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Grand Central Saint-Lazare, un joli clin d’oeil à Monet

© Luc Boegly

Après plusieurs années d’étude et de recherche, la réhabilitation ainsi que la construction du Grand Central Saint-Lazare vient de se terminer. Situé dans l’un des quartiers parisiens les plus denses, non loin de la Gare Saint Lazare, l’ensemble jouit d’une belle allure.

L’impressionnisme dans toute sa splendeur

A Paris, au coeur du 8ème arrondissement, le bâtiment réalisé par l’agence Ferrier Marchetti fait sensation. En effet, la façade harmonieusement colorée qui joue admirablement avec la couleur du ciel, est selon ses concepteurs inspirée par les tableaux de Monet. L’impressionnisme dans toute sa splendeur vient d’enrichir l’architecture pour un résultat formidable.

L’agence Ferrier Marchetti avait déjà utilise la même astuce à Rouen mais, ici, à Paris, dans cet environnement minéral l’effet est tout autre. Tandis qu’à Rouen, l’édifice pouvait être contemplé de loin, à Paris, il procure à tous les utilisateurs des lieux mais aussi des vues lointaines. Il faut saluer la capacité des architectes d’engendrer une enveloppe qui a su s’intégrer merveilleusement dans son quartier.  

L’esprit des tableaux de Claude Monet a incité les architectes à réaliser un édifice doté de multiples espaces verts qui s’ouvrent comme une promenade à tous. Donnant sur la rue d’Amsterdam, la façade composée de 1700 lamelles de verres horizontales, de verre colorée, dynamique et vibrante, s’immisce finement dans le tissus parisien tandis que celle donnant sur la gare crée une subtile continuité avec l’existant. Quant aux terrasses qui se trouvent dans les étages, ils offrent une multitude de vues sur la capitale.

Aussi élégant que fonctionnel

Qui aurait pu penser, au premier regard, qu’il s’agit d’un immeuble de bureaux? Et pourtant l’édifice, aussi élégant que fonctionnel, multiplie la mixité des usages dans un environnement propice à la rencontre et à l’échange.

Les architectes nous apprennent que Grand Central est aussi porteur de son propre paysage. En effet, le Studio MUGO a réalisé un système éco-nourricier sur le toit, qui non seulement couvre la surface conséquente de 800 m², mais offre une vue originale sur les toits de Paris. C’est un lieu, accessible aux utilisateurs des lieux, qui croise astucieusement les cultures d’aromates et les fleurs comestibles mais aussi les plantes indigènes, il permet également aux insectes et oiseaux de bénéficier d’un refuge au cœur de la ville. En toute saison, les habitants pourront bénéficier des produits du jardin : 3 000 eaux parfumées et 6 000 infusions qui, confectionnés sur place, sans parler des ateliers pédagogiques qui feront la différence.

A Paris, avec Grand Canal Saint-Lazare, l’agence Ferrier Marchetti a relevé un défi difficile et au programme complexe. Le résultat est exceptionnel!

© Luc Boegly
© Luc Boegly
© Luc Boegly
© Luc Boegly

Le site de Ferrier Marchetti: ici.

Les photos: © Luc Boegly

A Paris, Vincent Eschalier redonne vie à un ancien hôtel particulier

© Axel Dahl

Situé dans XVIe arrondissement parisien, l’édifice vieillissant qui jouit d’un cadre privilégié, vient de subir un remaniement important. Grâce au Studio Vincent Eschalier, l’ensemble entame une nouvelle vie.

Une réhabilitation minutieuse

Après des travaux importants qui ont duré moins d’une année, l’agence d’architecture dirigée par Vincent Eschalier vient de livrer un élégant projet. Il s’agit d’un hôtel particulier de XVIe arrondissement de Paris, qui vient de subir une minutieuse réhabilitation. Le résultat est tout simplement charmant.

Avec le temps, l’édifice ancien était devenu délabré. Il fallait donc une intervention majeure surtout à l’intérieur du bâtiment dont l’état initial était dégradé. Fidèle à sa renommée, l’architecte procède à un important curage des lieux et retrouve ainsi la lisibilité des espaces. Des gestes devenus habituels pour l’homme de l’art qui manie l’ensemble avec adresse. Les nouveaux volumes sont désormais lumineux et adaptés aux divers aménagements des bureaux qu’ils vont accueillir.

