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« Montparnasse 1900 – 1930 Art Nouveau – Art Déco » vient de paraître

 

©France de Griessen

Dédiée à l’Art Nouveau ainsi qu’à l’Art Déco, la collection qui explore  le  patrimoine  architectural  1900-1930  des quartiers  de  Paris, des communes proches mais aussi des  villes  balnéaires vient de s’enrichir d’un nouveau dernier : « Montparnasse 1900 – 1930 Art Nouveau – Art Déco ». Un ouvrage qui vaut le détour !

Des symboles

Après la Première Guerre mondiale, Montparnasse a détrôné Montmartre en devenant le nouveau carrefour du monde artistique. Le visiteur qui se balade aujourd’hui, rencontre des lieux cosmopolites et festifs de l’époque comme La Coupole, La Closerie des Lilas, La Rotonde, Le Dôme, devenus au fil du temps des symboles. Une époque qui s’est caractérisée aussi par son architecture, tout d’abord, l’Art Nouveau, avant 1914, puis l’Art Déco, deux mouvements artistiques qui ont accompagné l’effervescence culturelle de ce quartier.

Le livre cherche à reconstituer la mémoire des grands hommes comme Man Ray, Picasso, Modigliani, Hemingway, Kiki la reine de Montparnasse, Joséphine Baker qui sont passés par ce quartier. L’architecture a une grande présence dans ce morceau de ville qui a connu autrefois des réalisations comme l’immeuble à gradins de la rue Vavin, la tombe en mosaïques étincelantes de la famille Wallon, les couples lascifs d’Emile  Derré, les  portes fantastiques d’Eugène Petit ou encore la forêt de métal de Notre-Dame-du-Travail ou encore les exemples qui surgissent après la guerre comme les aménagements élégants de Rob Mallet-Stevens, les vitraux de Louis Barillet, les pavements en mosaïque des brasseries, les piliers peints de La Coupole, les audacieuses verrières des ateliers d’artistes.

Des détails

De même, l’ouvrage s’intéresse au succès des bars, cafés et restaurants, une renommée qui est souvent liée à la mode du moment, le lecteur peut donc découvrir au fil des pages des exemples précis ainsi que des détails comme la Brasserie Mollard ou la Taverne Pousset, deux réalisations d’Edouard Niermans ou le célèbre Maxim’s de Louis Marnez ou encore le Café de Paris par Henri Sauvage.

L’amoureux d’architecture qui feuillette ce livre découvre avec satisfaction non seulement le nom des architectes mais également leur rôle dans la mutation du quartier. Mis en avant par les photographies de France de Griessen, signé de Maurice Culot et de Patrice Maire c’est tout un pan de l’histoire parisienne de la première moitié du XXe siècle qui surgit au fil des pages.

©France de Griessen
©France de Griessen
©France de Griessen
©France de Griessen
©France de Griessen
©France de Griessen
©France de Griessen
©France de Griessen

De couleur rouge

© joão guimarães – JG photography
© joão guimarães – JG photography

Au Portugal, l’agence d’architecture Rebelo de Andrade a réalisé une originale maison de couleur rouge vif qui se démarque parmi toutes. Située dans un environnement privilégié, entourée d’une végétation dense, la construction aux traits particuliers attire les regards.

Respecter l’environnement

Selon l’architecte, cette maison rouge vif a été conçue pour se démarquer dans le vaste paysage uniforme du sud du Portugal. Conçue par l’agence d’architecture Rebelo de Andrade, basée à Lisbonne, le projet est situé sur un terrain de 500 hectares peuplé de nombreux arbres à liège particulièrement difficile d’accès.

La résidence, ainsi que le bâtiment de ferme adjacent, ont été conçus pour être construits rapidement et à moindre coût. Dans son geste, l’architecte a veillé pour le respect de l’environnement. Pour cela, des panneaux solaires ainsi que des capteurs thermiques produisant plus d’énergie que la maison n’en consomme ont été installés. Une durabilité que l’architecte prend à cœur d’ailleurs, il a précédemment conçu un éco-complexe comprenant sept petites unités ainsi qu’un ensemble de logements accessibles via un pont surélevé, des projets respectueux de l’environnement.

En contraste avec l’extérieur coloré, l’intérieur affiche une couleur blanche immaculée. Les lignes sont pures et les détails sont soignés. L’ensemble constitue une originalité qu’il est nécessaire de découvrir.

