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Summer home, quand l’esprit du lieu renaît

© Nikole Bouchard

Aux Etats-Unis, à Martha’s Vineyard l’architecte Erin Pellegrino vient de terminer la réhabilitation d’une construction atypique construite à l’origine par l’architecte Chester Wisniewski, ancien apprenti de Frank Lloyd Wright. L’esprit du lieu est bien de retour.

The Shop

Chester Wisniewski est le fondateur de l’agence Davis, Brody et Wisniewski (maintenant connu sous le nom de David, Brody et Bond. Après la mort de Wisniewski, ses fils ont décidé de préserver la structure d’origine et de transformer l’intérieur de l’ensemble qui servait à réparer des voiliers en une maison résidentielle qu’ils ont baptisée The Shop.

La conception de la rénovation est dirigée par Erin Pellegrino. Comme pour les autres structures de Wisniewski sur le vignoble, l’atelier a été créé par l’expérimentation à la fois du design et des matériaux. A l’époque, l’architecte a bâti l’atelier en utilisant des matériaux de construction standard facilement disponibles comme le bois, le contreplaqué, le verre et l’acier. L’ensemble est atypique, notons par exemple le toit a été inspiré par les temples japonais shinto que Wisniewski a observé pendant la Seconde Guerre mondiale. Pour concevoir le toit, l’architecte s’est doté d’un livre sur les temples, s’inspirant des formes qui l’intéressent, puis il a redimensionné l’ensemble avec l’aide d’un de ses fils.

Erin Pellegrino, partage une certaine sensibilité avec Wisniewski surtout en ce qui concerne le design avec une approche pratique qui s’intéresse à l’expérimentation matérielle. Les deux architectes soutiennent la philosophie selon laquelle la création et la pensée ne seraient pas dissociable. Pellegrino, dans sa conception de la résidence (et des meubles spécifiques au site), s’est inspirée du concept d’atelier. Elle a séquencé l’espace en différentes zones. Nous pouvons trouver la zone publique qui possède elle-même des zones distinctes consacrées à des tâches spécifiques, similaires à celles d’un atelier, tandis que la partie privée est conçue pour se sentir à l’aise.

Un joli clin d’œil à l’île

Chaque élément architectural est fonctionnel tandis que la palette de matériaux exprime la nature des espaces et fait un joli clin d’œil à l’île. De plus, elle a édifié la plupart des meubles sur place. L’ossature du bâtiment est d’origine, y compris le sol et l’étonnant toit. L’architecte a travaillé à la réhabilitation de l’enveloppe du bâtiment afin de maintenir l’intégrité structurelle et de préserver l’habitation pour les années à venir. Lors de la conception et de la construction des deux parties publique et privée, elle a incorporé de nombreux matériaux originaux utilisés par Wisniewski ou des matériaux trouvés dans le sous-sol dans le but de garder l’esprit qu’il avait créé.

L’étage principal qui est divisé en deux parties et comprend la zone publique et la zone privée, est organisée telle que la zone publique est conçue autour du concept de l’outillage dans un atelier. Dans sa conception, l’architecte a envisagé que les gens se déplaceraient dans l’espace comme ils le feraient dans une menuiserie, selon des schémas ou des ordres d’opérations quelque peu prévisibles. Ainsi couper ou poncer dans un atelier se traduirait en un objectif plus social dans The Shop, c’est-à-dire manger, se prélasser ou cuisiner. La zone privée, qui comprend les chambres et les salles de bains, est conçue comme si on fleurait les meubles trouvés dans un atelier. Par exemple, les portes escamotables des chambres sont faites de contreplaqué de bouleau avec des poignées en métal qui donnent l’impression d’entrer dans une armoire à outils.

L’architecte a également conçu de belles portes que ce soit pour la buanderie ou le sous-sol avec des joints de vannes papillon et des poignées en tôle d’acier. Au-dessus des chambres se trouve une mezzanine qui offre une vue imprenable sur l’espace et le plafond voûté. Les fenêtres bordent les deux côtés du plafond où, pendant les heures du matin et le coucher du soleil, la lumière naturelle pénètre dans l’espace à travers le couloir entre les chambres et se reflète partout. Le projet de Wisniewski, mis subtilement au goût du jour, s’apprête ainsi à affronter le temps.

