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A Paris, l’Ancienne Comédie entame sa mue

© Gregory Copitet

C’est un programme complexe mené avec une grande parcimonie que les architectes de l’agence Raf Listowski Atelier d’architecture viennent de livrer. Un lieu mythique qui a fait l’objet de plusieurs mutations avant de trouver sa dernière vocation. Il s’agit d’abriter quatre logements et deux bureaux, un ensemble qui respecte le contexte et porte la fine signature de son architecte.

Un travail minutieux

La réhabilitation complète de l’édifice situé dans la cour d’un immeuble au 14, rue de l’Ancienne-Comédie dans le 6ème arrondissement parisien se concentre avant tout, selon les architectes, sur l’ancienne cage de scène. Un important élément architectural signé de François II d’Orbay. Intervenir sur un bâtiment historique n’est pas une chose facile surtout quand il faut à la fois réhabiliter pour la mise aux normes, repenser l’espace mais aussi redonner une nouvelle vie aux différentes superficies. Un travail minutieux que Raf Listowski Atelier d’architecture a mené avec brio.  

Nous savons par ailleurs, qu’au fil des années, l’édifice a fait l’objet de nombreuses transformations qu’elles soient fonctionnelles et formelles. Il y a eu la démolition de la salle qui occupait l’actuel volume de la cour, la modification en immeuble des parties sur rue contenant les distributions et le foyer,la  transformation du volume de la scène en ateliers de décors, ateliers de stockage ainsi qu’à la fin du XXe siècle la métamorphose en immeuble de bureaux. Divers changements, différentes destinations pour un emplacement de qualité.

Le projet consiste en un remaniement complet. Notons que l’ensemble des éléments présentant une valeur historique ou artistique ont nécessité une étude historique et scientifique menée à la demande de la ville de Paris et de la direction du patrimoine du ministère de la culture et de la communication. La recherche des architectes était méticuleuse, elle s’est portée vers une expression architecturale qui s’adapte à un immeuble de bureaux sans négliger la question de la promiscuité entre les différentes entités donnant sur la cour. La nouvelle façade, en retrait par rapport à l’alignement actuel, était donc le résultat de la typologie des logements.

Polyvalence et simplicité

Chacun des quatre logements occupe un étage entier, tandis que le rez-de-chaussée, le premier étage ainsi que l’entresol sont réaménagés en locaux professionnels. Les architectes ont conçu une entrée commune qui mène à la fois aux locaux professionnels et aux logements.  Par ailleurs, l’ensemble de la distribution verticale de l’immeuble a été repensé. Afin de dégager la façade sur cour, les deux escaliers préexistants ont été remplacés par un seul ouvrage installé au fond de l’édifice. Les architectes ont veillé également à garder entre autres les ossatures de la toiture et du dessous de scène ainsi que la couverture existante, en témoignage à l’histoire du bâtiment. Un petit coup de cœur pour le dernier étage où l’ancienne charpente se dévoile dans toute sa splendeur.

Polyvalence et simplicité sont les mots d’ordre de l’intervention. Les architectes ont privilégié le même traitement aux squelettes des locaux professionnels ainsi que ceux des logements. Les espaces intérieurs sont lumineux grâce à un interstice découpée avec tact à l’arrière du bâtiment. Quant au pied de l’immeuble, il a été entièrement rénové, la cour anglaise également. L’immeuble étant désormais en plain-pied, les escaliers et la bordure de trottoir ont été dégagés. Des interventions chirurgicales qui ont participé à la transformation radicale de l’édifice. Ce dernier, métamorphosé grâce à Raf Listowski Atelier d’architecture, entame ainsi une nouvelle vie.

© Gregory Copitet
© Gregory Copitet
© Gregory Copitet
© Gregory Copitet
© Gregory Copitet

Le site de Raf Listowski Atelier d’architecture : ici.

Les photos : © Gregory Copitet

Au Portugal, la Casa Rio, un doux mélange de sobriété et d’élégance

© Ivo Tavares Studio

A la fois simple, sobre et esthétique, la Casa Rio croise adroitement l’ancien et le nouveau. Réalisée au Portugal, à Gondomar par l’agence Paulo Merlini architects (Paulo Merlini et André Santos Silva), la conception puise dans l’histoire de la région et propose une nouvelle écriture qui s’avère être un condensé de bonne procédés.

