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En Corée, une maison en pierre signée OBBA

 

© kyungsub shin

Dans la campagne coréenne, l’agence d’architecture OBBA a réalisé une maison en pierre pour un couple de personnes âgées. Intitulé « Les couches », le projet semble être taillé pour adopter le terrain incliné où il se trouve ainsi que le paysage environnant.

C’est à une heure de route de la capitale coréenne, au pied du mont Toema que les architectes de l’agence OBBA ont construit la maison. Il s’agit d’une construction en pierre composée de murs stratifiés de couleur ocre. Adapté au paysage rural, la résidence à un seul étage est structuré en quatre espaces horizontaux et organisé selon l’orientation nord-sud, le tout en suivant gracieusement la légère inclinaison du terrain.

Séquence d’espaces

Puisque les architectes considèrent que la vie est faite d’une série de courts moments, la maison d’habitation devrait y découler. En conséquence, toujours selon les concepteurs, la conception doit donc englober plusieurs parties qui tranchent avec la monotonie quotidienne. D’où l’idée d’une séquence d’espaces qui se forment autour d’un long couloir offrant aux propriétaires une résidence fonctionnelle et ludique.

«Nous voulions offrir au couple de personnes âgées qui ont vécu une vie active et qui a été comme une série de courts moments, une maison rurale confortable mais pas ennuyeuse. » Voilà donc l’une des principales préoccupations de ce projet qui a réussi à transformer les différents espaces. Ces derniers sont dotés de diverses textures tout en étant tous en pierre.

Un projet simple qui a fait appel à l’imagination pour un résultat appréciable.

© kyungsub shin
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Le site de l’agence d’architecture OBBA: ici.

Les photos: © kyungsub shin

La maison qui habite la pente

© Sergio Pirrone
© Sergio Pirrone

En Corée, à une heure de route à l’est de Séoul, les architectes de l’agence Bcho Architects ont réalisé une atypique habitation qui épouse la pente et procure une vue imprenable sur les environs.

Au milieu des montagnes, dans un environnement paisible constitué principalement de champs de riz, la maison conçue par Bcho Architects est une curiosité à part entière. Selon ses concepteurs, la construction se base sur le «Ki», qui est le terme traditionnel désignant l’énergie universelle. En effet, la demeure appelée également « Tilt Roof », tente de respecter le flux d’énergie naturelle des montagnes alentour et tente de mettre en avant la relation entre les diverses qualités de la nature avec la bâti.

En pleine nature

En profitant de la pente raide de la parcelle, les architectes ont accordé la construction à la topographie existante, il en résulte une maison partiellement encastrée dans le sol à la fois charmante et fonctionnelle. Pour suivre le mouvement de la pente, le toit est incliné jusqu’à ce qu’il disparaisse dans le sol. Tout est conçu pour garder intact l’effet de la nature. Les architectes ont profité du toit incliné pour réaliser une chaleureuse terrasse parsemée de carrés de verdure. Ces dernières agrémentent l’ensemble et donnent la sensation d’être en plein nature aux habitants de la maison.

Un patio situé au cœur de la maison inonde l’intérieur par la lumière naturelle. Côté matériaux, la maison est construite en béton, elle est habillée en bois de pin foncé. Contrairement à l’extérieur, l’intérieur se pare de bois clair qui donne un sentiment de chaleur à l’ensemble. Pendant la saison chaude, quand le vent souffle du sud au nord, la ventilation au sein de la maison est assurée grâce au patio. Plusieurs détails qui font de cette maison un petit bijou ancré dans son milieu.

© Sergio Pirrone
© Sergio Pirrone
© Sergio Pirrone
© Sergio Pirrone
© Sergio Pirrone
© Sergio Pirrone
© Sergio Pirrone
© Sergio Pirrone

Le site de Bcho Architects: ici.

Les photos : © Sergio Pirrone

En Corée, la maternelle change de ton

© Kyungsub Shin
© Kyungsub Shin

Baprisé « Flower + Kindergarten », il s’agit d’un projet réalisé par l’architecte Jungmin Nam (OA Lab) dans la capitale coréenne. L’édifice est censé à changer l’image des établissements d’enseignements en proposant une architecture esthétique et un meilleur environnement tout en respectant les valeurs économiques et réglementaires obligatoires de la ville dense.