© joão guimarães – JG photography
© joão guimarães – JG photography
© carlos cezanne
© carlos cezanne
© joão guimarães – JG photography
© joão guimarães – JG photography
© joão guimarães – JG photography
© joão guimarães – JG photography

Le site de Rebelo de Andrade: ici.

Les photos : ©

 

A kythera, une résidence qui surplombe la nature

© Pygmalion Karatzas

Elle surplombe la mer mais aussi les montagnes, la résidence conçue par le studio grec r.c. tech se trouve dans la partie sud de kythera, l’île grecque située entre le Péloponnèse et la Crète.

Rétablir le lien avec le voisinage

Située en face du château vénitien et au bord d’une crique à la végétation méditerranéenne dense, la maison est entourée de multiples oliviers dispersés ainsi que de vieux cyprès. La vue panoramique est impressionnante et s’étend entre l’imposant château et la mer.

Sur la parcelle, il existait auparavant,une construction de deux niveaux datant des années quatre-vingt. La maison existante suivait parfaitement la morphologie abrupte du terrain tout en dissimulant les diverses vues de l’intérieur. Les architectes de l’agence r.c. tech ont préféré rétablir le lien de la maison avec les vues et les espaces extérieurs aménagés. Ainsi, les propriétaires peuvent profiter de l’environnement paysager et des vues splendides donnant sur le large.

Sobre et épuré

L’ensemble a été renforcé structurellement et un niveau séparé qui contient la chambre principale a été ajouté. les espaces extérieurs ont également été réaménagés en unifiant les fonctions internes et externes de la maison. La construction affiche des lignes sobres et la couleur blanche nous rappelle les autres constructions de l’île. L’intérieur est épuré, le bois y fait son apparition par petites touches et les grandes baies vitrées amènent le maximum de lumière naturelle.

Sur cette petite île grecque connue par ses trésors archéologiques, la villa réalisée par le studio r.c. tech habite le site et procure un peu de sérénité à ses habitants.

© Pygmalion Karatzas
© Pygmalion Karatzas
© Pygmalion Karatzas
© Pygmalion Karatzas
© Pygmalion Karatzas
© Pygmalion Karatzas

Le site du studio r.c. tech: ici.

Les photos: © Pygmalion Karatzas

A Delft, une maison familiale aux lignes épurées

© GAAGA

Comme un tableau abstrait, la maison de deux étages qui se trouve dans la banlieue de Delft attire les regards. En effet, les lignes pures, la façade atypique, le revêtement en brique, la construction réalisée par l’agence d’architecture néerlandaise GAAGA est une belle curiosité à découvrir.

Répondre aux diverses exigences

La transformation de la zone de chemin de fer de Delft comprend la création d’un nouveau quartier résidentiel, le nouveau Delft. La maison réalisée par l’agence GAAGA est située dans ce quartier qui se caractérise par sa petite taille, son cadre de vie familial, ses rues étroites et ses maisons en rangée et typiques de la ville.

Le propriétaire souhaitait construire une maison familiale à l’architecture actuelle contenant une grande variété de pièces séparées. Le défi des architectes consistait donc à répondre aux diverses exigences tout en créant un projet lumineux. La maison est organisée autour d’un escalier reliant les étages tout en créant une succession d’espaces intérieurs. Le résultat est ludique, comprenant une grande variété d’espaces visuellement connectés et uniques ainsi que de nombreux recoins.

Tout en créant un projet lumineux

De grandes baies vitrées définissent l’architecture de la façade et apporte une grande luminosité à l’intérieur. et de l’intérieur du bâtiment. Le revêtement en métal lisse de ces ouvertures contraste avec la rugosité de la façade en brique. Selon la tradition néerlandaise, les habitations ne se parent pas de rideaux pour occulter les intérieurs, ces grandes fenêtres donnent ainsi à l’ensemble un autre cachet une fois la nuit tombée et les pièces éclairée.

L’intérieur est paré d’une teinte blanche et de touches de bois qui apportent un peu de chaleur aux divers espaces. Les lignes sont épurées et le minimalisme y règne en maître. La maison signée GAAGA est un petit bijou qui comporte bien des qualités.

© GAAGA
© GAAGA
© GAAGA
© GAAGA
© GAAGA
© GAAGA

Le site de l’agence d’architecture GAAGA: ici.

