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Qu’est-ce que la co-dividualité? Un livre signé Salvator-John A. Liotta et Fabienne Louyot

Qu’est-ce que la co-dividualité ? Architecture post-individuelle, shared houses et autres expériences d’espaces ouverts au Japon est un livre dont le but est, avant tout, d’explorer les concepts de co-dividualité et d’espaces co-dividuels dans l’architecture japonaise. Il propose une réflexion sur un type d’architecture qui redéfinit d’une part la relation actuelle entre l’intérieur et l’extérieur d’un bâtiment et d’autre part une réflexion sur des espaces d’entre-deux.

Une approche différente serait possible

Pourquoi l’architecture japonaise ? Peut-être parceque Salvator-John A. Liotta a vécu plusieurs années au Japon où il a fait son doctorat et où il a travaillé en tant qu’architecte et chercheur sous la direction de Kengo Kuma à l’Université de Tokyo. L’architecte est par ailleurs l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’architecture japonaise. De son côté, Fabienne Louyot a une expérience solide dans l’intérnational, elle a vécu quelques années au Portugal où elle a fait partie de l’équipe d’OMA sur le chantier de Casa Da Musica à Porto, de même elle a travaillé pour l’équipe de Jean Nouvel au Maroc. C’est ainsi que les les deux architectes ont mis leurs expériences en commun pour rédiger cet intéressant livre.

« Aujourd’hui, il devient urgent de trouver une manière de restaurer des liens authentiques entre les individus, de renforcer le sens de la communauté, de reconnecter les zones urbaines et rurales, et de mettre à profit les technologies dont nous disposons. Il existe une volonté manifeste de partager plus d’espaces collectifs conçus comme tels. Tant dans les zones urbaines que rurales, il convient de concevoir des espaces adaptés aux enjeux contemporains afin de réunir les individus et de les reconnecter à un mode de vie plus proche de la nature. Le XXe siècle a incarné la célébration de la société individualiste. Peut-être que le XXIe siècle sera davantage fondé sur une économie de partage, et sur une notion que nous avons appelée la co-dividualité. » écrivent-ils dans leur ouvrage.

Selon les deux associés la prochaine étape de notre société prendra une forme post-individuelle. Travailler pour le futur impliquerait donc aussi bien la notion d’intimité que la possibilité de faire partie d’un projet commun. Les deux architectes pensent également que l’architecture peut largement contribuer à la création d’espaces expérimentaux où les individus puissent passer un temps précieux ensemble puisque, selon eux, la cohabitation montre qu’une approche différente serait possible.  

Une véritable alternative à l’habitat classique

Quand est-ce qu’est née la notion d’architecture co-dividuelle ? Suite à quel phénomène naturel ? Sur quoi se base le concept même de la co-dividualité ? Comment peut-on l’appliquer sur l’architecture de nos jours ? Quels pourraient être les leçons retenues suit à la concrétisation de tels lieux? Des questions diverses qui trouveront leurs réponses à la fois logiques et pertinentes dans ce livre.

Qu’est-ce que la co-dividualité ? C’est entre autres la découverte de formes architecturales différentes qui répondront à la notion de « vivre ensemble » tout en partageant un espace commun. Le même espace est donc pensé pour se doter d’une multitude de fonctions non définies à l’avance. C’est ainsi que, des exemples à l’appui, les deux auteurs poussent les portes d’une architecture japonaise expérimentale et remarquable qui propose des espaces communs, des lieux partagés ainsi que des conceptions bienveillantes, affables capables de répondre aux diverses exigences d’une société en pleine mutation.

Finalement, après une longue époque ponctuée par l’individualisme, notre société ne serait-elle pas à la recherche de lieux spécifiques qui croisent en un seul endroit l’utilité de la maison et celle de la ville ou encore des espaces partagés qui deviennent une véritable alternative à l’habitat classique ?  Des problématiques auxquelles tentent de répondre Salvator-John A. Liotta et Fabienne Louyot à travers un ouvrage formel, didactique et utile.

Auteurs: Salvator-John A. Liotta et Fabienne Louyot ; Broché : 160 pages ; Editeur : JOVIS Verlag; Édition : 01 (10/2020); Langue : Anglais/Français ; ISBN 978-3-86859-621-2 ; Dimensions du produit : 21 x 2,2 x 21 cm

A Porto, Paula Santos Arquitectura réalise un projet aux lignes pures

© Ivo Tavares Studio

Au Portugal, à Porto, l’agence Paula Santos Arquitectura vient de terminer la réalisation d’un immeuble résidentiel qui se caractérise par ses lignes pures et ses formes simples. Textures et matières se croisent pour un résultat enchanteur.

