Archives par mot-clé : reconversion

En Chine, une impressionnante rénovation signée Kokaistudios

© Seth Powers

C’est un projet d’architecture et d’intérieur conçu par l’agence Kokaistudios et sur mesure pour l’un des plus importants fournisseurs de mode Haute Couture de Chine, la Grace Chen. Créativité, élégance et éclectisme sont au rendez-vous.

Le savoir-faire et les détails complexes

L’agence d’architecture Kokaistudios vient de terminer la rénovation d’une ancienne villa datant des années 1920, située au cœur de l’ancienne concession française de la ville de Shanghai et l’a transformée en maison de la marque de haute couture Grace Chen.

Comprenant une salle d’exposition, une galerie, des cabines d’essayage, des bureaux, une bibliothèque, une cuisine ouverte ainsi qu’une suite VIP pour une expérience complète, le projet constitue une étape clé dans le développement de la marque ainsi qu’un symbole de sa croissance.

La créatrice de mode, Grace Chen, a demandé aux architectes de Kokaistudios de transformer une ancienne villa de style espagnol en une élégante maison conçue pour incarner sa marque. Mettant l’accent sur le savoir-faire et les détails complexes ainsi que sur un style enraciné dans la culture chinoise mais résolument moderne, les architectes ont essayé de trouver un esprit semblable au personnage que doit incarner le lieu. « Notre point de départ et notre inspiration pour la conception du projet provenaient des vêtements magnifiques et complexes de Grace Chen. Nous avons développé un projet intemporel, élégant et moderne qui contraste et complète le design classique de la villa elle-même. » Racontent les architectes.

Valoriser les éléments originaux

La réalisation est située à Huashan Lu, dans l’un des quartiers les plus plaisants de Shanghai. Les architectes ont été mandaté pour l’architecture mais aussi pour transformer l’intérieur de la villa. A savoir que cette dernière a été partiellement modifiée au fil du temps. De même, Kokaistudios a complètement repensé les espaces verts afin de créer un espace de vie pouvant accueillir de petits défilés de mode. Le programme comprend également un nouveau pavillon en verre ainsi qu’un espace événementiel dans le jardin.

L’entrée de la villa est marquée par un grand portail sculptural en métal tissé de couleur noir et bronze, inspiré d’une des conceptions de Grace. Une fois la porte franchie, le visiteur se trouve dans les jardins dotés d’un sol en pierre blanche martelée à la main, d’éléments aquatiques apaisants et d’une végétation luxuriante centrée autour du cube de verre. L’ensemble est conçu pour présenter à la fois les dernières créations de l’artiste et devenir également un lieu d’exposition temporaire pour d’autres artistes et designers. Juste après l’espace événementiel se trouve la cuisine ouverte sur une salle à manger en plein air mais ombragée.

Les architectes se sont lancés dans une restauration architecturale du bâtiment qui valorisait les éléments originaux de la villa, notamment les portes-fenêtres et le sol en marbre incrusté de mosaïque ainsi que la belle maçonnerie de la façade. Le bâtiment comprenait une partie ajoutée dans les années quatre-vingt, les architectes ont préféré de recouvrir cette partie du projet d’un mur végétal avec des jardinières et des plantes à fleurs.

« Pour le design de la villa principale elle-même, nous avons opté pour une palette de couleurs neutres et une gamme de matériaux naturels qui, ensemble, créent un environnement réconfortant qui sert de support aux belles créations de la créatrice. » Soulignent les architectes. L’entrée principale de la villa se fait par les portes d’origine et mène à un showroom et à un salon lumineux, avec des présentoirs conçus sur mesure et de grands miroirs antiques aux bords arrondis, inspirés des styles art déco des années 1930. Le voyage à travers la villa se poursuit jusqu’au 2ème étage où se trouvent les principales salles d’essayage. 

Flexibilité et sobriété

Une grande partie des armoires et des miroirs ont été conçus sur mesure selon un aspect qui complète le caractère historique de la villa, tout en insufflant à l’ensemble des éléments ainsi que des finitions volontairement modernes. Les architectes ont travaillé conjointement avec l’artiste pour réaliser son objectif dans la conception du projet. Ils ont créé un espace où les clients puissent faire l’expérience de la marque ainsi que goûter au style de vie qui lui est associé. C’est un lieu d’élégance intemporelle et chic.