Situé au cœur d’un ensemble d’immeubles de grande hauteur (IGH) dans le quartier de Seocho et non loin du parc de Yang-je, le jardin d’enfants de cinq étages réalisé par l’agence d’architecture OA Lab a été conçu pour offrir entre autres un point de repère coloré dans un environnement homogène. Les concepteurs voulaient offrir aux enfants une variété d’espaces accueillants ainsi que la possibilité d’une douce interaction avec la nature environnante.

Espaces panachés

Selon l’architecte, la plupart des école maternelles de la ville ont une conception architecturale très contraignante à cause des diverses réglementations de la ville. C’est pourquoi, ce projet aspire à offrir aux enfants un environnement à la fois ludique et dynamique. Pour cela, il a fallu créer des couloirs qui s’apparentent à des espaces d’apprentissage et de jeux. Ces derniers sont dispersés dans tout l’édifice, du rez-de-chaussée jusqu’au troisième étage et sont reliés par un escalier spacieux. Ce dernier présente une particularité, il comprend un toboggan, une curiosité qui devrait plaire aux petits habitués des lieux.

Au total, le bâtiment dispose de sept étages. Les quatre principaux niveaux accueillent des salles de classe, tandis que les deux étages du sous-sol contiennent une cantine, diverses installations pour le personnel et un parking. Une terrasse sécurisée se trouve sur le toit de l’édifice.

Dans les salles de classe, les couleurs sont au rendez-vous. Des plafonds jusqu’aux cadres des fenêtres, tout est pensé pour égayer l’atmosphère. De l’extérieur, des fenêtres carrées de tailles différentes sont parsemées sur les quatre façades. L’existence d’une fenêtre qui longe l’escalier et qui monte progressivement représente une particularité surtout pour les passants qui peuvent apercevoir les quelques activités qui se déroulent au sein de l’établissement.

Quant aux pots de fleurs intégrés dans la façade, ils sont destinés à familiariser les enfants avec la nature. Faire face à des problèmes typiques des grandes villes en apportant aux enfants un certain équilibre entre les gratte-ciel d’une part et les espaces verts d’autre part est un pari réussi de la part de l’architecte qui a su concevoir un lieu accueillant qui change probablement l’image d’une institution.

© Kyungsub Shin
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© Kyungsub Shin
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Le site de l’agence d’architecture OA Lab : ici.

Les photos : © Kyungsub Shin.

Une tour, rien que pour les voitures

© Sergio Pirrone
© Sergio Pirrone

En Corée, l’agence d’architecture IROJE KHM architects vient de rajouter une pièce au puzzle urbain d’un complexe de bâtiments construit il y a vingt ans. Le rôle du nouvel arrivant étant un peu différent des autres, il s’agit d’un immeuble utilisé pour garer les voitures.

Connu sous le nom de « Silver boat », le complexe résidentiel date de la fin du 20ème siècle. Aujourd’hui, l’idée d’y rajouter un immeuble de parking étant devenue nécessaire, les architectes de la firme IROJE KHM architects viennent d’accomplir leur projet.

En aluminium vétue

La construction se trouve à Donggyo-dong, dans une célèbre rue de la capitale coréenne surnommée par les étudiants « street of hongik university » en raison de sa proximité du pôle éducatif et culturel. Le style adopté par les édifices alentours étant particulier, les architectes ont décidé d’apporter un souffle nouveau qui tranche avec les constructions avoisinantes tout en gardant un certain épurement dans l’ensemble.

A l’image des bateaux que l’on trouve sur la rivière Han, composée de trois murs courbes et habillée en blanc, cette réalisation tout en acier abrite les voitures du complexe avoisinant. Tandis que l’ensemble est recouvert d’aluminium, une énorme partie vitrée en polycarbonate révèle comment les voitures se déplacent verticalement et mécaniquement au sein du dispositif.

La nouvelle tour de couleur blanche est tout aussi esthétique que fonctionnelle, elle marque une nouvelle génération de bâtiments qui par sa présence tend à revaloriser l’image du quartier.

© Sergio Pirrone
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© Sergio Pirrone
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Le site d’IROJE KHM Architects : ici.

