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Au Japon, une maison de plage avec vue sur le large

© Kei Sugino

A Shima, dans la préfecture de Mie, au Japon, Yamamori Architect & Associates ont réalisé une charmante maison qui s’insère astucieusement dans son environnement. Avec ses grandes ouvertures vers le large, la résidence donne à ses habitants l’impression qu’ils se trouvent dans un navire.

Quand l’architecture adopte le lieu

L’architecte raconte que la première fois qu’il a visité le site, il a tout de suite pensé que les principaux enjeux de ce projet étaient de savoir comment entrelacer, dissoudre, couper et intégrer des éléments de cet environnement naturel, tels que l’océan, la verdure, le ciel et le vent. Un jeu auquel il s’est donné à merveille pour un résultat des plus attachants.

Le site est situé dans une baie isolée sur une côte en dents de scie où les bateaux de pêche entre autres viennent faire un petit escale. Malgré tout, le lieu, resté discret, dégage une sensation de plénitude. C’est une zone où le contraste de l’océan et de la verdure est évident.

Le propriétaire qui devrait se rendre de temps en temps à cette maison, souhaitait profiter le maximum de la vue et des environs. Selon les architectes les différences de hauteur entre le sol, le bâtiment et les espaces intérieurs sont une composante importante de cette conception. C’est pourquoi, il a été nécessaire de surélever l’ensemble pour garder une distance subtile par rapport au sol, créer un monde différent et exprimer une sensation de flottement. Cette stratégie s’adapte également aux marées propres à cette zone, exceptionnellement hautes mais qui restent occasionnelles, tout en évitant la vue directe depuis la route.

Une douce continuité entre l’intérieur et l’extérieur

L’avant-toit en forme d’aile introduit un élément aérodynamique approprié dans cette zone de grand vent. Il donne une légèreté à l’architecture et encadre la vue selon la fameuse tradition japonaise du «paysage emprunté». La maison est composée d’un volume unique qui comporte différentes hauteurs de plancher où chaque niveau est connecté avec des escaliers. Les lignes de vue varient dans chaque pièce et les perspectives sont nombreuses. Les diverses contrastes génèrent un espace intérieur dynamique.

La résidence profite d’une douce continuité entre l’intérieur et l’extérieur, une particularité qui la fait fusionner magnifiquement avec l’environnement côtier naturel où elle est située. L’architecte qui souhaitait donner à son œuvre une allure moderne et simple a réussi son pari, la maison de la plage possède des traits abstraits qui la rend singulière.

© Kei Sugino
© Kei Sugino
© Kei Sugino
© Kei Sugino
© Kei Sugino
© Kei Sugino

Le site de Yamamori Architect & Associates : ici.

Les photos : © Kei Sugino

Au Japon, une élégante maison en porte à faux

© Apertozero

C’est à Nagoya, la troisième ville japonaise que se trouve cette maison atypique signée de l’agence d’architecture Keitaro Muto Architects. Il s’agit d’une résidence de trois étages qui, outre sa fonction, se démarque par sa forme.

Compacte et élégante

A l’instar de nombreuses maisons japonaises qui se trouvent sur une parcelle exiguë, la résidence réalisée par Keitaro Muto Architects à Nagoya se développe sur un terrain bordé d’une part par une autre propriété et d’autre part par une clôture qui limite la parcelle. Il fallait donc créer une maison qui répond favorablement aux diverses exigences des propriétaires tout en lui octroyant une touche originale.

C’est pourquoi, les architectes de l’agence Keitaro Muto ont créé un petit bijou à la fois compacte et élégant. La résidence est située près du centre ville de Nagoya. Les propriétaires souhaitaient avoir quatre place de parking dont deux couverts ainsi qu’un spacieux salon avec une grande terrasse. Les architectes ont opté pour un garage qui fait partie de la construction, cela leur a permis entre autres la création d’une terrasse pour l’étage supérieur.

Sobre et lumineuse

La façade qui donne sur la rue voisine comprend très peu d’ouvertures. Les architectes ont privilégié d’orienter la maison mais aussi la terrasse d’une manière que l’ensemble reçoit le plus de lumière tout en possédant une agréable vue sur les environs. L’intérieur a été divisé en quatre parties distribuées sur deux niveaux. Il en résulte de belles perspectives pour une construction qui semble même anticiper un futur agrandissement de la famille.