© Nikole Bouchard
© Nikole Bouchard
© Nikole Bouchard
© Nikole Bouchard

Architecture : Chester Wisniewski
Rénovation et réhabilitation: Erin Pellegrino Les photos : © Nikole Bouchard

Le Friendly Building de WRA, compact, passif et sympathique

© Nicolas Grosmond

Petit par sa taille, simple par sa forme ingénieux par son programme et exemplaire par sa réalisation, le Friendly Building de l’agence parisienne Wild Rabbits architectes (Vladimir Doray et Fabrice Lagarde) constitue une curiosité à part entière. Abritant quatre logements sociaux pour étudiants en colocation, la petite résidence située à Villejuif serait-elle en route pour devenir un cas d’école ?

Un langage aussi simple que fondamental

L’édifice qui, prend place au 67, rue Auguste Delaune à Villejuif sur une parcelle exiguë située dans un quartier résidentiel de Villejuif a tout pour séduire. Parlons tout d’abord de son architecture qui ne cherche ni l’ostentation ni la gloriole, mais qui répond à des exigences prédéfinies tout en apportant un langage aussi simple que fondamental. Le but étant l’effacement volontaire devant le monument voisin d’André Lurçat mais aussi la polyvalence d’une intervention atypique au profit d’une réalisation parcimonieuse.

Mais que fait la différence entre un quelconque bâtiment de logement étudiant et le Friendly Building de WRA ? Peu de choses qui font tout. La réalisation possède plusieurs atouts non négligeables. Tout d’abord il ne s’agit pas d’un simple immeuble de logements, l’ensemble abrite également des espaces dédiés à l’interaction avec les voisins. Un programme aéré, utile et fonctionnel qui comporte en son rez-de-chaussée des espaces à disposition de tous comme par exemple la salle d’études pour les enfants du quartier qui devient, selon les heures et les jours, un lieu de rencontre, d’échanges ou d’apprentissage.

Plus haut, au premier et deuxième niveau, tandis que certaines chambres d’étudiants s’ouvrent directement sur la cuisine ou le séjour, d’autres restent plus conformistes avec un accès à travers le hall d’entrée. Le troisième étage propose un appartement adapté à l’attique alors que le rez-de-chaussée abrite un logement PMR. Quatre logements sociaux pour 17 occupants et une surface de plancher de 360m² autant dire une petite opération au grand potentiel.

Un choix atypique pour une expérience mémorable

La partie la plus innovante reste l’exécution. Les architectes de WRA ont opté pour un choix atypique qui rend l’expérience de la Friendly Building mémorable. D’ailleurs, les architectes avouent avec la plus grand modestie que la réalisation relevait d’un véritable exercice. Les concepteurs qui se sont passionnés par le passé à des réalisations en béton comme le bunker d’Epinay-sur-Seine, nous livre à Villejuif un projet riche d’un autre procédé, la préfabrication en bois 3D. Une polyvalence et un défi qu’ils ont été capables de relever !

A ce propos, les deux associés nous informent que le prix du m² du bois préfabriqué est à peu près le même partout, mais son impact environnemental reste remarquable. Un grand atout donc pour un chantier moins polluant, le tout livré en un temps record. Les différentes modules ont été transportés en camions et quand on envisage de réaliser un édifice en bois, les donnes changent. Pour cela il a fallu jongler avec les dimensions, un exercice difficile qui a probablement amusé nos deux magiciens car le résultat est juste bluffant.

Une réalisation économe et durable

Le Friendly Building peut-il s’apparenter à un jeu de cubes et de blocs ? même si le rapprochement est très tentant, la réalité est toute autre car chaque élément qui compose savamment le projet est unique. Chaque composant est choisi pour former un ensemble uni à l’instar d’un géant puzzle où chaque figure trouve sa place. La question qui nous taraude serait néanmoins : Pour une réalisation économe et durable, est-ce que l’ensemble est démontable ou recyclable ? La réponse est encore plus surprenante, les divers éléments sont en effet démontables en atelier mais il ne faut pas attendre à faire et défaire tout sur place comme un jeu de Légo. Pour des besoins d’inertie thermique ou l’immuabilité de la matière, les architectes ont eu besoin de se servir du béton, non, tout n’est pas du 100% bois et la réponse serait donc oui, tout est récupérable mais en atelier. Finalement peu importe le procédé, c’est la conséquence qui prime. Nous sommes en présence d’un savoir-faire qui peut se rapprocher de l’excellence.

© Nicolas Grosmond
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Le site de WRA : ici.

