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A Portland, une élégante tour résidentielle signée Skylab

© Maria Lamb, Stephen Miller, and Brian Walker Lee.

Située de l’autre côté de la rivière Willamette, dans le centre-ville de Portland, le YARD est un immeuble de logements à usage mixte de 21 étages et de 343 100 pieds carrés qui s’élève au-dessus du célèbre pont Burnside. Un projet élégant réalisé par l’agence d’architecture Skylab.

Logements avec vue

La dalle est composée d’un ensemble de plantations indigènes qui profitent aux habitants. La forme de toit plié rappelle de manière abstraite la pente naturelle du site riverain. Le paysage est à la fois ouvert au public et aux acquéreurs offrant des installations de spa, de remise en forme et de travail collaboratif qui profitent des vues incomparables du centre-ville de Portland.

Les 284 unités résidentielles de l’immeuble, dont 20% sont réservés aux résidents de faibles revenus, constituent un mélange de studios et d’appartements à une et deux chambres. Les architectes nous confient que le site n’était pas sans défis, en effet, PLU oblige, 40% du site était limité à la construction de cinq ou six étages au maximum. Pour résoudre les différentes contraintes, la tour a été décalée hors axe et encadrée par deux moitiés de dalles. L’aspect extérieur du bâtiment est défini par une façade en métal bronze anodisé de couleur brun chocolat, contrastant avec les fenêtres en verre réfléchissant. Ensemble, le revêtement et le système de fenêtres incarnent l’esprit du projet qui explore comment des mouvements simples et des produits de base peuvent être mis en avant grâce à de simples modifications.

Une esthétique décontractée

À l’intérieur, une esthétique décontractée définit les espaces communs du bâtiment. Les équipements des appartements comprennent des plaques de cuisson en verre et des comptoirs en granit, la technologie de la maison intelligente est présente dans certaines unités. Les espaces communs de coworking et le salon encouragent une atmosphère sociable, en particulier concernant les parties intérieures et extérieures partagées se trouvant sur la dalle paysagère. Par ailleurs, un spa populaire baptisé Knot Springs ainsi qu’un club axé sur la santé et le bien-être est situé aux 4ème et 5ème étages. A noter que Skylab était également responsable de la conception de cet espace.

La conception de Knot Springs a été inspirée par les sources chaudes qui se trouvent dans le désert d’Alvord dans le sud-est de l’Oregon. Le paysage surélevé de la cour et la structure en béton ondulent dans les bassins et le gymnase rappelant le talus de la rivière autochtone. Le spa s’ouvre sur le paysage, permettant la circulation à travers un couloir en plein air vers des destinations respectives dans un voyage de bien-être. La palette Knot Springs s’inspire des matériaux primaires pour rehausser les bassins d’eau en utilisant du bois, du verre, de l’acier et du béton, le tout en appliquant des procédés durables et efficaces. Les graphiques, le plafond végétal en macramé et les petits détails attirent l’attention. Notons que le béton et le bois ont été utilisés de manière holistique.

Tisser le bâtiment dans le paysage urbain

La tour, la porosité du podium et les vastes espaces extérieurs se combinent pour tisser le bâtiment dans le paysage urbain. « Il invite la rue et le public à entrer dans le bâtiment », explique Jeff Kovel, le fondateur de Skylab qui rajoute par ailleurs : « Nous sommes à une époque où les bâtiments sont presque devenus des communautés fermées, et nous avons vraiment décidé de créer l’antithèse de cela. Je pense que c’est en grande partie la raison pour laquelle les gens aiment y vivre. Ils ont l’impression qu’il s’agit d’un centre social et les connectent, à d’autres personnes et à la vie créative de la ville. » A Portland, les architectes de Skylab ont réalisé un projet gracieux, ouvert sur l’extérieur et concentrant de nombreuses qualités.

© Maria Lamb, Stephen Miller, and Brian Walker Lee.
© Maria Lamb, Stephen Miller, and Brian Walker Lee.
© Maria Lamb, Stephen Miller, and Brian Walker Lee.
© Maria Lamb, Stephen Miller, and Brian Walker Lee.
© Maria Lamb, Stephen Miller, and Brian Walker Lee.