L’architecte a opté pour le plafond brut qui laisse deviner les matières utilisées, où l’inox et le béton apportent un esprit industriel. Des matériaux qui contrastent sensiblement avec le parquet et les peintures blanches mais dont le croisement se passe sans heurt bien au contraire, l’ensemble crée un atmosphère élégant qui réinterprète le bureau contemporain. Afin de laisser une visibilité complète sur l’ensemble des plateaux, le cloisonnement se veut minimaliste et sans obstacle visuel. Par ailleurs, un doux jeu de lumière et de reflets se créé avec les vitres et l’inox.

De même, l’ensemble, résolument contemporain entame un dialogue d’un nouveau genre avec la façade historique du bâtiment. « Nichée dans le dôme visible depuis la façade, seule une pièce, la mieux conservée, est gardée en héritage de l’histoire du bâtiment. Le parquet y est restauré et les moulures valorisées par un éclairage intégré dans la corniche. » Nous raconte l’architecte.

L’évolutivité

Soucieux de tout ce qui touche de près ou de loin à la durabilité, l’architecte a fait le choix de l’évolutivité. Ainsi, le bâtiment, destiné à accueillir une société financière, peut être modulable en cloison ou en open-space. Même les éléments techniques sont pensés pour pouvoir suivre, à l’avenir, l’évolution des lieux. Par ailleurs, les circulations verticales sont repensées pour faciliter les divers flux au sein de l’édifice.

Les ouvertures sont refaites à l’identique et les ferronneries sont conservées. Concernant la création de plusieurs ouvertures sur l’une des façades historiques, un échange constructif a été établi avec les architectes des bâtiments de France. La cour privative a été aménagée par un paysagiste. Les intérieurs sont épurés, les différents détails sont soignés. Vincent Eschalier démontre encore une fois sa maîtrise pour de tels projets.

© Axel Dahl
© Axel Dahl
© Axel Dahl
© Axel Dahl

Le site de Vincent Eschalier: ici.

Les photos: © Axel Dahl

Le Village, un projet où l’histoire et l’innovation se croisent

© Laura Fantacuzzi et Maxime Galati-Fourcade

Conçu par DEGW, il s’agit d’un projet d’architecture d’intérieur qui porte la marque du groupe italien Lombardini22 axée sur l’aménagement intégré des postes de travail. Le concept a été mis au point dans un ancien couvent du XVe siècle récemment rénové, protégé par le bureau des monuments nationaux de Milan.

Une touche de fraîcheur

Le projet devait créer un cadre lumineux et énergique dans des locaux historiques, prêts à accueillir des entreprises jeunes et entreprenantes. Un mélange de différentes périodes et fonctions basées sur une architecture stimulante, axée à la fois sur les caractéristiques distinctives du site et sur les besoins spécifiques des utilisateurs des lieux.

Le respect de l’histoire architecturale a été associée à la touche de fraîcheur requise par la nouvelle identité donnée aux locaux. La conception intérieure basée sur la transparence et l’ameublement décontracté reflète l’innovation.

Le rez-de-chaussée s’étend sur près de 1000 m², au-delà des cloisons vitrées créées pour profiter de l’harmonie du cloître, les porches sont aménagés de divers aménagements qui correspondent à des réunions informelles. La place est le cœur du village, l’espace le plus caractéristique et le plus vaste où peuvent se croiser tous les invités. Elle est reconfigurable pour des événements et des conférences, nous pouvons y trouver également la salle VIP utilisée plus souvent pour des réunions. L’espace est dotée par une double hauteur où sony installées des petites salles pour des entreprises et des startups. Ces dernières sont conçues pour accueillir 6 à 8 personnes.

Le premier étage est plus petit en raison de la double hauteur, la galerie ouverte donnant sur la cour avec des tables et des espaces informels englobent des salles de petite taille où sont installées des services tels que des casiers et des photocopieurs, ainsi que deux points de pause café. Quant au deuxième et dernier niveau, il est aussi large que le rez de chaussée. Il est caractérisé par un grande salon où les entreprises peuvent louer des postes de travail. L’accès aux différents espaces est géré à travers une application spécifique  qui met en relation des serrures intelligentes intégrées aux fenêtres et des QRcodes sur chaque poste de travail.