Les photos : © Nicolas Grosmond

Programme : Construction de 4 logements sociaux (17 places) pour étudiants en colocation solidaire Localisation : 67 rue Auguste Delaune à Villejuif (94) Surface : 420 m² sdp / 360 m² shab Coût : 663 K€ H T, Valeur : 720 K€ H T Maître d’ouvrage : RATP H ABITAT Équipe : CMB entreprise mandataire / WRA + Ithaques architectes / ARTOFACT bet bois / ACE bet fluides Mission : Complète loi M O P – conception réalisation Période de chantier : juin à septembre 2019 Exemplarité : Certification NF Habitat HQE, labellisation bâtiment passif

A Yakima, Graham Baba Architects réalise un projet remarquable

© Kevin Scott

Dans l’état de Washington, à Yakima, l’agence d’architecture Graham Baba Architects vient de finaliser la réalisation du siège social de Washington Fruit & Produce Co. qui s’inspire de la typologie d’une grange et s’installe délicatement dans le paysage.

Comme une oasis

Entouré des entrepôts de conditionnement de fruits parmi les plus sophistiqués au monde, le siège social de Washington Fruit & Produce Co., d’une superficie de 16 500 pieds carrés, est conçu comme une oasis au milieu d’une mer de béton et de broussailles. Niché derrière les reliefs et les murs du site, le complexe de bureaux axé sur la cour, offre un refuge contre le bruit et l’activité des chantiers de transformation industriels à proximité.

Les architectes nous racontent comment l’idée est née. Ainsi, s’inspirant du design d’une grange vieillissante que le client avait identifiée comme favorite, le concept cherche à capturer l’essence d’une esthétique agricole utilitaire. Une structure simple, des matériaux naturels pour une conception fusionnant le vernaculaire rural et l’esthétisme contemporain.

Le bâtiment en forme de L est niché dans le paysage, grâce à l’utilisation de murs de chantier en béton formé de panneaux et des allées pavées en terre qui enveloppent le périmètre pour former une cour centrale paysagère. Une fente à travers la voie permet d’accéder du parking à la cour et à l’entrée du bâtiment. Traversant la cour par une promenade, le visiteur est entouré par une façade entièrement vitrée, rythmée par une série de colonnes de bois qui jalonnent le bâtiment à intervalles réguliers.

Des matériaux naturels et de teintes chaleureuses

Le bâtiment rappelle ses racines agricoles. Il est surmonté de poutres en treillis apparentes de 68 pieds de long, l’intérieur atteint 20 pieds à son apogée. La nature répétitive de la structure a assuré une fabrication et un assemblage faciles ainsi qu’une économie de coûts et de ressources. La façade de la cour exposée au nord est vitrée sur toute sa longueur, prolongeant visuellement l’espace intérieur dans la cour. L’éclairage intérieur est équilibré par une longue lucarne à claire-voie au sud, tandis que l’utilisation intensive de grands surplombs orientés au sud et de vitrages à haute efficacité limite la chaleur en été. Un revêtement en bois de grange récupéré et un toit en acier résistant aux intempéries complètent les matériaux extérieurs.

L’intérieur est spartiate, il est inondé de lumière du jour et complété par des matériaux naturels et de teintes chaleureuses. Les bureaux privés bordent le mur sud, tandis que les espaces de conférence et les fonctions d’arrière-plan sont installés dans des boîtes en bois. L’éclairage se compose de luminaires conçus sur mesure. Un système de plancher surélevé garantit une esthétique sans câblage, propre est préservée. Les différents détails sont soignés et l’ensemble est cohérent.

Le bureau des ventes est situé dans l’aile du bâtiment pour isoler le bruit et améliorer l’intimité. Une structure fermée séparément avec une table de 30 pieds de long où les agriculteurs avec lesquels l’entreprise travaille se réunissent pour des repas se trouve à côté. Le système structurel apparent reliant la salle à manger au bâtiment principal crée une petite cour partiellement couverte, faisant un joli clin d’œil au vestige d’une grange vieillissante.

Les vues dans tout le complexe sont contrôlées, que ce soit sur la cour, les collines éloignées ou même vers les bureaux privés. Tout est organisé pour créer un environnement paisible pour travailler. La réalisation de Graham Baba constitue une belle performance !

© Kevin Scott
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Le site de Graham Baba Architects : ici.

Graham Baba Instagram: @grahambabaarchitects

Graham Baba Twitter: @grahambaba

Les photos : © Kevin Scott

A la Costa Nova, un charmant restaurant signé Ferreira Arquitectos

© Ivo Tavares Studio

L’agence Ferreira Arquitectos vient de terminer la réhabilitation de restaurant du Club De Vela situé sur la plage de la Costa Nova au sud de la ville portugaise de Porto. Un projet inspirant que les architectes ont remanié avec adresse.