Les photos : © Sergio Pirrone

Quand l’étroitesse devient un avantage

© Roh Kyung
© Roh Kyung

En Corée, sur l’une des parcelles exiguë de la ville de Busan, l’agence d’architecture younghan chung Architects vient de remplacer plusieurs constructions existantes par cinq maisons individuelles. Conçue comme une métaphore d’un arbre, chaque maisonnée prend racine dans le sol et s’élève pour marquer le paysage urbain de la ville.

Sur une parcelle de seulement de 137m² se trouvaient deux arbres et les ruines de trois logements. L’idée était de reconstruire plusieurs petites résidences tout en gardant l’esprit des lieux. Pour cela, l’architecte coréen, diplômé de Harvard et connu par ailleurs par les deux projets « Poroscape » et «9X9 HOUSE » nous a une nouvelle fois surprit par cette réalisation.

Le bouquet résidentiel

Il s’agit de cinq minuscules maisonnées dispersées sur l’étroite parcelle  formant un petit bouquet résidentiel qui reprend les codes ainsi que les matériaux de la construction d’autrefois. Chaque entité est indépendante, tandis que l’une des cinq résidences peut abriter une seule personne, les autres sont conçues pour loger des vacanciers. Une petite cour privée se trouve au centre du terrain et procure une luminosité à l’intérieur de chaque unité.

Chaque maison se caractérise par une simplicité ainsi qu’un épurement exemplaires où la présence du bois se mêle aux touches d’acier ainsi que celles de la brique pour aboutir à un ensemble cohérent à la fois simple et surprenant. En conséquence, malgré leur singularité, les petites maisonnées viennent se perdre dans le chaos urbain qu’est la ville de Busan.

© Roh Kyung
© Roh Kyung
© Roh Kyung
© Roh Kyung
© Roh Kyung
© Roh Kyung

Le site de l’architecte Younghan Chung : ici.

Les photos: © Roh Kyung

Les faux jumeaux

© Nam Goonhsun

En Corée, à proximité de Séoul, l’agence d’architecture Moon Hoon a réalisé deux résidences atypiques où une énorme sphère marque une forme concave sur chacune des entités. Le résultat est à la fois inattendu et singulier.

Il s’agit de deux frères qui ont souhaité construire deux résidences proches sur un terrain situé non loin de la capitale coréenne. L’idée de l’architecte était de considérer les deux volumes comme des jumeaux avec des façades qui se côtoient. La conception du départ a été soulignée par l’ajout d’une cavité sphérique qui s’étale sur les deux façades avoisinantes créant les deux tranches de la lune, d’où le nom du projet : « Two Moon » faisant également un clin d’œil à un film qui porte à peu près le même nom.

Deux en un

Les deux formes apparaissent irrégulières vu que l’un des deux édifices présente un léger décalage par rapport à l’autre. La vision de la lune devient alors évidente, nous pouvons remarquer l’existence d’un croissant d’un côté et son complément de l’autre.

Les deux résidences sont constituées de trois étages chacune, à la fois distinctes, elles se rapprochent et s’accordent par endroits, une certaine poésie se dégage dans la manière dont l’architecte a étudié ces raccords. Pas d’escalier à l’intérieur des bâtiments, ceux-ci sont installés à l’extérieur. Alors que l’un des bâtiments contient une galerie au niveau du rez-de-chaussée, l’autre présente un café en son milieu, deux terrasses coiffent les toits des deux entités.

Les constellations en guise d’ornement

Tandis qu’un balcon semi-circulaire est nichée dans l’une des cavités courbes de l’une des façades, des constellations d’étoiles présentées sous forme de petites perforations se trouvent sur l’autre façade. Ces dernières représentent selon leur auteur les horoscopes des deux propriétaires.

Le matériau utilisé est le béton armé, il est en état brut à l’extérieur comme à l’intérieur. Pour agrémenter l’ensemble, à l’intérieur quelques briques ont été ajoutées, de même, les installations électriques ont été laissé exposées donnant un ton industriel à l’ensemble.

Cette double-résidence conçue par l’agence Moon Hoon est le dernier d’une série de projets aux façades inhabituelles qui me rappelle les travaux de Gordon Matta-Clark. Une belle réalisation en somme.