Trois volumes distints

Le projet résulte de la rénovation d’une ancienne ferme située dans une ville très rurale. Les architectes nous racontent qu’en démontant les divers éléments de l’ancienne façade, ils ont découvert que la maison était en fait composée de trois petites maisonnées construites selon les diverses exigences de l’ancien propriétaire. Ces trois volumes distincts étaient donc la clé de la création du nouveau projet.

Les architectes, en maintenant la structure du volumes d’origine et en laissant telle quelle l’ancienne forme, ont unifié l’ensemble à travers une grande dalle perforée d’un patio central. Ce dernier, très lumineux, est censé amener la lumière naturelle dans tout l’espace collectif situé au sol sol. Un toit de jardin arrangé sur cette dalle centrale offre un nouveau jardin intime à toutes les pièces et espaces privés de la maison, un geste intelligent qui rend l’ensemble plus accueillant.

Les détails à l’honneur

Concernant la matérialité du projet, les architectes soulignent que leur intention était de « créer un contraste fort entre les deux étages ». Ainsi, tandis qu’au rez-de-chaussée est mise en application une matérialité plus grossière, dénonçant la tectonique de la construction et transmettant la sensation de vivre à l’intérieur d’une masse de granit excavée, avec une très forte relation avec l’espace extérieur, à l’étage supérieur, la géométrie des trois volumes originaux des maisons est mise est accentuée par une couleur immaculée qui attire la lumière. Au même étage, les volets en bois, la couleur blanche des murs et les parquets recréent l’ambiance d’une maison de campagne portugaise typique.

Par ailleurs, nous pouvons constater qu’une attention particulière a été octroyée aux divers détails intérieurs qui font de la réalisation un précieux bijou puisant sa force dans l’histoire et s’orientant vers le futur. La Casa Rio de Paulo Merlini architects concentre bien des qualités qu’il faut découvrir sans tarder !

© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio

Le site de Paulo Merlini architects : ici.

Les photos : © Ivo Tavares Studio

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A Lille, le groupe scolaire Jean Rostand, un harmonieux projet signé SAM architecture

© Charly Broyez

Situé au cœur du quartier de l’Épine, au sud d’Hellemmes, le nouveau groupe scolaire Jean Rostand, résultat de la déconstruction de l’ancienne école, constitue l’un des projets phares qui participe à la régénération du quartier. Une réalisation qui allie justesse et rigueur tout en apportant une belle touche d’originalité.

Astucieusement inséré dans le quartier

C’est dans l’ancienne cité de cheminots datant des années 70, que les architectes de l’agence parisienne SAM architecture viennent de réaliser leur projet. Un groupe scolaire, situé en limite d’îlot, qui devrait s’inscrire dans une typologie particulière marquée d’une part par des maisons de ville et d’autre part par des barres de hauteur modérée. Le programme est conséquent, il est constitué de 5 classes maternelles et 8 classes élémentaires ainsi qu’un espace de restauration pour 360 enfants. L’ensemble a la particularité de s’ouvrir au public, à travers le jardin présent sur la parcelle, considéré comme un espace d’expérimentation pour les enfants.

Le nouveau groupe scolaire s’est astucieusement inséré dans le quartier. En effet, les architectes nous racontent qu’afin de préserver un maximum d’espaces en pleine terre, ils ont installé l’édifice, constitué d’un étage, d’une manière à occuper moins de la moitié de la surface de la parcelle. De même, sa position en limite parcellaire permet, selon ses concepteurs, de compléter la typologie de l’îlot autant que de préserver l’espace du jardin municipal.

Notons par ailleurs que, de loin, les différentes fonctions du bâtiment sont lisibles. Nous pouvons deviner les espaces du centre de loisir, ceux du périscolaire, ainsi que les différentes parties partagées avec la ville par les lignes ludiques et les formes fluides que les architectes leur ont octroyées. Parmi ces espaces citons par exemple le grand hall qui s’ouvre sur la cour commune ainsi que la bibliothèque qui donne directement sur la rue, tandis que l’école élémentaire qui présente des lignes plus rigoureuses se caractérise par sa façade en dents de scie et ses larges fenêtres identiques dont le but est d’identifier les salles de classes mais aussi ses toits inclinés qui fait un joli clin d’œil aux maisons voisines. Il s’agit presque de deux univers qui se croisent et se complètent tout en formant un ensemble où règne une grande harmonie et une complémentarité avec l’existant.

