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Quand BIG manipule adroitement l’intérieur des Galeries Lafayette

© Delfino Sisto Legnani & Marco Cappelletti

A Paris, situé sur l’emblématique avenue des Champs-Élysées, le groupe BIG (Bjarke Ingels Group) agence le bâtiment historique de la banque Art Déco de 1932 afin de créer un laboratoire de vente soigné pour les plus grandes marques mondiale de mode, d’alimentation et de style de vie. Il s’agit de la fusion d’un nouveau modèle de vente hybride qui se lie avec la ville environnante.

A la croisée des mondes

Le concept-store des Galeries Lafayette, d’une superficie de 6 800 m², a officiellement ouvert ses portes au public au printemps 2019, accueillant les acheteurs locaux et internationaux dans le joyau restauré de l’Art Déco. L’environnement généreux de quatre étages constitue le plus grand magasin sur le célèbre boulevard parisien et croise l’élégance du vieux monde au chic moderne pour accueillir des marques, des expériences mais aussi divers événements.

La marque, vieille de 120 ans, du groupe Galeries Lafayette, a mandaté l’agence d’architecture mondialement connue BIG à la suite d’un concours international d’architecture organisé en 2016.
«Aux Galeries Lafayette, on dit généralement que l’avenir commence dans le passé. En ouvrant ses portes sur les Champs-Élysées, notre groupe écrit non seulement un nouveau chapitre de son histoire entrepreneuriale et familiale, il réalise également le rêve de son fondateur. Un rêve exprimé il y a près de 100 ans au coin de la rue des Champs et de la rue La Boétie où, en 1927, Théophile Bader prévoyait de construire un lieu offrant un espace à mi-chemin entre la vente au détail, les services et le divertissement », a déclaré Philippe Houze, président exécutif de la firme. «Aujourd’hui, près de 90 ans plus tard, nous sommes ravis de poursuivre son projet grandiose avec un concept de magasin à la fois historique et perturbateur, qui, en combinant deux marques emblématiques, les Galeries Lafayette et les Champs-Élysées, contribuera également à promouvoir un certain succès français de l’Art de Vivre et contribuer à la renaissance de cette avenue mondialement connue. » Rajoute-t-il.

Le design de BIG rend hommage à la tacticité et à la texture du bâtiment historique. Tout au long du magasin, les visiteurs découvrent des matériaux précieux et des détails raffinés du passé, réinterprétés et déployés de manière contemporaine. Se promener dans cet espace qui se rapproche dans son concept à une galerie est une expérience qui consiste à se déplacer dans une atypique composition d’éléments architecturaux.

Explorer les différentes activités

«Travailler avec une famille et une entreprise qui peut remonter 100 ans en arrière vous donne, non seulement la possibilité, mais également la responsabilité d’essayer de regarder aussi loin que vous pouvez. Avec l’avènement et l’omniprésence de la vente en ligne, le rôle et la pertinence des grands magasins urbains doivent être renouvelés en tant qu’agora urbaine. Nous, êtres humains, sommes des êtres sociaux – et plus que jamais, nous avons besoin d’un forum pour l’intimité collective – où nous ne pouvons pas obtenir ce que nous voulons en cliquant dessus – mais où nous pouvons dialoguer avec d’autres dans des environnements urbains stimulants visuellement et physiquement. à tous les sens », a déclaré Bjarke Ingels, fondateur et directeur de la création chez BIG.

Les clients sont invités à pénétrer dans le bâtiment via un auvent inversé au niveau de la rue. Un pont étincelant inaugure la vie au cœur du bâtiment: un atrium circulaire spectaculaire recouvert d’une coupole en verre monumentale restaurée et découverte pour une luminosité maximale. L’ensemble du magasin se déploie au rez-de-chaussée et crée un nouveau salon urbain lumineux pour les activations de marques, les défilés de mode et autres événements spéciaux. Un grand escalier, qui sert également d’auditorium lors d’événements, conduit les visiteurs vers l’espace polyvalent situé au premier étage. Ce dernier est occupé par des marques créatives et émergentes, ainsi qu’un laboratoire de denim, un présentoir de bijoux, des baskets à édition limitée et des produits techniques. Un anneau doré continu de métal perforé enveloppe les colonnes et crée une série de pièces et d’alcôves faisant face à l’atrium.

