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« Cinq terrasses et un jardin », l’histoire d’un projet parfait

© Ricardo Oliveira Alves
© Ricardo Oliveira Alves

Au Portugal, l’agence d’architecture Corpo Atelier a réalisé une résidence familiale de couleur blanche qui présente un charmant jeu de volumes, le tout posé sur une impeccable pelouse. Sobriété et épurement sont les mots d’ordre qui caractérisent l’ensemble.

Située en Algarve, dans la célèbre station balnéaire de Villamoura, la maison constituée de plusieurs niveaux affiche une certaine serénité. En effet, l’architecte, à travers une subtile superposition de terrasses a réussi de concevoir un projet compact avec une vue imprenable sur les environs.

Invitation au voyage

Cinq terrasses blanches sont empilées pour permettre aux habitants de se déplacer verticalement et de découvrir les différentes échelles du paysage environnant. Les vides qui résultent de cet ingénieux assemblage créent des espaces qui procurent par moments la charmante illusion d’un jardin intérieur. De même diverses perspectives invitent au voyage. Les propriétaires peuvent même jouir d’une lointaine vue sur le large.

Corpo Atelier, qui est fondée par l’architecte portugais Filipe Paixão est reconnue par la réalisation de plusieurs projets atypiques. Conjuguant à merveille minimalisme et création, toutes les  conceptions poussent à la contemplation et cette dernière n’échappe pas à la règle. Il s’agit d’une construction qui, à travers ses terrasses, titille l’imaginaire malgré ses formes primaires.

L’intérieur de la maison est à l’image de son extérieur. Les architectes ont donné une grande attention aux détails qui mettent en avant un univers épuré et des lignes fins. Les baies vitrées procurent une grande luminosité tout en limitant astucieusement les regards extérieurs. Ceci est dû au jeu de terrasses que les architectes ont manié avec finesse. « Cinq terrasses et un jardin » est un projet remarquable qui ravira ses habitants.

© Ricardo Oliveira Alves
© Ricardo Oliveira Alves
© Ricardo Oliveira Alves
© Ricardo Oliveira Alves
© Ricardo Oliveira Alves
© Ricardo Oliveira Alves

Le site de Corpo Atelier : ici.

Les photos: © Ricardo Oliveira Alves

Une subtile transformation signée AZO Sequeira

 

© Nelson Garrido
© Nelson Garrido

Les architectes de l’agence AZO Sequeira ont transformé une petite construction utilisée jadis comme colombier en une gracieuse salle de jeux. Nichée dans son jardin, la structure s’avère être un véritable petit bijou.

L’ancien colombier voué à l’abandon se trouve dans l’arrière d’un jardin comportant une maison familiale. Nous sommes au Portugal, dans l’un des quartiers de Braga, le projet abordé par les architectes joint l’utile à l’agréable et propose une salle de jeux pour les enfants des propriétaires des lieux. Cependant, l’idée est intelligente, elle fait appel à l’imagination en prenant ses sources dans les maisons perchées pour créer un espace subtil qui semble convenir à tous.

Finesse et sobriété

Comme la propriété se dote d’une piscine, les architectes ont proposé d’utiliser le rez-de-chaussée de la construction pour y abriter les douches tout en réservant le second étage aux activités enfantines. Vu l’emplacement du projet, grimper au deuxième étage devient ainsi un jeu comme si les enfants escaladaient un arbre.

La cabane se pose sur un socle un béton brut, l’ensemble se hisse sur une boîte en pierre dont les murs continuent la clôture, l’ensemble donne l’impression qu’il flotte. Le toiture est à pignon et les murs du premier étage sont revêtus en bois. Quant à la porte d’entrée, elle est en métal. Une certaine originalité se dégage du projet. Le croisement des différentes textures, les détails soignés, tout a été étudié pour un résultat impeccable.

A l’intérieur, les lignes sont gardées très pures, les architectes tenaient à l’absence des éléments superflus pour laisser libre cours à l’imagination des enfants. Un seul détail sur l’un des murs du rez-de-chaussée attire néanmoins l’attention, il s’agit de la forme d’une colombe gravée dans le béton brut, un petit clin d’œil à l’histoire du lieu. En conséquence, le colombier en ruine continue à vivre sous une autre identité.

