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Une maison de caractère…

© Peter Guthrie
© Peter Guthrie

C’est un exemple d’une construction innovante que l’architecte William O’Brien Jr. a réalisé à Sonoma, en Californie. Une typologie nouvelle conçue pour abriter deux artistes et qui revisite les bâtiments industriels à sheds que l’on trouve dans le coin.

La résidence comprend de grands ateliers  ainsi qu’une galerie en plus d’une habitation pour les deux artistes qui y vivent. Baptisée « Hendee-Borg House », la maison présente une série d’espaces qui comportent huit puits de lumière et fournissent une luminosité diffuse à l’intérieur alors que l’ensemble est orienté vers le sud.

Deux en un

Bien que les diverses pièces sont connectées, le salon et la salle principale sont séparés, ce qui entraîne une distinction interne entre les deux zones, celle du travail et celle qui contient les pièces de vie. La conception globale reflète la symétrie en terme de logement ainsi qu’en espace de travail.

La maison dispose d’une organisation spatiale simple, la cuisine , le salon et la salle à manger situées au rez-de-chaussée tandis que les chambres (dont une principale et une autre pour les hôtes), les deux bureaux, les deux studios ainsi que la galerie se trouvent au premier étage. La galerie d’exposition occupe toute l’aile est de l’étage et donne (à travers  un vide) sur le séjour créant un lien indirect entre les deux niveaux et tout en procurant un meilleur éclairage à l’ensemble.

Alors que la maison est complètement fermée à l’est via un mur habillé par des bardages en bois, les autres côtés de la résidence sont dotées de grandes baies vitrées qui s’ouvrent vers le jardin avoisinant et brouillent par moments les fragiles liens d’intérieur et d’extérieur.

Mi-atelier et mi-maison, à la fois charmante et épurée, la « Hendee-Borg House » est un élégant projet à découvrir sans tarder.

© Peter Guthrie
© Peter Guthrie
© Peter Guthrie
© Peter Guthrie
© Peter Guthrie
© Peter Guthrie
© Peter Guthrie
© Peter Guthrie

Le site de William O’Brien Jr. : ici.

Les photos: © Peter Guthrie

La subtile « Sun path House »

© Todd Eberle
© Todd Eberle

Sur la plage de Miami, l’agence d’architecture de Christian Wassmann vient de réaliser une sculpturale construction qui établit un charmant dialogue avec une autre datant des années trente qui se trouve sur le site. Comme son nom l’indique, «Sun path House», la maison utilise le soleil comme un moyen pour favoriser la vitalité et le dynamisme chez  ses habitants.

C’est l’histoire d’une construction de trois étages qui coexiste sur la même parcelle avec un bungalow datant de 1930. Le propriétaire, un restaurateur très connu qui possède par ailleurs plusieurs restaurants à New York, a souhaité de construire un édifice qui ressemble aux cabanes dans les arbres.

Le béton dans toute sa splendeur

En réponse aux demandes du restaurateur, l’architecte a conçu une structure qui à l’image d’un arbre, se développe en hauteur et dont la grande partie est perchée au-dessus d’un étage en forme de tronc. La maison se fond dans son environnement constitué particulièrement de végétation, d’arbres et de palmiers. Alors que le rez-de-chaussée comprend la cuisine et la salle à manger, au premier étage nous pouvons trouver une spacieuse chambre familiale.Une terrasse couronne l’ensemble de la structure.

Aucun détail n’a été laissé au hasard comme le chauffage au bois ou le jacuzzi sur le toit en passant par le banc arrondi qui se trouve à l’extérieur sous le porte-à faux au rez-de-chaussé.

A l’heure où de nombreuses maisons sont complètement déconnectées de leur environnement, Christian Wassmann a réalisé un beau projet qui fera quelques envieux !

© Todd Eberle
© Todd Eberle
© Todd Eberle
© Todd Eberle

Le site de Christian Wassmann : ici.

Les photos : © Todd Eberle

« Ocean House », la maison durable

© Michael Biondo

Aux Etats-Unis, le long de la fameuse côte de Rhode Island, les architectes de l’agence d’architecture Roger Ferris and Partners ont réalisé une maison familiale qui reprend le langage vernaculaire des résidences de la région et l’adapte à nos jours. Découverte d’un petit bijou qui condense plusieurs qualités.