Repenser l’ensemble

L’architecte nous raconte que le but du projet était de reconstruire et d’agrandir un immeuble résidentiel donnant sur l’une des rues les plus emblématiques de Porto, la rue Miguel Bombarda, où sont situées plusieurs galeries d’art de renommées mondiales. L’intervention a donc consisté à repenser l’ensemble en lui apportant un souffle neuf ainsi qu’une nouvelle vie.

Le bâtiment existant, qui présentait déjà des signes de dégradation, était, selon l’architecte, tombé, depuis un moment, en désuétude. Cependant, la profondeur du terrain a permis, en plus d’une réhabilitation lourde, la conception d’un jardin et le rajout d’un autre bâtiment autonome. Un programme conséquent qui profite de l’intégralité de la parcelle.

Le nouveau projet a très peu utilisé la structure existante qui était dans un état critique, à l’exception du mur de la façade principale et des travées respectives, dont les dimensions ont été préservées. Le balcon en granit, témoin d’époque, a également été entretenu même chose concernant la brique pleine qui couvre le rez-de-chaussée. Cet espace remanié représente l’une des principales caractéristiques de la façade.

Un large couloir latéral donne accès à l’entrée du bâtiment, où l’ont trouve l’escalier et l’ascenseur, cette organisation permet ainsi d’assurer le passage, de l’intérieur du bloc, vers le jardin. Ce dernier étant disproportionné par rapport à la rue. Les accès verticaux sont éclairés par une lucarne. À l’intérieur du terrain, donnant sur les jardins des voisins, la façade arrière a été conçue avec un solide bardage en brique qui couvre toute sa base.

Le béton est le matériau prédominant

La construction autonome qui a été ajoutée en tant qu’extension, a également été conçue avec le même bardage en brique placé horizontalement et verticalement. Au premier et dernier étage, des appartements duplex contenant deux chambres chacune ont été conçues alors qu’ailleurs les appartements comportent une chambre à coucher chacune. À l’intérieur de chaque unité, le béton est le matériau prédominant ainsi que dans tous les espaces communs.

Les architectes ont opté pour le béton brut qui donne un certain charme à l’ensemble, la brique ajoutée pour couvrir la nouvelle extension vient se marier avec les espaces brutalistes et épurées en formant un dialogue atypique de textures et de matières. Les intérieurs sont généreux, lumineux et sobres. Pas de couleurs chatoyantes mais une palette raisonnée qui se croise subtilement avec le béton. L’ensemble est simple, frugal et enchanteur. Paula Santos Arquitectura a entrepris un travail minutieux qui a donné un résultat séduisant.

© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio

Le site de Paula Santos Arquitectura : ici.

Les photos : © Ivo Tavares Studio

Facebook: www.facebook.com/ivotavaresstudio

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A Nantes, a/LTA réalise des logements généreux

© Stéphane Chalmeau

La vie citadine peut-elle se réconcilier avec les lieux de rencontres et les logements généreux ? La réponse vient de l’agence a/LTA ( Maxime Le Trionnaire et Gwénaël Le Chapelin) qui livre à Nantes un projet qui, tout en privilégiant le piéton, offre des espaces confortables à ses habitants.

Une véritable cour urbaine

L’agence a/LTA n’est pas à son premier programme de logements. En effet, De Rennes à Nantes en passant par Saint-Malo, ses réalisations aux traits épurées privilégient l’être humain. Ce dernier se trouve au cœur même de la conception. A Nantes, le projet de 45 logements donne encore une fois l’exemple.

La ZAC Erdre-Porterie qui se trouve non loin de Nantes est entouré d’une belle végétation. Nous pouvons y trouver des espaces boisés qui forment déjà le contexte. La réalisation prend place entre un cheminement piéton boisé donnant sur le nord et la cour du nouveau collège qui se trouve au sud. Soucieux de la préservation des qualités du site, les architectes ont proposé une véritable cour urbaine où de nombreuses transparences visuelles mettent en avant la nature environnante.

Dans le but de créer des perméabilités au sein même de l’îlot, le projet est constitué de trois entités distinctes. Tandis que le cœur d’îlot comprend une agréable prairie arborée, de nombreuses percées offrent des vues dégagées sur les environs. Par ailleurs, le socle fait l’objet d’une attention particulière dans le choix d’un traitement paysager soigné ce qui l’ancre dans son environnement végétalisé.

