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Au Japon, bois et métal font bon ménage

© Takumi Ota Photography

Conçu par Ryuichi Sasaki de Sasaki Architecture en collaboration avec Yagi Komuten de l’agence Takayuki Yagi, la réalisation est une petite structure à ossature bois de trois étages recouverte d’un revêtement métallique mat de couleur sombre. L’ensemble, situé sur un point stratégique possède une belle allure.

Les sept routes qui se croisent

A Kojiya, une sympathique estuaire du sud de Tokyo au paysage urbain animé, se trouve le nouveau projet signé Sasaki Architecture + Takayuki Yagi. L’emplacement bucolique et ses brises marines peuvent facilement nous faire oublier que nous sommes dans l’une des plus grandes mégalopoles du monde. Lumineux et animé le quartier constitue un refuge silencieux et légèrement éclairé le soir.

« L’intersection de Nanatsuji, symbole de la ville, est célèbre pour ses sept routes qui se rejoignent en un point sans feu de circulation. Bien qu’apparemment chaotique et lourd de risques de collision, il n’y a pas eu d’accident à cet emplacement depuis sa première apparition en 1917. Les conducteurs locaux cédant les uns aux autres lui ont valu la réputation d’être « l’intersection la plus polie du Japon ». Ce genre d’humilité résignante envers les autres est la vertu qui a maintenu l’harmonie de la communauté locale même dans les conditions les plus extrêmes, y compris les tremblements de terre, les bombardements, l’urbanisation de masse et l’expansion de l’aéroport. » Nous racontent les architectes.

Maintenir le lien avec la ville

La parcelle où prend place la construction fait face à l’une des sept routes et se trouve à courte distance de la fameuse intersection. Le premier étage abrite un petit bureau immobilier, avec deux appartements au-dessus. Le volume global a été déterminé par les conditions du site, mais les architectes souhaitaient éviter la création d’une forte barrière physique entre l’environnement intérieur et son environnement. « Nous aspirions à maintenir un lien avec cette ville modeste et chaleureuse. » soulignent ces derniers.

Chaque étage fait face à la rue avec un espace intérieur-extérieur unique, agissant comme un tampon vis-à-vis à la ville animée. Pendant la journée, le bureau du premier étage s’ouvre largement sur la rue commerçante accueillant les piétons de passage, tandis que les unités résidentielles au-dessus disposent de petites vérandas, ajoutant un luxe ensoleillé aux espaces de vie.

Les sept fenêtres de la façade ouest de la résidence, comportent chacune une fonction, une taille et une position, elles partent du coin et montent librement vers le ciel, reflétant l’intersection de Nanatsuji. De ce fait, avec le moins de perturbation possible, un petit immeuble mixte s’installe dans cette communauté humble et historique.

© Takumi Ota Photography
© Takumi Ota Photography
© Takumi Ota Photography
© Takumi Ota Photography

Le site de Sasaki Architecture et Takayuki Yagi : ici et .

Les photos: © Takumi Ota Photography

A Saint-Herblain, a/LTA répond favorablement au contexte

© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau

a/LTA architectes urbanistes Le Trionnaire – Le Chapelain vient de terminer à Saint-Herblain un charmant projet qui s’insère dans son milieu tout en gardant une belle part de coquetterie. Matières et textures se croisent pour un résultat notable.

Un ensemble qui habite le lieu

C’est dans la ZAC de la Pelousière (J. Boucheton), à Saint-Herblain que les architectes de l’agence a/LTA (Maxime Le Trionnaire et Gwénaël Le Chapelain) viennent de réaliser leur projet. Il s’agit d’un programme composé de 34 logements en accession et une salle commune, qui prend place sur une parcelle située dans un environnement exceptionnel.

La ZAC de la Pelousière se caractérise par son identité qui croise astucieusement la ville et la campagne. En effet, sa topographie prononcée et son univers champêtre étaient le point de départ sur lequel les architectes se sont appuyés.  

