Le cloître de l’Université Toulouse Capitole retrouve son éclat

©Université Toulouse Capitole

Le campus de l’Université Toulouse Capitole, situé en plein cœur du centre-ville, est doté d’un magnifique cloître inscrit au titre des monuments historiques. Ce dernier, vient de retrouver son éclat d’autrefois, grâce à une intervention minutieuse menée par les architectes Philippe Witt et Hervé Rodriguez et le paysagiste Victor Belloc.

Un lieu de vie

Érigé lors des guerres de religion au XVIIe siècle, le cloître toulousain a retrouvé son éclat d’origine en redevenant un lieu de vie universitaire, où, à l’ombre des arches, les étudiants révisent leurs examens.

C’est dans le cadre de son projet de régénération, que l’université de Toulouse Capitole a réhabilité son cloître. En effet, il s’agit d’un ancien couvent, situé sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle, inscrit au titre des monuments historiques, a connu une grande histoire. Dès 1567, après le saccage de leur abbaye, les Chartreux de Castres se réfugient à Toulouse, où un terrain leur est attribué. Lors de la guerre en Espagne, pendant la révolution, ce même espace sera dévolu à l’armée pour stocker les armements. L’Arsenal sera finalement évacué et rasé après 1960. Aujourd’hui, les trois murs du cloître autour desquels a été finalement construite l’Université Toulouse Capitole sont les seuls témoins du passé.

Forte de son expansion, l’université est devenue propriétaire de ses murs et s’est engagée dans la rénovation de son cloître historique. Sauf qu’au fil des ans, le cloître des Chartreux a subi plusieurs dégradations. La réhabilitation était donc une priorité pour l’université qui a entièrement financé le projet. Ce dernier a commence en 2015, il vient de se terminer.

Des travaux minutieux

Les travaux ont été mené avec une grande dextérité. Tout d’abord, le sol a été décapé pour permettre les travaux de maçonneries en élévation, de charpente et couverture en toiture et de déplacement d’échafaudage demi travée par demi travée. Une intervention minutieuse qui a finit par rendre à la muraille son état d’origine.

De même, le jardin a été végétalisé pour favoriser un équilibre entre essences indigènes et horticoles, en laissant une place à une flore spontanée et en réduisant l’arrosage. Quant aux façades, elles ont été traitées avec un enduit couleur sable et un badigeon couleur brique en clin d’œil aux anciennes arcatures. Les architectes nous apprennent que « les études historiques et architecturales sur des édifices en briques des XVIe -XVIIe et XVIIIe siècles ont montré que la brique n’est pas destinée à rester apparente mais recouverte d’un lait de chaux, d’un badigeon ou d’un enduit qui protège la surface tout en l’unifiant. Sur la base de baux à besogne, qui décrivent les enduits existants, il apparaît que le goût collectif actuel pour les murs « écorchés » sont une mode récente. Laisser les murs en briques apparentes fragilise la structure. »

Les chemins de traverse ont été aménagés. L’éclairage a été revu et repensé. Les arcades du cloître sont soulignées par une lumière blanche chaude qui les met en exergue et bien d’autres astuces ont été utilisées, le tout pour mettre en avant l’édifice.

A noter que l’Université Toulouse Capitole est très attachée à la richesse produite par l’association histoire et modernité qui fonde son esprit. Le cloître des Chartreux a été ressuscité, l’opération a été coûteuse certes mais bénéfique à tous!

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