Répondre aux divers besoins des habitants

La parcelle dispose d’un accès unique, qui dessert directement le parking, depuis la route à l’ouest. Les petites ruelles qui permettant d’entrer dans le cœur d’îlot et qui constituent d’agréables espaces de rencontres, sont en partie traitées en dallage. Les architectes nous expliquent que c’est « pour faire la transition entre la rue et les entrées des bâtiments. » En effet, ils ont agencé l’ensemble d’une manière à répondre aux divers besoins des habitants. Notons par exemple, l’existence d’une table de pique-nique qui crée un espace partagé autour de celle-ci. Ces divers éléments sont mis à distance des terrasses qui donnent sur le cœur d’îlot, par la plantation de quelques massifs plantés. Une ambiance joyeuse et champêtre se dégage de l’ensemble.

Mis à part les espaces intérieurs à la fois épurés, confortables et très lumineux, la générosité dans les espaces extérieurs permet, selon les architectes, de profiter pleinement de leurs terrasses et de participer à l’animation du quartier. Tandis que l’ensemble des volumes bâtis se caractérise par la couleur blanche, les garde-corps sont en verre et ils favorisent les reflets de l’environnement proche. Assis à leurs terrasses les habitants se croiraient presque en plein nature, un argument de taille que cherchent de plus en plus de citadins. Fidèle à ses principes, l’agence a/LTA a, encore une fois surpris par un projet qui s’adapte parfaitement au lieu.

© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau

Le site de l’agence a/LTA : ici.
Les photos : © Stéphane Chalmeau

En Californie, Clayton Korte réalise une élégante grange dans le vignoble de Saxum

© Casey Dunn

En Californie, à mi-chemin entre San Francisco et Los Angeles dans la commune de Paso Robles, l’agence d’architecture Clayton Korte vient de terminer la réalisation d’une grange aux traits minimalistes et à l’allure moderne. Un projet atypique qui se démarque par sa durabilité.

Une structure autosuffisante

Situé dans la région de Templeton Gap à l’ouest de Paso Robles, cette structure de stockage agricole simple repose au pied du vignoble James Berry de 50 acres et de sa la cave adjacente située à un peu plus de 800 pieds. Cette structure est complètement autosuffisante et fonctionne indépendamment du réseau énergétique, maximisant la capacité de survie et la résilience de la structure.

Conçu comme une grange à poteaux moderne, les principaux objectifs de la structure sont, selon ses architectes, de fournir une armature pour un système de toit photovoltaïque qui compense plus de 100% de la demande d’énergie de la cave et de fournir un espace de stockage couvert en plein air pour les véhicules agricoles, leurs outils tout comme un atelier et espace de maintenance ainsi que de stockage pour le bétail.

Conçue pour exploiter le climat local afin de maximiser la ventilation croisée, la lumière du jour et l’énergie solaire, la structure qui déploie de tuyaux recyclés de champ pétrolifère, contient un système de toit photovoltaïque en verre feuilleté qui produit 1/3 plus d’énergie que nécessaire (environ 87000 kWh par an). Les architectes nous expliquent que l’utilisation des modules solaires en verre feuilleté à la fois comme toit principal et comme générateur d’énergie renouvelable permet de compenser les coûts supplémentaires de construction d’un toit supplémentaire avec des panneaux solaires cristallins montés séparément.

Des matériaux minimalistes et récupérés

Des matériaux minimalistes récupérés ont été sélectionnés pour résister au climat particulièrement sec, pour une disponibilité régionale, une durabilité à long terme et pour minimiser le besoin d’entretien régulier. Les colonnes principales et la structure du toit sont construites en tube de tige de forage récupéré. Les modules solaires en verre feuilleté, servant à la fois de système solaire et de toiture, sont montées sur des pannes en bois et en acier soudées aux tuyaux. Une gouttière est située à l’extrémité inférieure du toit pour permettre la récupération future de l’eau de pluie. Les panneaux en acier perforé ondulé fabriqués par Western Rib Cor-Ten offrent un ombrage et une confidentialité filtrée aux baies d’équipement.