Original, flexible

Par ailleurs, l’agence SAM architecture est connue par son apport d’originalité concernant les divers établissements scolaires. Les architectes, ont réussi, encore une fois d’optimiser chaque pièce et de rendre utile les interstices secondaires, le but étant de proposer dans un même espace, plusieurs usages selon l’heure ou la journée. A cela s’ajoute la notion de flexibilité rendue plus importante grâce à la structure poteaux-dalle, mais aussi d’ouverture. Les architectes ont eu recours à plusieurs astuces pour placer l’édifice dans son contexte tout en croisant intelligemment l’intérieur et l’extérieur. Donnons l’exemple des circulations qui offrent une promenade circulaire poreuse mettant l’intérieur et l’extérieur en osmose tout comme l’existence de la cloison mobile entre les réfectoires maternelles et élémentaires, qui peut s’effacer doucement pour créer une salle polyvalente de 280m² ouverte directement sur la cour centrale du bâtiment. L’ensemble, qui s’adresse à la fois aux diverses associations mais aussi aux riverains, peut fonctionner indépendamment vu l’accès qui se fait par le grand hall ouvert et la cour ovoïde.

Et surtout performant

Concernant les matériaux, les architectes ont eu recours à l’usage de la brique en façade qui rappelle les autres constructions du quartier. Toutefois, l’appareillage aléatoire des façades sur rue, composé de teintes sable aux joints affleurants, rompt avec la monotonie des façades traditionnelles et donne à l’ensemble un semblant de dynamisme, très apprécié de tous. Notons que le choix des architectes s’est porté sur des matériaux bruts disposant d’une couche d’usure qui les rend plus pérennes.

La structure, en bois et béton participe à l’identité visuelle du bâtiment. Les utilisateurs des lieux peuvent la contempler tout en appréciant certains principes de la construction. En effet, montrer aux usagers les diverses méthodes de construction mais aussi d’agencement, fait partie des procédés pédagogiques loués par les architectes. Donnons l’exemple des parties techniques visibles qui dévoilent le savoir-faire ou l’existence de la structure bois qui soutient les façades du premier étage et qui est visible de l’intérieur comme de l’extérieur sur cour. La cohérence et l’unité des matériaux employés participent de la frugalité du bâtiment rendant l’ensemble à la fois épuré et intemporel.

Par ailleurs, les architectes n’ont pas délaissé le côté durable du bâtiment, même au contraire, nous apprenons que l’édifice atteint les performances du label environnemental allemand PASSIVHAUS, avec des exigences très élevées concernant la consommation d’énergie, la qualité des matériaux, le confort d’été et le confort visuel, acoustique et olfactif. Ainsi, le groupe scolaire Jean Rostand propose une architecture non seulement soucieuse de la pédagogie de ceux qui la fréquentent mais attentive à son environnement. Un beau défi que les architectes de SAM architecture ont relevé avec brio.

© Charly Broyez
© Charly Broyez
© Charly Broyez
© Charly Broyez
© Charly Broyez

Le site de SAM architecture : ici.

Les photos : © Charly Broyez

A Paris, Snøhetta et SRA Architectes mettent Le Monde dans un monolithe

© Jared Chulski

C’est un gigantesque monolithe en forme de pont qui s’est érigé, à Paris, non loin de la gare Austerlitz, il abrite le nouveau siège du journal Le Monde. Cette immense machine constituée de 23000m² résulte de l’étroite collaboration de deux agences d’architecture  Snøhetta et SRA Architectes.

Une peau pixelisée

Nous sommes à Paris, dans le quartier Rive Gauche, en face de la Seine. Le nouvel édifice du siège Le Monde est incontestablement présent dans notre champs de vision. Nul passant ne peut l’ignorer. C’est un parallélépipède colossal qui mêle adroitement différentes figures. Qu’elles soient concaves, coniques ou sphériques, les entités qui en découlent forment un ensemble homogène qui se caractérise par une arche d’une portée de 80 mètres surplombant un parvis accessible au public.

Certains diront que ce nouvel élément architectural qui s’est érigé dans le ciel parisien est iconique, tandis que d’autres cherchent assidument les conséquences de ce paquebot sur l’espace urbain qui l’entoure. Entre étonnement et surprise, une chose est sûre, l’ensemble attire les différentes critiques.

