Form follows function, c’est la nouvelle devise du Moniteur

Le 20 mars 2015, à l’heure où la crise touche de plus en plus l’activité de nombreuses branches du bâtiment, le Moniteur des travaux publics et du bâtiment lance sa nouvelle formule. Plus sobre, plus smart, remis au goût du jour, le journal saura-t-il conquérir de nouveaux abonnés ?

Alors que plusieurs jours avant la date de sa sortie officielle du 20 mars 2015, les réseaux sociaux pullulaient des photos de la nouvelle formule du Moniteur, « les rares privilégiés » comme moi (si je crois vraiment le service de communication du journal) attendaient toujours de feuilleter leur copie gratuite sur le net.

Finalement elle est arrivée dans ma boîte aux lettres, la nouvelle formule avec plus d’une quinzaine de paires d’yeux en couverture. Mon premier réflexe était de croire qu’il s’agissait de regards d’architectes. La réalité est toute autre.

Continuons, c’est le tour de l’éditorial qui avec le sourire de Michel Dalloni, directeur des rédactions, entre remerciements et reconnaissance, évoque tout le chemin parcouru par le magasine depuis 112 ans.

Et puis juste après, le style change, des gribouillis, des couleurs et des petits mots évocateurs, un vrai printemps qui donne la place à la BD, une savoureuse nouveauté qui revient timidement un peu plus loin et que l’on aimerait voir plus souvent.

Allons lire le reste, plus sérieux, plus rigide et plus actuel, les chantiers racontent toujours leur aventure, les nouveaux projets aussi, certains changements se décèlent facilement malgré tout, quelques images changent de format, d’autres pages se voient parer de couleurs, se profile alors un changement notable du côté de la forme.

Et la fonction alors ?

Bien que certaines histoires vues ou aperçues ailleurs se répètent, d’autres changements remarquables attirent l’attention. Parmi ces derniers je cite l’arrivée d’une nouvelle série de chroniques qui rendent l’ensemble particulièrement éloquent à la fois vivant et plus actuel. Dans ce numéro de lancement deux signatures, celles de Jacques-Franck Degioanni dont j’avais parlé à plusieurs reprises sur « Détails d’architecture » et celle de Nicolas Guillon, qui entre habileté et reproche commentent un sujet d’actualité.

A chaque section ses points positifs et même si l’ensemble reste fidèle à l’esprit du Moniteur, le printemps pointe son nez, une vraie mutation !