Les matériaux récupérés sont nombreux. Les portes de la grange sont revêtues de chutes d’acier patinées qui ont été conservées pour la réutilisation des murs d’étayage de la cave adjacente, elles ont été réutilisées pour adapter les panneaux atypiques aux vantaux de porte à cadre en acier tubulaire. Les boîtes de rangement sont recouvertes d’un parement de cèdre teinté et les intérieurs sont revêtus de contreplaqué de sapin Douglas. Les fondations limitent la quantité de béton coulé en place en incluant un pavage de gravier perméable pour toutes les baies de stockage de véhicules ouvertes et les enclos à bétail, maximisant la quantité d’eau de pluie qui est filtrée à travers le sol dans le bassin. En outre, la fourniture d’un programme de terrassement approfondi technique a permis à la fondation structurelle d’être plus efficace avec l’utilisation du béton coulé en place.

Mis en place en sentinelle en tant que structure principale présente à l’entrée de la propriété bordée de vignobles, la grange et son système d’énergie renouvelable témoignent de l’engagement des architectes pour la durabilité ainsi qu’à l’implantation du projet dans son environnement naturel.

© Casey Dunn
© Casey Dunn
© Casey Dunn
© Casey Dunn

Le site de Clayton Korte : ici.

Instagram: @clayton_korte.

Les photos : © Casey Dunn

Équipe de projet Clayton Korte : Brian Korte AIA Partner / chef de projet ; Josh Nieves ; Derek Klepac ; Brandon Tharp.
L’équipe de consultants : Clayton Korte (architecture) ; SSG Structural Engineering (ingénierie et structure) ; Clayton Korte (conception d’éclairage) ; Rarig Construction (maîtrise d’ouvrage) ; Pacific Energy (conception des supports photovoltaïques)

Le Friendly Building de WRA, compact, passif et sympathique

© Nicolas Grosmond

Petit par sa taille, simple par sa forme ingénieux par son programme et exemplaire par sa réalisation, le Friendly Building de l’agence parisienne Wild Rabbits architectes (Vladimir Doray et Fabrice Lagarde) constitue une curiosité à part entière. Abritant quatre logements sociaux pour étudiants en colocation, la petite résidence située à Villejuif serait-elle en route pour devenir un cas d’école ?

Un langage aussi simple que fondamental

L’édifice qui, prend place au 67, rue Auguste Delaune à Villejuif sur une parcelle exiguë située dans un quartier résidentiel de Villejuif a tout pour séduire. Parlons tout d’abord de son architecture qui ne cherche ni l’ostentation ni la gloriole, mais qui répond à des exigences prédéfinies tout en apportant un langage aussi simple que fondamental. Le but étant l’effacement volontaire devant le monument voisin d’André Lurçat mais aussi la polyvalence d’une intervention atypique au profit d’une réalisation parcimonieuse.

Mais que fait la différence entre un quelconque bâtiment de logement étudiant et le Friendly Building de WRA ? Peu de choses qui font tout. La réalisation possède plusieurs atouts non négligeables. Tout d’abord il ne s’agit pas d’un simple immeuble de logements, l’ensemble abrite également des espaces dédiés à l’interaction avec les voisins. Un programme aéré, utile et fonctionnel qui comporte en son rez-de-chaussée des espaces à disposition de tous comme par exemple la salle d’études pour les enfants du quartier qui devient, selon les heures et les jours, un lieu de rencontre, d’échanges ou d’apprentissage.

Plus haut, au premier et deuxième niveau, tandis que certaines chambres d’étudiants s’ouvrent directement sur la cuisine ou le séjour, d’autres restent plus conformistes avec un accès à travers le hall d’entrée. Le troisième étage propose un appartement adapté à l’attique alors que le rez-de-chaussée abrite un logement PMR. Quatre logements sociaux pour 17 occupants et une surface de plancher de 360m² autant dire une petite opération au grand potentiel.

Un choix atypique pour une expérience mémorable

La partie la plus innovante reste l’exécution. Les architectes de WRA ont opté pour un choix atypique qui rend l’expérience de la Friendly Building mémorable. D’ailleurs, les architectes avouent avec la plus grand modestie que la réalisation relevait d’un véritable exercice. Les concepteurs qui se sont passionnés par le passé à des réalisations en béton comme le bunker d’Epinay-sur-Seine, nous livre à Villejuif un projet riche d’un autre procédé, la préfabrication en bois 3D. Une polyvalence et un défi qu’ils ont été capables de relever !

A ce propos, les deux associés nous informent que le prix du m² du bois préfabriqué est à peu près le même partout, mais son impact environnemental reste remarquable. Un grand atout donc pour un chantier moins polluant, le tout livré en un temps record. Les différentes modules ont été transportés en camions et quand on envisage de réaliser un édifice en bois, les donnes changent. Pour cela il a fallu jongler avec les dimensions, un exercice difficile qui a probablement amusé nos deux magiciens car le résultat est juste bluffant.