Les espaces sont ouverts au sein même de l’édifice. Grâce aux grandes ouvertures, l’ensemble est lumineux. Les intérieurs sont épurés, les murs blancs rendent l’ensemble plus vaste, le bois y est omniprésent et procure une douce sensation de chaleur. Compacité, simplicité mais aussi sobriété sont les caractéristiques de cette maison réalisée par Keitaro Muto Architects.

© Apertozero
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© Apertozero

Le site de Keitaro Muto Architects: ici.

Les photos : © APERTOZERO

« A Float of Immaterial Pleasures » un projet original signé Ludwig Heimbach Architektur

© Nobutada Omote

Interagir avec l’espace public et s’interroger sur ses interdictions, c’est le thème de l’originale installation réalisée par l’agence d’architecture allemande Ludwig Heimbach Architektur lors de l’exposition « Kenchiku Symposion » qui a eu lieu au prestigieux Kyoto Art Center, situé au cœur même de Kyoto.

Parce que l’idée d’immatérialité est assez contradictoire avec l’architecture surtout qu’il s’agissait du bois comme matière principale, les architectes ont présenté trois sortes de conceptions pour une « folie » qui a pris place dans la cour même de l’équipement culturel.

Les interdictions de l’espace public

« Un Flot de Plaisirs Immatériels » traite donc des interdictions comme les thèmes suivant : « Nourrir les oiseaux » et «s’embrasser », elle se manifeste à travers la réalisation de trois boîtes composée de contre-plaqué et de quelques écrans couverts de toiles, le tout pour mieux apprécier le baiser. Les architectes nous rappellent être influencés par la description du compositeur et pianiste français Olivier Messiaen qui désignait les oiseaux comme « messagers de plaisirs immatériels ».

L’installation invite l’utilisateur à adopter la structure apparemment « inachevée » qu’il observe d’une manière immatérielle, et obtient ainsi une connexion plus étroite avec l’œuvre construite. La stratégie de fragmentation est également montrée par les couches de la construction qui comportent entre autres des poutres en bois, des planches de bois et des bardages colorés.

Des matériaux légers et transparents

En référence à l’endroit de l’exposition, le quartier Kimono de Kyoto, les architectes ont eu recours à une superposition intérieur / extérieur des trois boîtes présentées. L’entrecroisement de ces dernières crée divers endroits ombragés et différentes occasions pour s’embrasser. Géométriquement la mise en forme des seuils est inspirée par les entrées des hôtels japonais qui servent de rendez-vous amoureux, mais que les architectes ont réalisé ici avec des matériaux transparents ainsi que des ouvertures qui fractionnent horizontalement la structure.

Selon les architectes, l’idée de nourrir les oiseaux n’est pas toujours brillante, car les derniers devraient se nourrir naturellement mais le fait de leur offrir de l’eau ainsi qu’un lieu pour se baigner pourrait les aider à survivre dans cet environnement urbain qui parfois leur est étranger surtout quand il s’agit de supporter le climat chaud de Kyoto. C’est pourquoi, quatre cours d’eau font partie de l’ensemble et sont offertes aux oiseaux pour qu’ils s’y baignent. Ces derniers y sont attirés via une musique qui imite leurs gazouillis.

Dans leur installation, les architectes ont également eu recours à des filets anti-poussière gris, couramment utilisés au Japon pour cacher le site d’une construction au public. L’installation, aussi atypique qu’elle soit, a trouvé un grand succès et ce n’est pas étonnant .

© Nobutada Omote
© Nobutada Omote
© Nobutada Omote
© Nobutada Omote
© Nobutada Omote
© Nobutada Omote

Le site de Ludwig Heimbach Architektur : ici.

Les photos : © Nobutada Omote

Comme un glaçon posé au bord de la rue…

© Koji Fuji / Nacasa & Partners Inc

La maison réalisée par l’agence d’architecture japonaise Hiroshi Nakamura & NAP est située dans le centre-ville d’Hiroshima. Un environnement atypique où des immeubles avoisinent les maisons tout en donnant sur une rue animée où se trouve même un tram. Comment faire pour avoir un peu de calme et de tranquillité était le défi principal des architectes.