Les photos : © GAAGA

Quand la cabane joue la transparence

© Alexander d’la roche

A Mexico, au sein d’une végétation dense et au cœur de la forêt, l’architecte Gerardo Broissin a réalisé une atypique cabane dans les arbres. C’est le choix de la matière qui peut, à premier regard, interpeller le visiteur, mais une fois sur place le charme opère.

Maison dans les arbres

La structure s’intitule « Chantli Kuaulakoyokan », ce qui veut dire « maison dans les arbres » dans la langue autochtone la plus parlée au Mexique. Le projet est situé au pied de la sierra de las Cruces, une longue chaîne de montagnes située à l’ouest du centre-ville de la capitale. Pour les amoureux de la nature, il s’agit d’un environnement privilégié ainsi qu’un voisinage merveilleux.

La conception évoque des sentiments d’enfance et le désir d’un refuge indépendant. Qui, dans son enfance, n’a pas rêvé d’un petit cocon sur les arbres pour aller y jouer, lire ou sentir la nature ? Sauf que dans le cas général, la petite cabane prend les allures d’un refuge en bois. Plutôt que d’utiliser du bois conventionnel pour la construction de sa cabane dans les arbres, Broissin a réinterprété la typologie en utilisant du verre. Une matière inattendue mais qui, finalement, donne un effet plastique assez accrocheur.

Au-delà de l’image

Selon l’architecte, ce geste vise à souligner la perte de l’innocence d’un enfant au fil du temps, le bois chaud étant remplacé par du vitrage froid. La maison dans les arbres de Broissin remet en question la prétendue vie privée de plus en plus menacée par l’existence des réseaux sociaux. Le projet demande donc aux visiteurs de réfléchir aux divers thèmes dont la sécurité et de la vie privée. En plus de la structure en verre accrochée aux arbres, Broissin a créé tout autour une petite forêt luxuriante. L’installation a été montrée lors d’un événement artistique qui a lieu chaque année dans le cadre de la semaine du design au Mexique.

Gerardo Broissin est né à Mexico en 1975. Il a acquis une renommée internationale en figurant dans de nombreuses publications architecturales. Son travail se caractérise par le développement et la contribution de propositions innovantes qui présentent une vaste gamme de formes, de textures et d’idéologies. La cabane dans les arbres est un exemple parmi d’autres.

© Alexander d’la roche
© Alexander d’la roche
© Alexander d’la roche
© Alexander d’la roche
© Alexander d’la roche
© Alexander d’la roche
© Alexander d’la roche
© Alexander d’la roche

Pour plus d’information, voir le site de l’architecte Gerardo Broissin: ici.

Les photos: © Alexander d’la roche

En plein nature, un sauna

© Feste landscape / architecture

Réalisé sur les rives du lac Bandak en Norvège, le sauna de l’agence Feste Landscape / Architecture fait écho à la fois au paysage et à la construction locale. Une douce poésie se dégage de l’ensemble.

Inspiration des techniques de construction locales

A 160 km au sud-ouest d’Oslo, l’agence norvégienne Feste Landscape / Architecture a réalisé un majestueux sauna qui rappelle le paysage environnant tout en gardant un côté pittoresque. Intitulé « Soria Moria », l’ensemble recouvert de bardeaux, se trouve dans le comté de telemark et offre une vue époustouflante sur les environs.

Inspiré des techniques de construction locales, les architectes de Feste utilisent des bardeaux dorés étincelants pour vêtir leur réalisation. En Norvège, l’or est une référence au folklore local, d’où vient le nom du sauna. Il s’agit d’un conte de fées norvégien dont l’histoire se déroule sur un palais en or situé au cœur des montagnes. À l’intérieur du sauna se trouvent un vestiaire et un coin salon couvert pour admirer la vue. Par moments, on se croirait dans un petit îlot sur le lac.

Intégration parfaite dans la baie

La construction se trouve le long de la crique, sur pilotis, afin de permettre la baignade dans le lac. la passerelle a été conçue pour s’intégrer parfaitement à la baie, une composition paysagère caractéristique que les architectes ont souhaité mettre en valeur. A noter que la passerelle fait partie d’un réseau de sentiers existant qui s’étend tout au long du lac, avec des liaisons vers l’hôtel voisin.