Renouveler un espace abîmé par le temps et maintenir l’existant

Les architectes de Ferreira Arquitectos nous racontent que le Costa Nova Sailing Club qui est divisé en trois entités, est l’un des plus anciens clubs nautiques de l’estuaire de la Ria de Aveiro. Il s’agit donc du restaurant, le bar des membres du club et la terrasse. « Pour chacun de ces espaces, il y avait un public spécifique avec des préférences et des traditions différentes, ce qui a provoqué le grand défi de ce projet. » Soulignent les concepteurs.

Renouveler un espace abîmé par le temps et maintenir l’existant constituait donc le nouveau défi des architectes à qui l’on a octroyé le projet. Le nouvel espace évolue et se forme tout en respectant les souvenirs et leur valeur, toujours d’actualité pour tous les membres du Club.

Nous remarquons que le bois est resté la toile de fond, un matériau typique de la Costa Nova, afin d’enraciner ce souvenir tout en ouvrant un nouveau chapitre, cependant, ce matériau millénaire a été utilisé en tant que l’allié aux technologies modernes, comme par exemple, dans les pièces en bois rétro-éclairées, afin de créer un environnement unique et confortable. Au niveau de la morphologie de l’espace, selon les architectes, il était clair que sa division excessive gênait le flux du parcours, c’est pourquoi ils ont décidé de créer un comptoir unique, qui maintenait la division entre le restaurant et le bar.

Une expression minimaliste

Au restaurant, où le volume semble gracieusement flotter sur l’eau, il a été décidé de profiter au maximum de la vue arrière à travers de grandes travées avec une expression minimaliste pour maintenir une vision panoramique plus nette. Et la cuisine, désormais agrandie, permet de mieux surveiller les conditions de travail.

Les lignes dominants sont épurés, l’intérieur est lumineux et le mobilier aux tons clairs donne à l’espace plus de générosité. L’ensemble respire la sobriété et l’élégance. Tout a été minutieusement étudié pour le plus grand confort des utilisateurs des lieux. Bref, il s’agit d’une charmante restauration dans les règles de l’art !

© Ivo Tavares Studio
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Le site de Ferreira Arquitectos : ici.

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Les photos : © Ivo Tavares Studio

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A Woodside, la gracieuse réalisation signée Walker Warner Architects

© Matthew Millman

En Californie, l’agence d’architecture Walker Warner Architects a réalisé une élégante résidence qui allie merveilleusement et avec une grande délicatesse différentes textures. Lignes épurées, traits sobres, espaces généreux et une grande luminosité sont les principaux caractéristiques du projet.

Une variété d’expériences

Les architectes nous racontent que le concept de ce projet a commencé par une exploration de bâtiments séparés agencés pour créer une variété d’expériences de vie intérieures et extérieures mais complémentaires. Compte tenu du contexte rural de la ville de Woodside, les bâtis agricoles de la région et les formes emblématiques ont été référencés pour l’inspiration, ainsi que la fonctionnalité.

La maison est une compilation de trois bâtiments principaux, la maison principale, un bureau et une grange, le tout disposé autour d’une cour centrale où se trouve une piscine, pour créer une variété d’espaces intérieurs-extérieurs complémentaires et diverses possibilités de vie. « C’est une interprétation contemporaine des habitations rurales et traditionnelles », déclare l’architecte principal Greg Warner. Une quatrième entité composée du pool house complète l’ensemble. Il s’agit d’une série de trois pavillons alignés sur le même axe utilisant des matériaux similaires comme contrepartie inventive des bâtiments principaux.

Un langage commun

Toutes les constructions partagent un langage commun des lignes asymétriques fortes avec une palette de matériaux communs de pierre, du bois de cèdre rouge, de verre et d’acier, réunis sous un toit de zinc. L’utilisation de la pierre évoque la rusticité, faisant un joli clin d’œil vers les structures des anciennes fermes, tandis que les planches de cèdre à motifs aléatoires et la toiture en zinc rappellent le langage vernaculaire rurale de la grange à foin de Californie. En insérant de l’acier apparent et de grandes étendues de verre, la maison adopte un style contemporain et contrasté.

La grange, positionnée à l’avant de la propriété, sert d’entrée symbolique, renforçant le caractère rural du contexte environnant. Un passage ouvert menant à travers la grange encadre considérablement la façade d’entrée de la résidence principale. En entrant dans la cour, formée par trois structures, l’équilibre de l’espace et de la matière anime le projet dans son ensemble.

