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SEED, la bibliothèque qui répand la culture

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En 2014, l’agence d’architecture AOJ (Architects of justice) basée à Johannesburg, a été lauréat du prix des jeunes architectes africains (Young Architects in Africa) pour son projet SEED démontrant ainsi le rôle de l’architecture dans la vie sociale.

Baptisé, SEED (seed of knowledge), il s’agit d’un projet lauréat (parmi 200) conçu pour développer l’idée d’une bibliothèque semi-permanente qui sème la connaissance et prolonge l’éducation. L’équipement se trouve dans un secteur difficile et vise à bousculer les habitudes des habitants.

Les architectes Kuba Granicki, Mike Rassmann et Alessio Lacovig, ont développé une idée qui s’adapte au programme demandé et peut se construire au moindre coût. D’où, l’utilisation de conteneurs maritimes qui ont été colorées et qui, selon les architectes, en plus de leur rôle stimulent la créativité. Deux grands conteneurs forment ainsi le corps du projet et s’installent dans la cour même de l’école invitant ainsi les enfants non seulement à entrer pour se documenter mais à y accomplir également leurs études extrascolaires.

L’intérieur est aussi coloré que l’extérieur, sobre et accueillant, il s’avère être à la fois durable et fonctionnel. Un très bon exemple à suivre sans tarder.

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Le projet a reçu le également le Gauteng Institute of Architecture Award 2013.

Le site des architectes AOJ : ici.

Les photos : © Architects of Justice

Vers une (r)évolution appelée vi(ll)e en container

Container City 2

‘Ecologiques, économiques, recyclables et modulables’, selon leurs concepteurs, ces récipients à bas coûts (par essence), facilement transportables et assemblables, résistants aux intempéries, font leur chemin dans la conception même de nos villes. Un nouveau type d’habitat efficient et avantageux ou un effet de mode séducteur et branché ?

Monde

Tout a commencé un jour à l’initiative d’Eric Raynolds, qui se trouve être à la tête de l’entreprise anglaise Urban Space Management (USM), connue depuis 1971 pour ses interventions sur les quartiers en mutation. USM investit, conseille et gère, travaillant soit avec l’Etat soit avec de nombreuses entreprises spécialisées dans le bâtiment. L’agence est notamment connue pour l’aménagement et le développement du Camden Lock Market, l’un des sites touristiques les plus connus et visités de Londres.

C’est en 2000 qu’USM, spécialisée dans les équipements collectifs, gagne dans le quartier des docks à Londres le concours d’aménagement d’un centre dédié aux artistes. Le concept ‘Container City 1’ est né.

L’idée était le recyclage et la récupération de containers maritimes et leur réutilisation sous forme d’unités d’habitation. Les aspects techniques déterminés, de l’isolation aux fenêtres en passant par la structure d’accueil et les réseaux, n’étaient pas insurmontables. Eric Raynolds a imaginé, puis construit, un quartier entier fabriqué de containers empilés selon plusieurs modes d’agencements.

Un succès inattendu ! Ce projet novateur a attiré l’attention et devint bientôt, tel le quartier BedZed*, l’un des exemples écologiques du pays. A tel point qu’une année plus tard, l’extension ‘Container City 2’ voyait le jour. Présentée comme une évolution de la première phase, ‘Container City 2’ disposait d’équipements supplémentaires permettant une meilleure accessibilité. Avec ses couleurs brillantes et son côté inédit, elle a fait l’unanimité. Un triomphe pour la société commerciale et un énorme privilège pour la ville.

Ce qui au départ était destiné à être des ateliers pour des artistes londoniens, avec la hausse des prix du loyer et la crise, rendant l’accessibilité encore plus difficile aux logements de coût modéré, est devenu un immeuble d’habitation adulé et un lieu branché de la capitale anglaise. Il y fait si bon vivre qu’une longue liste d’attente attend ceux qui souhaitent un jour y travailler, voire y vivre.

L’intérêt pour ce concept a bientôt dépassé les frontières. Depuis leur utilisation dans quelques projets dans les années 60, les containers revenaient sur le devant de la scène architecturale. Aujourd’hui, les containers participent à la pensée même du futur de l’habitat dans la ville. A l’exemple de nouveaux investisseurs.

Ailleurs en Europe 

Container City 1

En Hollande, la société néerlandaise Tempohousing a entreprit la construction d’un mini-village en containers dans le quartier de Bijlmermeer, au sud d’Amsterdam, afin de répondre aux nombreux problèmes de logements rencontrés par les étudiants.

Des immeubles de cinq étages abritent désormais 1.500 étudiants. Sur place, un supermarché, un café, un local à vélo le tout, bien sûr, issus du même métal, assurent le bonheur des habitants.

En 2004, la société hollandaise Holland Composites Industrials a pour sa part créé des logements, nommés ‘Spaceboxes’, à partir d’unités en matériaux composites selon un principe semblable à celui des containers. La ville de Delft en a installé 132 pour les étudiants étrangers, imitée peu après par l’université d’Utrecht qui en a monté 234. Malgré ses qualités économiques, sa facilité de transport et un temps de montage record, ce concept n’a pas eu l’écho planétaire de ‘Container-City’.