Le projet est complexe, il s’agit avant tout d’un ouvrage en charpente métallique mais sans un noyau en béton, construit sur une dalle au-dessus des voies de la gare d’Austerlitz. La réalisation accueille aujourd’hui les 1600 collaborateurs des rédactions du groupe Le Monde, un exploit pour les architectes qui ont pu tirer le meilleur du contexte. Néanmoins, mis à part la complexité de la structure, c’est vers la façade que l’attention est attirée. En effet, l’enveloppe tout en verre, se caractérisant par ses différents degrés de transparence, devait être conforme à l’image initiale proposée lors du concours et validée par la ville de Paris comme par l’aménageur et tous les autres acteurs du projet. L’idée d’une peau pixelisée à la fois rutilante et dynamique pourrait faire même un joli clin d’œil à l’énergie des équipes qui travaillent derrière cette façade brillante. Par ailleurs, les architectes nous apprennent que plusieurs prototypes de maquettes ont été réalisés pour permettre la mise au point des différents détails.

Mais pourquoi un bâtiment-pont ?  

L’édifice qui enjambe un charmant espace ouvert semble faire l’unanimité. En effet, nous apprenons que la parcelle devait accueillir, dès le départ, deux bâtiments séparés par un espace public d’environ 80 mètres. Afin de respecter cette contrainte, les deux agences ont proposé un concept de « bâtiment-pont » qui tout en permettant d’obtenir des surfaces bâties sur l’ensemble de la parcelle, laisse une place prépondérante à l’espace public. Une forme d’optimisation qui a dû finir par séduire le jury.

Malgré cela, une autre problématique se posait. Comment faire pour réduire au minimum le poids du bâtiment ? A savoir que le contexte s’annonçait complexe et les diverses exigences du site ne facilitaient pas cette approche. Les architectes, après avoir étudié les différentes possibilités, ont fini par opter pour la structure métallique qui sied à merveille aux quelques difficultés rencontrées. Beaucoup plus légère dans son ensemble, la construction répond favorablement aux différentes contingences du site. Notons que le bâtiment a obtenu les certifications environnementales «NF Bâtiments tertiaires –Démarche HQE®, Bureaux 2011», niveau Excellent et le label Effinergie + . Un nouveau chapitre s’ouvre pour Le Monde ?

© Jared Chulski
© Jared Chulski
© Jared Chulski

Le site de Snøhetta : ici.

Le site de SRA Architectes : ici.

Les photos : © Jared Chulski

Santo Tirso House, une architecture née de la contraste

© Ivo Tavares Studio

Elle se trouve sur une colline, sa silhouette sombre en contraste frappant avec son environnement naturel vous y conduit. Offrant une large vue sur la commune de Santo Tirso, la maison signée de l’agence d’architecture portugaise Hous3, condense plusieurs qualités.

La réinterprétation de la maison traditionnelle portugaise

Les lignes pures de la Santo Tirso House (Casa em Santo Tirso) proviennent, selon ses concepteurs, de la réinterprétation du stéréotype de la maison traditionnelle portugaise. En effet, cette dernière connue par son toit à pignon fait l’unanimité dans la région.

Les architectes nous racontent qu’ils ont commencé par définir un axe nord-est-sud-est dans la direction longitudinale du terrain pour orienter l’ensemble de manière à avoir la meilleure vue possible. Dans cette orientation linéaire, le volume principal est disposé selon une reconfiguration ludique comme la maison traditionnelle, ainsi, la réalisation est identifiable dans tout le paysage.

Un volume moins conséquent est attaché au principal, en plus de compléter les diverses exigences du programme il fait allusion aux annexes qui sont traditionnellement des ajouts constants à la maison principale. Ce volume part de l’entrée du terrain pour créer une sorte d’atrium extérieur. Dans la simplicité de la composition de ces deux volumes, une compréhension intuitive des espaces est mise en valeur, invitant le visiteur à la découverte.

L’entrée qui constitue le premier point de contact avec le maison, nous conduit aux parties centrales et communes, ainsi nous pouvons accéder à la salle à manger, au salon et à la cuisine. Cette dernière, à la fois spacieuse et généreuse, est inondée de lumière naturelle, elle est mise en avant par un autre espace utilisé comme prolongement de la salle intérieure vers l’extérieur où se trouve une belle piscine ainsi que la salle à manger extérieure.