« Après avoir développé plusieurs scénarios, cette implantation se révélait être la meilleure tant dans la préservation de la profondeur, des porosités qui accompagnent le paysage que sur les vues, les cadrages, les vis-à-vis. » Racontent les architectes qui ont fait tout leur possible pour créer un ensemble qui habite le lieu.

Le projet se caractérise par une composition simple qui comprend deux entités. Tandis que le premier bâtiment suit la limite ouest du terrain, le second parallélépipède est perpendiculaire à la rue des Marais. Les deux édifices sont traités de manière identique mais chacun présente une relation au terrain qui lui est propre.

Le bâtiment A se pose délicatement dans la pente sans aucune impact à la topographie existante. L’ensemble légèrement enterré côté rue, est déchaussé sur le vallon laissant apparaître son niveau de sous-sol. Le bâtiment B est, quant à lui, enclavé par la végétation, les logements situés au rez-de-chaussée jouissent d’un accès direct au plateau paysager. L’espace créé entre les deux entités correspond à un espace central complètement piétonnier que les architectes aiment nommer la cour urbaine. « Cet espace central, est non seulement un cœur névralgique des flux de circulations, mais également un lieu d’échanges, de rencontre et de discutions. » Soulignent les concepteurs.

Des petites attentions

La salle commune qui fait partie du programme vient s’insérer sous la cour urbaine, au niveau du sous-sol, elle est en accès direct avec la prairie et largement ouverte sur le vallon. Il s’agit en effet d’un espace sans affectation particulière qui pourra être approprié par les résidents pour y installer une bibliothèque, un atelier de jardinage ou toute autre chose.

Dans leur conception globale, les architectes n’ont pas délaissé certaines astuces fonctionnelles qui donnent un plus grand confort aux habitants comme les placards de rangements sur les balcons qui servent en même temps de séparation entre les voisins préservant ainsi l’intimité de chacun d’eux, le potager commun qui encourage la convivialité, les grandes baies vitrées qui assurent non seulement une grande luminosité à l’ensemble mais ramène le paysage extérieur à l’intérieur. Que de petites attentions appréciables de tous.

Il est vrai qu’il s’agit d’un ensemble immobilier contenant des logements mais la composition savante, le traitement minutieux, le rapport au paysage, tout nous montre qu’il s’agit avant tout d’une réalisation longuement réfléchie qui croise astucieusement le jeu des volumes et des textures. Un travail qui mérite reconnaissance !

© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau

Le site de l’agence d’architecture a/LTA : ici.

Les photos : © Stéphane Chalmeau

Residenza Hortus, l’attrayante villa réalisée par Anime a Sud

© Anime a Sud

Située dans le centre historique de Modica, une ville sicilienne de la province de Raguse classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, la Residenza Hortus est une charmante retraite privée dotée d’un jardin méditerranéen.

Un écrin singulier

Le projet consiste à la restauration d’une structure datant du XVIe siècle et située proche de la cathédrale de San Giorgio, un chef-d’œuvre de l’architecture baroque. La première fois que les architectes ont découvert la propriété, ils ont constaté l’état d’abandon sous lequel elle se trouvait. En effet, l’ensemble, caché derrière les hauts murs faisait face à un jardin isolé où poussaient des figuiers, des grenadiers, des néfliers mais aussi d’autres essences comme la mandarine et les orangers. En somme, un écrin singulier riche en couleurs et en odeur.

Le jardin protégé, appelé «orto» est typique des maisons siciliennes. L’année 1554, que les architectes ont trouvée gravée sur une pierre, rappelait l’époque de longue domination de la ville de Modica et rappelle la structure qui a survécu au terrible tremblement de terre qui a détruit la région de Val di Noto en 1693 et ​​a été reconstruite plus tard dans le nouveau style baroque.

Un équilibre harmonieux

L’objectif du projet de rénovation était d’imaginer une nouvelle fonctionnalité de la propriété tout en préservant les détails de l’époque, afin de parvenir à un équilibre harmonieux entre style contemporain et caractéristiques d’origine. La propriété, sur trois niveaux, mesure environ 350 m² et consiste en un jardin de 175 m² avec cour pavée et terrasse, en plus d’une résidence de 110 m² avec une grotte attenante de 65 m² à transformer en un spa privé.

