet rehausse la valeur architecturale des parties existantes tout en apportant à l’ensemble un nouveau souffle ainsi que des espaces supplémentaires capables de répondre aux exigences futures.

L’ensemble se compose donc de l’ancienne gare, de son entrepôt et de deux nouveaux bâtiments. Ces derniers sont destinés à accueillir principalement des expositions ainsi qu’une cafétéria. Les quatre entités sont reliées par une galerie extérieure qui donne vers le côté nord de la parcelle et qui reprend la linéarité de l’ancien quai de la gare. Non seulement cette coursive unifie conceptuellement le projet mais elle résout la circulation tout en reliant la relation entre les différents programmes.

Qui respecte l’existant

L’entrepôt a été transformé en un espace ouvert et polyvalent. Que ce soit la conception ou les matériaux utilisés, tous respectent merveilleusement le patrimoine existant. Quant aux techniques utilisées dans le processus de la réhabilitation, elles sont authentiques. Les panneaux métalliques ajourés de couleur blanche qui couvrent la galerie et les nouveaux bâtiments, ils réinterprètent l’iconographie mégalithique. C’est aussi une manière à illuminer subtilement les espaces adjacents. Sans parler que leur effet nocturne est tout simplement magique.

Les intérieurs se caractérisent par une grande sobriété où le bois fait son apparition par endroits pour rendre l’univers plus ludique et chaleureux. Avec le projet de la réhabilitation, le patrimoine de Mora est tout simplement magnifié.

© Fernando Guerra / FG+SG
© Fernando Guerra / FG+SG

© Fernando Guerra / FG+SG
© Fernando Guerra / FG+SG

© Fernando Guerra / FG+SG
© Fernando Guerra / FG+SG

© Fernando Guerra / FG+SG
© Fernando Guerra / FG+SG

Le site de CVDB Arquitectos Associados: ici.

Les photos: © Fernando Guerra / FG+SG

A Lahaye, l’agence KAAN Architecten réhabilite un édifice historique

© Karin Borghouts, Sebastian van Damme
© Karin Borghouts, Sebastian van Damme

Initialement conçu en 1917 en tant qu’un bâtiment gouvernemental abritant un ministère, l’édifice réalisé par l’architecte Daniel E.C. Knuttel, vient de connaître un nouveau sort. Remaniés et réhabilités par l’agence néerlandaise KAAN Architecten, les locaux historiques continuent leur rôle bureaucratique mais dans un univers neuf, harmonieux et technologique.

Il s’agit d’un édifice classé que les architectes de l’agence KAAN devaient réhabiliter. Avec son architecture lumineuse, le nouveau projet, transforme l’ensemble en un avenant univers qui procure à ses utilisateurs un environnement de qualité.

 

Le projet dispose d’un rez-de-chaussée ouvert au public à la fois accessible et transparent, nous y trouvons également un restaurant, un café, un auditorium, une bibliothèque, des salles de réunion et de séminaires. Au milieu se trouve un grand atrium qui s’étend sur quatre étages où s’ouvrent les espaces de travail des diverses institutions. Plusieurs ouvertures couvrant l’atrium assurent une grande luminosité à l’ensemble.

L’une des curiosités du projet est le sol en mosaïque de l’atrium qui est réalisé par l’artiste hollandais Rob Birza. Quant à l’aménagement intérieur il respire la sobriété et l’élégance tout en répondant aux diverses exigences tant fonctionnelles qu’environnementales.

Les bureaux ainsi que les salons sont équipés de confortables assises, de tables mobiles offrant plusieurs possibilités d’utilisation et adaptables aux divers changements futurs.

A Lahaye, KAAN Architecten vient de transformer subtilement un bâtiment historique connu par sa rigueur en un ensemble accueillant qui offre un charmant environnement de travail à tous. Une renaissance réussie !

© Karin Borghouts, Sebastian van Damme
© Karin Borghouts, Sebastian van Damme

© Karin Borghouts, Sebastian van Damme
© Karin Borghouts, Sebastian van Damme

© Karin Borghouts, Sebastian van Damme
© Karin Borghouts, Sebastian van Damme

© Karin Borghouts, Sebastian van Damme
© Karin Borghouts, Sebastian van Damme

Les photos : © Karin Borghouts, Sebastian van Damme

Le site de l’agence d’architecture KAAN: ici.

Ne faut-il pas sauver la cathédrale de Tarente de Gio Ponti?

© Sipane Hoh

Cet été je suis allée à Tarente dans l’intention de visiter entre autres la cathédrale construite par Gio Ponti. Une fois sur place, quelle déception ! L’une des œuvres majeures du grand architecte présente des signes de fatigue. La question des constructions modernes et leur sort reste toujours d’actualité.

L’architecte du fameux gratte-ciel milanais, la Tour Pirelli, a construit également à Tarente, dans le sud de l’Italie, une remarquable cathédrale. En béton, de couleur blanche, avec sa façade en dentelle et sa position dans la ville, elle ne laisse personne indifférent. Cependant, depuis un petit moment, la construction semble être malade. Une réhabilitation devrait lui procurer son éclat d’autrefois. C’est pourquoi, selon le journal italien Artribune depuis quelques mois, plusieurs voix s’élèvent dont celle de l’architecte, historien et critique Marco Romanelli qui est l’associé de la fille de Gio Ponti; il demande une intervention rapide pour éviter la déshérence de l’une des pièces essentielles de l’architecture religieuse moderne de Tarente.

J’apprends par la même source qu’ont été envisagées au mois de Mars dernier, des journées portes ouvertes dans le but de faire connaître l’œuvre architecturale au public. C’est ainsi que ce dernier a appris à connaître, découvrir, redécouvrir ainsi qu’apprécier à sa juste valeur cette construction qui, malgré ses quelques défaillances, reste un inébranlable témoin de l’architecture moderne italienne.

Il s’avère que pendant ces fameuses journées, les alentours de la cathédrale ont été nettoyés et choyés, une action qui met encore plus en avant la valeur ajoutée de l’édifice. En effet, ce dernier, construit entre 1967 et 1970 a été commandé par l’évêque de Tarente. Aujourd’hui, cette construction moderne souffle à peine ses cinquante bougies et malgré les quelques interventions et travaux de restauration qui ont ciblé son intérieur, elle a besoin d’une réhabilitation lourde capable de la hisser de nouveau sur la scène de l’architecture internationale.