L’équerre d’argent 2013, surprise ?

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Après le patrimoine à l’honneur en 2011, en 2012 il s’agissait d’une architecture en béton qui avait par justesse conquis le cœur des jurés de l’équerre d’argent. Et pour 2013 ? Surprise ? Pas tellement.

Le 18 novembre 2013 le choix du jury constitué de noms célèbres a été rendu public : une équerre d’argent, deux mentions et une première œuvre pour la 31ème édition des Prix d’architecture du Groupe Moniteur.

Remontons le temps de quelques jours, pour parler de la nomination des huit projets sélectionnés éparpillés sur le territoire français. Des noms de grands architectes internationaux se sont trouvés dans la même liste que quelques rares architectes moins cités. Un air de « déjà attendu » régnait malgré tout dans l’atmosphère.

Pour moi, la vraie surprise était la nomination du projet des 74 logements à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) signé Nasrine Seraji et associés, une construction qui a su rester discrète tout au long de l’année 2013, malgré ses qualités. A cela s’ajoute le projet des 20 logements sociaux à Paris de Babled-Nouvet-Reynaud architectes dont j’avais vu les quelques photos sur le site de leur photographe, Clément Guillaume.

Le plus grand nombre des projets étant publié et republié dans des journaux français voire étrangers, rendait ainsi la nomination évidente et leurs architectes médiatisés.

Les deux mentions de l’équerre vont donc pour des logements sociaux qu’ils soient à Paris ou à Clermont-Ferrand. Un choix judicieux qui met en avant deux constructions qui s’adaptent intelligemment et chacune à sa manière aux contextes proposés.

Malgré la présélection, la nomination finale reste un évènement en soi. Il y a toujours un étonnement qui donne à l’équerre d’argent son inégalable aura. La 31ème édition de l’équerre d’argent a été marquée par l’évanescence architecturale face à un site minier à la grande histoire. Les architectes japonais de SANAA (Ryue Nishizawa et Kazuyo Sejima) ont, comme à leur habitude, réalisé une architecture épurée qui se démarque sans écraser. C’est un savoir-faire importé qui a déjà conquis plusieurs pays européens y compris la France qui à son tour leur a confié (outre le Louvre Lens) l’un des projets parisiens les plus mythiques, la réhabilitation de la Samaritaine.

Quant à la première œuvre, il s’agit avant tout d’un site rural qui a été mis en valeur via une construction qui valorise les techniques locales. Hommage donc à l’impact positif que la réalisation, signée Boris Bouchet, a pu provoquer.

Finalement, surprise ? En tout cas, s’il y en a une c’est bien une belle surprise…

Pour plus d’informations concernant les lauréats de l’Equerre d’argent 2013 et la première oeuvre, consultez le site du Moniteur: ici.

Mes photos du Louvre Lens : ici.

5 réflexions au sujet de « L’équerre d’argent 2013, surprise ? »

  1. Déjà les nominés on s’y attendait! manquait le metaphone et la médiathèque de Montauban et la boucle était bouclée. Mais bon le Louvre Lens c’est quand même au-dessus des autres ;)

  2. Pas de surprise pour moi, si, les logements sociaux sinon sanaa j’attendais une mention mais le moniteur a fait très fort! j’en connais qui ne seront pas contents!et pourquoi le louvre et non pas le frac?

  3. Et bien évidemment aucune surprise! j’aurais préféré une agence jeune un peu comme tu nous montres à chaque reprise et il y en a il suffisait que le moniteur aille chercher comme il l’a déjà fait. L’année dernière CAB était une surprise, l’année d’avant c’était mérité mais cette année, il a beau être superbe le Louvre n’avait pas besoin de ce prix pour exister.Déception!

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