Archives du mot-clé maison

En Corée, une maison en pierre signée OBBA

 

© kyungsub shin

Dans la campagne coréenne, l’agence d’architecture OBBA a réalisé une maison en pierre pour un couple de personnes âgées. Intitulé « Les couches », le projet semble être taillé pour adopter le terrain incliné où il se trouve ainsi que le paysage environnant.

C’est à une heure de route de la capitale coréenne, au pied du mont Toema que les architectes de l’agence OBBA ont construit la maison. Il s’agit d’une construction en pierre composée de murs stratifiés de couleur ocre. Adapté au paysage rural, la résidence à un seul étage est structuré en quatre espaces horizontaux et organisé selon l’orientation nord-sud, le tout en suivant gracieusement la légère inclinaison du terrain.

Séquence d’espaces

Puisque les architectes considèrent que la vie est faite d’une série de courts moments, la maison d’habitation devrait y découler. En conséquence, toujours selon les concepteurs, la conception doit donc englober plusieurs parties qui tranchent avec la monotonie quotidienne. D’où l’idée d’une séquence d’espaces qui se forment autour d’un long couloir offrant aux propriétaires une résidence fonctionnelle et ludique.

«Nous voulions offrir au couple de personnes âgées qui ont vécu une vie active et qui a été comme une série de courts moments, une maison rurale confortable mais pas ennuyeuse. » Voilà donc l’une des principales préoccupations de ce projet qui a réussi à transformer les différents espaces. Ces derniers sont dotés de diverses textures tout en étant tous en pierre.

Un projet simple qui a fait appel à l’imagination pour un résultat appréciable.

© kyungsub shin
© kyungsub shin
© kyungsub shin
© kyungsub shin
© kyungsub shin
© kyungsub shin
© kyungsub shin
© kyungsub shin

Le site de l’agence d’architecture OBBA: ici.

Les photos: © kyungsub shin

Faire plus avec moins

 

© Diego Cosme

Faire plus avec moins, c’est une devise bien connue des architectes mais dont une partie peut vraiment y trouver un grand intérêt. Ici c’est le cas, nous sommes au Mexique, dans un quartier en plein mutation. Les architectes de l’agence Intersticial ont accompli un travail fin qui puise dans l’existant pour un résultat remarquable.

La maison-studio est situé dans un quartier voué à la régénération urbaine où des propriétés construites dans les années quatre-vingt semblent avoir besoin d’une touche de réhabilitation. La mission des architectes de l’agence Intersticial était la transformation d’une habitation en une composition mixte qui comprend un logement ainsi qu’un espace de travail. Une réhabilitation ainsi qu’une reconversion à une toute petite échelle tout en respectant les méthodes de construction utilisées.

La beauté à l’état pur

Pour optimiser l’ensemble et maximiser l’espace de vie entre intérieur et extérieur, les architectes ont opté pour l’espace de travail au rez-de-chaussée, quant au premier étage, il abrite le logement. L’esthétique du projet réside dans sa fonctionnalité ainsi que dans l’usage des diverses matières apparentes.

La mise en place d’une série de cours a permis de ventiler et d’illuminer d’une manière naturelle toutes les entités. Le revêtement de la façade contraste avec l’intérieur et donne à l’ensemble un indéniable cachet. Pour des raisons budgétaires, les architectes ont laissé les textures à l’état brut, une décision qui nécessite une grande vigilance concernant les diverses finitions, les détails ainsi qu’une bonne connaissances des techniques de la construction régionales artisanales.

Le projet de l’agence Intersticial interprète les différentes difficultés, respecte son contexte tout en reconnaissant ses limites. La réalisation s’inspire de l’existant et répond favorablement aux exigences de la vie moderne. Il s’agit d’un antre gracieux pour y vivre et y travailler.

© Diego Cosme
© Diego Cosme
© Diego Cosme
© Diego Cosme
© Diego Cosme
© Diego Cosme

Le site des architectes d’Intersticial : ici.

Les photos: © Diego Cosme

« Cinq terrasses et un jardin », l’histoire d’un projet parfait

© Ricardo Oliveira Alves
© Ricardo Oliveira Alves

Au Portugal, l’agence d’architecture Corpo Atelier a réalisé une résidence familiale de couleur blanche qui présente un charmant jeu de volumes, le tout posé sur une impeccable pelouse. Sobriété et épurement sont les mots d’ordre qui caractérisent l’ensemble.