© Nelson Garrido
© Nelson Garrido
© Nelson Garrido
© Nelson Garrido
© Nelson Garrido
© Nelson Garrido

Le site de l’agence AZO Sequeira Arquitectos Associados: ici.

Les photos : © Nelson Garrido.

«Songe d’une nuit» une installation créative!

© Teatro Metaphora
© Teatro Metaphora

Vous ne savez pas quoi faire avec votre machine à laver qui tombe en panne ? au Portugal, une installation artistique vous murmure une belle solution. Et pourquoi pas un pas en avant vers l’Art ?

Vous allez vous demandez, mais de quoi parle-t-on ? De l’Art évidemment, dans toutes ses coutures, ses couleurs et ses formes. Le collectif Teatro Metaphora vient de prouver qu’il suffisait d’y penser.

De l’art ménager vers l’installation artistique

C’est une installation artistique spectaculaire qui pourra une fois contemplée changer l’avis de nombreuses personnes via à vis de leur machine à laver. En effet, l’organisation basée à Madère qui a recueilli une centaine de machines à laver, a isolé les tambours de ces derniers et les a radicalement transformé. En y ajoutant des lampes colorées et les suspendant au dessus d’une rue piétonnière, nous assistons à un vrai travail artistique.

Créé pour le festival de Saint Pierre, le projet, nommé «Songe d’une nuit» a été créé pour promouvoir le recyclage respectueux de l’environnement. Une idée ingénieuse et une belle leçon surtout qu’il s’agit d’un travail bénévoles qui a nécessité pas mal de temps et d’organisation qui déclare : « L’installation possède à la fois une signification visuelle et écologique, elle cherche à aborder la question de l’utilisation responsable des ressources et le recyclage ».

L’installation a été réalisée avec le soutien de la municipalité, qui a récemment commencé à inviter des groupes locaux pour concevoir des décorations dans les rues pour le festival annuel Saint-Pierre. Une manière comme une autre de promouvoir les approches artistiques même s’il ne s’agit pas d’artistes reconnus. L’inspiration artistique peut se trouver même dans la vie de tous les jours.

© Teatro Metaphora
© Teatro Metaphora
© Teatro Metaphora
© Teatro Metaphora

Pour plus d’informations sur ce sujet, voir : ici.

Les photos: © Teatro Metaphora

Le centre culturel de Castello Branco, un extraordinaire monolithe

© Adrià Goula
© Adrià Goula

Faisant partie du projet de requalification de l’une des places de la ville portugaise de Castello Branco, le centre culturel réalisé par l’agence Mateo Arquitectura  (Josep Lluís Mateo) est un édifice qui marque le lieu. Entre robustesse et adresse, la bâtisse constitue un délicieux hymne au béton.

Située à 260 km au nord-est de Lisbonne, Castelo Branco est une cité à l’histoire chaotique. Avec le temps, les places de la ville dont la Praça Largo da Devesa sont devenues de plus en plus désuets et ont besoin de grands projets de régénération. Le centre culturel de Mateo Arquitectura flotte au-dessus de la place transformant la vieille ville de Castelo Branco en une audacieuse plaque tournante culturelle.

Un contraste visuel s’établit entre le bois et les façades habillées en zinc, permettant à la structure de réaliser le reflet de ses fonctions intérieures. Reposant sur deux bandes de béton, le centre est perché au dessus d’une patinoire qui forme une continuité avec la place publique avoisinante.

Le rendez-vous de la lumière, des couleurs et de la matière

En suivant la rampe naturelle du terrain, le visiteur s’introduit dans le bâtiment presque sans s’en rendre compte et suit son chemin par une rampe descendant vers le hall souterrain du musée illuminé par des puits de lumière qui créent une accueillante atmosphère. Une partie des galeries ainsi que les bureaux administratifs se trouvent à cet étage.

