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La poétique du campus universitaire de Navarre

 

Dans le nouveau complexe de la faculté d’économie et des affaires de Pampelune , l’architecte Juan M. Otxotorena a suivi l’alignement du volume de l’école de droit déjà sur place en ajoutant une façade dont la longueur exceptionnelle donne une belle perspective à l’ensemble. Rythme et cohérence sont au rendez-vous.

Adopter le lieu

Situé dans le campus de l’Université de Navarre de Pampelune, le bâtiment sera le siège définitif de l’École d’économie et d’affaires. Avec un grand nombre de salles de classe et de salles adaptées aux méthodes de l’enseignement actuel, il s’inscrit au lieu et se lie avec le bâtiment de la faculté de droit à travers plusieurs accès. Les deux édifices partagent ainsi les espaces, les moyens techniques ainsi que les étudiants et sont étroitement liés. Ils partagent également l’accès extérieur et les principales circulations liées à chaque étage. En outre, les grandes salles de classe du bâtiment de l’école de droit sont complétées par de nouvelles salles de différentes tailles. Ces dernières sont dédiées à des conférences et des séminaires.

L’organisation interne du bâtiment est éminemment rationnelle, elle est basée sur une géométrie orthogonale et la répétition régulière de motifs et d’alignements de pièces et d’éléments de construction. La grande cour centrale couverte joue un rôle important. En effet, les circulations et les diverses activités se déroulent autour de cette dernière.

Une structure rythmique

Le bâtiment est conçu comme une façade avec une structure rythmique, construite avec un système d’éléments en béton préfabriqué. Ces derniers, placés comme de grandes grilles verticales, filtrent les vues tout en apportant la luminosité au sein de l’édifice.

Les architectes ont utilisé le béton qui fait un doux clin d’œil aux bâtiments voisins. La grande partie du programme se développe au rez-de-chaussée ainsi qu’aux premiers étages. La création de grandes salles polyvalentes procure aux étudiants des espaces de travail ouverts, variés et informels. Le sous-sol abrite des installations et un espace supplémentaire pour envisager les besoins futurs.

Le projet d’Otxotorena s’inscrit dans son contexte tout en se détachant subtilement de ce dernier. A travers le jeu subtil d’ombre et de lumière ainsi que l’alternance de la verticalité et de l’horizontalité, la faculté d’économie et des affaires du campus universitaire de Navarre possède une identité à part entière qu’il est essentiel de découvrir.

Le site de juan m. otxotorena arquitectos : ici.

Les photos : © juan m. otxotorena arquitectos

Aquavox, le nouveau complexe thermal de Pampelune

© Otxotorena Arquitectos
© Otxotorena Arquitectos

Les romains ont fondé Pampelune mais ils n’y ont pas installé des termes. Aujourd’hui, des siècles plus tard, les architectes de l’agence Otxotorena Arquitectos y ont remédié en y réalisant Aquavox, un complexe thermal qui prend place au cœur même de l’ancienne ville.

A l’initiative de la municipalité de Pampelune, les architectes d’Otxotorena Arquitectos ont conçu un complexe destiné à des activités sportives et thermales érigé à la place d’un ancien édifice du centre-ville situé dans la rue San Augustin. La mairie ayant acquis le terrain, avait lancé en 2005 un concours d’idée pour y glisser ce projet.

L’idée consiste à la mise en disposition d’un grand conteneur linéaire qui évoque le volume de l’ancien fronton démoli depuis. L’édifice traverse le terrain d’un côté à l’autre et comprend les grands espaces du programme surtout les piscines auxquelles ils ont donné une grande importance que ce soit côté attractivité ou confort. Cet espace facilite également l’intercommunication fonctionnelle, spatiale et visuelle.

Le concept repose sur l’existence d’une énorme paroi de séparation entre l’intérieur et l’extérieur qui a fait suite à la disparition de l’ancien pignon facilitant l’éclairage et la ventilation naturelle.

La rue intérieure

Le bâtiment est divisé en deux parties par une rue intérieure, traversée dans les niveaux supérieurs par des viaducs qui communiquent les deux parties entre elles. Ces deux entités sont définies par le tracé de l’allée intérieure, alignée sur les lignes directrices qui suivent la trame des autres bâtiments de la ville historique. Cela contribue à la compréhension du volume et facilite la lecture architecturale du complexe.

Les façades des deux parties de l’immeuble tentent de résoudre les exigences de l’éclairage et de la ventilation naturelle des espaces intérieurs d’une part et sont destinées à produire un certain intérêt aux passagers d’autre part.

La circulation limpide comme l’eau

Le but d’une telle conception est avant tout de parvenir à pallier la clarté des lieux et l’efficacité maximale dans l’organisation de la circulation le tout en résolvant les diverses difficultés découlant de l’implantation sur une parcelle difficile.

Une grande polyvalence ainsi qu’une souplesse de fonctionnement se dégagent du projet qui semble répondre aux exigences dues à l’aménagement ainsi qu’au confort des utilisateurs qui devraient joindre sans difficulté les deux parties clés du projet : les piscines et les gymnases.

Grâce à l’intervention de l’agence d’architecture Otxotorena Arquitectos, le centre-ville de Pampelune possède depuis peu un nouveau complexe à la fois sportif et aquatique qui s’insère dans le tissu urbain existant et profite à tous les habitants.

© Otxotorena Arquitectos
© Otxotorena Arquitectos
© Otxotorena Arquitectos
© Otxotorena Arquitectos

Le site d’Otxotorena Arquitectos : ici.

Les photos : © Otxotorena Arquitectos

« Occidens Museum », retour vers les origines

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En Espagne, l’agence d’architecture Vaillo + Irigaray a transformé les sous-sols de la cathédrale pour un musée qui retrace la mémoire du lieu. Contenu et contenant sont en symbiose pour un effet singulier et prenant.

A Pampelune, les architectes Antonio Vaíllo, Juan L. Irigaray, Daniel Galar et Josecho Vélaz ont livré en 2012 un musée atypique qui s’insère dans la cathédrale pour relater les différentes époques de son histoire. Fouilles archéologiques, empreintes romanes et constructions gothiques se mêlent dans un récit qui lie architecture et scénographie.

L’idée principale consiste à la présence d’une structure en acier qui traverse les différentes pièces et révèle les divers souvenirs. Le tapis métallique évoque ainsi une passerelle virtuelle qui présente le cœur même de la conception et joue le rôle d’un fil conducteur  qui accompagne tout visiteur. Sauf que l’atmosphère générale reste la même, les architectes ont gardé intact l’ensemble des salles pour un effet saisissant qui remonte le temps.

Une représentation novatrice où le musée se dévoile comme un vrai lieu de découvertes…

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Le site des architectes Vaillo + Irigaray: ici.

Les photos : © Ruben Perez Bescos