Une réalisation économe et durable

Le Friendly Building peut-il s’apparenter à un jeu de cubes et de blocs ? même si le rapprochement est très tentant, la réalité est toute autre car chaque élément qui compose savamment le projet est unique. Chaque composant est choisi pour former un ensemble uni à l’instar d’un géant puzzle où chaque figure trouve sa place. La question qui nous taraude serait néanmoins : Pour une réalisation économe et durable, est-ce que l’ensemble est démontable ou recyclable ? La réponse est encore plus surprenante, les divers éléments sont en effet démontables en atelier mais il ne faut pas attendre à faire et défaire tout sur place comme un jeu de Légo. Pour des besoins d’inertie thermique ou l’immuabilité de la matière, les architectes ont eu besoin de se servir du béton, non, tout n’est pas du 100% bois et la réponse serait donc oui, tout est récupérable mais en atelier. Finalement peu importe le procédé, c’est la conséquence qui prime. Nous sommes en présence d’un savoir-faire qui peut se rapprocher de l’excellence.

© Nicolas Grosmond
© Nicolas Grosmond
© Nicolas Grosmond
© Nicolas Grosmond
© Nicolas Grosmond
© Nicolas Grosmond

Le site de WRA : ici.

Les photos : © Nicolas Grosmond

Programme : Construction de 4 logements sociaux (17 places) pour étudiants en colocation solidaire Localisation : 67 rue Auguste Delaune à Villejuif (94) Surface : 420 m² sdp / 360 m² shab Coût : 663 K€ H T, Valeur : 720 K€ H T Maître d’ouvrage : RATP H ABITAT Équipe : CMB entreprise mandataire / WRA + Ithaques architectes / ARTOFACT bet bois / ACE bet fluides Mission : Complète loi M O P – conception réalisation Période de chantier : juin à septembre 2019 Exemplarité : Certification NF Habitat HQE, labellisation bâtiment passif

Aux Açores, Box Arquitectos réalise un projet épuré

© Ivo Tavares Studio

Les architectes de l’agence Box Arquitectos ont réalisé le remaniement d’un restaurant situé dans la commune de Ponta Delgadaqui se trouve sur la côte sud de l’île de São Miguel, dans l’archipel des Açores. Un projet astucieux qui allie admirablement sobriété et végétation.

Comme la carpe koï

Baptisé Koï, comme la carpe koï, il s’agit d’un restaurant qui fait partie d’une unité hôtelière située à Ponta Delgada. Le restaurant ouvert depuis 2004, présentait déjà un besoin de revitalisation, malgré la relation prédominante avec la cour centrale de l’hôtel, caractérisée par son jardin de fort inspiration orientale et son miroir d’eau habité par la carpe koï

Les architectes nous expliquent que c’est la relation forte de l’espace intérieur avec le jardin, qui a inspirée l’idée génératrice du projet, amenant le jardin à l’intérieur du restaurant, impliquant une perméabilité totale des espaces intérieurs et extérieurs, mettant l’accent sur l’espace et la luminosité qui définissent l’ensemble.

Comme un jardin intérieur

Le restaurant est agencé comme un jardin intérieur, faisant corps avec l’extérieur, reflétant le même symbolisme et équilibre, avec la présence de la végétation que l’on trouve sur les plafonds. Cette dernière est en accord avec les différents moments de l’éclairage artificiel avec effet scénique et les panneaux acoustiques qui, en plus de leur fonction principale, assumer la forme de la carpe: symbole de prospérité, de longévité et de fertilité.

Plusieurs espaces de restauration sont définis, ils sont caractérisés par des tables traditionnelles et dans des espaces lounge plus accueillants, le tout dans le but de recevoir à différents moments et heures de la journée. La couleur blanche est prédominante, elle donne une sensation de générosité à l’ensemble. Le choix des matériaux est dû à leur noblesse et résistance, afin de garantir un entretien facile sans préjudice du confort. A Ponta Delgada, les architectes de Box ont réalisé un nouvel espace harmonieux, aux normes actuelles et capable de relever de nouveaux défis. Un travail qui mérite reconnaissance !

© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio

Le site de Box Arquitectos : ici.

Instagram: https://www.instagram.com/boxarquitectosassociados/

Les photos : © Ivo Tavares Studio

Instagram: www.instagram.com/ivotavaresstudio