Au niveau de la place se trouvent les zones de transition qui relient divers programmes entretenant une étroite relation avec la place publique adjacente. Un grand auditorium est situé au niveau supérieur où l’on trouve également un bar qui offre une vue magnifique sur la vieille ville. Le toit de la structure forme une immense verrière qui éclaire les salles d’exposition supérieures.

A part le projet architectural du centre culturel, l’architecte a également réalisé le nouvel aménagement de la place, prévoyant des zones piétonnes et canalisant la circulation des véhicules ainsi que des passant. Un projet complet autant pour sa forme que pour sa fonction qui estampille avec grâce la vieille ville portugaise.

© Adrià Goula
© Adrià Goula

© Adrià Goula

© Adrià Goula

© Adrià Goula
© Adrià Goula
© Adrià Goula
© Adrià Goula

Le site de Mateo Arquitectura : ici.

Les photos : © Adrià Goula

Accrochée à la pente

© Luis Ferreira Alves

Construire une école hôtelière en plein cœur d’un complexe industriel abandonné est un difficile défi à relever. Eduardo Souto de Moura fait partie de ces grands architectes qui adaptent leur architecture au contexte quoi qu’il soit. Une intervention délicate qui a fait naître un élément structurel et vital pour la réhabilitation de l’ancienne zone de l’usine de Robinson.

Portalegre est une ville portugaise à l’histoire mouvementée. Dans cette localité où se trouve un ancien complexe industriel, les autorités ont souhaité d’installer un projet hôtelier qui est le premier bâtiment appartenant au plan de régénération de toute la région. Le délicat travail a été mené par l’architecte Eduardo Souto de Moura qui a installé l’édifice sur la pente en lui conférant une allure neuve qui fait un doucereux clin d’œil aux anciennes résidences du territoire.

Quand l’architecture continue à préserver le patrimoine

Le bâtiment s’apparente à une boîte posée sur le remblai existant définissant un grand balcon où donnent tous les principaux espaces de l’école (que ce soient les salles de classe, la bibliothèque, le salon, le bar ainsi que le restaurant).

Le parallélépipède, fermé au nord, présente en son intérieur plusieurs puits de lumières qui assurent une grande luminosité à son intérieur. L’architecture est épurée, les traits sont fins et les détails soignés, en conséquence l’édifice exhale un étonnant caractère sans ostentation.

Avec le projet de Portalegre, la tradition architecturale portugaise se dévoile à partir d’une œuvre singulière qui accompagne le paysage.

© Luis Ferreira Alves

© Luis Ferreira Alves

Les photos : © Luis Ferreira Alves

« Tripod », un autre regard sur la ville

© José Campos

C’est le nom de l’installation que les portugais ont pu apercevoir entre le 28 mars et le 24 avril à Largo dos São Domingos et qui a été visible dans une autre couleur entre le 06 juin et le 21 juin dans la vieille ville de Porto.

Il s’agit d’une composition basant sur deux importants éléments architecturaux, l’escalier et le balcon qui sont mis en évidence via une couleur éclatante visible de loin. Les architectes, qui ont toujours cherché à mettre en interaction les citoyens et la ville, ont réussi encore une fois à impressionner leur entourage.

Pour les 4 à 104 ans

La composition consiste à mettre en place trois escaliers en colimaçon qui finissent en leur sommet par un balcon. A l’image d’un belvédère d’où l’on puisse contempler la ville, l’installation s’est posée dans un endroit très fréquenté. Les enfants étaient, sans aucune surprise, les premiers admirateurs de cette œuvre colorée qui apporte avec elle la nouveauté.

LIKE architecture a positionné cet élément dans une place où sa présence à premier abord semblait hors de propos, mais en réalité, faisant référence à la ville vernaculaire et mettant en évidence une sorte de mise au point, elle a fini par attirer tout le monde. Tripod devient donc un déclencheur des relations humaines et un lieu idéal où les gens interagissent activement avec leur environnement, ici la ville.

Le projet Tripod conçu et réalisé par LIKE architecture est un exemple vertueux de l’importance d’une installation située à mi-chemin entre l’art et l’architecture, dans le tissu urbain où elle ramène une note joyeuse tout en procurant de nouvelles perspectives sur la cité. En somme, un autre regard sur l’urbanité.

