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A Nantes, une innovante installation sportive signée Guinée*Potin

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Pour son édition 2014, le Voyage à Nantes souhaitant renouveler l’idée des « Playgrounds », la ville de Nantes confie le projet à l’agence d’architecture Guinée*Potin. De ce fait, nous assistons à la naissance d’un surprenant équipement sportif pour jouer au « Footcheball ».

L’invitation au sport dans le cadre du Voyage à Nantes était une idée née en 2012 de l’imagination de Patricia Buck et Rafaël Magrou, le but étant de développer dans la ville de Nantes un genre nouveau de terrains de jeux . Une démarche qui vise avant tout à détourner le regard des habitants vers certains espaces qui ont toujours formé leur entourage. D’où l’idée du Footcheball, un sport innovant pratiqué par tous dans une cage (le Chaum-Room) où deux équipes adversaires s’affrontent dans une aimable ambiance sportive.

C’est donc sur l’île de Nantes, sur un site à mi-chemin entre artificiel et naturel, aux abords du quartier de la Création, sur le quai François Mitterand que la construction trouve sa place. Entre deux arbres qui se trouvent sur une parcelle en longueur, les architectes Anne-Flore Guinée et Hervé Potin (avec Florian Carré comme chef de projet) édifient le fameux Chaum-Room.

Il s’agit d’une longère classique recouverte de chaume et présentant une facette grillagée soutenue par des portiques en bois. La présence du chaume était une volonté de la part des architectes qui voient en elle un clin d’œil au paysage ligérien environnant, elle permet également de protéger les joueurs de la chaleur et du soleil. La façade perforée outre son rôle de ventilateur naturel, donne sur la promenade piétonne et l’ensemble constitue une belle opposition avec le béton et le métal des bâtiments environnants.

Le souci primordial des architectes étant de ne pas « entacher » le site, la construction se pose sur le terrain via des fondations légères (des pieux Krinner en métal qui se vissent dans le sol) sans oublier la flexibilité et le recyclage de l’édifice. En conséquence, huit caisses préfabriquées en atelier viennent s’insérer au sein d’une structure se composant de neuf portiques en bois garantissant ainsi un chantier à faible nuisance.

L’aménagement intérieur est à l’image de l’extérieur, les panneaux OSB qui recouvrent les caissons permettent à la balle de rebondir rapidement et le grillage, plus mou, est amené à se déformer et ralentit la cadence du jeu. Toute une technique pour mieux maîtriser cette nouvelle pratique.

Cet été, sur l’île de Nantes, grâce à l’agence Guinée*Potin et leur sympathique trouvaille, les visiteurs découvriront un nouveau sport appelé le Footcheball. Alors, prêts pour l’essai?

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Sur Détails d’architecture, j’avais déjà parlé de l’agence Guinée*Potin : ici.

Le site de Guinée*Potin : ici.

Les photos: © Martin Argyroglo

A Quimper, Guinée*Potin revisite l’histoire

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© Stéphane Chalmeau

 

A Quimper l’agence Guinée*Potin a réalisé un projet qui s’inspire de l’architecture historique pour créer une nouvelle écriture qui allie identité et durabilité.

C’est dans le quartier sensible du Kermoysan que se trouve l’édifice. Il s’agit de la maison des services publics qui comporte outre les divers services, la mairie annexe. Le terrain est délimité au nord par un parking et des immeubles de logements typiques des années soixante, à l’ouest par un massif de chênes et de châtaigniers donnant sur un chemin desservant quelques maisons éparpillées, au sud par un rond point et un immeuble de logement ainsi qu’un parterre enherbé à l’est.

C’est autour d’un atrium central que s’articulent les diverses entités du programme. La lumière est donc garantie ainsi que les différentes circulations (qu’elles soient verticales ou horizontales).

Outre la compacité du volume, le projet présente de nombreux atouts énergétiques. Qu’il s’agisse de la façade orientée vers le sud et qui s’ouvre largement sur le parvis ou la couverture végétale qui augmente l’inertie thermique du bâtiment en passant par l’enveloppe extérieure en bardage bois non traité, tous les détails sont minutieusement étudiés.

Nous remarquons qu’à l’intérieur comme à l’extérieur, toutes les matières naturelles que ce soit le béton brut ou le bois ou bien encore le métal ou le verre sont apparentes. C’est une volonté de la part des architectes.

