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Aqualagon, l’univers fantastique des vacanciers

© Luc Boegly & Didier Boy de la Tour

« Un monde fantastique qui nécessite une architecture proche de la science fiction » C’est avec ces termes que l’architecte Jacques Ferrier introduit son projet. Un parc aquatique mais pas n’importe lequel, un élément fonctionnel tout aussi récréatif qui complète le tableau idyllique du paysage environnant.

A l’est de Paris, non loin de Disneyland Paris, dans un parc de 175 hectares se trouve Aqualagon. Il s’agit de l’une des pièces du puzzle récréatif où se trouvent entre autres un lac artificiel, une ferme pédagogique, des logements pour des vacanciers mais aussi des restaurants et des espaces de jeu.

Architecturale…

« A l’image d’un origami, notre proposition pour le parc aquatique s’apparente à un paysage qui se déplie, pour culminer à 27m environ : c’est un paysage construit, dressé dans le ciel. Ce landmark d’un type nouveau contraste avec la topographie, relativement plate. Ce n’est pas un élément posé dans le paysage, mais une continuité du paysage lui-même. » Explique Jacques Ferrier qui a taillé un projet adéquat pour le lieu.

Aqualagon est un centre aquatique couvert de 8 000 m², il doté d’une piscine à vague, de plusieurs jacuzzis et d’immenses toboggans intérieur et extérieur qui font sans aucun doute le bonheur des enfants et des grands. Un décor de théâtre qui peut faire rêver plus d’un. Qui pouvait croire à l’existence d’un monde pareil non loin de la vie trépidante parisienne ?

« Ces vides sont remplis de larges panneaux vitrés laissant la lumière naturelle pénétrer dans le centre aquatique et offrant aux visiteurs la sensation d’être en continuité avec l’extérieur. Au sommet, un dôme transparent à la géométrie singulière permet au visiteur de nager en regardant le ciel. Ce dôme signe la silhouette du parc aquatique. La structure et les éléments de toiture seront optimisés pour disparaître dans les angles de vues depuis les bassins et accentuer la présence du ciel. Le parc aquatique est traversé de part en part par la lumière. Son orientation, les jeux de reflets et de diffusion de la lumière naturelle, permettent d’optimiser et d’adoucir celle-ci. Au ras de l’eau,la continuité avec l’extérieur est totale, les nageurs pouvant sortir sans obstacle. » Raconte l’architecte qui a su s’adapter au contexte pour un résultat concluant.

Mais pas que…

L’ensemble est implanté à proximité d’une large étendue d’eau, la construction se déploie sur plusieurs étages agrémentés par plusieurs jardins. Le visiteurs peut se promener sur les terrasses tout en contemplant de loin le paysage lointain qui s’offre à ses yeux. L’édifice peut accueillir jusqu’à 2 800 baigneurs. Sa morphologie atypique confère à l’ensemble une certaine harmonie architecturale.

Mis à part le côté architectural plastique, c’est l’ingénierie qui attire l’attention. En effet, la collaboration de Jacques Ferrier avec Jean-Marc Weill, reconnu dans son domaine, a été prolifique. Outre son apparence ludique, le projet est complexe et l’idée d’une structure porteuse sans poteaux implantés gênant la circulation du plan des bassins est difficile à appliquer. C’est là qu’intervient le talent de l’ingénieur qui a pensé à octroyer un rôle secondaire aux poutres brisées visibles à l’intérieur et partant du centre tandis que la structure principale se trouve sur l’enveloppe même de l’édifice et elle soutient le reste sous forme de poutres treillis. Une question peut donc nous tarauder : S’agit-il d’un projet architectural ou d’une démonstration d’ingénierie ? A savoir que les autres agences qui ont concouru en même temps que Jacques Ferrier étaient tous des groupe d’ingénierie. La réponse est toute simple Aqualagon est un projet adapté à son contexte.

© Luc Boegly & Didier Boy de la Tour
© Luc Boegly & Didier Boy de la Tour
© Luc Boegly & Didier Boy de la Tour
© Luc Boegly & Didier Boy de la Tour
© Luc Boegly & Didier Boy de la Tour
© Luc Boegly & Didier Boy de la Tour

Les photos : © Luc Boegly & Didier Boy de la Tour.