De même, nous trouvons à l’intérieur des espaces flexibles qui créent une ambiance chaleureuse, privée et presque résidentielle, adaptable à différentes situations, telles que les petits événements et les défilés de mode. L’éclairage intérieur est complété par une conception d’éclairage extérieur équilibrée pour correspondre parfaitement à la perception globale de la villa, ainsi le jardin et surtout le pavillon de verre attirent les regards pendant la soirée. Ce projet, malgré sa taille modeste, représente une grande maîtrise de la part des architectes qui ont créé un espace entièrement nouveau en partant de la restauration d’un bâtiment historique. C’est un lieu à l’architecture intemporelle et chic.

© Seth Powers
© Seth Powers
© Seth Powers
© Seth Powers

Le site de kokaistudios : ici.

Les photos : © Seth Powers

Aux Pays-Bas, un marché dans un ancien silo à grains

© Tim Van de Velde

Aux Pays-Bas, l’agence d’architecture Wenink Holtkamp Architecten a réhabilité et reconvertit un silo à grains désaffecté en un avenant marché alimentaire. Le projet se démarque non seulement en offrant aux habitants la possibilité de faire leurs emplettes mais sauve un patrimoine industriel en péril.

Conçu par l’agence d’architecture Wenink Holtkamp Architecten basée à Eindhoven, le projet de réhabilitation de l’ancien silo à graines préserve l’architecture historique en insufflant un nouveau souffle à l’ancien. Situé sur le port de la ville de Deventer, la rénovation du bâtiment qui a été commandée par une fondation spécialisée dans la réorientation des sites du patrimoine culturel pose la question de la préservation architecturale des sites en déclin.

La renaissance

The Zwarte Silo (le silo noir) se distingue par une couche de bitume ajoutée, pour des raisons d’étanchéité, à la structure d’origine datant de 1923. Cependant, le silo à grains qui a connu de beaux jours, a été désaffecté depuis 1990. Le projet de reconversion visait à reconquérir l’ancienne structure industrielle qui renforce la connexion avec le port en lui procurant de nouveau un important rôle dans la ville.

L’édifice qui était jadis l’un des emblèmes de la ville comporte une grande surface qui a été optimisée avec la nouvelle reconversion. Les architectes qui ont été mandaté pour la réhabilitation, ont également rénové les deux entrepôts adjacente en briques, utilisés autrefois pour le stockage du sel.

La nouvelle fonction du bâtiment confère, en contraste avec le caractère fermé du stockage des céréales, une caractéristique plus ouverte à ce dernier. Ainsi, côté est, une ouverture de neuf mètres de haut fournit à l’ensemble, un agréable lien entre l’intérieur et l’extérieur. En conséquence, les visiteurs peuvent pleinement profiter du paysage alentour.

La séparation initiale des espaces est conservé, tandis qu’une partie contient un espace polyvalent utilisé pour des événements. Même si les architectes ont conservé certains éléments d’origine qui donne le caractère industriel à l’édifice, l’intérieur remanié avec justesse offre un nouvel espace à la ville, le tout en préservant l’essentiel.

© Tim Van de Velde
© Tim Van de Velde
© Tim Van de Velde

Le site de l’agence d’architecture Wenink Holtkamp Architecten: ici.

Les photos : © Tim Van de Velde.

En Californie, Feldman Architecture rénove la Woodpecker Ranch

© Paul Dyer

L’agence américaine Feldman Architecture a réalisé l’impressionnante transformation d’une ancienne ferme en une charmante résidence qui croise astucieusement les couleurs sobres, les lignes épurées et les matériaux nobles.

La maison pour tous

Redwood City est située sur la péninsule de San Francisco dans la région de la baie de San Francisco, en Californie. Woodpecker Ranch est une construction presque neuve qui a été réaménagée par Feldman Architecture pour répondre à la volonté des propriétaires des lieux. En effet, ces derniers souhaitaient créer une maison où ils pourraient élever leurs jeunes enfants tout en y passant leur temps de loisirs.

Situé au sud de San Francisco, le projet a subi une transformation complète. Les architectes ont redéfini l’entrée de la maison et tout en harmonisant la façade entière. Selon les architectes, l’une des demandes les plus difficiles des propriétaires était de clarifier la séquence d’arrivée à la maison, tant de l’extérieur que de l’intérieur, tout en cherchant des moyens d’améliorer l’attrait de la façade.