«Pour créer une invitation à entrer, à monter et à explorer, nous avons conçu une poignée d’éléments qui se trouvent à l’intersection de l’architecture et du mobilier. Plutôt que de jouer avec les vieux squelettes du bâtiment ou de délimiter la fonction avec des murs, le programme a été doté d’une multitude de pavillons qui peuvent changer et se transformer au fil du temps. L’espace brut a une taille et un caractère presque urbains qui le rendent capable d’accueillir même les interventions les plus sauvages, ce qui me rend impatient d’imaginer ce que je pourrais espérer trouver ici la prochaine fois que je reviendrai. Et cela me montre que les galeries Lafayette n’ouvrent pas seulement un nouveau grand magasin sur les Champs-Élysées, elles ont également ouvert une nouvelle salle urbaine pour les parisiens », a poursuivi Bjarke Ingels.

Depuis le rez-de-chaussée, les visiteurs peuvent immédiatement voir les niveaux supérieurs, ce qui les incite à explorer les différentes destinations et activités. Les escaliers mécaniques sont finis en métal chaud et avec un ruban de verre de la même palette de matériaux que l’atrium central. Les niveaux supérieurs du magasin sont affinés et poursuivent l’idée de meubles comme objets façonnés. L’étage supérieur présente une série de vitrines de verre suspendues qui ressemblent à des objets indépendants et peuvent accueillir une variété d’expériences et d’activités visibles depuis les niveaux inférieurs. Un projet haut en couleur qui porte l’indélébile griffe de BIG !

© Michel Florent Delfino Sisto Legnani & Marco Cappelletti
© Michel Florent
©Delfino Sisto Legnani & Marco Cappelletti

Pour plus d’informations voir le site de BIG : ici.

Une charmante maison bioclimatique intégrée à son environnement

© Adrià Goula

En Espagne, l’agence d’architecture d’Alventosa Morell a réalisé une charmante maison qui, outre son intégration dans le paysage environnant, possède de multiples caractéristiques bioclimatiques.

Intégrée au paysage

Dès le premier coup d’œil, nous pensons être devant une maison de vacances. En effet, la villa construite par l’agence d’architecture espagnole Alventosa Morell Arquitectes est située dans un petit village du Baix Empordà, où les maisons communes sont en pierre et en briques. La parcelle se trouve non loin de l’ancienne route qui relie Ullà à L’Escala et à Torroella de Montgrí. Un environnement connu comme venteux.

Selon les architectes, les objectifs du projet reposent sur la volonté de concevoir une maison intégrée au paysage tout en créant un espace privé isolé du bruit extérieur. L’une des priorité du projet consistait, dès le départ, à concevoir une maison bioclimatique où le soleil devient un atout pour réaliser le maximum de confort et d’économies d’énergie.

Le projet est composé de trois parties distinctes, mais interconnectées. Il s’agit, tout d’abord, d’une partie compact parallèle à la route, qui isole la maison des bruits ambiants mais aussi des vents. La deuxième et la troisième partie du projet consistent en deux espaces longitudinaux, parallèles au mur et dotés de fonctions différentes. Dans la première, se trouvent les salles de bain et la buanderie.

Les trois entités créent trois patios qui fournissent à l’ensemble une ventilation et une lumière naturelle tout en séparant la zone privée. Dans la troisième partie, se trouve un espace de vie ouvert avec la cuisine, la salle à manger, le salon ainsi que les chambres. Ces dernières sont orientées vers le sud et donnent sur le jardin mais aussi sur la piscine ouverte sur une terrasse située à un niveau supérieur par rapport au jardin. Afin de protéger toutes ces pièces du soleil, les chambres possèdent des volets en bois. L’espace extérieur, quant à lui, est couvert d’une pergola.

Adaptée aux diverses exigences

A l’intérieur, les murs des chambres sont en plâtre , les architectes ont créé des espaces de vie ouverts et flexibles, adaptés aux divers changements. Le système de construction est basé sur une ossature faite de poutres en béton. Les murs situés face de la route sont en pierre et les autres en briques.