NLÉ décroche le Lion d’argent de la biennale d’architecture de Venise 2016

©Jacopo Salvi / La Biennale di Venezia
©Jacopo Salvi / La Biennale di Venezia

Cette année, à la biennale de Venise, les projets intéressants sont nombreux. L’un d’eux a toutefois réussi à attirer l’attention du jury et a décroché le Lion d’argent. Il s’agit de l’école flottante de l’agence d’architecture NLÉ nommée également pour le prix Aga Khan 2016.

L’architecte nigérian Kunlé Adeyemi (l’agence NLÉ) a obtenu le Lion d’argent pour avoir construit son école flottante à la Biennale de Venise. C’est une idée remarquable qui fait avancer certains travaux de recherche dans la construction pour les régions sujettes aux inondations.

Lors de la 15ème biannale d’architecture de Venise, Adeyemi et son agence ont réalisé la construction de l’école flottante Makoko (prévue pour le Lagos, au Nigeria) en adaptant son ingénierie aux conditions climatiques de la lagune. Le premier prototype ayant été créé pour les régions côtières de l’Afrique qui ont peu d’infrastructure permanente en raison des inondations imprévisibles.

Une architecture utile

Comme l’original, MFS II est une structure flottante de forme pyramidale à trois étages dont la surface est de 220 m². MFS II a été assemblée pour la Biennale d’architecture 2016 par quatre constructeurs en seulement 10 jours en utilisant une tonne de métaux et 13,5 tonnes de bois pour la charpente en plus des 256 barils de plastique pour faire flotter l’ensemble.

L’école flottante fait partie de l’exposition intitulée « Waterfront Atlas » qui se penche sur le développement des communautés côtières. Le contraste qu’elle exerce avec son environnement plutôt minéral est tout simplement subtil. La structure montre une inventivité ainsi qu’une habileté doublée d’une volonté de créer une architecture utile sans oublier le côté plastique du projet.

Le jury a salué le projet comme « une puissante démonstration, que ce soit à Lagos ou à Venise, que l’architecture, à la fois emblématique et pragmatique, peut amplifier l’importance de l’éducation ».

Kunlé Adeyemi travaille également sur une folie architecturale qui va accompagner le projet de Bjarke Ingels pour la Serpentine Gallery Pavilion de cette année dans les jardins de Kensington de Londres.

©Italo Rondinella_La Biennale di Venezia
©Italo Rondinella / La Biennale di Venezia
©Jacopo Salvi_La Biennale di Venezia
©Jacopo Salvi / La Biennale di Venezia

« Iris », la structure qui produit de l’énergie

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A Beyrouth, l’agence d’architecture Najjar & Najjar  a conçu un original prototype qui tout en jouant le rôle d’un belvédère, produit l’électricité. Une idée innovante qui met la technologie et l’esthétisme en diapason.

C’est dans l’une des régions côtières du Liban, entre Aïn el Mreisseh et al Manara que les architectes Karim et Ramez Najjar comptent installer leur projet. Il s’agit d’une multitude de structures surélevées qui donnent une vue imprenable sur la mer. Ouvertes à tout visiteur, ces cellules sont en même temps connectées (à l’image de l’iris et les paupières) à des balises flottantes dans l’eau, dont le mouvement ondulatoire des vagues entraine un générateur qui transmet l’électricité aux habitations voisines. Pour illustrer le concept, l’équipe a réalisé un modèle à l’échelle 1 :5 et l’a testé sur le littoral.

Dans une région qui a connu ces dernières années un boom de nouvelles constructions, selon les architectes, « Iris » est un doux retour à la mer. Ainsi que ce soit les pêcheurs ou n’importe quel passant, tous peuvent se prélasser un petit bout de temps dans ces alvéoles en bois et contempler l’horizon.

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Le site des architectes Najjar & Najjar : ici.

Les images : © Ieva Saudargaitë.

