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La proposition de Clément Blanchet pour l’IRT de Toulouse

8 - L'entrée de l'IRT

C’est une idée qui n’a pas été choisie pour être réalisée mais qui reste néanmoins intéressante dans sa démarche. Il s’agit du projet de Clément Blanchet pour l’institut de Recherche et Technologie (IRT) de Saint-Exupéry à Toulouse qui définit de nouvelles formes de transparences à travers un édifice qui dialogue astucieusement avec la lumière extérieure.

S’ouvrir sur le monde et l’avenir

En parlant de son projet, Clément Blanchet raconte : « L’évolution des représentations dans le monde actuel a pour conséquence une démultiplication d’objets hermétiques à la ville et à l’espace public. ». D’où la conception d’une structure qui malgré ses 25000 m², tend à converser avec son environnement. Cet échange n’est possible qu’à travers la perforation de la résille qui via ses puits de lumière et d’air ne fait que s’ouvrir sur le monde et l’avenir. La perception de cette structure « rejoint celles figurées sur les planches de l’Encyclopédie que nous réinterprétons: la Table des Rapports. » selon l’architecte.

L’ensemble du projet se base sur une trame tridimensionnelle et engendre des espaces généreux que ce soit pour les bureaux ou les laboratoires ou encore pour un parking. Ainsi, des espaces évolutifs ponctuent l’intérieur offrant le maximum de confort à tous les utilisateurs des lieux.

Structure aérienne

La structure est ponctuée par endroits par des jardins en terrasse qui font partie intégrante de l’ensemble rendant le volume plus expressif. Tandis que chacun des trois programmes qui constituent le bâtiment  peut s’emparer du nombre de trames dont il a besoin, l’intérieur et l’extérieur se mêlent dans une douce fusion qui constitue l’un des points fort de la conception.

L’idée même de ce projet consiste à s’adapter aux diverses exigences qui peuvent parvenir avec le temps et des différents occupants. Ces nombreux changements ne devraient pas altérer l’image de la structure grâce à la clarté des éléments du volume général parmi lesquels nous trouvons l’exosquelette, les patios ainsi que les parties dédiées à la circulation parmi d’autres.

A la fois simple et épuré, le monolithe évidé par endroits signé de Clément Blanchet Architecture et qui rassemble plusieurs programmes en une même structure se distingue par son intervention sur toutes les échelles qu’elles soient architecturale ou urbaine. Un objet discret qui aurait pu se distinguer dans le paysage urbain toulousain !

Après la phase de dialogue qui a suivi le concours international où deux conceptions ont été choisie, l’agence d’architecture Cardete Huet a été retenue pour réaliser son projet.

Quelques photos du projet de Clément Blanchet:

2- L'encyclopédie adaptée à l'IRT

11 - Vue du Ring

Le site de Clément Blanchet architecture : ici.

A Londres, Clément Blanchet donne un délectable rendez-vous avec la matière

© Philippe Ruault
© Philippe Ruault

A Londres, l’architecte Clément Blanchet vient de livrer un restaurant où les diverses textures utilisées font référence au passé. Une fine expérience sensorielle se dégage ainsi de l’ensemble.

Clément Blanchet a déjà une petite expérience dans la matière, tout en travaillant sur des projets de grandes envergures, l’architecte avait restructuré en 2001, le restaurant Le Dauphin à Paris.

Un style singulier

A Londres, l’exercice est toute autre. L’architecte a entrepris la création d’un vaste espace où se réunissent que ce soient les cuisiniers, les serveurs ainsi que les clients, le tout dans une atmosphère accueillante qui alterne le mobilier moderne et le sur-mesure.

L’univers intérieur, qui nous rappelle tant le style Bauhaus ou le constructivisme soviétique, dégage malgré tout un caractère singulier où diverses textures et les couleurs se mêlent pour créer un style propre à l’architecte où l’on perçoit une certaine recrudescence des connaissances.

Côté matériaux, les murs de la salle à manger principale sont recouverts de feuilles de laiton.

« Le projet détourne les matériaux habituellement associés aux instruments de cuisson (cuivres) ou aux lobbies stériles (grandes entrées luxueuse en marbre) en une application abstraite et contemporaine reflétant certaines expériences hédonistes. Cette combinaison de matériel traditionnel reconverti en une application très moderne détourne les habitudes. L’enveloppe en laiton projette une atmosphère continue sublimé par trois bandes minérales (marbres). »

La texture au cœur de la conception

Le bâtiment est divisé en trois parties qui répondent à trois types d’expériences différentes. Chacune d’elles se distingue par l’utilisation d’un marbre de couleur différente. Alors qu’une longue barre noire où travaillent les serveurs est entourée par des tabourets où les clients peuvent s’asseoir ou manger une collation après le travail, d’autres tables rondes de couleur verte ou rouge accueillent les groupes.

En parlant de ce projet, l’architecte fait référence à un univers semblable à celui de l’American Bar à Vienne où Adolf Loos avait créé une incomparable atmosphère tamisée qui affirme une grande sensibilité à l’utilisation expressive des matériaux.

Le niveau inférieur, qui abrite un bar beaucoup plus petit est recouvert de cuir vert et de marbre blanc. Il offre à ses habitués un environnement plus intime. Ce n’est pas une coïncidence que le restaurant porte le même nom de la fameuse maison parisienne de la Belle Époque, « Le Chabanais », la favorite d’Edward VII d’Angleterre, d’Henri de Toulouse-Lautrec et de Guy de Maupassant qui, reconnue pour ses intérieurs somptueux, a été primé lors de l’Exposition universelle de Paris en 1900.

© Philippe Ruault
© Philippe Ruault
© Philippe Ruault
© Philippe Ruault
© Philippe Ruault
© Philippe Ruault

 

Le site de Clément Blanchet: ici.

Les photos : © Philippe Ruault