Une solution subtile

En réponse à ce défi, une solution subtile a été donc élaborée selon laquelle la façade principale en verre optique donnant sur la rue cache un généreux jardin. Ce dernier est visible de toutes les pièces qui jouissent d’un paysage serein et silencieux à l’abri de la circulation des voitures ainsi que des tramways. Une astuce qui garde l’intimité des utilisateurs des lieux tout en leur procurant un environnement vert en plein centre-ville. Bien que située dans la ville, la maison permet également aux résidents de profiter, selon les architectes, de la lumière changeante et des humeurs de la ville au fur et à mesure que la journée passe et au rythme des saisons changeantes.

Le verre optique

Cependant, la curiosité de cette résidence se trouve dans sa façade principale. En effet, cette dernière est composée de 6 000 blocs de verre pur (50 mm x 235 mm x 50 mm) qui, avec leur grande superficie permettent d’éliminer le plus possible le son tout en créant un espace ouvert qui forme un grand jardin. Pour réaliser une telle façade, on a dû produire un verre d’une transparence extrêmement élevée à partir de borosilicate, la matière première de la composition du verre optique. Le processus est extrêmement difficile, car il nécessite à la fois un refroidissement lent qui élimine les contraintes résiduelles à l’intérieur du verre et une précision élevée. Les dimensions des blocs de verre ont été choisis pour que la façade reste autonome. Cependant, une telle structure est malgré tout, vulnérable aux contraintes latérales, c’est pourquoi, les architectes ont utilisé des barres plates en acier inoxydable pour renforcer l’ensemble.

Vue de la rue, la façade semble transparente mais vue de l’intérieur, l’ensemble ressemble à une chute d’eau. Un tableau abstrait qui diffuse la lumière tout en cachant intelligemment ce qui est derrière. Comme un glaçon posé au bord de la rue, la maison Hiroshi Nakamura & NAP cache bien des surprises.

© Koji Fuji / Nacasa & Partners Inc
© Koji Fuji / Nacasa & Partners Inc
© Koji Fuji / Nacasa & Partners Inc
© Koji Fuji / Nacasa & Partners Inc
© Koji Fuji / Nacasa & Partners Inc
© Koji Fuji / Nacasa & Partners Inc

Le site de Hiroshi Nakamura & NAP : ici.

Les photos : © Koji Fuji / Nacasa & Partners Inc

« Quelques mots pour le futur »

« J’ai trouvé ce que vous disiez si extraordinaire que j’ai estimé que certaines choses devaient être consignées pour l’histoire de l’architecture. » Ainsi débute la conversation entre Ieoh Ming Pei et Fumihiko Maki.

Le recueil est de petite taille mais les propos concis, les dialogues tout au long de l’ouvrage, les échanges inattendus rendent l’ensemble attachant. L’un est né à Canton, l’autre à Tokyo, l’un a 100 ans, l’autre 90 mais tous les deux sont connus en dehors de leurs frontières. La rencontre aura lieu dans les bureaux de Fumihiko Maki à Hillside Terrace lors de la visite de Ieoh Ming Pei à Tokyo.

De quoi peut parler deux géants de l’architecture quand ils se rencontrent ? La question rend curieux tout amoureux d’architecture d’autant plus qu’à dix ans de différence d’âge, les deux architectes ont connu les mêmes personnages, les mêmes idoles, les mêmes contextes dans la pratique de leur profession. Cette dernière dure depuis plus de cinquante ans, depuis, de gros changements ont été perçus, des styles, des matériaux, bref, il s’agit de deux visions qui parfois se rapprochent ou se divergent selon les périodes. En évoquant le passé, de grands noms de l’architecture connus de tous sont évoqués, quelques souvenirs personnels mais aussi quelques anecdotes sont au rendez-vous.

Cependant dans ce livre, c’est Maki qui pose les questions et Pei y répond. De ses années à Harvard jusqu’à son retour à Suzhou, sa ville natale, en passant par la réalisation de la pyramide du Louvre, Pei revient sur plus d’un siècle d’histoire d’architecture, son histoire mais aussi celle des autres, de tous ces pays qui ont accueilli ses réalisations dont la France.