Des espaces fonctionnels et flexibles

Le travail de l’agence DEGW s’est concentré sur la distribution des espaces pour les rendre fonctionnelles et adaptées aux besoins de flexibilité et d’innovation. « L’intervention a été réalisée doucement et profond respect pour le contexte historique. DEGW y a introduit des éléments de modernité et de fraîcheur pour l’ameublement et des espaces flexibles, en harmonie avec le nouvelle identité de l’ancien couvent. » a déclaré l’architecte Alessandro Adamo, directeur général de DEGW et partenaire de Lombardini22, un groupe leader de l’architecture et de l’ingénierie italien.

Les divers espaces sont simples, avec des accents de couleurs qui se déclinent dans des tons verdâtres. Les concepteurs ont choisi de laisser l’ancien, ainsi, les sols en terre cuite et les hauts plafonds en bois rappellent l’identité du site. Une grande attention a été accordée à l’amélioration du confort acoustique des espaces, principalement celles qui sont voûtées où les éléments insonorisant se sont introduits de manière décorative et fonctionnelle à travers des compositions suspendues créatives qui adoucissent l’ensemble.

Les panneaux insonorisants sont également utilisés pour diviser des espaces et des murs, aider à composer des jeux chromatiques mais aussi scénographiques. L’éclairage est toujours changeant pour répondre aux différents besoin des ambiances et des personnes qui y travaillent. Tout a été pensé pour le bien être des utilisateurs des lieux. Le concept de base est celui de l’écosystème. En plus d’un espace pour travailler et se rencontrer, le village propose une série de services comme des programmes de formation, du coaching, des réunions entre les investisseurs et les entreprises et des soutiens à la collecte de fonds.

© Laura Fantacuzzi et Maxime Galati-Fourcade
© Laura Fantacuzzi et Maxime Galati-Fourcade
© Laura Fantacuzzi et Maxime Galati-Fourcade
© Laura Fantacuzzi et Maxime Galati-Fourcade
© Laura Fantacuzzi et Maxime Galati-Fourcade

Le site de DEGW : ici.

Les photos : © Laura Fantacuzzi et Maxime Galati-Fourcade

Alvisi Kirimoto transforme le 32ème étage d’un gratte-ciel à Chicago

© Nick Lehoux

Dans l’un des quartiers animés de l’ouest de Chicago, suspendus entre les nuages, mais incontestablement implantés dans leur environnement, les nouveaux bureaux conçus par l’agence d’architecture Alvisi Kirimoto, basée à Rome, occupent l’intégralité du 32ème étage d’un impressionnant gratte-ciel.

Entre ciel et terre

Le projet est conçu pour accueillir le siège social d’une firme en mettant en valeur une partie de la collection d’œuvres d’art qu’elle possède. L’ensemble occupe une superficie de 2 600 m² dans un gratte-ciel de 224 mètres de haut situé au cœur de la ville de Chicago, au bord de la rivière éponyme.

Les architectes Massimo Alvisi et Junko Kirimoto décrivent l’expérience de la découverte de l’espace comme suit: « Dès que vous quittez les ascenseurs, en arrivant au 32e étage, vous avez l’impression de vous replonger dans la ville, à une hauteur différente, bien sûr, mais les pieds bien plantés dans les rues de Chicago, c’est précisément le tracé de la ville et ses surprises que nous nous efforçons de projeter au sein de cet espace: nous nous promenons dans des œuvres d’art contemporain, oriental, ou archéologique, surpris parfois par des couleurs vives ou par les doubles hauteurs inhabituelles d’un gratte-ciel, guidés par le rythme serré des murs, de la lumière et des axes visuels, notre premier instinct a été de laisser les angles libres pour maintenir un contact visuel permanent avec la ville. »

L’entrée principale du bâtiment est située dans son noyau structurel qui englobe toutes les services et installations. Dès l’entrée, le visiteur découvre deux salles opposées qui sont immédiatement visibles d’un côté, la réception et de l’autre, la salle de jeux, toutes deux caractérisées par une grande fenêtre qui s’ouvre sur l’aspect urbain mais aussi territorial de Chicago. Tandis que la partie nord abrite les fonctions les plus représentatives et les plus agrégées telles que la réception, la salle de réunion, le jardin d’hiver, les parcours d’exposition et le restaurant, la partie sud abrite les bureaux privés et quelques espaces communes.