Le site de Skylab Architecture: ici.

Instagram : @skylabarchitecture

Les photos : © Maria Lamb, Stephen Miller et Brian Walker Lee.

L’équipe du projet : Architecture et architecture intérieure: Skylab; Client: Key Development Corporation; Maîtrise d’ouvrage: Andersen Construction; Ingénieur civil: Harper Houf Peterson Righellis – Inc.; Ingénieur de structure: KPFF Consulting Engineers; Ingénieur mécanique, fluides : PAE Consulting Engineers; Ingénierie géotechnique: GeoDesign Inc.; Paysagisme: 2.ink Studio; Eclairage: LUMA Lighting Design; Acoustique: SSA Acoustics, LLP; Ingénierie géotechnique: GeoDesign Inc.; Géomètre-expert: Blue Dot Group; Consultant d’acoustique: SSA Acoustics, LLP; Consultant enveloppe de l’immeuble: The Façade Group, LLC; Graphisme: Open Studio Collective.

Au Texas, un ensemble cohérent signé Cushing Terrell

© Peter Molick

Au Texas, à Buda, autrefois parsemée de hangars en métal délabrés, de silos et d’une usine de coton datant de 1914, l’historique Buda Mill & Grain Co., situé dans le Texas Hill Country, s’octroie une nouvelle vie en tant que destination aux multiples facettes, grâce à l’intervention minutieuse des architectes de l’agence Cushing Terrell.

Un mélange d’ancien et de nouveau

Solidement ancré dans l’histoire de Buda depuis plus de 100 ans, le site réaménagé offre maintenant plus de 27 000 pieds carrés de commerces de détail, de restaurants et d’espaces collectifs qui réunissent les habitants et les visiteurs dans un cadre dynamique.

Le complexe est composé de cinq structures dans un mélange d’ancien et de nouveau, y compris un bâtiment d’égrainage de coton rénové vieux de 105 ans, un grand hangar d’équipement en acier rénové, un édifice à grains historique surélevé, quatre silos d’époque et trois nouveaux bâtiments. Les architectes nous racontent que le défi était, dès le début, de savoir comment préserver le squelette de l’existant tout en introduisant des nouvelles installations pour avoir un complexe cohérent.

Le plus imposant des bâtiments, une grange à charpente métallique de 6 000 pieds carrés surnommée Big’un, mesure environ 120 pieds de long sur 60 pieds de large. Profitant de l’élégance simple et modulaire de son système structurel, les murs de la première rangée ont été enlevés pour créer un porche couvert qui s’ouvre sur la route principale. Une paroi en verre délimite délicatement l’arrière de la première rangée pour enfermer entièrement le reste du bâtiment. Ce dernier étant prévu pour un futur espace de vente au détail, un restaurant et une brasserie.

La paroi en verre finement détaillée a été rendue possible grâce à l’utilisation de meneaux en acier isolés. Soutenant ces derniers derrière la paroi de verre, les colonnes en acier excédentaires enlevées lors de la rénovation de Big’un ont été réutilisées pour fournir un soutien structurel. Le toit en métal d’origine, les silos historiques et la trémie au-dessus ont été intégrés dans la conception finale comme un clin d’œil à l’ancienne utilisation du site.

En faisant la distinction entre l’historique et le moderne

Le bâtiment historique de 3000 pieds carrés en brique d’égrainage de coton a été maintenu en grande partie intact avec des travaux limités à la stabilisation de la structure et à l’ajout d’une modeste addition à l’arrière de la structure. Des ajouts en acier et en béton apparents complètent la brique existante tout en faisant clairement la distinction entre ce qui est historique et ce qui est moderne.

Les espaces extérieures entourant la structure ont été améliorées avec des solutions simples pour bloquer le soleil brûlant du Texas tout en préservant la vue sur le bâtiment historique afin de créer un espace invitant pour que les clients se rencontrent et s’attardent. Les briques enlevées lors de la rénovation ont été récupérées et réutilisées. Les murs du site en béton formé de panneaux offrent un espace pour la signalisation. Des sentiers en béton guident les visiteurs à travers le complexe. Ensemble, les rénovations et les nouvelles structures créent un lieu accueillant pour tous. Un patrimoine vivant prêt pour l’avenir!