« Green Box », le cabanon signé Act-Romegialli

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Les architectes de l’agence italienne Act-Romegialli ont reconverti un ancien garage en un charmant petit cabanon englouti sous une couche végétale. Zoom sur une invention atypique qui fera probablement des envieux.

Dans les Alpes rhétiques, les architectes Gianmatteo Romegialli, Angela Maria Romegialli et Erika Gaggia de l’agence Act-Romegialli ont accompli un travail unique pour la reconversion d’un garage en cabane.

C’est un choix à la fois audacieux et inhabituel qui consiste à ériger une structure métallique légère qui forme le corps de la maison et sera envahie avec le temps par des plantes grimpantes. Le résultat est un camouflage qui donne l’impression de vivre dans un cocon végétal où la lumière naturelle est abondante.

L’intérieur est constitué par une pièce qui sert à ranger les outils de jardin et une autre pour une coquette salle à manger en plus d’une cuisine ouverte et quelques dépendances. Le plafond est en béton brut, quelques poteaux d’origines sont en pierre et  le sol en bois.

Dans ce cabanon niché en  forêt, une ambiance d’époque se dégage comme une sensation étrange qui bouscule les notions d’intérieur et d’extérieur. Il s’agit là d’une originalité où la nature s’approprie la construction et c’est à découvrir sans tarder…

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Le site des architectes d’Act-Romegialli : ici.

Les photos : © Marcello Mariana

L’icône…

Une gigantesque structure qui épouse la colline, continue sa courbe naturelle et se lève vers le ciel. Un imposant monument qui étudit l’évolution de la pratique d’un sport à travers les ans et suit son inclinaison dans son ascension. Une ingénieuse figure qui devient dès sa construction l’icône de tout un pays. Il s’agit du « Holmenkollen Ski Jump », qui n’a pas fait que gravir le village du même nom sur la pente des « grands » mais son architecte aussi…

Pour plus d’informations et de photos, voir le site de JDS : ici.
La photo : © Marco Boella

Et elle changea l’aspect de nos places publiques…

C’est une structure géante qui viendra se poser dans l’une des places publiques de la ville de Madrid, en Espagne. C’est une nouveauté qui pourra à l’avenir se propager un peu partout dans le monde. Il s’agit d’une invention qui, réalisée à partir de matériaux réutilisables et recyclables, tout en abritant les habitants de la ville pendant les grosses chaleurs de la belle saison, fournirait de l’électricité en plus de l’oxygène. A première vue elle change radicalement l’aspect de la place publique d’autrefois mais on pourrait l’utiliser comme un exemple de projet environnemental, exemple à suivre ? L’avenir nous le dira…

D’autres blogs qui ont parlé de cette structure: ici.

Sauvegarde…

Il s’agit d’une photo datant de 1890, des ruines de la cathédrale de Hamar, en Norvège…
Au début, c’était une construction romane qui a été convertie par la suite en gothique.
Cette construction a été brûlée pendant la guerre des sept ans, depuis les ruines ont été maintenues intactes grâce à la volonté du gouvernement norvégien. Mais pour les préserver de tout changement climatique et les garder en état, ils ont opté pour une solution originale, une pyramide en verre et acier, une structure géante qui couvre la totalité de ces ruines, on lui a même rajouté un musée qui trace l’histoire du lieu.
C’est un bon exemple de protection du patrimoine, difficile à suivre dans certains pays où à chaque coin de rue on rencontre des ruines et des vestiges du passé…

Pour plus d’information et la photo de la structure voir: ici.

Une oeuvre urbaine…

40m de long, 25m de large et 18m de haut, ce sont les mesures d’une structure géante constituée par des copeaux de bois et construite en plein avenue de la toison d’or qui se trouve à Bruxelles en Belgique…
Une fois de plus, il s’agit d’une structure éphémère, une installation géante qui restera à cet emplacement pendant une année entière. C’est l’artiste Arne Quinze qui l’a conçue et la présente comme une sculpture abstraite et une grande oeuvre urbaine…

D’autres blogs qui ont parlé de ce projet: ici.
Le site de l’artiste: ici.