A Giens, une charmante maison signée Zakarian-Navelet

© Stephen Dock

C’est l’histoire d’une maison familiale servant comme refuge pour les vacances, nichée dans un cadre idyllique et réalisée avec passion. Il s’agit d’une construction singulière que l’agence d’architecture Zakarian-Navelet vient de livrer.

Un exercice complexe

Construire une maison familiale n’est pas une mince affaire. Il s’agit avant tout d’étudier le lieu, de comprendre les environs, de décoder la parcelle, de se projeter vers le futur pour pouvoir imaginer le projet. Ce dernier devrait répondre, mis à part des normes actuelles de constructions, aux divers exigences des utilisateurs des lieux. Bref, un beau défi que les architectes Stanislas Zakarian et Olivier Navelet ont relevé avec brio.

L’exercice est complexe. Réaliser une maison de vacances pour une famille c’est franchir les limites de l’intime. C’est aussi comprendre des demandes, accomplir des envies, répondre favorablement aux diverses problématiques tout en gardant une grande part d’objectivité. Les architectes deviennent ainsi des confidents qui doivent réaliser « l’endroit rêvé ».

Dans le cas de cette maison, l’environnement a joué un grand rôle. Les architectes ont donc proposé une résidence qui se niche parfaitement dans le paysage. En effet, la villa, située sur la presqu’île de Giens, est entourée d’oliviers, des murs en restanques et jouit d’une vue imprenable sur les environs. C’est dans cet environnement paradisiaque, entre terre et mer que se croisent les diverses entités en béton pour former un ensemble cohérent qui invite à la contemplation.

Un accomplissement

Cette maison devient ainsi un accomplissement, un exemple, un muse, un symbole dont se servent les architectes pour célébrer les dix ans de leur agence. Pour cette occasion, le duo a invité le photographe Stephen Dock,  et l’écrivain Arnaud Maïsetti et leur a donné carte blanche pour raconter le lieu. Ainsi, dans cet impressionnant décor architectural réalisé par Zakarian-Navelet, les images de Dock se croisent avec les écrits de Maïsetti pour un résultat atypique mais tellement attachant. Il en découle « The Lying Forest », qui n’est ni un essai littéraire, ni un livre d’architecture, ni un recueil d’images mais un délicieux ouvrage à déguster sans modération.

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