Un espace de vie paisible

Le volume central permet de séparer deux espaces qui devaient être indépendants. D’un côté se trouve l’espace privé qui contient un couloir menant vers les chambres et le petit bureau et d’un autre les espaces techniques. Toutes les espaces extérieures sont accessibles par des portes vitrées qui équilibrent le visuel et les connexions physiques avec le paysage. Ces deux parties se dotent de la forme traditionnelle du toit à deux versants qui a permis aux différentes entités intérieures d’être modélisées pour compléter la nature des programmes, créant un lieu de lecture et d’étude.

En raison de la simplicité et de la pertinence de son architecture intérieure, avec des murs légers, minimalistes et lisses, l’ensemble signé de Hous3 offre un espace de vie paisible à ses propriétaires. Contrairement à son extérieur sombre où la tuile végétale noire et le pin créent une silhouette graphique saisissante en contraste avec le paysage, son intérieur se révèle être un véritable havre de paix. Un travail fin qui met en avant l’essence même de son architecture.

© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
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Le site de Hous3 : ici.

Les photos : © Ivo Tavares Studio

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Au Portugal, une amusante réalisation signée Stu.dere

© Ivo Tavares Studio

Au Portugal, dans la commune de Vila Meã – Amarante, l’agence d’architecture Stu.dere vient de terminer un charmant projet. Il s’agit du remaniement d’un magasin qui vend des vêtements pour les enfants. Un univers métamorphosé malicieusement pour le bonheur des petits et des grands.

A la fois accueillant et pratique

Les architectes nous racontent qu’il s’agissait d’un espace sombre qu’il fallait transformer en un espace à la fois accueillant et pratique. Ainsi, les concepteurs se sont livrés à un agréable jeu d’enfants en créant un espace ludique intuitif et fonctionnel.

« L’intention était de créer un sentiment d’exploration en marchant dans l’espace, comme s’il s’agissait d’un labyrinthe, comme un jeu pour un enfant. » Raconte les architectes qui, au fur et à mesure de l’avancement du projet, se sont pris au jeu et ont fini par métamorphoser un projet triste et vide en un autre lumineux et dynamique, plus adapté aux enfants.

Les architectes nous racontent que dès la première découverte du lieu, les architectes ont trouvé le projet déréglé en termes de répartition de l’espace. Malgré la demande du propriétaire des lieux pour un concept d’espace ouvert, l’intention était de créer un sentiment d’exploration en marchant dans l’espace, comme s’il s’agissait d’un labyrinthe, comme un jeu pour un enfant. « D’où la mise en œuvre du treillis métallique, qui crée une barrière physique mais non visuelle, remplissant ainsi les locaux » Nous expliquent les architectes.

Ludique et attirant

En plus de l’espace dédié à la présentation et au stockage des objets, le rez-de-chaussée comprend un bureau et une petite salle de rangement. Nous pouvons même apercevoir un studio dès l’accès à l’étage supérieur. Cet aménagement a été divisé en deux espaces avec un système de vitrage, qui sert avant tout de rendre l’espace plus généreux. Les matériaux utilisés ont été sélectionnés de manière à ce que leur utilisation soit unique. Le polycarbonate alvéolaire a été choisi pour les murs intérieurs, suggérant un aspect industriel en harmonie avec le sol revêtu de béton ciré. Pour contrebalancer cela, les plafonds et le bureau étaient doublés de contreplaqué de bouleau, créant une ambiance plus intime.

Un petit espace dédié aux enfants a été créé à côté des escaliers menant à l’étage supérieur. Il s’agit d’un endroit ludique recouvert de polycarbonate et proposant une double hauteur. Les lumières reflétées dans le polycarbonate évoquent un monde de magie, d’imagination et de créativité. La suspension de style industriel a été conçue spécifiquement pour le lieu. Les architectes ont eu recours à plusieurs astuces qui rendent le lieu à la fois vivant et pratique. Le projet sombre et tristounet a cédé ainsi sa place à un ensemble ludique et attirant. Un remaniement réussi à découvrir sans tarder !

© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
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© Ivo Tavares Studio

Le site de l’agence Stu.dere Architecture & Design Studio: ici.

Les photos : © Ivo Tavares Studio

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