« Quelques mots pour le futur » est un livre d’un peu plus de 100 pages, tellement accrocheur, que le lecteur lira d’un seul trait !

Une atypique maison japonaise signée Moca Architects

© Kai Nakamura

Un toit en surplomb, des découpes angulaires, un ensemble qui rappelle une sympathique petite maison de poupée. En réalité, il s’agit d’une résidence japonaise conçue par l’agence d’architecture Moca Architects.

A l’abri des regards

Au Japon, dans la région du Kansai, sur une parcelle étroite située dans un quartier résidentiel de la ville de Nara, les architectes de l’agence Moca ont conçu une maison familiale de deux étages, baptisée « House AA ». Le premier étage et sa structure de grand toit cache 60% du rez-de-chaussée. Une manière habile qui restreint les vues vers l’intérieur. Selon son architecte, l’ensemble crée ainsi, pour les habitants, un sentiment de sécurité.

Deux chambres occupent l’étage inférieur de la propriété, elles sont accessibles par une porte en bois, tandis que l’espace de vie est situé à l’étage supérieur. Ce dernier se caractérise par ses ouvertures taillée à même la toiture. Une originalité qui ramène une grande luminosité à l’intérieur.

Mais ouvert sur l’extérieur

Caché sous le toit, le salon ouvert sur la salle à manger en bois et entouré de grands panneaux de verre, donne sur deux terrasses abritées par la toiture. Une série de poteaux en bois mince visibles de l’intérieur, soutiennent l’ensemble de la structure. Des escaliers mènent aux deux chambres qui se trouvent au rez-de-chaussée et se positionnent de chaque côté du hall d’entrée. Une salle de bains prend place à l’arrière complétant ainsi le volume.

Pour assurer l’intimité des chambres à coucher, l’architecte a prévu des portes coulissantes ainsi que des lattes de bois clouées sur les fenêtres. Ces dernières permettent l’apport de la lumière tout en assurant une certaine intimité à ses utilisateurs.

A l’intérieur quelques touches de bois complètent l’univers blanc et épuré où règne simplicité et sobriété. A l’instar d’autres maisons japonaises, la résidence signée Moca Architects est un projet qui évolue sur une parcelle exiguë tout en apportant une certaine originalité architecturale. Un petit bijou en somme !

© Kai Nakamura
© Kai Nakamura
© Kai Nakamura
© Kai Nakamura
© Kai Nakamura
© Kai Nakamura

Le site de Moca architects: ici.

Les photos: ©  Kai Nakamura.

Au Japon, du béton recyclable pour une maison de ville

© Toshihiro Sobajima, Jérémie Souteyrat

Dans la réalisation de cette maison située dans la capitale japonaise, au lieu d’utiliser du sable, les architectes de l’Atelier Tekuto ont opté pour un béton 100% recyclable. C’est un projet atypique qui se développe sur 103 m² de surface et comporte une charmante maison de ville.

A la place du béton traditionnel

A la place du sable, c’est le shirasu qui a été utilisé pour la construction de la maison. Il s’agit d’un type de béton durable utilisant des particules de cendres volcaniques qui se trouvent en abondance dans les parties sud du Japon.  Un matériau entièrement recyclable qui remplace le béton tout en donnant la même impression.

L’avantage de ce matériau est sa résistance ainsi que sa durabilité qui augmente pendant une longue période à cause de la réaction du shirasu. En plus, la densité de cette matière, qui provient de sa granularité fine , protège le béton de la neutralisation. Le shirasu contient également des micro-cellules fermées qui confèrent au béton des qualités de contrôle de l’humidité et de désodorisation. Le développement et l’utilisation de cette matière écologique peuvent être un atout considérable surtout dans les zones riche de ce matériau.

Pour la réalisation sur un site exiguë, la conception sectionnelle et volumétrique devient très importante. Une salle  insonorisée de haut niveau prend place au sous-sol et une galerie spacieuse ainsi qu’une chambre sont placées au premier étage. La fonctionnalité a été privilégiée au deuxième étage où se trouvent un salon, une salle à manger, une cuisine et une salle de bain. Le salon est constitué d’un très petit espace, mais un plafond de 5m de haut et une grande fenêtre triangulaire oblique, lui confèrent une grande luminosité et une ouverture sur l’extérieur.