Située en Algarve, dans la célèbre station balnéaire de Villamoura, la maison constituée de plusieurs niveaux affiche une certaine serénité. En effet, l’architecte, à travers une subtile superposition de terrasses a réussi de concevoir un projet compact avec une vue imprenable sur les environs.

Invitation au voyage

Cinq terrasses blanches sont empilées pour permettre aux habitants de se déplacer verticalement et de découvrir les différentes échelles du paysage environnant. Les vides qui résultent de cet ingénieux assemblage créent des espaces qui procurent par moments la charmante illusion d’un jardin intérieur. De même diverses perspectives invitent au voyage. Les propriétaires peuvent même jouir d’une lointaine vue sur le large.

Corpo Atelier, qui est fondée par l’architecte portugais Filipe Paixão est reconnue par la réalisation de plusieurs projets atypiques. Conjuguant à merveille minimalisme et création, toutes les  conceptions poussent à la contemplation et cette dernière n’échappe pas à la règle. Il s’agit d’une construction qui, à travers ses terrasses, titille l’imaginaire malgré ses formes primaires.

L’intérieur de la maison est à l’image de son extérieur. Les architectes ont donné une grande attention aux détails qui mettent en avant un univers épuré et des lignes fins. Les baies vitrées procurent une grande luminosité tout en limitant astucieusement les regards extérieurs. Ceci est dû au jeu de terrasses que les architectes ont manié avec finesse. « Cinq terrasses et un jardin » est un projet remarquable qui ravira ses habitants.

© Ricardo Oliveira Alves
© Ricardo Oliveira Alves
© Ricardo Oliveira Alves
© Ricardo Oliveira Alves
© Ricardo Oliveira Alves
© Ricardo Oliveira Alves

Le site de Corpo Atelier : ici.

Les photos: © Ricardo Oliveira Alves

La maison camouflée

© Pedro Pegenaute

Les Architectes PMMT basés à Barcelone ont dissimulé subtilement une résidence familiale derrière un écrin de tuiles en céramique. De couleur verte, l’ensemble semble se nicher dans son environnement.

Les architectes ont travaillé avec quatre tons différents pour colorer les tuiles et leur donner l’aspect le plus proche possible des quatre saisons. La maison possède une morphologie compacte, sa forme répond aux limitations imposées et les conditions préexistantes. En plus des diverses contraintes d’aménagement urbain du site, les architectes ont dû affronter une pente raide située entre l’entrée principale et l’accès à la demeure. Pour cela, la création de deux niveaux pour accéder à l’édifice était une évidence. Grâce à plusieurs pentes et des rampes qui établissent diverses relations entre le paysage,la maison et ses intérieurs, le projet minimise le grand impact de l’écart créé par la présence de la pente.

Discrétion et grâce

Le volume forme un cube de trois étages. L’ensemble posé à un niveau inférieur à celui de la rue, tente d’établir une relation visuelle avec le ruisseau qui délimite le site. L’organisation générale répond aux divers besoins des utilisateurs. Sur le côté extérieur qui donne vers le paysage, une grande plate-forme en bois rallonge la salle de séjour créant un espace vivant agréable sous l’ombre des arbres qui donne également accès à la partie arrière de la maison.

La maison cherche à fusionner avec l’environnement verdoyant grâce à son enveloppe en acier inoxydable. Les façades sont conçues en lattes de bois de châtaignier, elles ont des ouvertures dimensionnées en fonction des exigences de l’éclairage et respectent le confort des habitants. Dans ces ouvertures se cache un système de lattes horizontales en aluminium réglable pour contrôler l’apport solaire tout en fournissant le plus grand niveau de confort.

L’inspiration naturelle continue à l’intérieur où se trouvent deux bouleaux dans le patio à ciel ouvert. Les traits sont épurés et l’ensemble est minimaliste. Les matériaux ainsi que les textures se marient subtilement ce qui donne un cachet singulier au projet. Cette maison constitue un petit bijou caché dans son écrin.

© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute

Le site de PMMT architects : ici.

Les photos: © Pedro Pegenaute

« Casa Roel », l’extraordinaire maison en béton

© Cristóbal Palma

Au Mexique, l’architecte Isaac Broid s’associe avec les architectes Assadi + Pulido pour réaliser une remarquable maison en béton où la sobriété et l’épurement ne font qu’un.