© Nam Goonhsun

© Nam Goonhsun

Le site de l’agence d’architecture Moon Hoon: ici.

Les photos: © Nam Goonhsun

En Corée, sur une île lointaine…

@Oujae Archiects

Les architectes de l’agence d’architecture coréenne Oujae viennent de réaliser l’une des trois installations touristiques de l’île pittoresque lointaine de Cheongsando. Dans le cadre du réaménagement de cette localité, un centre communautaire, une résidence pour les touristes et un espace d’information ont ainsi vu le jour.

Cheongsando est l’une de nombreuses îles qui se trouvent dans le compté de Wando faisant  partie du parc national de Dadohae. Couverte de champs d’orge et présentant une vue imprenable sur l’océan, l’île possède des promenades bucoliques où les visiteurs peuvent se déambuler.

Préserver pour durer

«Le projet de régénération de Cheongsando consiste à éviter la mise en place d’installations artificielles égratignent le magnifique paysage isolé de l’île » soulignent les architectes. Devenue touristique depuis peu, l’île est visitée par 300000 personnes par an. Tout est donc dans l’art du travail de la préservation que les architectes ont mené avec persuasion.

Le programme comprend trois édifices distincts : une ancienne école qui a été rénovée et devenue un centre communautaire, un espace d’information ainsi que des hébergements de vacances. Une boutique de produits de la ferme et un bureau fournissant des nécessaires de camping complètent l’ensemble.

La tradition respectée

L’école rénovée est couronnée par des volumes de bois où prennent place des logements de vacances avec leurs terrasses respectives. Auparavant l’établissement comportait deux étages, pour régler un problème structurel, les architectes ont été obligés de démolir le deuxième étage. A la place de ce dernier cinq structures à ossature bois ont été greffées au premier niveau donnant à l’ensemble un agréable air hybride.

Cheongsando possède une tradition, il s’agit de la construction de murs en pierre d’où le recours par les architectes à la même technique de construction traditionnelle qui enchante l’entourage. Mis à part l’école, une autre structure caractérise depuis peu le paysage, il s’agit de l’atelier fabriquant et vendant des produits locaux à l’architecture singulière qui mélange astucieusement le verre, le bois et la pierre.

Dans cette île lointaine aux paysages sauvages, l’architecture agrémente délicatement les lieux.

@Oujae Architects

@Oujae Architects

@Oujae Architects
Le site des architectes Oujae : ici.
Les photos : © Oujae Architects

Le drôle d’édifice de Gangnam

© Park Wan-soon

Un bâtiment qui coexiste avec son environnement tout en remplissant les fonctions fondamentales d’une construction urbaine, c’est avec ce discours que l’architecte de L’EAU design présente sa tour, un drôle de projet qui, depuis 2012, a pris place  dans l’un des quartiers de la capitale coréenne. Découverte d’un immeuble d’habitation qui se veut à la fois utile et innovant.

C’est à Gangnam-gu, l’arrondissement le plus aisé de Séoul que se trouve le projet signé par L’ EAU design. Dans ce quartier de Gangnam aux larges avenus et d’immeubles de prestige, la hauteur est de mise. L’immeuble d’habitation en question est donc conçu comme « un objet tridimensionnel multicouche qui s’insère dans l’écosystème ».

Selon l’architecte, contrairement aux tours de construction massives situées à côté de la route principale, les installations  mixtes du quartier se trouvent plus limitées dans un petit quartier résidentiel minutieusement planifiée. Pour cela, les équipements à usages multiples doivent répondre mieux à la proximité de l’environnement sensible tout en limitant son étendue.

L’architecte n’a pas voulu réaliser une structure massive qui porte en elle un signal mais un projet à facettes dont l’objectif principal est d’être le miroir du quartier, c’est-à-dire un endroit où cohabitent à la fois les bureaux, les commerces et les habitations. Et pour que chaque face reçoive la lumière du jour, l’édifice devrait s’incliner comme un tournesol.

Hybride et surprenant, la conception signée L’EAU design attire l’attention de tout passant.

© Park Wan-soon

© Park Wan-soon

Le site de l’agence d’architecture L’EAU design : ici.

http://www.leau.co.kr/

Les photos: © Park Wan-soon