La maison est constituée de petites entités reliées entre elles, un assemblage qui rappelle les hangars traditionnels situés le long de la côte américaine. L’emplacement et l’orientation des formes sont guidées par leur existence sur les zones humides. Parfaitement adaptées aux diverses exigences de ses habitants, la maisonnée présente un univers à part entière.

Alors que la piscine est protégée contre les vents, la terrasse de la maison où donne la cuisine est orientée vers le soleil surtout le matin. Les façades qui présentent de grandes baies vitrées sont protégées par des lames en aluminium rétractables qui régulent l’ensoleillement. Alors que les toits et les cheminées sont vêtus de panneaux de zinc qui résistent aux intempéries, l’extérieur des patios est couvert d’ipéca, un bois connu par sa longévité et sa résistance aux attaques d’insectes ; il s’agit donc d’un matériau économe qui n’a pas besoin d’entretien.

La durabilité joue un rôle important dans la conception de la maison, à part les matériaux et l’orientation, l’eau de pluie est récoltée pour être réutilisée. Tout est donc minutieusement étudié et le résultat est une maison durable et écologique. C’est une belle résidence qui a mérité ses divers prix ( Le AIA Connecticut Award, AIA New England, Chicago Athenaeum).

© Michael Biondo

© Michael Biondo

© Michael Biondo

Le site de l’agence d’architecture Roger Ferris + Partners LLC : ici

Les photos : © Michael Biondo (courtesy of Roger Ferris + Partners)

La maison-pont de Natoma Architects

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En Californie, dans un environnement boisé, l’agence d’architecture Natoma Architects (Stanley Saitowitz) a réalisé une maison singulière qui s’approprie le lieu. Un doux dialogue entre les matériaux et leur environnement se crée.

C’est au nord de la Californie, dans la ville de Marin que se trouve la parcelle. Difficile par son emplacement, cette dernière est cernée entre deux petites collines. L’idée de l’architecte était avant tout de combler le terrain et de faire de sorte que les habitants profitent au maximum de la beauté du paysage environnant. Il en résulte une étonnante conception qui relie comme un pont les deux collines et rappelle les ponts habités d’autrefois.

La structure est un mélange subtil de béton et d’acier, suspendue, elle s’ancre dans le sol via de fins pieux. L’ensemble qui se développe sur deux étages présente une face vitrée à son étage inférieur procurant ainsi une vue splendide pour ce qui concerne le salon, la salle à manger et les espaces communs. A l’étage supérieur, alors que le corten est utilisé pour occulter les chambres à coucher et garder leur intimité, une grande terrasse qui se trouve au milieu de l’étage s’ouvre comme une grande fenêtre vers l’extérieur.

La maison-pont de Stanley Saitowitz est une séduisante demeure où le verre se mélange astucieusement au béton et à l’acier au plus grand bonheur de ses habitants. Nous avons l’impression que la construction est un joli morceau du paysage qui, suspendue dans le temps ne fait que compléter l’ensemble.

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Le site de Natoma Architects : ici.

Les photos: © Rien van Rijthoven

Une séduisante maison baptisée « The Pierre »

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Elle vient de recevoir l’honorable prix de l’architecture 2014 de la part de l’AIA (American Institute of Architects). Il s’agit de la remarquable résidence de vacances griffée Olson Kundig Architects. Découverte d’une charmante retraite nichée dans la roche.

Bien que l’appellation soit à consonance française, la maison se trouve aux Etats-Unis. Conçue dans un environnement idyllique, la construction s’accroche au site et en tire le meilleur. Suivant son architecte, Olson Kunding : « Putting the house in the rock follows a tradition of building on the least productive part of a site, leaving the best parts free for cultivation. »

Dès le départ, la griffe n’étant pas facile, quelques portions rocheuses ont été creusées nécessitant de grands travaux. Les gravats ont été réutilisés que ce soit pour renforcer la structure ou sous forme d’agrégats dans la construction de certains blocs de pierre.

Les murs restés brut présentent un curieux accord avec la grande porte en verre et en acier qui s’ouvre sur la terrasse d’une part et la rare présence du bois d’autre part. L’intérieur a été aménagé par l’architecte selon les demandes de son propriétaire. Une atmosphère singulière dégage de l’ensemble qui, resté brut, est mis en valeur par les éléments décoratifs qui s’y trouvent.

