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A Paris, Snøhetta et SRA Architectes mettent Le Monde dans un monolithe

© Jared Chulski

C’est un gigantesque monolithe en forme de pont qui s’est érigé, à Paris, non loin de la gare Austerlitz, il abrite le nouveau siège du journal Le Monde. Cette immense machine constituée de 23000m² résulte de l’étroite collaboration de deux agences d’architecture  Snøhetta et SRA Architectes.

Une peau pixelisée

Nous sommes à Paris, dans le quartier Rive Gauche, en face de la Seine. Le nouvel édifice du siège Le Monde est incontestablement présent dans notre champs de vision. Nul passant ne peut l’ignorer. C’est un parallélépipède colossal qui mêle adroitement différentes figures. Qu’elles soient concaves, coniques ou sphériques, les entités qui en découlent forment un ensemble homogène qui se caractérise par une arche d’une portée de 80 mètres surplombant un parvis accessible au public.

Certains diront que ce nouvel élément architectural qui s’est érigé dans le ciel parisien est iconique, tandis que d’autres cherchent assidument les conséquences de ce paquebot sur l’espace urbain qui l’entoure. Entre étonnement et surprise, une chose est sûre, l’ensemble attire les différentes critiques.

Le projet est complexe, il s’agit avant tout d’un ouvrage en charpente métallique mais sans un noyau en béton, construit sur une dalle au-dessus des voies de la gare d’Austerlitz. La réalisation accueille aujourd’hui les 1600 collaborateurs des rédactions du groupe Le Monde, un exploit pour les architectes qui ont pu tirer le meilleur du contexte. Néanmoins, mis à part la complexité de la structure, c’est vers la façade que l’attention est attirée. En effet, l’enveloppe tout en verre, se caractérisant par ses différents degrés de transparence, devait être conforme à l’image initiale proposée lors du concours et validée par la ville de Paris comme par l’aménageur et tous les autres acteurs du projet. L’idée d’une peau pixelisée à la fois rutilante et dynamique pourrait faire même un joli clin d’œil à l’énergie des équipes qui travaillent derrière cette façade brillante. Par ailleurs, les architectes nous apprennent que plusieurs prototypes de maquettes ont été réalisés pour permettre la mise au point des différents détails.

Mais pourquoi un bâtiment-pont ?  

L’édifice qui enjambe un charmant espace ouvert semble faire l’unanimité. En effet, nous apprenons que la parcelle devait accueillir, dès le départ, deux bâtiments séparés par un espace public d’environ 80 mètres. Afin de respecter cette contrainte, les deux agences ont proposé un concept de « bâtiment-pont » qui tout en permettant d’obtenir des surfaces bâties sur l’ensemble de la parcelle, laisse une place prépondérante à l’espace public. Une forme d’optimisation qui a dû finir par séduire le jury.

Malgré cela, une autre problématique se posait. Comment faire pour réduire au minimum le poids du bâtiment ? A savoir que le contexte s’annonçait complexe et les diverses exigences du site ne facilitaient pas cette approche. Les architectes, après avoir étudié les différentes possibilités, ont fini par opter pour la structure métallique qui sied à merveille aux quelques difficultés rencontrées. Beaucoup plus légère dans son ensemble, la construction répond favorablement aux différentes contingences du site. Notons que le bâtiment a obtenu les certifications environnementales «NF Bâtiments tertiaires –Démarche HQE®, Bureaux 2011», niveau Excellent et le label Effinergie + . Un nouveau chapitre s’ouvre pour Le Monde ?

© Jared Chulski
© Jared Chulski
© Jared Chulski

Le site de Snøhetta : ici.

Le site de SRA Architectes : ici.

Les photos : © Jared Chulski

Une école pas comme les autres

© WORKac
© WORKac

Aux États-Unis, l’agence d’architecture WORKac a réalisé une école atypique dans un environnement tout aussi original. Situé au milieu d’un champ incluant une serre et un espace pour cuisiner la récolte et le goûter, l’établissement a tout impressionner.

Avec l’un des plus bas pourcentages d’espaces verts à Brooklyn, Gravesend était un choix juste pour la première école dans son genre. Elle abrite 625 élèves, des professeurs ainsi que des professionnels. Plusieurs tâches ludiques font partie de la journée scolaire.

Du parking au jardin il n’y a qu’un pas

Le projet est né de la transformation d’un ancien espace de stationnement en un jardin biologique. Le nouveau bâtiment est composé de trois parties principales. La serre est une structure en polycarbonate et en aluminium, la salle de classe est en acier et la cuisine est vêtue de bardeaux pixelisés et colorés. Une curiosité très appréciée. La toiture de la serre et celle de la salle de classe sont alignées pour maximiser la collecte de l’eau de pluie utilisée pour irriguer le jardin.

La salle de classe qui comprend la cuisine peut contenir une trentaine d’étudiants. Ces derniers préparent les repas avec des légumes récoltés dans le jardin biologique de l’école et peuvent les déguster directement sur place. L’école se dote également d’un espace de bureau. La façade principale qui contient plusieurs fenêtres en forme circulaire crée une atmosphère dynamique et amusante. A l’intérieur de la salle les armoires réutilisent les mêmes codes de couleurs que sur la façade rendant l’ensemble plus joyeux.  A l’extérieur, dans le jardin, nous trouvons un salon rond où peuvent se rassembler tous les utilisateurs des lieux. Un établissement qui peut donner l’exemple à d’autres.

© WORKac
© WORKac

© WORKac
© WORKac

Les photos : © WORKac