En collaboration avec les architectes paysagistes de l’agence Arterra, les équipes ont utilisé des murs de soutènement pour faciliter l’entrée des visiteurs vers un espace plus attrayant. La conception de l’escalier d’entrée a été simplifiée pour lui donner une transparence visuelle qui aide à réduire sa présence dans l’espace.

Une sophistication épurée

Pour l’intérieur, l’équipe de Kendall Wilkinson Design a tout fait pour donner une véritable âme à la maison. Pour cela, ils ont eu recours à l’utilisation de meubles contemporains offrant une sophistication épurée à chaque espace. L’art est présent dans chaque pièce mais n’empiète pas sur l’architecture ni le paysage.

Pour personnaliser le grand salon, avec ses panneaux muraux en béton et en noyer façonnés en carton, les architectes ont choisi une palette de tons de gris et de chocolat. Ailleurs, la touche graphique qui enveloppe les sièges comprend des formes contemporaines à la fois subtil et gracieux. Tout sent l’élégance et la grâce.

La transformation achevée de la maison démontre les compétences attendues d’une ferme moderne, tout en apportant une touche personnelle à la conception et aux aspirations de vie des habitants.

© Paul Dyer
© Paul Dyer
© Paul Dyer
© Paul Dyer

Le site de Feldman Architecture : ici.

Les photos : © Paul Dyer

« Seehof », l’élégant complexe hôtelier signé noa* 


©Alex Filz

C’est une reconversion mais aussi une extension que les architectes de l’agence noa* ont réalisé dans la commune italienne de Naz-Sciaves située dans le nord du pays. Baptisé « Seehof », le projet qui jouit d’un emplacement idyllique place la nature au cœur de la réalisation.

Une vue imprenable

L’hôtel Seehof est situé sur un haut plateau près du village italien de Naz-Sciaves qui se trouve au bord d’un charmant petit lac naturel nommé «Flötscher Weiher». En 2017, cet hôtel à la gestion familiale a subi d’importantes rénovations et extensions. L’opération a été menée d’une main de maître par l’agence d’architecture noa* (StefanRier, Christian Rottensteiner et Barbara Runggatscher).  

La situation au milieu des montagnes confère à l’hôtel un caractère alpin avec une belle touche méditerranéenne. Selon les architectes, le bâtiment principal rappelle un majestueux résidence à la campagne. Le programme comprend16 nouvelles suites ainsi qu’un nouvel espace piscine et bien-être donnant directement sur la lac. Le but étant de placer au cœur du processus, la nature et la valeur récréative.

« La façade en bois et sa surface rugueuse sont liées à l’environnement ils mettent l’accent sur l’incorporation de matériaux régionaux. La communication avec le lac est délibérément mis en scène ici. » Déclare l’architecte Stefan Rier.


Le nouvel espace spa avec piscine et sauna est relié structurellement au paysage environnant et ouvre de manière impressionnante à travers de grandes fenêtres panoramiques vers le lac. La conception des espaces extérieurs joue également un rôle important. Des habitations contemplatives sont réparties sur les rives du lac. La combinaison de l’architecture avec les environs est impressionnante. En effet, les toits verts obliques du spa peuvent être utilisés pour bronzer, tandis que la zone verte favorise une transition harmonieuse vers les forêts environnants.


Quand l’architecture devient paysage


L’emplacement de la piscine extérieure chauffée attise la curiosité de l’utilisateur. Le niveau d’eau du lac est au même niveau de la piscine ce qui provoque une belle connectivité visuelle avec la nature.

L’architecture intérieure respecte l’histoire du lieu et l’intègre subtilement dans la conception générale. En 1958, Jakob Auer, le grand-père du propriétaire, avait fondé l’association sur le plateau de Naz-Sciaves connu auparavant par ses pommiers. Les conduites d’eau largement utilisées à l’époque deviennent ainsi une source d’inspiration pour la conception intérieure. Les tuyaux de cuivre, visibles partout, forment un atypique élément de design que l’on peut trouver dans les chambres à coucher, les lampes, les petites tables, les accessoires de salle de bain ainsi que les crochets pour des penderies.