La hauteur sous plafond varie depuis les circulations autour de l’atrium jusque dans les bureaux qui bénéficient de plus d’ampleur. Alors qu’auprès les fenêtres, le plafond en béton brut est laissé apparent, l’entrée des bureaux se fait sous un habillage de panneaux acoustiques.

La maison des services publics de Quimper est une originalité qui, selon les architectes Anne-Flore Guinée et Hervé Potin, renvoie aux colombages du centre historique ainsi qu’aux dentelles de Cornouaille. Ici, l’architecture n’est qu’un outil malicieusement choisi pour une réminiscence réussie…

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© Stéphane Chalmeau

 

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© Stéphane Chalmeau

 

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© Pascal Léopold

 

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© Pascal Léopold

 

Le site de l’agence Guinée*Potin : ici.

Les photos de l’album 1 : © Stéphane Chalmeau

Les photos de l’album 2 :© Pascal Léopold

Sur le même sujet, lire également l’article paru dans le journal AMC.

A La Roche sur Yon, Guinée*Potin met la biodiversité à l’honneur

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A La Roche sur Yon (Pays de la Loire), les architectes de l’agence Guinée*Potin ont réalisé un exceptionnel centre de recherche et de biodiversité. Un projet où la mise en valeur d’une demeure historique, la construction d’un nouveau bâtiment et la performance énergétique se croisent.

Le 25 juin 2013 a eu lieu l’inauguration du nouveau centre Beautour conçu par les architectes Anne-Flore Guinée et Hervé Potin – avec Solen Nico comme chef de projet – de l’agence Guinée*Potin Architectes. Le projet élu lauréat en Juillet 2010, c’est avant tout la mise en exergue de la collection personnelle du naturaliste vendéen Georges Durand ainsi que la réhabilitation de sa maison natale.

Dans le site abandonné depuis plus de trente ans, le travail paysager paraît comme une éventualité. Ainsi, au-delà de la création des jardins thématiques, de la gestion du compostage et de la récupération de l’eau de pluie pour l’arrosage il fallait inculquer le développement   de la source de biodiversité.

Dans ce contexte marqué par une empreinte paysagère forte les architectes ont opté pour un projet qui réinterprète l’ancien tout en introduisant une part importante d’innovation. Le chaume, matériau ancien, fait le retour pour recouvrir un nouveau bâtiment et entretenir un subtil dialogue avec la demeure de M. Durand déjà existante. En conséquence, avec sa forme organique et les matériaux utilisés, la nouvelle construction renvoie le visiteur vers le paysage avoisinant.

Soucieux des problèmes de l’environnement, les architectes ont également réfléchi aux conséquences écologiques du projet. Selon l’étude du programme, une approche bioclimatique a été adoptée. Ainsi, l’élévation du bâtiment sur pilotis minimise les fondations, la façade sud s’ouvre sur le paysage et l’emploi d’une ossature en bois (plancher y compris) préserve le site.

La maison natale de M. Durand a subi à son tour une réhabilitation lourde qui respecte le patrimoine existant. Une partie de la charpente a été gardée intacte, de même pour les parquets, les carreaux du ciment et les dalles de granit. La mémoire des lieux est donc préservée et l’architecture nouvelle qui vient de s’y greffer n’est que la traduction de l’histoire des lieux.

Les locaux pédagogiques, le jardin « Monsieur Durand », le clos des insectes, le vallon expérimental, le bois aux épines et le coin des mares forment tous la continuité paysagère du programme. Et vu que la construction n’est pas raccordée au réseau d’assainissement urbain, l’épuration par les plantes a été adoptée comme solution d’autonomie.

Le musée et centre de recherche sur la biodiversité contient un florilège que l’homme de sciences a mis 70 ans pour recueillir. C’est une réalisation séduisante qui puise sa force dans le passé et se projette vers le futur…

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Le site des architectes Guinée*Potin : ici.

Les photos : © Stéphane Chalmeau.

Dans le projet, en plus des architectes mandataires de l’agence Guinée*Potin, ont collaboré : pour le paysagisme : Guillaume Sevin Paysages, pour la scénographie : BLOCK Architectes pour la signalétique / graphisme : Warmgrey et le contenu muséographique : Stéphanie Vincent.