L’accès à la propriété a été gardé depuis le jardin, où plusieurs éléments d’origine ont été préservés comme les escaliers en pierre noire entre autres. La salle à manger extérieure est meublée avec une table composée en pierre de lave sur mesure, une barbecue et un lavabo en pierre qui ont été trouvés sur place.

Dans un coin du jardin près d’un luxuriant grenadier (symbole de Modica), un ancien bassin en pierre circulaire a été converti en une piscine chauffée où les habitants peuvent se détendre protégés par les murs de la propriété. Du jardin, un escalier extérieur existant mène à la terrasse panoramique, marquée par un sol en calcaire, où les habitants et leurs hôtes peuvent admirer la cathédrale de San Giorgio tout en goûtant le vin venant de la cave de la propriété.

Quand l’architecture naturelle inspire

A l’intérieur, se trouvent trois chambres à coucher, un salon et une cuisine dotée d’une arche en pierre. Les trois étages de la maison sont reliés par un escalier en fer hélicoïdale. Les suites, chacune avec sa salle de bain privée, ont une tête de lit en pierre sculptée, un plafond voûté, des lavabos sculptés sur mesure et des lits perchés sur un socle en béton. Des éléments qui nous rappellent la tradition sicilienne.

Selon les architectes, les caractéristiques spécifiques de chaque chambre se réfèrent aux trois éléments : l’ eau, l’air et le feu qui se combinent avec l’élément terre symbolisé par la grotte et le jardin. Les intérieurs sont enrichis par de vieux tapis et une volière en fer provenant du nord du Maroc, une amphore sicilienne du XIX e siècle, des céramiques et des articles vintage de Caltagirone, tels que les lampes de cuisine et l’ancienne radio trouvées sur le marché local d’antiquités.

Les œuvres d’art à l’intérieur de la résidence sont de l’artiste Luca Giannini. L’architecture naturelle a inspiré tout le projet comme l’utilisation des enduits à la chaux naturelle et à l’argile pour les murs et le sol, l’isolation de la toiture qui est en liège mais aussi des processus beaucoup plus techniques. La Residenza Hortus est un refuge paisible où l’on peut apprécier le silence et renouer avec lui-même en vivant une dimension qui combine le silence méditatif des monastères avec la Harmonie secrète des jardins arabes. En somme, un havre de paix pour se ressourcer.

© Anime a Sud
© Anime a Sud
© Anime a Sud
© Anime a Sud
© Anime a Sud

Le site de l’agence Anime a Sud : ici.
Le site de Luca Giannini : ici.

Les photos : © Anime a Sud 

Comme un navire amarré à Amsterdam

© Francisco Nogueira

La résidence d’inspiration maritime habillée de lattes de bois en forme de vagues et signée de l’agence néerlandaise d’architecture GG-loop vient d’être livrée. Baptisée « Freebooter», il s’agit d’un complexe qui fait un joli clin d’œil au passé maritime des Pays-Bas.

De nombreuses références

L’histoire a un important rôle dans la dernière réalisation de l’agence GG-loop gérée par une main de maître par l’architecte italien originaire des Pouilles Giacomo Garziano. C’est pourquoi, un retour en arrière s’impose pour mieux comprendre les enjeux du projet. Il y a plus d’un siècle, Zeeburgereiland, qui est une petite île de forme triangulaire située à l’est d’Amsterdam, émergeait des sédiments de la rivière Ij et devenait le premier avant-poste de la marine néerlandaise. Aujourd’hui, devenue un quartier en gestation, l’île accueille diverses réalisations atypiques.

Situé dans le centre de Zeeburgereiland, la construction se compose de deux appartements de 120 mètres carrés donnant sur la rivière Ij. Les architectes nous expliquent que comme dans la plupart des projets du pays, le site de Freebooter se trouvait sous l’eau jusqu’en 1910. Sur cette parcelle qui a émergé au fil du temps se trouve aujourd’hui Freebooter, un projet original qui comporte de nombreuses références au vent, à l’eau et à la voile.