Une attention particulière a été portée de la part des architectes au choix des matériaux naturels comme mes bois et le lin. Tout a été savamment manipulé pour le plus grand bonheur des utilisateurs. Le nouveau Seehof devient ainsi une belle destination touristique !

©Alex Filz
©Alex Filz
©Alex Filz
©Alex Filz

Le site de l’agence d’architecture noa* : ici.

Les photos : ©Alex Filz

D’une ancienne fabrique de laque en unités d’habitation

© Tim van de Velde

Située dans la petite ville néerlandaise d’Oisterwijk, l’agence d’architecture Wenink Holtkamp Architecten a transformé une ancienne fabrique de laque en un impressionnant ensemble d’habitations. Le résultat est enchanteur.

Dans la commune néerlandaise de25000 habitants située dans la province du Brabant-Septentrional, la réhabilitation et la transformation de l’ancienne usine en un ensemble résidentiel est inédit. En effet, il s’agit du premier projet en son genre qui se glisse dans l’ancien bâtiment à l’architecture industrielle tout en apportant une nouvelle fonctionnalité.

Les résidents aménagent l’intérieur

« De Lakfabriek »est une ancienne fabrique de laques qui a été transformée par les architectes de Wenink Holtkamp Architecten en 25 unités d’habitation. Cependant, le projet constitue une spécificité, accompagnés des architectes, les résidents ont eux-mêmes aménagé l’intérieur de leur maison, ce qui a permis de créer une grande variété de types de logements dans l’ancienne usine.

 L’ensemble fait partie de l’ancienne usine qui a été pendant des années l’un des plus grands producteurs de cuir d’Europe. En 2001, la société a cessé ses activités et fermé ses portes.
Dès lors, le complexe d’usines a été en grande partie restauré, repensé et s’est développé pour devenir un quartier vivant et attrayant. De Lakfabriek est le premier bâtiment qui a été transformé en habitations.

Préserver le caractère industriel de l’ancien

L’édifice est conçu en 1925 par l’architecte A. Benoit, il se caractérise par une architecture en brique très caractéristique de l’époque. Les éléments de maçonnerie verticale donne un certain rythme à la façade. Préserver le caractère industriel de l’ancien était l’une des principes fondamentales de la transformation. Ceci est illustré par la structure en béton brut qui a été laissée visible autant que possible à l’intérieur des logements.L’aspect industriel est maintenu en façade grâce à l’utilisation de nouveaux cadres de fenêtre en aluminium élancés au profil classique qui font référence aux cadres de fenêtre en acier d’origine, qui n’ont malheureusement pas pu être conservés.

En ajoutant une extension en verre

En ajoutant une extension de verre au toit, une construction supplémentaire a été créée. Minimaliste, la nouvelle structure, se distingue clairement de l’architecture existante par le langage et la matérialisation. Au dernier étage, ont été créées de généreuses terrasses sur le toit, pour cela, les architectes ont déplacé l’extension vers l’arrière par rapport à la façade existante.

Les 25 unités résidentielles sont réalisées en trois typologies différentes. Nous pouvons y trouver des studios, des appartements et des maisons qui donnent directement sur la rue. La disposition de chaque entité est conçue en concertation avec les futurs résidents, accompagnée des architectes de Wenink Holtkamp Architecten. Pour définir leur démarche les architectes concluent « La maison est comme un costume sur mesure pour les résidents ».

© Tim van de Velde
© Tim van de Velde
© Tim van de Velde
© Tim van de Velde

 Les photos : © Tim van de Velde      

Le site de Wenink Holtkamp Architecten : ici.

A Lyon, un nouveau chapitre s’ouvre pour le Grand hôtel-Dieu

© Vincent Ramet
© Vincent Ramet

La réhabilitation du Grand Hôtel-Dieu, patrimoine lyonnais incontournable, est un immense défi. Il s’agit de la transformation d’un édifice à l’architecture exceptionnelle en une destination exclusive, tout en faisant face aux diverses exigences actuelles. Le projet de reconversion a été porté par Eiffage Immobilier et conçu par les architectes Albert Constantin (AIA Architectes) et Didier Repellin (RL&A), avec le soutien de la Ville de Lyon.