Comme il s’agit d’une maison de vacances, les propriétaires ne l’utilisent pas d’une manière régulière, c’est pourquoi, les architectes ont décidé de ne pas travailler avec l’effet de masse, mais ils ont prévu un système de façades et de toits offrant une grande résistance thermique. Un matériau d’isolation thermique épais est utilisé à l’intérieur pour obtenir un périmètre continu. Ce système a conféré à l’ensemble une bonne fonction bioclimatique et facilite le chauffage rapide des espaces. Finalement, la maison conçue par Alventosa Morell Arquitectes est adaptée aux besoins des habitants tout en étant respectueuse de l’environnement.

© Adrià Goula
© Adrià Goula

© Adrià Goula
© Adrià Goula

© Adrià Goula
© Adrià Goula

Le site de Alventosa Morell Arquitectes : ici.

Les photos : © Adrià Goula

Residenza Hortus, l’attrayante villa réalisée par Anime a Sud

© Anime a Sud

Située dans le centre historique de Modica, une ville sicilienne de la province de Raguse classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, la Residenza Hortus est une charmante retraite privée dotée d’un jardin méditerranéen.

Un écrin singulier

Le projet consiste à la restauration d’une structure datant du XVIe siècle et située proche de la cathédrale de San Giorgio, un chef-d’œuvre de l’architecture baroque. La première fois que les architectes ont découvert la propriété, ils ont constaté l’état d’abandon sous lequel elle se trouvait. En effet, l’ensemble, caché derrière les hauts murs faisait face à un jardin isolé où poussaient des figuiers, des grenadiers, des néfliers mais aussi d’autres essences comme la mandarine et les orangers. En somme, un écrin singulier riche en couleurs et en odeur.

Le jardin protégé, appelé «orto» est typique des maisons siciliennes. L’année 1554, que les architectes ont trouvée gravée sur une pierre, rappelait l’époque de longue domination de la ville de Modica et rappelle la structure qui a survécu au terrible tremblement de terre qui a détruit la région de Val di Noto en 1693 et ​​a été reconstruite plus tard dans le nouveau style baroque.

Un équilibre harmonieux

L’objectif du projet de rénovation était d’imaginer une nouvelle fonctionnalité de la propriété tout en préservant les détails de l’époque, afin de parvenir à un équilibre harmonieux entre style contemporain et caractéristiques d’origine. La propriété, sur trois niveaux, mesure environ 350 m² et consiste en un jardin de 175 m² avec cour pavée et terrasse, en plus d’une résidence de 110 m² avec une grotte attenante de 65 m² à transformer en un spa privé.

L’accès à la propriété a été gardé depuis le jardin, où plusieurs éléments d’origine ont été préservés comme les escaliers en pierre noire entre autres. La salle à manger extérieure est meublée avec une table composée en pierre de lave sur mesure, une barbecue et un lavabo en pierre qui ont été trouvés sur place.

Dans un coin du jardin près d’un luxuriant grenadier (symbole de Modica), un ancien bassin en pierre circulaire a été converti en une piscine chauffée où les habitants peuvent se détendre protégés par les murs de la propriété. Du jardin, un escalier extérieur existant mène à la terrasse panoramique, marquée par un sol en calcaire, où les habitants et leurs hôtes peuvent admirer la cathédrale de San Giorgio tout en goûtant le vin venant de la cave de la propriété.

Quand l’architecture naturelle inspire

A l’intérieur, se trouvent trois chambres à coucher, un salon et une cuisine dotée d’une arche en pierre. Les trois étages de la maison sont reliés par un escalier en fer hélicoïdale. Les suites, chacune avec sa salle de bain privée, ont une tête de lit en pierre sculptée, un plafond voûté, des lavabos sculptés sur mesure et des lits perchés sur un socle en béton. Des éléments qui nous rappellent la tradition sicilienne.

Selon les architectes, les caractéristiques spécifiques de chaque chambre se réfèrent aux trois éléments : l’ eau, l’air et le feu qui se combinent avec l’élément terre symbolisé par la grotte et le jardin. Les intérieurs sont enrichis par de vieux tapis et une volière en fer provenant du nord du Maroc, une amphore sicilienne du XIX e siècle, des céramiques et des articles vintage de Caltagirone, tels que les lampes de cuisine et l’ancienne radio trouvées sur le marché local d’antiquités.