Flexibilité et transparence

Les intérieurs présentent des murs en bois naturel allant du sol au plafond, des cloisons en verre et des panneaux suspendus qui, selon les combinaisons, délimitent les différentes zones de travail. La grande flexibilité et la transparence des éléments permettent aux visiteurs et aux employés de profiter de vues splendides, même dans les zones les plus privées, délimitées par des surfaces opaques.

Les murs en bois, dématérialisés en lattes verticales pour moduler le degré d’intimité et de luminosité, caractérisent les lignes principales du projet. Celles-ci constituent le leitmotiv qui accompagne le visiteur dans la découverte du jardin d’hiver, un environnement multifonctionnel à double hauteur qui représente le cœur battant du projet.

« La hauteur de plafond de 3,60 m, qui est absolument extraordinaire pour un bureau, nous a permis d’alterner des éléments suspendus tels que des panneaux en tissu, des éléments sculpturaux reposant sur le sol et laissés à leur hauteur initiale. Ce jeu de compression et de suspension se termine dans le volume du jardin d’hiver: un espace unique suspendu dans la ville, un lieu qui contient un espace pour la musique, l’art et les événements, ainsi que pour la méditation et la lecture. » Soulignent les architectes.

A mi-chemin entre deux mondes

Selon le point de vue, la peau du jardin d’hiver, composée de deux rangées de lattes de bois suspendues et non alignées, encadre une cloison centrale en verre transparente qui devient opaque, générant de multiples perspectives et créant un intéressant jeu d’ombres et de lumières. La pièce est complétée par une sculpture en bambou suspendue de l’artiste japonais Ueno Masao et par une table conçue par Junko Kirimoto, avec une finition en laque japonaise. L’espace a une touche orientale, elle est en accord avec les sensibilités italiennes et japonaises qui animent le studio Alvisi Kirimoto.

Tous les aspects du projet ont été soigneusement adaptés et harmonisés, du mobilier sur mesure, tel que les postes de travail et les tables de la cafétéria, à la disposition et au choix de la gradation des lumières. L’utilisation de la couleur est pondérée. Elle donne parfois de la sérénité, à d’autres moments, elle dessine de l’espace ou définit une fonction. Les couleurs vont de l’orange brillant  à la couleur blanche immaculée en par le rouge intense. L’art joue un rôle déterminant dans ce projet, en effet les bureaux hébergent un parcours d’exposition global de plus de 1 000 m² consacré à certaines des pièces de collection du propriétaire des lieux, qui se superposent à la ville et génèrent des imprévus.

A Chicago, les architectes de l’agence Alvisi Kirimoto on accompli un travail méticuleux pour un résultat enchanteur !

© Nick Lehoux
© Nick Lehoux
© Nick Lehoux
© Nick Lehoux

Le site de l’agence d’architecture Alvisi Kirimoto + Partners : ici.

Les photos : © Nick Lehoux

Quand les bandes d’aluminium incurvées habillent la façade

© Roland Halbe

Il s’agit du siège de la société française de vins et spiritueux Pernod Ricard que les architectes de l’agence Belzberg viennent de terminer. Situé dans la capitale mexicaine, l’édifice se caractérise par une multitude de bandes en aluminium qui l’habillent astucieusement.

Fabriquées sur mesure

L’agence d’architecture californienne basée à Santa Monica a paré un immeuble de bureaux situé à Mexico par des bandes d’aluminium verticales, fabriquées sur mesure en Californie, qui continuent à l’intérieur de l’édifice pour former divers recoins et espaces privées. D’une superficie de 4 074 m², l’ensemble vitré s’étend sur six étages et comprend un patio ainsi qu’un stationnement souterrain.

Pour leur habillage, les architectes ont choisi le coin de l’édifice, un endroit stratégique qui donne sur l’intersection de deux rues. Une composition singulière et caractéristique pour un emplacement idéal. Ainsi, les façades qui présentent une certaine fluidité sortent de l’ordinaire tout en gardant leur fonction originelle.

Grâce à la technologie numérique

Le bâtiment est situé dans le quartier historique de Cuauhtémoc à Mexico, une fraction de ville en cours de revitalisation, qui comprends des maisons et des immeubles de bureaux. Recouvert de verre sombre et de métal, l’édifice se distingue, avec ses lignes courbes  qui offrent un certain intérêt visuel, des entités voisines qui sont construites en béton.