Le patrimoine légué entre autres par l’architecte Jacques-Germain Soufflot méritait une intervention minutieusement étudiée que les architectes ont menée par brio. Le chantier a duré plus de 4 ans, il a été l’un des plus emblématiques de l’agglomération lyonnaise. Outre une rénovation visant à faire recouvrer aux bâtis et extérieurs toute leur majesté, il fut question de faire d’un site historique majeur un nouveau quartier à vivre au cœur du centre-ville, dans une zone inscrite au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO depuis 1998.

La splendeur d’autrefois

Il s’agit de la plus vaste initiative privée de rénovation d’un Monument Historique jamais réalisée à ce jour en France. Tout au long de son histoire, le Grand Hôtel-Dieu, a contribué au rayonnement de la cité et il a été le théâtre de nombreuses aventures qu’elles soient médicales, militaires ou même religieuses. Tout d’abord hospice, puis hôpital et maternité, l’ensemble s’est toujours tourné vers l’avenir.

Les nouveaux usages quotidiens aidant et tout en gardant l’essence même de son architecture, aujourd’hui, le Grand Hôtel-Dieu aspire à une vie différente. L’emblème d’autrefois se réinvente en un nouveau lieu de vie pour rythmer le quotidien des Lyonnais mais aussi les visiteurs du monde entier. En effet, ces derniers pourront apprécier les nouvelles boutiques, les cours historiques, les restaurants et les jardins, le tout dans un écrin prestigieux, situé au cœur même de la presqu’île lyonnaise.

Le Grand Hôtel-Dieu dont la surface comprend 8 000m² composée de cours, de jardins et de galeries accessibles est doté de sept entrées. Les visiteurs déambulent pour découvrir la cour du Midi et sa verrière magnifique, la cour Saint-Martin, à qui son caractère multi-traversant assure une animation constante, la cour du Cloître, connue par la beauté de son jardin, la cour Saint-Henri et sa colonnade et finalement la cour Sainte-Elisabeth qui se trouve entre les anciens et les bâtiments modernes.

Aux nécessités d’aujourd’hui

Le nouvel équipement symbolique est également un lieu pour se restaurer, se cultiver, faire du shopping, travailler et habiter, il s’agit, en un mot  d’un lieu qui offre aux habitants une multitude de services et d’activités.

Selon ses instigateurs, le Grand Hôtel-Dieu, remanié et mis au goût du jour, constitue un véritable laboratoire des nouveaux modes de consommation et de production. C’est un lieu inspirant qui propose une importante mixité de fonctions. En effet, les bureaux situés au-dessus des commerces, dévoilent un large choix d’institutions. Ils se répartissent entre les locaux historiques et les nouveaux bâtiments. Le projet profite ainsi du charme de l’ancien pour lui insuffler une nouvelle fonctionnalité répondant aux diverses nécessités.

Avec cette intervention, l’architecture du Grand Hôtel-Dieu est non seulement préservée mais aussi réhabilitée et magnifiée. La ville de Lyon retrouve ainsi l’un des emblèmes de sa fierté d’autrefois.

© Vincent Ramet

© Vincent Ramet

© Vincent Ramet

© Vincent Ramet

© Vincent Ramet

Le site des architectes d’AIA: ici.

Le site de RL&A: ici.

Les photos: © Vincent Ramet

Et si on passait une nuit dans une chapelle ?

© Albergo Villa Marta

Un hôtel en Toscane qui possédait sur ses terres une église néo-gothique datant du XVIIIe siècle a décidé de transformer cette dernière en une suite. Le projet a été réalisé par l’agence d’architecture néerlandaise Studio O2. Textures, contrastes et originalité sont au rendez-vous.

Réhabiliter et reconvertir

C’est une incroyable chapelle délaissée qui a été utilisée pendant longtemps comme espace de stockage jusqu’à ce que les propriétaires des lieux prennent la décision de la transformer en en suite d’hôtel.

Voyager à travers la Toscane peut se révéler comme une expérience enrichissante à la fois naturelle, culturelle et spirituelle surtout si vous ajoutez à votre programme une nuit non pas à la belle étoile mais dans l’autel d’une magnifique chapelle du XVIIIe siècle transformée en hôtel. En effet, l’agence d’architecture O2 Studio a réaménagé l’église en une suite de luxe en préservant et en restaurant les fresques originales et l’autel central. Tout en introduisant de nouveaux meubles et accessoires fabriqués par des artisans locaux, les architectes ont réussi de donner à l’ensemble un petit souffle de nouveauté.