Les œuvres d’art à l’intérieur de la résidence sont de l’artiste Luca Giannini. L’architecture naturelle a inspiré tout le projet comme l’utilisation des enduits à la chaux naturelle et à l’argile pour les murs et le sol, l’isolation de la toiture qui est en liège mais aussi des processus beaucoup plus techniques. La Residenza Hortus est un refuge paisible où l’on peut apprécier le silence et renouer avec lui-même en vivant une dimension qui combine le silence méditatif des monastères avec la Harmonie secrète des jardins arabes. En somme, un havre de paix pour se ressourcer.

© Anime a Sud
© Anime a Sud
© Anime a Sud
© Anime a Sud
© Anime a Sud

Le site de l’agence Anime a Sud : ici.
Le site de Luca Giannini : ici.

Les photos : © Anime a Sud 

La Casa Castasegna ou l’exercice de construire sur la pente

© R.Feiner

L’une des proncipales caractéristiques de la Casa Castasegna c’est la façon dont les architectes de l’agence Ruinelli Associati Architetti ont abordé le sujet, sans oublier le lien que la résidence entretient entre intérieur et extérieur.

Lumineuse et généreuse

C’est à Castasegna, l’ancienne commune suisse du canton des Grisons, que les architectes de l’agence Ruinelli Associati Architetti ont accompli leur projet. Il s’agit d’une charmante maison familiale qui habite la pente.

Le bâtiment est massif, longiligne et étroit. Son emplacement qui épouse la pente et l’ancre dans la terre accentue l’inclinaison de son toit qui se soulève pour donner au front principal une forme élancée. Les façades sont réalisées d’une manière cohérente où les ouvertures amènent une grande luminosité à l’intérieur. La robustesse de la bâtisse provient de la surface légère de plâtre monocouche appliqué et lavé à la main.

A l’intérieur, les escaliers et le passage déterminent une cavité qui permet de définir le bâtiment dans sa longueur ainsi que sa hauteur. Malgré sa distribution simple et ses petites pièces, les intérieurs sont lumineux. La construction de base s’éloigne de l’archétype du mur de pleine épaisseur et utilise la brique avec sa grande capacité structurelle et isolante.

Le souci du détail

Les dalles de béton apparentes, les sols en ciment mélangés et les finitions montrent un souci du détail qu’il est important de mettre en avant. Selon les architecte, la cuisine est conçue pour être un laboratoire, en béton noir construit et coulé sur place. Une originalité qui participe à la singularité du projet. La maison est construite avec des ressources financières limitées, en utilisant des matières premières. En effet, le petit budget dont disposaient les propriétaires ne semble pas impacter la qualité architecturale. Cette dernière croise astucieusement les formes simples, le souci du détail et le soin accordé à l’artisanat. Un projet singulier à découvrir sans tarder.

© K.Deer
© R.Feiner
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© R.Feiner

Le site de Ruinelli Associati Architetti : ici.

Les photos : © Ruinelli Associati Architetti 

Isola Beach Club, le charmant restaurant en plein air

© K-Studio

En Crète, les architectes de l’agence K-Studio ont réalisé l’Isola Beach Club, un charmant restaurant qui se trouve dans le Blue Palace Resort & Spa. C’est un petit havre de paix au bord de l’eau.

Un espace de détente

La mission des architectes de K-Studio consistait à agrandir et à mettre à jour l’existant afin de répondre aux diverses exigences des visiteurs. Le propriétaire des lieux souhaitait un espace de détente décontracté offrant aux clients de l’hôtel un refuge confortable où à l’abri de la chaleur pendant les journées chaudes de l’été. L’ensemble comprend un espace de restauration informel servant des rafraîchissements ainsi qu’un bar qui rassemblerait tout le monde pour un cocktail en soirée.

Dès le départ, le principal défi consistait à gérer l’empreinte inhabituelle de la structure existante qui ne pouvait pas être modifiée. Les architectes avaient besoin de créer une cuisine neuve et étendue dans un espace circulaire tout en redéfinissant la structure linéaire traditionnelle et en surmontant tous les problèmes potentiels. De même, le plan devait également prendre une forme circulaire. A l’extérieur, le défi consistait à créer un salon en plein air tissé entre les arbres de l’oliveraie millénaire.