© José Campos

Le site de LIKE architects : ici.

Les photos : © José Campos

« Zé home », l’élégante maison contemporaine de Palmela

© Leonardo Finotti

En raison de son emplacement privilégié, Palmela est un village portugais qui présente un heureux brassage de culture. Réalisée par l’agence d’architecture Paratelier, « Zé House » est une maison qui comme une greffe vient s’ajouter à ce remarquable panorama historique et complète merveilleusement le tableau urbain qui s’offre à tout visiteur.

Almela est située dans une région à forte identité historique, en plus le territoire intègre deux des zones les plus importantes protégées au Portugal: le parc naturel d’Arrábida et la réserve naturelle de l’estuaire du Sado. Il en résulte une belle communion de l’histoire et du paysage qui fait la spécificité de cette localité.

Les architectes de l’agence Paratelier (Monica Ravazzolo, Leonardo Paiella, Ilaria la Corte, Sara Maduro et Mariana Fartaria) ont conçu un monolithe en béton qui vient combler un vide en plein cœur de la commune. D’un côté la silhouette massive du château qui domine le paysage, de l’autre les toitures géométriques et rouges ainsi que les murs blancs des maisons environnantes, le nouvel arrivé ne fait que redéfinir la limite de la façade de la Place de la Boa Vista.

L’ensemble est divisé de trois niveaux où le bois est omniprésent. Un charmant escalier toujours en bois relie les différents étages. Au rez-de-chaussée, un espace ouvert, plus bas que le niveau de la route, constitue comme un hall d’entrée caractérisé par sa lumière naturelle. Au premier étage, se trouvent les pièces intimes situées le long d’une terrasse qui assure à l’intérieur un bel éclairage et une ventilation optimale. Le deuxième étage regroupe les diverses pièces de vie, où les ouvertures ont été conçus pour capturer des paysages différents, à plusieurs moments de la journée.

A la fois simple et sobre, la maison signée de l’agence Paratelier est un petit bijou à découvrir dans toute sa globalité.

© Leonardo Finotti

© Leonardo Finotti

© Leonardo Finotti

Le site de l’agence d’architecture Paratelier : ici.

Les photos : © Leonardo Finotti

Un coup de jeune pour le baroque

© José Campos

A Pinhel, au Portugal, les architectes de l’agence dEPA (Carlos Azevedo, Carlos M Guimarães, Luís Sobral, João Crisóstomo) ont transformé un palais datant du 18ème siècle en un élégant musée qui comporte un parallélépipède en miroir dans sa cour centrale en guise d’un bureau d’informations. Une réhabilitation qui mélange astucieusement les générations où l’architecture sort encore une fois triomphante.

Au cours des dernières décennies, le palais baroque situé à Pinhel a été utilisé à plusieurs fins jusqu’à devenir en partie un logements d’étudiants. Le projet consiste à rénover l’ancienne demeure tout en créant un musée dédié à l’œuvre du peintre José Manuel Soares.

Pour répondre aux diverses exigences du programme, les architectes ont choisi de réorganiser les espaces intérieurs tout en conservant l’esprit même de l’édifice. « Nous ne voulions pas effacer complètement le passé du bâtiment » racontent les concepteurs qui ont fait tout leur possible pour panser les nombreuses cicatrices laissées par le passé.

Le nouveau bâtiment ajouté dans la cour possède des surfaces vitrées qui reflètent les édifices environnants, il attire également l’attention des visiteurs en les orientant vers l’entrée où ils peuvent acheter leurs billets.

En pente douce, les rampes en béton ont été introduites pour améliorer l’accès aux différentes portes sur les bords de la place centrale. La réutilisation des matériaux était l’une des préoccupations des architectes qui ont réhabilité l’ensemble avec un rigoureux savoir-faire.  Une spécificité qui a donné ses fruits.

© José Campos

© José Campos

© José Campos

Le site de l’agence depA: ici.

Les photos: © José Campos