« Doninpark »

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A Vienne, en Autriche, dans un environnement hétéroclite, les architectes de l’agence « LOVE architecture and urbanism » viennent de livrer un projet monumental qui développe une nouvelle typologie urbaine. A mi-chemin entre tour et barre, la construction mixte ne cesse d’interroger le visiteur.

C’est dans le 22ème arrondissement de la capitale autrichienne, non loin de la Kagraner Platz que les architectes Andreas Perchinig et Sabine Sternbach ont tissé leur projet. Un édifice grandiose de huit étage prévu pour abriter à la fois commerces, bureaux et habitations, le tout sur une parcelle longiligne qui fait face à une station de métro. l’ensemble est à mi-chemin entre une zone urbaine dense et une autre à connotation pavillonnaire.

Une opération délicate vue que comme de nombreuses réalisations dans le monde, les obligations pour respecter le PLU ne sont pas de grande aide. Malgré les diverses contraintes, les architectes ont parvenu à réaliser un immeuble de huit étages où le rez-de-chaussée est réservé au shopping, le premier et le 2ème étage comprennent des bureaux ainsi qu’un restaurant et le reste est consacré aux différentes habitations.

Néanmoins un détail important caractérise la construction, il s’agit des multiples ouvertures de différentes tailles qui parsèment la façade et rendent difficile la notion d’échelle vis-à-vis au bâtiment. Voulue par les architectes cette originalité rend l’ensemble plaisant voire atypique.

Les habitations sont accessibles via l’allée centrale et sont toutes dotées d’un balcon ou d’une loggia d’une manière à avoir une vue sur les environs. Que ce soit pour sa couleur ou bien sa taille, le complexe non seulement se remarque de loin mais stimule la curiosité de tout visiteur.

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Le site de l’agence d’architecture « LOVE architecture and urbanism » ( Andreas Perchinig, Sabine Sternbach): ici.

Les photos : © Jasmin Schuller

4 réflexions au sujet de « « Doninpark » »

  1. Projet intéressant ! Cela me fait penser aux Mordacs d’Edouard François, en moins satirique – voire méprisant – mais avec la même volonté d’être moderne, sans concession, tout en composant avec les typologies hétéroclites alentours. Les toits lient l’ensemble aux pavillons, les oriels, mansardes et refends qui émergent sont un clin d’oeil à l’habitat collectif de grande série de la fin XIXe, l’implantation en barre prolonge une voisine de 50 ans son aînée et les terrasses et déhanchements renvoient à la typologie en gradins des années 70 elle-aussi présente dans le quartier. Le tout sur en socle multifonctionnel percé de pilotis qui fait écho à la station de métro. Bref une vraie réussite à mon sens !

    PS. Pour ma part je ne lis que du R+7, l’avant-dernier niveau ayant à mon sens des ouvertures à cheval sur la rive du toit. Je ne perçois qu’un seul niveau totalement sous combles. Qu’en dis-tu ?

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