Ce projet s’inscrit dans une initiative de grande envergure qui vise à faciliter la redécouverte du canal et de son paysage environnant grâce à l’architecture et à l’art. L’ensemble est divisé en six sous-projets, un pour chaque municipalité situé le long du canal. Feste Landscape / Architecture est chargée de la conception du premier des six sous-projets.

Avec plus de trente ans d’expérience, Feste Landscape / Architecture a développé un large panel de projets. Leur travail s’étend de la planification à grande échelle jusqu’aux projets plus modestes. Le sauna du lac Bandak est l’un des exemples de ces derniers.

© Feste landscape / architecture
© Feste landscape / architecture
© Feste landscape / architecture
© Feste landscape / architecture
© Feste landscape / architecture
© Feste landscape / architecture

Le site de Feste landscape / architecture: ici.

Les photos: © Feste landscape / architecture

Tomás Saraceno tisse sa toile au Palais de Tokyo

© Studio Tomás Saraceno
© Studio Tomás Saraceno

En France, le nom Tomás Saraceno n’est pas inconnu, Détails d’architecture avait déjà consacré un article concernant son travail « Aerocene » que de nombreux visiteurs ont découvert à l’occasion du COP21 dans la capitale française. Néanmoins, cette fois, l’artiste tisse sa toile au Palais de Tokyo avec une impressionnante installation nommée « ON AIR ».

A l’allure fragile, à l’idée tenace et à l’apparence poétique

Depuis son enfance, les toiles d’araignées ont fasciné Tomás Saraceno. En effet, dans son atelier berlinois situé dans une ancienne usine du quartier de Lichtenberg, l’artiste possède un laboratoire de recherche sur les arachnides. Pas étonnant que cet ancien étudiant d’architecture soit aussi séduit par cet art mystérieux où les toiles se tissent dans un monde atypique à l’allure fragile, à l’idée tenace et à l’apparence poétique. Car Saracenco s’intéresse aussi à la ville, la science et à l’architecture. Artiste accompli, il pousse ses recherches à la découverte de la nature en nous invitant, à travers ses œuvres, à repenser notre manière d’habiter le monde.

Le Palais de Tokyo devient pour un moment, le terrain de jeu de Tomás Saraceno. Il y présente l’installation « ON AIR » qui constitue un écosystème en mouvement. Il ne s’agit pas d’une simple sensation visuelle mais d’un ensemble chorégraphique à diverses voix  où les œuvres se révèlent dans toute leur splendeur. Le visiteur qui découvre le travail de Saracenco ne fait jamais passer son chemin, il se retrouve, comme emporté au cœur même des toiles pour vivre intensément chacun des moments présentés.

Écouter le monde

L’exposition révèle aussi la force des entités qui peuplent l’air et la manière avec laquelle elles nous affectent. Invisibles mais toujours présents, ces éléments qui composent la nature, nous invitent à « écouter » notre monde. « ON AIR » réunit une grande variété de collaborateurs venant d’horizons divers comme les scientifiques, les chercheurs, les musiciens, les philosophes mais aussi les animaux et les phénomènes célestes, tous réunissant leurs connaissances, idées ou forces pour accomplir une œuvre majeure où à l’image d’un film de science fiction, un nouveau monde se crée et dont l’impact dépasse toutes les frontières.

Tomás Saraceno, l’artiste et l’architecte Argentin né en 1973, ne se lasse pas d’innover. Au Palais de Tokyo, cette année, il présente une mémorable pièce manifeste qu’il faut absolument aller voir ! Vous avez jusqu’au 6 Janvier pour la découvrir.

Pour plus d’informations sur l’artiste, voir : ici.

La photo : © Studio Tomás Saraceno

Simon Fujiwara à Lafayette Anticipations

 

Simon Fujiwara, Revolution, Lafayette Anticipations, Paris, 2018. © Andrea Rossetti

Baptisée « Revolution », il s’agit de la première exposition monographique de Simon Fujiwara en France. En adéquation avec le contexte, un lieu atypique comme Lafayette Anticipations, l’artiste nous livre un condensé artistique unique qui ne cesse d’interpeller les visiteurs.

« Revolution » rassemble des œuvres et installations à grande échelle dont la majorité produite par Lafayette Anticipations. L’invitation de l’artiste consiste en une prolongation d’un dialogue entamé en 2014 lors du développement de son projet New Pompidou dans le cadre du programme de préfiguration de la Fondation.

