Équerre d’argent 2016, le jury presque parfait !

©Sipane Hoh
©Sipane Hoh

Au sein du XVIème arrondissement parisien, dans l’un des temples de l’architecture signé Auguste Perret, le 21 novembre 2016, a eu lieu la cérémonie annuelle du prix de l’équerre d’argent. Comme d’habitude, plusieurs prix ont fait un nombre conséquent d’heureux.

Parmi les sept finalistes seulement deux n’ont reçu aucun prix, il s’agit de programmes de logements l’un conçu par AAVP et l’autre par Tact architectes. J’avais déjà parlé du premier et j’espérais entendre parler du second, mais les deux aussi intéressants soient-ils ont disparus des écrans lors des délibérations.

Revenons aux distinctions, à part le prix spécial du jury qui sort de l’ordinaire que ce soit dans son programme ou sa réalisation, cette année plusieurs idées semblent lier les quelques projets primés comme par exemple « la réussite technique et typologique » des 49 logements sociaux Saulx-les-Chartreux (Jean & Aline Harari) est mise en avant ainsi que les « challenges techniques » du projet de la maison de recherche et de l’imagination de Caen (Bruther architectes) est salué.

Par ailleurs, les détails soignés sont loués aussi bien pour le prix de la première œuvre que pour celui qui représente la catégorie « Habitat ». Il reste le projet de Centre national des arts du cirque à Châlons-en-Champagne (Marne) Matthieu Poitevin architecture Caractère spécial § associé à NP2F, où le jury a souligné la « cohérence » et la « bienveillance » , une réalisation sur laquelle j’aimerais m’attarder un peu plus que les autres. Ce dernier de mon point de vue est un projet raffiné qui tout en se basant sur l’existant a accompli une véritable métamorphose. Il est inutile de dire que j’approuve le parti pris de ses architectes.

Quant à l’équerre d’argent 2016, cette année tranche avec les précédentes, simplicité et sobriété sont au rendez-vous avec une équipe jeune qui a su manier les différentes contraintes.

Et finalement, pour la première œuvre, j’attendais que la maison des pêcheurs de Bonifacio (Buzzo-Spinelli) décroche la distinction mais le choix du jury constitue pour moi une vraie surprise. Des surprises il en faut surtout quand il s’agit de point de vue. Contempler une architecture reste un exercice très différent que celui de la visiter ou de la vivre.