Le bois comme élément principal

Les deux entités sont formées de deux duplex, elles ont un noyau principal contenant les fonctions vitales comme la cuisine, la salle de bain et les toilettes. La zone de repos qui comprend une chambre principale, une deuxième chambre, un bureau ainsi que la partie consacrée au salon et à la salle à manger, se trouve autour de la première. Selon la disposition des architectes, l’ensemble offre une flexibilité maximale. Le salon se confond avec la salle à manger et le bureau avec l’espace à double hauteur. Les deux appartements offrent une grande fonctionnalité à leurs habitants.

Parlons matériaux de construction. La structure en bois est typique des voiliers mais aussi de l’architecture hollandaise traditionnelle selon son architecte. Comme dans un navire, la présence du bois est remarquable. Ce matériau millénaire croise le verre pour des effets d’ombre et de lumière. Quant au nom du projet, il fait référence à des personnages historiques qui ont assemblé des équipes de voile indépendants pour partir en haute mer à la recherche d’aventures et de nouveaux territoires.

L’intérieur des appartements est sobre, il est marqué par les formes organiques et arrondies qui selon les études poussées de l’architecte, protègent les habitants. La structure en lattes en bois qui enveloppent l’ensemble permet à la lumière du soleil d’éclairer les espaces tout en préservant l’intimité. Freebooter est donc un projet architectural capable de concilier technique et respect de l’environnement, tous liés par un seul fil conducteur le confort des utilisateurs des lieux.

Le fondateur de GG-loop nous livre à Amsterdam un projet atypique qui fournit une nouvelle expérience à ceux qui l’habitent.

© Francisco Nogueira
© Francisco Nogueira
© Francisco Nogueira
© Francisco Nogueira
© Francisco Nogueira

Le site de l’agence d’architecture GG-Loop : ici.

Les photos : © Francisco Nogueira.

D’une ancienne ferme en une élégante résidence

© Ruinelli Associati Architetti

En Italie, Ruinelli Associati Architetti a réalisé la réhabilitation d’une grange ainsi que la reconstruction d’une partie en habitation. Le résultat est séduisant.

Le projet est constitué de deux parties distinctes, tout d’abord la reconversion d’une grange avec un grenier à foin en une résidence familiale et la reconstruction d’un bâtiment de ferme adjacent mais indépendant, utilisé à l’origine pour la production de fromage.

Garder l’harmonie du complexe agricole

Selon les architectes, le concept relie les deux petites structures à travers un passage creusé rendu invisible de l’extérieur afin de ne pas perturber l’harmonie du complexe agricole. Les deux entités sont traitées de manière autonome, malgré un certain nombre de caractéristiques leur permettant d’être considérées comme un seul projet. Donnons par exemple le revêtement de sol que les deux  ont en commun.

La distinction entre les volumes réside principalement dans le sentiment que l’espace interne et les matériaux communiquent au visiteur. La grange a une base en pierre, renforcée, enduite de chaux et de ciment et finie avec de la chaux mélangée avec du sable très fin. L’étage supérieur est un grenier à foin en rondins imbriqués dans lequel une pièce en mélèze massive a été insérée, reprenant ainsi l’essence du style des constructions locales. La porte du grenier à foin, qui comportait à l’origine deux panneaux, a été réinterprétée comme une grande porte-fenêtre en mélèze et comme toutes les portes et fenêtres de la grange, elle peut être fermée par un panneau coulissant en bois sculpté. Les portes et les fenêtres restantes ont été créées avec un minimum d’interférences sur les assemblages.

Le béton dans toute sa splendeur

Le bâtiment de ferme a conservé sa position et sa structure d’origine, le mur de pierre en plâtre a été remplacé par un nouveau mur en béton, isolé et en plâtre. L’intérieur est en béton apparent obtenu à l’aide de ciment blanc. Le coffrage est constitué de planches de bois sciées de différentes épaisseurs comprises entre 12 et 15 cm. Les fenêtres font écho aux ouvertures originales mais elle sont plus petites en taille à l’exception d’une grande ouverture située côté ouest et offrant une vue magnifique sur le lac Maloja.