Médias et réseaux sociaux

À travers plusieurs créations qui investissent l’ensemble des espaces d’exposition, le travail de Simon Fujiwara aborde, à sa manière, l’importance que la société actuelle accorde aux médias de masse et les réseaux sociaux. L’omniprésence de la représentation de soi devient un moyen efficace pour l’artiste qui critique les réactions actuelles.

L’exposition se divise en quatre grandes parties. Le visiteur découvre en premier lieu « Empathy I », la simulation immersive qui prend ses sources dans les attractions touristiques comme Disneyland ou le château de Neuschwanstein, pour se décliner en un vrai phénomène sensoriel. Ici, les images deviennent réelles et procurent divers sentiments aux visiteurs. Comme une boîte de Pandor des temps modernes, les vidéos pris sur Youtube surprennent, interpellent mais aussi critiquent. Selon Fujiwara, face à cet étalage, chaque être nourrit divers sentiments, il n’y a pas de « sensation unique » dit-il tout sourire. En collaboration avec une société concevant des attractions pour les parcs de loisirs, Simon Fujiwara a créé son propre simulateur. Ce dernier a été minutieusement introduit dans le décor de Lafayette Anticipations pour devenir la pièce maîtresse de l’exposition. Dans le contexte socio-technologique actuel, où l’individu prend de plus en plus d’importance, « Empathy I » porte un regard sur un monde imité, à la fois bouleversant et provocant.

Le parcours se poursuit avec « The Happy Museum ». Conçu en collaboration avec le frère de l’artiste, Daniel, l’installation, en perpétuelle évolution,qui a été produite à l’occasion de la 9e Biennale de Berlin, est constituée de plusieurs objets et artefacts qui témoignent des contradictions profondes de notre société. Fujiwara assimile cette œuvre à un fil d’actualités où certains objets sont amenés à changer en fonction des lieux où ils sont exposés.

Le poids de l’image

La série « Joanne » s’articule autour de plusieurs photographies grand format ainsi qu’un film. Le visiteur découvre Joanne Salley, l’ancienne professeure d’arts plastiques de Simon Fujiwara, qui, en 2011, a été contrainte de démissionner suite à la circulation sur Internet d’images d’elle non autorisées. Ce projet non seulement révèle le pouvoir dévastateur des tabloïds mais va au-delà pour questionner sur l’image des femmes dans les médias grand public.

Finalement, au dernier étage de la Fondation, se trouve « Likeness » qui prolonge l’exposition « Hope House » que l’artiste a montré début 2018 à la Kunsthaus de Bregenz. Cette dernière présentait une reconstitution grandeur nature d’une maquette en carton de la maison d’Anne Frank. Sauf qu’ici, produite spécialement pour l’exposition, l’installation se résume en une impressionnante reproduction de cire de la figure d’Anne Frank.  On y voit la jeune fille, assise à son bureau, écrivant son journal et regardant le public avec un petit sourire. Poussant à l’extrême le besoin à tout prix de faire des images, à l’heure des selfies dans les musées, Simon Fujiwara filme le personnage de cire avec un Bolt, une caméra équipée d’un bras et d’un dispositif entièrement robotisé. Tel un contrepoint au bâtiment-machine conçu par l’agence néerlandaise OMA, « Likeness » apparait comme le présage d’un monde automatisé où la mémoire collective se confronte à l’indifférence des gestes autrefois réalisés pas des êtres humains.

Vous avez encore jusqu’au 6 Janvier 2019 pour visiter « Revolution », la surprenante exposition de Simon Fujiwara.

Simon Fujiwara, Revolution, Lafayette Anticipations, Paris, 2018. © Andrea Rossetti
Simon Fujiwara, Revolution, Lafayette Anticipations, Paris, 2018. © Andrea Rossetti
Simon Fujiwara, Revolution, Lafayette Anticipations, Paris, 2018. © Andrea Rossetti
Simon Fujiwara, Revolution, Lafayette Anticipations, Paris, 2018. © Andrea Rossetti
Simon Fujiwara, Revolution, Lafayette Anticipations, Paris, 2018. © Andrea Rossetti
Simon Fujiwara, Revolution, Lafayette Anticipations, Paris, 2018. © Andrea Rossetti

Pour plus d’informations, voir : ici.

Simon Fujiwara, Revolution, Lafayette Anticipations, Paris, 2018. © Andrea Rossetti