Un ensemble cohérent

Trois méthodes de conception ont été adoptées par les architectes. Tout d’abord la connexion entre l’intérieur et l’extérieur, l’étude de l’espace qui se fait par la superposition des murs et des volumes ainsi que la création d’un espace multi-couches avec une plus grande ampleur. Cela peut s’expliquer par exemple plusieurs détails et des interconnexions qui produisent une richesse spatiale et donnent une particularité à l’ensemble.

Concernant les couleurs et les textures, les architectes ont choisi du béton apparent, des planches de bois tannées au charbon, de l’acier martelé, de l’acier inoxydable noir et de l’argent noir oxydé. Les couleurs sont riches et unifiées, elles vont du gris jusqu’au noir. Cette attention à la couleur et à la texture crée une certaine unité rendant intéressants tous les espaces.

La maison de l’Atelier Tekuto est un petit bijou à découvrir sans tarder.

© Toshihiro Sobajima, Jérémie Souteyrat
© Toshihiro Sobajima, Jérémie Souteyrat
© Toshihiro Sobajima, Jérémie Souteyrat
© Toshihiro Sobajima, Jérémie Souteyrat
Tokyo, March 24 2015 – R-Torso-C House by Atelier Tekuto.
Tokyo, March 24 2015 – R-Torso-C House by Atelier Tekuto.
© Toshihiro Sobajima, Jérémie Souteyrat
© Toshihiro Sobajima, Jérémie Souteyrat

Le site de l’Atelier Tekuto : ici.

Les photos : © Toshihiro Sobajima, Jérémie Souteyrat

Sobre et épurée, la maison japonaise créée par Hiroto Suzuki

© Studio Monorisu

Située dans le quartier résidentiel dense de Sendai, la maison réalisée par l’agence d’architecture japonaise Hiroto Suzuki architects and associates est une curiosité à part entière.

Une connexion entre l’espace privé et public

Dans un environnement atypique et métissé où les anciennes maisons reconstruites se croisent avec les résidences nouvelles, la maison signée par Hiroto Suzuki attire l’attention. Un peu comme dans toutes les villes japonaises, l’étroitesse de la parcelle a incité les architectes à concevoir des projets compacts qui optimisent l’intérieur.

Le projet consiste à construire une nouvelle résidence familiale à la place d’une autre qui ne répondait pas aux exigences de ses nouveaux propriétaires ni aux normes actuelles. Comme les propriétaires venaient d’emménager dans la région, les architectes ont jugé utile de concevoir un projet qui fait la connexion entre l’espace privé et l’espace public. Ainsi, la communication avec le voisinage serait facilitée.

Un lien avec le monde extérieur

La maison comprend trois étages, un espace extérieur qui peut être utilisé comme une aire de stationnement pour deux voitures ainsi qu’un petit jardin. Pour créer un lieu de rassemblement pour la famille et leurs invités, les architectes ont placé le salon et la salle à manger au 2ème étage où l’on accède directement de l’extérieur. Les architectes ont constaté que les maisons japonaises plus anciennes possèdent un espace commun où les gens peuvent se réunir et bavarder. Le jardin ainsi que l’escalier extérieur qui mène directement au salon peuvent tenir le rôle de lien avec le monde extérieur.

Tandis que les édifices alentours suivent une trame horizontale, la maison conçue par Hiroto Suzuki adopte un angle de 45 degrés par rapport aux limites de la parcelle. En conséquence, la vue n’est pas interrompue par les bâtiments voisins et l’intérieur gagne en luminosité. La construction de trois étages étant plus haute de ses voisins, par conséquent une vue plus dégagée est assurée à ses habitants.

Avec des gestes simples, les architectes ont donc entrepris une belle relation avec l’environnement. L’intérieur se caractérise par des lignes épurées et sobres, à la fois lumineux et ordonné. Que des ingrédients utiles pour une construction de qualité.

© Studio Monorisu
© Studio Monorisu
© Studio Monorisu
© Studio Monorisu
© Studio Monorisu
© Studio Monorisu
© Studio Monorisu
© Studio Monorisu

Le site de Hiroto Suzuki architects and associates : ici.

Les photos: ©  Studio Monorisu