Toutes les boiseries sont en chêne, il s’agit, selon les architectes, d’une combinaison qui fonctionne mieux avec le béton ainsi que le mélèze. L’extérieur est enduit de chaux et de ciment, marqué le lendemain de son application pour lui donner l’aspect brut des maisons de montagne. Les volets extérieurs sont en métal. Le revêtement de sol continu des deux structures est en béton battu, obtenu en ajoutant du marbre en poudre et imprégné de savon de Marseille.

La nouvelle construction va de pair avec la réhabilitation de l’ancienne grange, un travail d’orfèvre que l’agence Ruinelli Associati Architetti a accompli avec tact. Le résultat est subtil.

© Ruinelli Associati Architetti
© Ruinelli Associati Architetti
© Ruinelli Associati Architetti
© Ruinelli Associati Architetti

Le site de Ruinelli Associati Architetti : ici.

Les photos : © Ruinelli Associati Architetti 

Un atypique immeuble de logements à Berlin

L’agence d’architecture berlinoise Barkow Leibinger (Frank Barkow et Regine Leibinger) a réalisé un immeuble de logements atypique. Avec son toit escarpé, ce dernier inspire originalité mais aussi fonctionnalité et frugalité.

Un toit pyramidal

Niché au sein d’un pâté de maisons du quartier berlinois de Prenzlauer Berg, l’édifice, adossé à un autre immeuble d’habitation et réalisé par l’agence Barkow Leibinger  attire les regards. En effet, il s’agit d’un complexe d’habitation doté d’un toit pyramidal à la forme inhabituelle et entièrement enveloppé de brique colorée.

L’immeuble se développe à la place d’un édifice ravagé par la guerre. Ainsi, le choix des architectes s’est doté de plusieurs clin d’œil qui rappellent l’existence de l’ancienne bâtisse. Des fenêtres à châssis en aluminium aux proportions irrégulières font référence à l’histoire des cours intérieures, souvent réservées à un usage industriel connu plutôt dans cette partie de la ville avant le développement du quartier.

À première vue, l’apparence de la maison ne semble pas adhérer aux conceptions actuelles des expansions de bâtiments axées sur le contexte. Il s’agit plutôt du résultat de paramètres stricts découlant de la réglementation de la construction et des conditions historiques de préservation. Utilisées de manière créative comme outils de conception, ces restrictions ont conduit les architectes à concevoir un bâtiment qui joint l’utile à l’agréable, qu’il soit à la fois familier et étrange tout en conservant un fort caractère indépendant.

Une configuration osée

Dans un cadre de densification du quartier, il était nécessaire de créer une certaine cohérence avec le passé industriel du quartier tout en proposant une configuration osée, le tout en respectant à la lettre la réglementation actuelle. La solution consistait donc à créer un toit en pente raide d’un peu moins de 70 °. La toiture s’étend sur trois étages, possède une hauteur d’environ dix-huit mètres où se trouve une terrasse. Le volume résultant, ressemblant à la forme archétypale d’une maison, satisfait les divers exigences règlementaires de la distance prescrite entre le bâtiment et les trois parcelles voisines.

La maison dispose de deux unités résidentielles qui sont organisées comme des appartements à plusieurs niveaux. La partie inférieure comprend une surface de 250 m², elle est organisée en un rez-de-chaussée qui s’ouvre sur un jardin privatif avec des chambres situées à l’étage. Quant à l’appartement supérieur, il mesure environ 200 m², il se compose de quatre niveaux dont une terrasse sur le toit.
Outre la forme, l’originalité de la résidence est son enveloppe qui donne un effet indéniablement esthétique à l’ensemble. A Prenzlauer Berg, la réalisation de Barkow Leibinger constitue une belle pièce d’architecture.

Le site de Barkow Leibinger (Frank Barkow et Regine Leibinger): ici.

Les photos : © Laurian Ghinitoiu et © Simon Menges, Berlin