La résidence principale comprend deux espaces de vie principaux constitués d’un salon et d’une cuisine attenante à une salle à manger familiale. Une suite parentale, trois chambres et un bureau composent le deuxième étage. Concernant l’intérieur, la lumière est partout grâce aux grandes baies vitrées qui s’ouvrent sur l’extérieur brouillant les limites intérieur-extérieur. Une certaine subtilité se dégage du mélange des différentes textures. Entre sobriété et élégance la propriété réalisée par Walker Warner Architects constitue une curiosité à découvrir sans tarder !

© Matthew Millman
© Matthew Millman
© Matthew Millman
© Matthew Millman
© Matthew Millman

Le site de Walker Warner Architects : ici.

Instagram: @walkerwarnerarchitects

Les photos : © Matthew Millman

Instagram: @matthewmillmanphoto

Architecture intérieure: Shawback Design Associates ; Paysagisme: Lutsko Associates ;

Maîtrise d’ouvrage: Chesler Construction

A Porto, une remarquable réalisation signée Floret arquitectura

© Ivo Tavares Studio

A Porto, dans le quartier diversifié de « Caminhos do Romântico » l’agence portugaise Fleuret arquitectura vient de terminer la réalisation d’une charmante maison. Baptisée « Golgota », la résidence affiche un doux mélange d’ancien et de nouveau.

Réhabiliter l’ancien

Située à Porto, la zone de « Caminhos do Romântico » possède diverses caractéristiques. En effet, ce tronçon de ville mêle adroitement des maisons bourgeoises, des habitations populaires, des jardins et autres espèces exotiques, il est aussi composé de plusieurs exemples anciens datant de l’ère industrielle.

L’architecte nous raconte qu’une partie importante des itinéraires de la localité est faite par des chemins aux caractéristiques rurales,composés de hauts murs des anciennes fermes où l’on trouve de belles fontaines ainsi que plusieurs anciens lavoirs. L’intervention se situe dans la route qui va de Golgota à Massarelos, comprenant d’importants repères tels que la faculté d’architecture de l’université de Porto, la « Casa da Agustina Bessa-Luís »ainsi que d’autres maisons bourgeoises et ouvrières. L’ensemble est entouré d’un étendu dense de verdure où le fleuve Douro, situé en arrière-plan, constitue l’élément omniprésent.

L’ancienne maison qui existait sur la parcelle et qui était complètement en ruines, a été réhabilitée et remise aux normes. Les architectes y ont mené un travail minutieux qui a redonné à l’existant ses lettres de noblesse. En effet, de couleur ocre, la bâtisse a retrouvé son éclat d’antan.

Réaliser une nouvelle extension

L’extension a été réalisée vers son niveau inférieur, en profitant des terrasses, en utilisant du bois et du béton, délimitant clairement le budget  dont les travaux ont été réalisés en très peu de temps. Tous les murs existants ont été récupérés, ainsi que les murs de soutènement des terrasses comme le jardin où les espèces existantes ont été préservées et d’autres ont été incorporées selon à la spécificité du lieu.

Selon les architectes, la piscine a été conçue de manière à ne pas modifier la topographie du terrain. Le résultat global s’est avéré assez harmonieux, avec les nouveaux éléments ajoutés étant très discrets. Le terrain s’étend sur trois terrasses orientées à l’est avec une construction de quatre étages destiné à la partie privée. Compte tenu de la petite taille de cette dernière, il a été proposé d’agrandir la zone en introduisant deux nouveaux éléments. Il s’agit d’un volume comprenant des parties habitables ainsi qu’une piscine.

Le nouveau volume comprend des zones communes comme l’entrée, la cuisine, le salon mais aussi les installations de la piscine. Cette nouvelle entité est perpendiculaire au bâtiment existant et se compose de deux étages, s’étendant à l’est, comprenant plusieurs niveaux avec des terrasses au sol, des espaces de vie, des chemins entre autres.

L’intervention a réussi à concilier les diverses exigences d’une famille nombreuse avec les conditions résultant de la valorisation du patrimoine bâti tout en respectant la spécificité du lieu et le plan directeur de la municipalité. La solution trouvée résulte en une extension composée de bois et de verre qui a permis d’agrandir la surface habitable du bâtiment tout en préservant l’existant sans oublier l’ouverture sur le jardin. Les architectes soulignent que le choix du bois permet, en quelque sorte, de réduire le poids de l’expansion qui s’avère être relativement importante. La maison « Golgota » qui croise subtilement textures et matières constitue une belle curiosité à découvrir sans tarder !

© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio

Le site de Floret Arquitectura : ici.

Les photos : © Ivo Tavares Studio

Instagram @ivotavaresstudio‌‌