Les architectes ont conçu une résidence familiale proposant un schéma en H où deux pavillons font un astucieux face à face. Située dans une des zones les plus prestigieuses de la ville de Mexico, la « Casa Roel » se démarque par sa simplicité. Malgré son apparence presque monochromatique, la maison a été construite en utilisant quatre matériaux: le béton, le verre, la pierre et le bois. Une profusion de textures qui se mêlent joyeusement pour former un ensemble cohérent.

Textures et matières

La maison est composée de deux pavillons parallèles reliés entre eux par un volume situé proche de la rue adjacente. Il contient le salon, la salle à manger et la cuisine. La structure générale est complètement suspendue, elle repose au fond de la parcelle sur un socle en béton.

Un joli jardin luxuriant relie la rue à l’arrière du terrain en passant sous la bâtisse où se trouvent un parking et un espace polyvalent. Une présence paysagère que l’on trouve également sur le toit où des terrasses avec des jardins ainsi qu’une piscine ont été ajoutés. D’en haut, les habitants peuvent apprécier les vues intéressantes donnant sur les toits des maisons voisines ainsi qu’une grande partie de la ville.

De très grandes baies vitrées apportent la luminosité à l’intérieur qui est épuré et sobre. Les textures et les divers matériaux se marient à merveille dans un univers gracieux aux détails soignés. La « Casa Roel » est un petit bijou à découvrir sans tarder.

© Cristóbal Palma
© Cristóbal Palma
© Cristóbal Palma
© Cristóbal Palma

Les sites de Felipe Assadi + Francisca Pulido ainsi que celui d’Isaac Broid : ici et .

Les photos : © Cristóbal Palma

L’atypique « Leyva 506 »

© Louis Gordoa

Au Mexique, dans la capitale de l’état de Morelos, APT arquitectura a reconverti une ancienne réserve non utilisée en un agréable studio pour un jeune historien. En tirant pleinement parti de l’existant et répondant au mieux aux exigences budgétaires du propriétaire, les architectes ont réussi à concevoir une petite merveille.

Situé dans le centre historique de la ville de Cuernavaca, le projet se trouve sur un garage qui constitue la partie frontale de la parcelle. L’ensemble donne d’une part sur la rue et d’autre part sur le côté où se trouve un jardin menant à la maison principale. La transformation réside dans la définition de trois éléments de base: le tunnel d’accès, la menuiserie intégrée en contreplaqué et la mosaïque artisanale qui couvre les murs. Chacun de ces éléments a été mis en évidence par leur matérialité et le contraste avec le blanc utilisé pour couvrir les murs et les toits d’origine.

Le tunnel d’accès est un élément en béton servant de hall au logement, il traverse le studio et s’ouvre généreusement sur le jardin. Selon l’architecte, la structure devient avec le temps le témoin de la transformation réalisée, elle contribue à l’écriture de la nouvelle histoire du lieu.

Réhabiliter et préserver

L’une des exigences du propriétaire était la conception d’une bibliothèque où l’historien pourrait stocker une grande collection de livres, en plus d’un espace qui se transforme facilement en lieu de travail. Ainsi, nous pouvons remarquer l’existence d’un espace vaste qui intègre la bibliothèque tout en s’ouvrant sur le reste. Le contreplaqué était le matériau choisi pour apporter de la chaleur à l’espace. Tous les travaux de menuiserie du studio-logement ont été réalisés avec la même matière pour unifier le mobilier.

Pour les planchers intérieurs une mosaïque de couleur jaune faite main a été choisie. Un matériau qui était à l’origine présent dans les lieux mais qui se trouvait dans un mauvais état. Les nouvelles mosaïques ont la même couleur jaune que l’original, elles ont été réalisées à la main en se basant sur une ancienne technique traditionnelle utilisée dans le centre-ville de Cuernavaca.

« Leyva 506 » crée un doux dialogue entre le passé et le présent dans l’un des quartiers les plus anciens de la ville de Cuernavaca. C’est une opération qui relance la réhabilitation du centre historique de la ville tout en préservant l’existant.

© Louis Gordoa
© Louis Gordoa
© Louis Gordoa
© Louis Gordoa
© Louis Gordoa
© Louis Gordoa

Le site de APT arquitectura : ici.

Les photos: © Louis Gordoa.

Une tour en béton en guise de maison

© Cristobal Palma

Dans la campagne chilienne, les architectes Mauricio Pezo et Sofia von Ellrichshausen ont réalisé une tour en béton de sept étages pour abriter leur propre logement ainsi que leur agence d’architecture. Le projet baptisé « Casa Cien » lie fonctionnalité, sobrieté et originalité.