Qui s’inspire de la tradition

Inspirés par les bâtiments ronds traditionnels de la région qui sont en pierre de Mitata et par leur structure de toit en bois très caractéristique, les architectes ont transformé l’empreinte en deux spirales, l’une pour le salon en plein air avec un foyer central, l’autre pour le bar et la cuisine. Les murs en pierres sèches du bâtiment de la cuisine s’entremêlent progressivement avec la spirale du salon avant d’atteindre le sol. Un travail minutieux tout aussi méticuleux qui a abouti à un résultat enchanteur.

© K-Studio
© K-Studio
© K-Studio
© K-Studio

Le site de k-Studio : ici.

GR House, la séduisante résidence signée Paulo Martins

© Ivo Tavares Studio

Au Portugal, située sur un terrain de forme irrégulière et entourée de constructions anodines, la GR House réalisée par Paulo Martins Arq & Design est la résultante des diverses études concernant le contexte environnant.

Si le visiteur hésite à relier visuellement les espaces intérieurs de la villa à son environnement immédiat, il remarque qu’il existe dans cette architecture le souhait d’ouvrir la construction vers l’est. Une ouverture qui profite de la beauté alentour tout en gardant une grande part de discrétion.

Selon les architectes et après avoir étudié les diverses orientations, le volume est construit comme un espace inerte, imitant la nature et assumant son exception. Les formes de la résidences sont irrégulières, ses couleurs rappellent la terre, tandis que ses fenêtres sont presque inexistantes. Les ouvertures se présentent sous la forme de patios et de puits de lumière, visibles uniquement de haut en bas.

En marchant depuis l’entrée le long des rampes successives, nous remarquons une sorte de transition. « Le revêtement en bois constitue un superlatif exceptionnel et une invitation à entrer à travers la porte surdimensionnée qui sépare l’extérieur hermétique et mystérieux de son intérieur pur et chaleureux, avec ses espaces généreusement éclairés par une lumière zénithale dirigée vers la vallée, où la brume dénonce la traversée d’une rivière. » Soulignent les architectes.

Une douce dualité claire se crée ainsi entre l’intérieur et l’extérieur soulignant l’idée du désintérêt de la villa pour ses relations avec l’environnement immédiat, sans que cela puisse entraver la dynamique existentielle de son intérieur. Le programme est constitué des zones d’accueil tous orientées vers l’est avec une vue imprenable sur la vallée et les zones intimes qui donnent vers l’ouest c’est-à-dire côté route. Un grand patio intérieur autour duquel il est possible de se balader, crée ainsi une dynamique spatiale et visuelle qui enrichit l’ensemble.

La GR House conçu par Paulo Martins Arq & Design constitue un bel exercice de style à découvrir sans tarder.

© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio

Le site de Paulo Martins Arq & Design: ici.

Les photos : © Ivo Tavares Studio

A Barcelone, une élégante rénovation signée Miel Arquitectos

© Jose Hevia et Asier Rua

Deux fenêtres qui donnent sur un mur mitoyen ont signé le début du projet. Il s’agit d’un appartement de 65 m² qui a été complètement remanié par l’agence d’architecture espagnole Miel Arquitectos.

Un kaléidoscope de lumière

« Parlament19 » est une expérience d’ergonomie réflexive dont les architectes de Miel Arquitectos sont fiers. Il s’agit de la distribution créative de plusieurs miroirs qui mettent en exergue la lueur de la lumière entrant timidement au sein de l’appartement situé au troisième étage du quartier Sant Antoni. C’est une manière comme une autre d’inviter les arbres et la nature du quartier à l’intérieur de l’habitation.

« Nous avons étendu cette stratégie de conception à la distribution interne de l’espace. » Racontent les architectes qui ont positionné un cube de miroirs, agissant comme un kaléidoscope de lumière à la charnière géométrique de l’appartement. A l’intérieur de ce cube d’or se trouvent les diverses services comme la cuisine et les deux salles de bains privatives.

De l’extérieur, le cube crée une grande générosité qui se répand dans les chambres et les espaces communes. Dès l’entrée, il agit comme un observatoire invitant le visiteur dans son environnement magnifié. Soigneusement équilibré, l’agencement de « Parlament19 » s’articule autour de la cuisine et de la salles de bain.

