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A Londres, une exposition qui rend hommage à Jacques Hondelatte

Le Nichon—Viaduc de Millau, 1994, computer drawing. © Jacques Hondelatte & Betts Project
Le Nichon—Viaduc de Millau, 1994, computer drawing. © Jacques Hondelatte & Betts Project

Qui ne connaît Jacques Hondelatte ? Tandis que le grand public hésitait, les connaisseurs étaient déjà au rendez-vous. Le Samedi 2 décembre 2017, la galerie Betts Project située au100, Central Street était le lieu idéal pour rendre hommage à travers une très belle exposition à cet architecte français culte.

Une référence pour ses pairs

Essentiellement publié dans des revues spécialisées et peu connu du grand public, Jacques Hondelatte a malgré tout marqué sa génération. L’exposition, qui propose la redécouverte des travaux de l’architecte bordelais et qui est conçue par deux jeunes commissaires dont son petit fils, retrace d’une manière subtile le parcours de ce grand homme devenu une référence pour ses pairs.

«Ce qu’il y avait d’incroyable avec Jacques, se rappelle Mathieu Perez, son élève autour des années 1990 à l’école de Bordeaux, c’est qu’il était capable de déceler dans le travail de ses étudiants, qui parfois nous semblait assez médiocre, toujours matière à s’émerveiller. Il avait cette faculté à trouver dans nos projets ce qui pouvait les ré-enchanter sans sacrifier à la rigueur nécessaire. Encore aujourd’hui, cette énergie et cette poésie me portent.» .

« Des gratte-ciel dans la tête »

Jacques Hondelatte reçoit en 1998 le Grand Prix National de l’architecture. C’est durant cette même année que l’Institut Français d’Architecture lui consacre une exposition personnelle sous le commissariat du critique Patrice Goulet. Aujourd’hui, nous gardons tous en mémoire, la monographie « Des gratte-ciel dans la tête » qui reste aujourd’hui le seul ouvrage de référence sur l’œuvre de l’architecte.

Pionnier de l’architecture numérique en France, Hondelatte s’est très tôt intéressé à l’informatique. Malgré tout, parcourir ne serait-ce qu’un petit moment, les quelques images qui gravitent autour de deux installations, le tout savamment installé au sein de la galerie, nous font remonter le temps. L’époque où les représentations s’affranchissaient de toute ressemblance avec le réel pour étonner et émouvoir en créant leur propre univers.

Une exposition à visiter jusqu’au 3 février 2018 au Betts Project, à Londres. Et pourquoi pas un hors les murs à Paris ?