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La petite maison à la porte jaune

© Gonzalo Viramonte

En Argentine, à Córdoba, l’architecte Mariclé Scalambro a réhabilité une ancienne maison datant du début du XXe siècle. Avec des petites touches de couleur jaune, ses lignes pures et sa grande sobriété, l’ensemble s’est agréablement métamorphosé.

La structure préservée

Connue sous le nom de « casa chorizo », la petite maison complètement remaniée par l’architecte Mariclé Scalambro est située dans le centre de la ville de Córdoba. Au fil du temps, plusieurs transformations ont désorganisé la disposition initiale de l’ensemble. Avant l’intervention, la vieille bâtisse était dans un état de détérioration totale.

Le projet de réaménagement et de restauration répond à un simple programme de logement individuel. Tandis que la façade et la structure interne d’origine ont été préservées, les découpes qui avaient été incorporées dans les interventions ultérieures ont été éliminées. L’architecte a fait tout son possible pour élargir les espaces et créer un flux de circulation.

L’intérieur remanié

La salle de service existante à l’étage supérieur, accessible depuis le patio, a été démolie. Profitant de la hauteur du salon, l’architecte a créé un nouvel espace mezzanine. Ce dernier peut servir ou bien d’espace de travail ou pour les éventuels invités. La cuisine, la salle de bains commune et la salle à manger servent de séparation entre la partie sociale et la partie intime de la maison. Cette dernière donne sur un charmant patio qui en plus de rendre l’intérieur lumineux, sert à préserver l’intimité de l’espace privé.

Dans le but de se différencier de son voisinage, l’architecte a choisi, pour la façade, des tons qui évitent l’uniformité tout en créant une petite touche d’originalité. Ainsi, la porte d’entrée devient jaune et les murs sont recouvert d’une couche grise. Comme si la maison, qui par ailleurs possède sa jumelle à côté, se trouvait à l’ombre. Un jeu de tonalité qui ne laisse pas indifférent. La petite maison à la porte jaune devient ainsi une référence dans le quartier.

© Gonzalo Viramonte
© Gonzalo Viramonte
© Gonzalo Viramonte
© Gonzalo Viramonte
© Gonzalo Viramonte
© Gonzalo Viramonte
© Gonzalo Viramonte
© Gonzalo Viramonte

Les photos : © Gonzalo Viramonte

En Argentine, une résidence qui fait le pont

 

© Lucas Carranza

Dans la magnifique vallée de Calamuchita, dans la province de Córdoba, l’agence d’architecture Alarica-Ferrer Arquitectos a réalisé une atypique construction. Il s’agit d’une charmante maison qui, pour respecter l’environnement où elle se trouve, relie les deux rives et reste suspendue.

Respecter l’environnement

Situé dans une forêt sur les rives du lac Los Molinos, le pavillon conçu par les architectes Alarica-Ferrer se trouve sur un ravin causé par l’érosion d’une ancienne route qui traversait à l’origine la vallée de Calamuchita. Il s’agit d’un projet d’échelle minimale matérialisé dans un pavillon qui fait le pont et vise à respecter la vocation de cet espace particulier.

Situé transversalement au canyon et soutenu par les deux rives sur deux murs en béton qui définissent non seulement son accès mais aussi l’ampleur de l’intervention, l’ensemble présente un intérieur singulier. Les murs de soutènement sont réalisés en béton pigmenté obtenant une texture et une couleur en accord avec le lieu. La maison forme un parallélépipède épuré procurant une grande luminosité à l’intérieur grâce aux diverses baie-vitrées qui ornent toutes les façades.

Minimaliste et sobre

Outre les deux murailles qui soutiennent la maison, les architectes ont rajouté une poutre métallique qui s’étend sur toute la longueur du volume. La transparence du parallélépipède est telle que, les habitants ou les visiteurs ont l’impression de séjourner dans la nature. L’intérieur de la maison est simple, minimaliste et sobre. La nuit, illuminée, la résidence prend des airs d’une lanterne. Au milieu de la forêt, la maison-pont constitue une originalité qui vaut le détour.

© Lucas Carranza
© Lucas Carranza
© Lucas Carranza
© Lucas Carranza
© Lucas Carranza
© Lucas Carranza

Le site de Alarica-Ferrer Arquitectos : ici.

Les photos: © Lucas Carranza

Subtilité architecturale pour une innovation commerciale

© Fernando Alda

Les architectes espagnols Francisco López + Gudula Rudolf ont réalisé le nouveau centre de la promotion des activités commerciales de la ville de Cordoba. Sobrieté et nouveautés sont au rendez-vous.

C’est à partir de matériaux traditionnels que les architectes ont accompli un travail sutil au centre de Cordoba. En effet, le projet est située sur un terrain étroit et à la fois difficile entre les murs traditionnels de deux ensembles historiques. Ces derniers ont été laissés à l’état brut et donnent un caractère authentique à l’ensemble. À l’entrée, une grande cour ouverte accueille les visiteurs, un voile subtil de tiges en bois naturel tissées le couvrent. Ce revêtement translucide grimpe sur les murs et s’étend au-dessus pour former un atypique auvent agréable à la vue.

Les méthodes traditionnelles à l’honneur

Le reste de la structure est formé par des matériaux bruts qu’il s’agit du béton, du verre ou bien du bois. La lumière naturelle inonde les passages extérieurs qui s’étendent de l’entrée jusqu’à la cour arrière. Les méthodes traditionnelles de construction sont reproduites à travers le sol de pierre et l’enveloppe de bois qui couvre une grande partie du patio.

