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Comme une œuvre d’art vivante

© ASWA (Architectural Studio of Work – Aholic)

L’agence d’architecture ASWA (Architectural Studio of Work – Aholic) basée à Bangkok, a conçu un studio privé ainsi qu’une galerie d’art tout en béton qui possède un énorme puits de lumière central. L’ensemble interagit avec la lumière comme une œuvre d’art vivante.

Vivante, dynamique et cinétique

Situé en Thaïlande, à Bangkok, l’ensemble qui comprend un studio et une galerie d’art, est destiné à un artiste thaïlandais qui préférait l’intimité. La construction ne possède qu’une seule ouverture sur la rue. De ce fait, le volume communique avec ses environs, mais garde son espace intérieur étonnamment en retrait . Ainsi, à l’abri des regards, les visiteurs peuvent contempler les œuvres exposées tout en étant dans un univers original qui a su mettre les contenus en valeur.

Au premier coup d’œil, le caisson en béton massif où les murs sont marqués par les traces des coffrages du béton brut, nous accueille et nous transporte à l’inverse de ce que l’on peut croire vers un espace généreux où un escalier sculptural flotte sous un puits de lumière. Selon les architectes Phuttipan Aswakool et Chotiros Techamongklapiwat, il s’agit d’un espace unique où les gens peuvent se tenir en son centre pour contempler les divers changements de la lumière au moment où elle touche le mur central en béton. Il en résulte une œuvre d’art vivante, dynamique et cinétique qui change d’aspect avec la lumière tout au long de la journée.

Un ensemble de textures

L’ensemble est d’une extrême sobriété, l’architecture brutaliste et les murs dénudés mettent en valeur les ouvrages exposées, le tout dans un écrin exceptionnel conçu avec finesse. Poursuivant au deuxième étage, la taille des cadres de fenêtres carrés interpellent les visiteurs. De toute évidence, la forme en béton qui crée l’une des caractéristiques de cette galerie privée se croise parfaitement avec l’acier, le bois et le verre pour engendrer un ensemble de textures dont l’effet est d’une grande plasticité.

A Bangkok, la galerie d’art réalisée par l’agence d’architecture ASWA est une œuvre à part entière qui met contenu et contenant au diapason.

© ASWA (Architectural Studio of Work - Aholic)
© ASWA (Architectural Studio of Work – Aholic)
© ASWA (Architectural Studio of Work - Aholic)
© ASWA (Architectural Studio of Work – Aholic)
© ASWA (Architectural Studio of Work - Aholic)
© ASWA (Architectural Studio of Work – Aholic)
© ASWA (Architectural Studio of Work - Aholic)
© ASWA (Architectural Studio of Work – Aholic)

Le site des architectes ASWA (Architectural Studio of Work – Aholic) : ici.

Les photos: © ASWA (Architectural Studio of Work – Aholic)

Pour un photographe

© Johan Dehlin

A Londres, sur une parcelle étroite, l’agence d’architecture 6a architects a réalisé, pour le photographe Juergen Teller, une série de trois édifices accompagnés de leurs jardins. Une douce conversation entre ancien et nouveau ou même un impressionnant dialogue entre architecture et paysage se dégage de l’ensemble.

Les murs extérieurs, en béton, façonnent les nouveaux bâtiments qui touchent les briquent des édifices existants. Il s’agit d’un projet construit pour accueillir des bureaux, des archives, un studio, une cuisine, une bibliothèque et plusieurs dépendances comprenant une salle de yoga et un sauna. Les trois jardins, conçus par Dan Pearson Studio et inspirés par les jardins urbains qui se forment naturellement dans des coins délaissés de la ville, introduisent une série de terrasses ouvertes qui mettent joyeusement en diapason l’intérieur et l’extérieur.

D’autres détails viennent égayer l’ensemble architectural comme le coffrage en bois qui révèle la texture du béton ou le traitements des assemblages des volumes avec les briques des façades alentours. Une terrasse sur le toit offre une vue panoramique de la ville où l’on peut distinguer les cheminées en terre cuite et les jardins voisins.

Lumineuse mais pas que

Cependant, l’un des fils conducteurs qui caractérise l’ensemble est le traitement de la lumière. Une parfaite maîtrise de la part des architectes qui ont tout orchestré pour que la luminosité ne gêne pas les utilisateurs des lieux tout en leur offrant des espaces clairs mis en valeur à travers de gracieux jeux d’ombre et de lumière. Donnons par exemple le hall d’entrée qui est éclairé d’une manière zénithale par un espace en hauteur triple, traversé par un pont en treillis métallique.

Le bureau de style atelier est l’espace public du projet, il est relié au monde extérieur par une grande fenêtre orientée vers la rue. Le bâtiment central du studio est une pièce comportant des espaces de rangement suspendus qui abaissent la hauteur du plafond.

Les architectes ont choyé le côté passif du projet, ainsi la ventilation est naturelle et l’isolation exemplaire. Une performance énergétique optimale est obtenue grâce à plusieurs procédés comme la structure en bois, le triple vitrage, la collecte de l’eau de pluie pour une réutilisation dans le jardin. N’oublions pas la présence des panneaux photovoltaïques et solaires qui agissent sur l’indice de durabilité de l’édifice. Bref, c’est une résidence aux divers atouts à découvrir sans tarder.

© Johan Dehlin
© Johan Dehlin
© Johan Dehlin
© Johan Dehlin
© Johan Dehlin
© Johan Dehlin
© Johan Dehlin
© Johan Dehlin

Le site de 6a architects : ici.

Les photos: © Johan Dehlin

« Studio R »

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En Septembre 2012, l’architecte Marcio Kogan a livré un loft-studio pour un photographe qui vit à São Paulo. Une construction où la simplicité des lignes se mêle aux détails raffinés pour un résultat gracieux et à la fois enchanteur.

C’est à São Paulo que se trouve la « Studio R ». Il s’agit d’une demeure destinée à devenir l’habitation ainsi que le lieu de travail d’un photographe. Ici, Marcio Kogan, fidèle à ses principes nous transporte encore une fois dans un univers attrayant où les notions d’intérieur et d’extérieur se mélangent au besoin.

L’ensemble se compose de deux boîtes de béton brut qui s’empilent et composent avec le paysage un harmonieux assortiment. Alors que le lieu de travail du photographe se trouve au rez-de-chaussée et peut s’ouvrir vers le jardin, l’espace de vie est au premier étage et s’ouvre sur le toit du volume précédent devenu terrasse. Ainsi, fermé, le studio permet à l’artiste de contrôler la lumière artificiellement et ouvert, il fait disparaître toute barrière avec son environnement.

Epurée et minimaliste, la maison est un condensé de bons procédés et c’est à découvrir sans tarder…

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Les co-architectes du projet sont: Gabriel Kogan, Oswaldo Pessano

Le site de Marcio Kogan : ici.

Les photos : © FG+SG – Fernando Guerra, Sergio Guerra