Dans le monde

Aux Etats-Unis, l’agence d’architecture LOT-EK, connue depuis sa création pour ses projets basés sur la récupération, a trouvé avec les containers un marché florissant et recherché. En écho à la crise, elle propose aujourd’hui des logements individuels qui répondent aux normes de confort trouvé dans n’importe quelle maison traditionnelle. L’agence a commercialisé le ‘Mobile Dwelling Unit (MDU), lointain cousin du ‘Silver Bullet’, qui permet d’avoir une maison facilement transférable et ceci n’importe où dans le monde.

A l’image économique et écologique s’ajoute ainsi celle de la mobilité de la ‘maison’, un atout peut-être non négligeable aujourd’hui.

Au Nigeria encore, un maître d’ouvrage a eu l’idée d’ajouter plusieurs étages en containers sur un socle d’un étage en béton ; un maillage mixte et pari réussi pour cet hôtel trois étoiles.

Logements étudiants Le Havre.

En France

En France, où demeure l’aspect patrimonial de la pierre, le développement de la maison Container est timide. Cela écrit, l’effet ‘Container City’ a réussi à percer sur le marché des logements étudiants. Bien qu’initialement conçu comme une réplique à des contraintes économiques d’urgence et malgré les polémiques afférentes, le programme de la ville du Havre, conçu par l’architecte Alberto Cattani, semble avoir séduit les étudiants, premiers bénéficiaires de ces programmes neufs. Le coût raisonnable et la taille – mieux les m² d’un container que ceux d’une chambre de bonne – ainsi sans doute que le confort et la fonctionnalité, n’y sont pas étrangers.

A tel point que d’autres villes en région parisienne pensent sérieusement à saisir l’occasion de construire ce type d’habitat. A Dunkerque, l’architecte Jérôme Soissons a même érigé une chapelle en containers. Idée incroyable soutenue par quelques fidèles sauf qu’elle a coûté 60.000 euros, une somme qui commence à s’éloigner de l’idée économique de l’utilisation des containers. Même si une chapelle à 60.000 euros…

L’abri temporaire d’artistes du début est devenu un concept architectural captivant. Aujourd’hui, ‘Container City’ offre une nouvelle image radieuse de l’habitat collectif. Récipients multicolores, solides et transportables ont fait leur preuve. Au moins ont-ils changé – Pour le meilleur ? Pour le Pire ? – le regard des gens.

Sipane Hoh

Les photos 1 et 2 :© cmglee

La photo 3 © Christophe Durand

N.B. Cet article est paru en première publication dans le courrier de l’architecte le 30 mars 2011.

Innovation…

Jusqu’à ce jour, les spécialistes de la construction et de l’assemblage des conteneurs ont suivi une trame bien régulière dans leurs conceptions. Avec ce projet, cette agence d’architecture a rompu avec cette trame en apportant plusieurs nouveautés que se soit sur la forme ainsi que sur la couleur de ces assemblages. Le résultat, une conception qui se démarque par son originalité et sa recherche de la modernité et de l’innovation dans un domaine qui, comparé aux générations précédentes, est devenu assez classique…

D’autres blogs qui ont parlé de cette originalité: Archispass.

La photo: © NL architects.

Reconstruction…

On a déjà vu plusieurs agences d’architecture spécialisées dans le recyclage notamment des grandes boîtes d’expédition (conteneurs), ou bien celles qui sont allées un peu plus loin avec des fuselages d’avions, mais recycler presque toutes les parties d’une maison en bois pour en construire des modèles uniques qui ne ressemblent plus à la maison d’origine mais qui sont le résultat d’une accumulation savante de plusieurs éléments de construction, c’est très rare mais ça existe. Pour cela, il va falloir sortir un peu de nos frontières pour aller à la rencontre d’un artiste, entrer dans son univers unique et faire la connaissance de ses œuvres témoins d’une architecture spectaculaire et créative…

Pour plus d »informations voir: ici.

Un campus original…

Ce ne sera pas la première fois qu’on utilise des grosses boîtes d’expédition pour les transformer en logements. Mais c’est la première fois qu’on utilise ces mêmes boîtes comme un ensemble de logements d’étudiants. Le projet se trouve à Amsterdam aux Pays-bas et il comporte 1000 logements d’étudiants, une salle de sport, une bibliothèque, une cafétéria et un super marché. En plus du confort, ce grand ensemble est doté d’un système efficace pour le drainage de l’eau de pluie et une isolation maximale qui protège des différents changements climatiques.

D’autres blogs qui ont parlé de ce projet: ici.

"Container house"!

Transformer un récipient d’expédition simple en unité simple de logement qui présente une mobilité et flexibilité parfaite…

Le système est basé sur des meubles intégrés dans des volumes secondaires,facilitant les fonctions domestiques de la cuisine, de la salle à manger et d’autres, laissant libre l’espace principale.


L’espace potentiellement rigide est tout à fait hospitalier, combinant une longue fenêtre horizontale dans chacun des volumes secondaires, avec les surfaces intérieures qui présentent des couleurs lumineuses de contre-plaqué et l’éclairage fluorescent. C’est une méthode simple de construction se prêtant naturellement aux options multiples et aux possibilités sans fin de la personnalisation.

C’est une idée qui concrétise la technologie et la sensibilité de conception…

Une fois de plus l’agence LOT-EK d’architecture a montré l’exemple…