L’édifice conçu par l’agence Pezo & Von Ellrichshausen constitue tout d’abord une réponse aux diverses exigences du couple. Les deux étages de la structure sont partiellement enfouies dans la colline, elles composent un grand atelier qui s’étend du sous-sol jusqu’au rez-de-chaussée. Au-dessus, s’élève une petite tour de cinq étages abritant la partie consacrée à l’habitation. Des escaliers distincts desservent chaque entité.

L’élégance à l’état brut

De loin, la silhouette du bâtiment est visible de tous. Construit en béton, l’édifice est revêtu de plusieurs couches donnant à l’ensemble une texture rugueuse très caractéristique. Des fenêtres carrées de différentes tailles perforent les murs, le vitrage y est encastré pour donner une impression d’épaisseur. A l’intérieur du bâtiment, une simple grille rectiligne délimite les différentes pièces.

Le premier de deux escaliers en bois spirale mène du salon principal aux chambres à coucher situées sur les deux niveaux au-dessus. Le deuxième escalier relie quant à lui les trois étages supérieurs, où les studios et les salles de réunion accueillent entre quatre et six employés. Les ouvertures qui se trouvent dans les planchers offrent des vues inattendues vers le haut et le bas. Une originalité dont les architectes semblent être fiers.

Parfois centrale, d’autres latérale, ou même en diagonale, chaque unité établit une relation différente entre les chambres. Piégée entre les deux mondes factuels qui sont destinés pour travailler, la vie domestique est protégée. A l’intérieur, les murs sont recouvertes de bois peint en blanc, une présence subtile d’acier galvanisé qui constitue les cadres des ouvertures rompt la monotonie des textures. Une certaine élégance à l’été brut se dégage de cette singulière maison.

© Cristobal Palma
© Cristobal Palma
© Cristobal Palma
© Cristobal Palma
© Cristobal Palma
© Cristobal Palma

Le site de Pezo von Ellrichshausen : ici.

Les photos: © Cristobal Palma

Paredes Pedrosa signe deux emblématiques maisons à Oropesa

© Luis Asín

En Espagne, dans la cité médiévale d’Oropesa, l’agence Paredes Pedrosa arquitectos (Ángela García de Paredes et Ignacio G. Pedrosa) a réalisé deux maisons qui se greffent malicieusement sur les arcades du château de la ville. Un projet atypique à la fois charmant et remarquable.

La ville d’Oropesa est située dans la province de Tolède, elle est connue par son château médiéval construit en 1402. A l’époque, la famille régnante a entrepris la construction de deux murailles reliant le château et l’église. Sauf que la réalisation, restée inachevée nous lègue aujourd’hui deux fractions de murs millénaires traversant la ville.

 

Le projet de l’agence Paredes Pedrosa arquitectos consiste à remodeler deux maisons situées entre les deux tranches de la muraille en ouvrant un grand atrium reliant les deux entités. Les constructions déjà existantes étant étroites et asymétriques, l’intervention n’était donc pas une mince affaire. Sans parler d’un contexte particulier qui a dicté le remaniement général.

Les architectes ont démantelé et rehaussé d’un mètre les toits des maisons existantes réutilisant les tuiles d’argile. Les deux structures sont reliées entre elles par deux puissantes arches en brique, inscrites au monuments historiques. Les maisonnées sont donc séparées entre elles par une généreuse cour intérieure. Ainsi l’une des deux résidences donne sur la rue alors que l’autre s’ouvre sur le jardin partagé. Afin de préserver l’architecture existante, l’ensemble des murs ont été peint en blanc et de nouvelles ouvertures ont été conçues pour apporter plus de luminosité à l’intérieur.

Les architectes ont réhabilité l’ensemble tout en respectant les textures existantes. Un minutieux travail a été donc mené pour conserver le plus possible le cachet d’autrefois. Les espaces créés et rajoutés au fil du temps étant devenus inadaptés se dotent de nouvelles caractéristiques. Aussi atypique qu’originale, l’intervention semble être un véritable succès.

© Luis Asín
© Luis Asín
© Luis Asín
© Luis Asín
© Luis Asín
© Luis Asín

Le site de l’agence Paredes Pedrosa arquitectos : ici.

Les photos: © Luis Asín, Paredes Pedrosa arquitectos