Préserver et réutiliser

Le projet préserve le patrimoine historique et artistique, il lui ajoute plusieurs artifices qui s’adaptent à la nouvelle fonction de l’édifice. La curiosité du lieu réside dans les détails, l’autel sert de lit et reste l’élément principal de l’espace sans parler du travail admirable qui a été mené sur la restauration du plafond de la nef centrale. On se croirait dans un musée même si quelques éléments nous rappellent très vite à la réalité.

Les niches latérales ont été converties en zones de relaxation et de salle de bain, tout a été conçu avec des matériaux de qualité afin de maintenir un équilibre avec la décoration originale de la chapelle. Le marbre de Carrare est utilisé pour le revêtement de sol, tandis que le bois est très présent que ce soit pour les meubles, les portes coulissantes et les volets.

Malgré le fait que l’espace soit minimaliste, les peintures d’époque sont suffisantes comme ornementation. L’ancienne chapelle située dans les locaux du nouvel hôtel Villa Marta, près de la ville de Lucca en Toscane constitue une petite curiosité qui vaut le détour.

© Albergo Villa Marta
© Albergo Villa Marta

© Albergo Villa Marta
© Albergo Villa Marta

© Albergo Villa Marta
© Albergo Villa Marta

Le site de O2 Studio: ici.

Les photos : © Albergo Villa Marta

En Corée, la maison dans la maison selon Starsis

© Hong Seokgyu

A Gyuam-myeon, l’agence d’architecture coréenne Starsis vient de terminer la rénovation d’un ancien édifice abandonné. Une transformation qui tout en gardant l’ancien lui confère une nouvelle vie. C’est un travail minutieux mené avec justesse.

Il y a bien longtemps, l’endroit était très actif. A la fois populaire, le quartier était connu par les échanges commerciaux. Depuis que le pont de baekje a été construit en 1968 pour accéder à la ville de buyeo, les visiteurs ont diminué progressivement et les marchés traditionnels ainsi que les commerces ont été fermés. Cette fraction de ville est devenue isolée.

Régénérer pour mieux garder

Aujourd’hui, un projet de régénération urbaine prend place et vise à redonner vie à ce quartier tellement populaire qui a connu des jours meilleurs. La maison au toit bleu, c’est ainsi que la construction est connue, est située au 8, subuk-ro 41beon-gil qui avoisine un grand terrain vacant devant lequel le marché traditionnel était organisé jadis. L’édifice comprenait un ancien restaurant connu par ses repas chauds ainsi que ses soupes traditionnelles. Au fil du temps, l’ensemble a été transformé en un espace résidentiel.

Le projet de la régénération urbaine qui englobe tout le quartier, commence par ce bâtiment abandonné. Cependant, le squelette semblait instable, c’est pourquoi il aura fallu réorganiser l’espace tout en lui apportant la stabilité structurelle pour continuer à exister.

Un méticuleux travail de remodelage

Selon les architectes, il s’agit d’un spectacle touchant avec un univers ancien. Une beauté inexplicable mais certes très attirante. C’est la raison pour laquelle les architectes ont entrepris une intervention minimaliste pour ne pas perturber l’ambiance générale. Par conséquent, au lieu d’une construction neuve, un méticuleux travail de remodelage a été mené. La maison en toit bleu s’est dotée de nouvelles couches qui lui donnent un aspect des plus atypiques. Une maison dans la maison a vu ainsi le jour pour le plus grand bonheur de ses utilisateurs.

Quant au jardin situé à l’arrière-cour de la construction, il sera utilisé pour sécher le tissu coloré, l’une des spécialités de la maison et le terrain vacant qui se trouve en face de la construction servira pour organiser des événements. Ainsi, l’ancien préservé adoptera une nouvelle vie en accueillant d’autres fonctions.

© Hong Seokgyu
© Hong Seokgyu

© Hong Seokgyu
© Hong Seokgyu

© Hong Seokgyu
© Hong Seokgyu

© Hong Seokgyu
© Hong Seokgyu

© Hong Seokgyu
© Hong Seokgyu

Le site de l’agence d’architecture Starsis : ici.

Les photos : © Hong Seokgyu