Concentre les contrastes

L’ensemble se compose d’un salon, d’une salle à manger et d’un balcon, en plus d’une chambre à coucher et sa salle de bains. Grâce à une combinaison de portes coulissantes et de rideaux, les différents espaces se connectent et se déconnectent du reste de l’appartement, en s’adaptant à une fonction collective ou plus intime.

L’intérieur se caractérise par une couleur blanche immaculée. Quelques touches sous forme de renforts, poignées et interrupteurs, touches dorées ajoutent de la chaleur et de la luminosité à l’espace général tout en apportant une belle note de surprise. Les architectes ont gardé l’ancien plancher qui se marie à merveille avec les pièces ajoutées.

« Parlament19 » concentre les contrastes. C’est un projet sobre où les différentes textures se complètent.

© Jose Hevia et Asier Rua
© Jose Hevia et Asier Rua
© Jose Hevia et Asier Rua

Le site de Miel Arquitectos : ici.

Les photos: © Jose Hevia et Asier Rua

D’une ancienne ferme en une élégante résidence

© Ruinelli Associati Architetti

En Italie, Ruinelli Associati Architetti a réalisé la réhabilitation d’une grange ainsi que la reconstruction d’une partie en habitation. Le résultat est séduisant.

Le projet est constitué de deux parties distinctes, tout d’abord la reconversion d’une grange avec un grenier à foin en une résidence familiale et la reconstruction d’un bâtiment de ferme adjacent mais indépendant, utilisé à l’origine pour la production de fromage.

Garder l’harmonie du complexe agricole

Selon les architectes, le concept relie les deux petites structures à travers un passage creusé rendu invisible de l’extérieur afin de ne pas perturber l’harmonie du complexe agricole. Les deux entités sont traitées de manière autonome, malgré un certain nombre de caractéristiques leur permettant d’être considérées comme un seul projet. Donnons par exemple le revêtement de sol que les deux  ont en commun.

La distinction entre les volumes réside principalement dans le sentiment que l’espace interne et les matériaux communiquent au visiteur. La grange a une base en pierre, renforcée, enduite de chaux et de ciment et finie avec de la chaux mélangée avec du sable très fin. L’étage supérieur est un grenier à foin en rondins imbriqués dans lequel une pièce en mélèze massive a été insérée, reprenant ainsi l’essence du style des constructions locales. La porte du grenier à foin, qui comportait à l’origine deux panneaux, a été réinterprétée comme une grande porte-fenêtre en mélèze et comme toutes les portes et fenêtres de la grange, elle peut être fermée par un panneau coulissant en bois sculpté. Les portes et les fenêtres restantes ont été créées avec un minimum d’interférences sur les assemblages.

Le béton dans toute sa splendeur

Le bâtiment de ferme a conservé sa position et sa structure d’origine, le mur de pierre en plâtre a été remplacé par un nouveau mur en béton, isolé et en plâtre. L’intérieur est en béton apparent obtenu à l’aide de ciment blanc. Le coffrage est constitué de planches de bois sciées de différentes épaisseurs comprises entre 12 et 15 cm. Les fenêtres font écho aux ouvertures originales mais elle sont plus petites en taille à l’exception d’une grande ouverture située côté ouest et offrant une vue magnifique sur le lac Maloja.

Toutes les boiseries sont en chêne, il s’agit, selon les architectes, d’une combinaison qui fonctionne mieux avec le béton ainsi que le mélèze. L’extérieur est enduit de chaux et de ciment, marqué le lendemain de son application pour lui donner l’aspect brut des maisons de montagne. Les volets extérieurs sont en métal. Le revêtement de sol continu des deux structures est en béton battu, obtenu en ajoutant du marbre en poudre et imprégné de savon de Marseille.

La nouvelle construction va de pair avec la réhabilitation de l’ancienne grange, un travail d’orfèvre que l’agence Ruinelli Associati Architetti a accompli avec tact. Le résultat est subtil.

© Ruinelli Associati Architetti
© Ruinelli Associati Architetti
© Ruinelli Associati Architetti
© Ruinelli Associati Architetti

Le site de Ruinelli Associati Architetti : ici.

Les photos : © Ruinelli Associati Architetti