Derrière cette «salle en plein air» se trouve un nouvel équipement destiné à la formation et la promotion des activités commerciales régionales. L’équipement est établi perpendiculairement à la route et occupe une partie d’un ancien bâtiment déjà sur place. L’édifice de deux étages possède un cadre unique que les concepteurs ont su mettre au profit de leur projet. L’interstice urbain qui se développe entre deux anciennes murailles a retrouvé donc grâce à l’intervention des architectes une nouvelle utilisation.

La fonctionnalité interne du bâtiment est simple et répond à un programme capable de répondre aux diverses exigences des propriétaires. Malgré sa modestie, il s’agit d’un projet remarquable à découvrir sans tarder.

© Fernando Alda
© Fernando Alda
© Fernando Alda
© Fernando Alda
© Fernando Alda
© Fernando Alda

Plus d’informations sur López + Rudolf : ici.

Les photos: © Fernando Alda

En Argentine, la chapelle Saint-Bernard, un exemple de sobriété

© Nicolás Campodonico
© Nicolás Campodonico

A La Playosa, à l’est de la province de Córdoba l’architecte Nicolás Campodonico en collaboration avec un collectif d’architectes a réalisé une incroyable chapelle où l’épurement de la brique se mêle à la frugalité de la forme pour un résultat des plus subtils.

Il s’agit de matériaux de récupération et des pierres centenaires en provenance de la démolition d’une résidence rurale et des ruines qui se trouvaient dans les parages. Un recyclage réussi surtout quand nous examinons l’ouvrage qui en découle.

C’est un endroit sauvage où la nature a repris petit à petit le dessus et établit ses propres conditions. Un environnement idyllique, sans électricité ni d’autres facilités. Un lieu qui se prête au recueillement en quelque sorte. L’arrivée de l’église Saint-Bernard ne semble pas pour autant perturber le paysage. Comme si elle faisait partie du décor, la chapelle se pose sur la colline et adopte le voisinage.

La croix éphémère

Avec une telle œuvre, l’architecte offre aux visiteurs un lieu symbolique visité tout au long de l’année. L’étude de l’espace qui fait partie de la création se montre à la fois convaincante et maîtrisée. Tandis que dans la majorité des églises du monde, la présence de la croix est concrète, ici sur les montagne de La Playosa, cette dernière se découvre via un jeu subtil d’ombre et de lumière. Il s’agit du résultat d’une étude minutieuse doublée d’un savoir faire sans faute qui suggère de capter l’idée sans la révéler. Une anamorphose tant inattendue que recherchée en quelque sorte.

La surface de l’oratoire est de 92m², l’ensemble présente des plans et des pointes qui contrastent avec les courbes des ouvertures et des surfaces intérieures. De même, la modestie de l’atrium est l’antithèse de celle de l’espace principal où le dôme s’ouvre dans la direction du coucher du soleil. L’ouverture supérieure capte le chemin de la lumière naturelle jusqu’au crépuscule, au moment où les ombres projetées par deux formes indépendantes se croisent pour former pendent un temps éphémère une croix dans la nef.

L’architecte argentin, né à Rosario a accompli un travail remarquable où la simplicité et l’épurement ne font qu’un. Un coup de génie !

© Nicolás Campodonico
© Nicolás Campodonico
© Nicolás Campodonico
© Nicolás Campodonico
© Nicolás Campodonico
© Nicolás Campodonico
© Nicolás Campodonico
© Nicolás Campodonico

Le site de l’architecte Nicolás Campodonico:ici.

les photos:  © Nicolás Campodonico

Le béton sous toutes ses coutures

© Gonzalo Viramonte
© Gonzalo Viramonte

En Argentine, dans un environnement boisé situé dans les montagnes de Sierras Chicas, les architectes Manuel Gonzalez Veglia et Dolores Menso ont réalisé une résidence familiale où le béton se révèle dans son état brut témoignant d’un remarquable ouvrage.

A la périphérie d’Unquillo qui se trouve au nord-ouest de Cordoba, dans un contexte mitigé cette maison de 160m² constitue une intervention frugale qui invite à la découverte. Pour maintenir un certain équilibre des coûts, dans leur conception de la résidence, les architectes ont eu recours à des panneaux modulaires peu coûteux ainsi que des éléments préfabriqués.

Comme un morceau de paysage

Tandis que les murs extérieurs sont fabriqués à partir d’une combinaison de béton brut et du métal peint en noir, à l’intérieur, le plâtre couvre quelques surfaces. Le béton a été coulé dans des coffrages en bois, une technique de construction très populaire en Argentine. Un procédé qui révèle les nervures de la matière et qui par ailleurs est très apprécié dans la profession.

Le plan de la maison est en forme de L, la porte d’entrée, en bois, constitue un élément étranger à l’univers du gris  mais qui se marie subtilement avec ce dernier créant un délicieux contraste qui valorise la façade. A l’arrière de la propriété qui est séparée de la rue par une grille métallique large et un mur blanc perforé, de très grandes portes coulissantes s’ouvrent sur la terrasse brouillant complètement l’intérieur et l’extérieur ; ainsi la résidence devient un morceau du paysage. Une réalisation qui peut plaire à plus d’un entre vous !

© Gonzalo Viramonte
© Gonzalo Viramonte
© Gonzalo Viramonte
© Gonzalo Viramonte

Le site de Manuel Gonzalez Veglia et Dolores Menso : ici.

Les photos : © Gonzalo Viramonte.