Les fenêtres grises laminées réduisent le gain de chaleur et améliorent la visibilité intérieure pendant la journée. Au total, 272 « ailettes » en aluminium incurvées sont fixées à la construction. Pour la création de ces pièces structurelles complexes, les architectes ont eu recours à la technologie numérique.

A l’intérieur, les bandes argentées sont intégrées dans la disposition générale pour former des espaces privés où les utilisateurs de lieux peuvent travailler et se détendre. Le bois légèrement teinté couvre les planchers et les plafonds, tandis que d’autres murs affichent fièrement le béton apparent. Les bandes d’aluminium externes forment des balcons semi-protégés très appréciés de tous. Les vues sur les rues environnantes sont maximisées et les espaces de travail sont confortables. L’ensemble forme un immeuble de bureaux bien à la mode !

© Roland Halbe
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© Roland Halbe

Le site de Belzberg Architects : ici.

Les photos : © Roland Halbe.

Le quartier duTrapèze de Boulogne-Billancourt, la mixité de haut vol

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©Sipane Hoh

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©Sipane Hoh

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©Sipane Hoh

Bien que les grandes cités ne cessent de défricher et de déterrer leurs derniers terrains inoccupés, la demande s’accroît et le manque de place avec. A Boulogne-Billancourt, il est un quartier comme on n’en voit plus naître ou très rarement dans les villes et pour cause la carence de terrain vacant. C’est ainsi qu’a pris forme un nouveau quartier qui tout en se griffant à l’ancienne ville forgera petit à petit son identité.

Paraître plutôt qu’être ou Paraître, être et devenir ?

Nous sommes au sud de Boulogne-Billancourt, non loin du Pont de Sèvres et face à l’Ile Seguin, au sein même du nouveau quartier du Trapèze qui s’étend sur 74 hectares et constitue l’un des nouveaux pôles de développement du Grand Paris. L’urbanisation qui s’y développe est basée sur la mixité de haut vol où l’on trouve des habitations, bureaux, des commerces ainsi que des espaces verts sans oublier l’impact environnemental des divers édifices présents sur le site.

La ville de Boulogne-Billancourt est connue outre ses constructions art-déco, par son urbanisme des années 70. Le nouveau quartier du Trapèze qui se développe selon de nouveaux principes est censé apporter une grande valeur ajoutée à la ville.

Jusqu’à 2016, cette fraction de ville qui accueillera près de 15000 habitants reste en effervescence. Des noms connus du monde de l’architecture y apposent leur griffe. Côté matériaux, tout est permis ou presque, nous y trouvons aussi bien du bois, du béton que du métal, sans parler des couleurs qui peuvent aller, du doré jusqu’au rosé. Le Trapèze affiche la tendance, l’éclat ainsi que l’abondance.

Un quartier à la mode d’autrefois

Continuons jusqu’au bout du macro-lot B4 pour une découverte singulière et à la fois inattendue. Une église ? Plutôt une maison d’église suivant ses instigateurs. Drôle d’approche pour un drôle de quartier. Un petit clin d’œil aux villages d’autrefois qui s’articulaient autour du lieu de culte ? Sauf que l’abstraction qui se dégage d’un tel geste laisse pantois le visiteur qui entre méfiance et attirance demande à découvrir le reste.

L’aperçu a beau être d’une extrême sobriété, la finesse de l’intérieur traduit un travail d’orfèvre et surtout de qualité. La structure semble répondre non seulement aux divers besoins d’une communauté mais devient un point de rencontre pour tous les gens du nouveau quartier. Avec cette maison d’église, les architectes, Olivier Brenac et Xavier Gonzalez (agence Brenac & Gonzalez) ont su apporter une touche de singularité à un nouveau concept qui croise allégrement un lieu de culte et une salle polyvalente.

Un peu plus loin, alors que l’école du quartier fraîchement achevée affiche fièrement la devise de la république, quelques habitants font déjà la queue dans la supérette qui vient de s’ouvrir. Et bien que l’ensemble du quartier soit loin d’être terminé, les résidents ont déjà investit les lieux et la vie ne fait que commencer.

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©Sipane Hoh

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©Sipane Hoh

Les photos : ©Sipane Hoh