Dans cet archipel du nord-ouest des Etats-Unis connu par ses côtes sauvages la maison réalisée par Olson Kundig est un fin exercice d’intégration qui a bien mérité son prix.

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Le site d’Olson Kundig Architscts: ici.

Les photos : © Benjamin Benschneider pour Olson Kundig Architscts

Et si l’architecture jouait l’effacement ?

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Les architectes de l’agence STPMJ ont participé à un concours annuel, organisé par l’Architectural League de New York, en présentant un projet original qui met en application l’effacement en architecture. Une grange complètement enveloppée de miroirs a gagné ainsi l’aval du jury. Découverte d’une construction qui brouille les limites de la perception.

C’est une œuvre architecturale qui joue parfaitement l’effacement vis-à-vis de la nature qui a été réalisée par l’agence d’architecture américaine STPMJ lors des « Folly 2014 » pour le Socrates Park à New-York. Baptisée « Invisible grange », le projet est une conception qui perd la présence architecturale et ajoute une nouvelle expérience pour les utilisateurs. Placée au cœur d’une palmeraie, la construction qui se trouve à mi-chemin entre sculpture et architecture donne une illusion visuelle qui brouille les frontières avec le site où elle se trouve.

Adoptant une forme parallélépipédique, la « folie » présente quelques ouvertures biseautées de différentes tailles qui indiquent l’emplacement des fenêtres. Et comme le reste du volume est enveloppé par un film de miroir, les visiteurs auront l’impression que les ouvertures qui forment la seule différence entre le monde réel et le paysage reflété, flottent dans l’air.

Composée de poteaux en bois montés sur une base en béton, la structure est simple et la méthode de construction est facile. Les murs sont préfabriqués, les planchers et les cadres d’ouvertures sont en bois, l’assemblage se fait directement sur place.

« Invisible grange » est une « folie » qui utilise à la fois la matérialité et le contexte du site pour créer une nouvelle scène dérivée du paysage environnant.

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Le site des architectes de stpmj : ici.

es images : © STPMJ

A Catskill Mountains, une médiathèque signée Gluck+

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Les architectes de l’agence Gluck+ ont réalisé un projet atypique dans un site tout aussi extraordinaire. La poésie du lieu pousse-t-elle à la lecture d’un livre ?

Au nord de la ville de New-York, à Catskill Mountains se trouve une intéressante petite médiathèque enfouie dans la nature. Dans cet environnement sauvage, les architectes de l’agence Peter Gluck and Partners ont conçu une structure cubique de petite taille, visuellement hermétique à son premier étage et complètement vitrée pour le deux-tiers du second. De ce fait, l’utilisateur des lieux pourra savourer pleinement l’environnement paisible où il se trouve.

De loin, une fois que la lumière soit allumée, le toit a l’air de flotter et la structure ressemble à une étrange lanterne éclairée. A l’intérieur, se trouvent des rangées de livres accompagnées d’un bureau et d’une chaise. Suivant les architectes, il s’agit là, d’un havre de paix qui semble s’approcher d’un idéal imperceptible que l’homme ne cesse de chercher.

Alors, convaincus par l’idée ?

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Le site de Gluck+ : ici.

Les photos: © Gluck+

Une maison perchée signée Fougeron Architecture

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En Californie, l’agence Fougeron Architecture a conçu une étonnante maison de vacances qui habite la falaise. Vues spectaculaires et architecture épurée se rencontrent pour un effet à la fois sobre et saisissant.

C’est sur la côte sud de Buck creek, un endroit connu par la beauté sauvage de ses paysages que se trouve cette maison accrochée à la roche.

La partie principale est composée de deux boîtes rectangulaires reliées par un volume en verre qui sert de bibliothèque. L’une des chambres donne directement , en porte à faux, sur l’océan. Malgré la rudesse du site, l’intérieur est épuré, le bois lui donne un sentiment de chaleur et le mobilier est gracieux.

Malgré l’apparence, la forme est complexe puisqu’elle s’adapte au lieu profitant de la beauté qui l’entoure sans empiéter sur cette dernière. On peut dire qu’ici, architecture et nature établissent un fin dialogue…

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Le site de Fougeron architecture : ici.

Les photos: © Fougeron Architecture.