© Peter Molick
© Peter Molick
© Peter Molick
© Peter Molick

Le site de Cushing Terrell : ici.

Les photos : © Peter Molick

Équipe de conception de Cushing Terrell: Sheri Blattel, chef de projet principale ; Alex Bingham, chef de projet d’architecture et concepteur; Brad Thigpen, architecte; Jousha McCalip, ingénieure électrique; Buckley Parks, ingénieur électricien.
Cushing Terrell (architecture, génie mécanique, génie électrique, protection incendie, conception de signalétique)
Buda Mill & Grain Co. (entrepreneur)
Southwest Engineers, Inc. (ingénieur civil)
Hollingsworth Pack (ingénieur en structure)
Sign Crafters, Inc. (fabricants de panneaux)

A la Nouvelle Orléans, EskewDumezRipple remanie les deux derniers étages du CAC

© Neil Alexander

En Louisiane, La boutique du CAC Nouvelle Orléans, The Shop, réalisée avec soin par l’agence d’architecture EskewDumezRipple consiste en un véritable lieu de co-working occupant le troisième et quatrième étages du Contemporary Arts Center (CAC).  Situé dans le centre-ville de la Nouvelle-Orléans, ce dernier occupe l’une des institutions culturelles les plus importantes de la cité.

Un espace de travail mais pas que…

Ciblant les entreprises technologiques, artistiques et culturelles, The Shop sert de plaque tournante de l’entrepreneuriat dans le couloir d’innovation en développement du centre-ville. Situé dans un ancien entrepôt historique de 1920, le bâtiment a été utilisé tout d’abord comme siège de K&B, une pharmacie locale et une entreprise de soda jusqu’à ce que le CAC acquière l’ensemble au milieu des années 1970.

Cependant, les deux derniers étages du CAC ont toujours été vacants, The Shop marquant la première rénovation à grande échelle de cet espace au cours des quarante dernières années. La boutique propose plus de 40000 pieds carrés d’espace de travail collaboratif pour un groupe diversifié de professionnels de la création.

L’espace de travail est composé de 69 bureaux entièrement meublés, sept salles de conférence équipées des dernières technologies et 15 000 pieds carrés d’espace d’agrément, s’étendant sur deux étages et un toit-terrasse. La boutique est reliée par un escalier sculptural ouvert et comprend une vaste zone de loisirs pour tous, des espaces de réunion et de bureaux variés en plus d’une gracieuse terrasse sur le toit.

Les architectes nous informent que cette rénovation préserve l’architecture classique du quartier, les entrepôts du bâtiment existant tout en incorporant des éléments modernes. L’espace lumineux présente de hauts plafonds avec poutres apparentes et des grandes fenêtres mais aussi la collection d’art contemporain ainsi que le plan d’étage fluide et ouvert. Le cœur de The Shop est donc un espace commun qui est conçu pour faciliter la conversation et la connexion.

L’ensemble dispose d’une cuisine complète, de sièges, d’un café, de collations disponibles à l’achat et d’un espace commun et de loisirs. Toutes les commodités de The Shop offrent aux petites entreprises, aux entrepreneurs et aux professionnels des arts les ressources dont ils ont besoin pour se développer. Les meubles vintage proviennent d’une variété de fournisseurs pour donner l’impression d’un salon. S’inspirant de l’esprit du CAC et mettant en avant les les collaborations avec la communauté artistique, l’ensemble est doté de peintures murales personnalisées ainsi que des œuvres d’art locales et nationales, apportées pour orner les murs.

Concernant les différents éléments décoratifs, des cabines téléphoniques ont été incorporées pour créer des lieux de conversations privées et un espace de travail calme, certaines possèdent des comptoirs tandis que d’autres présentent des sièges lounge. Les appliques décoratives et le papier peint graphique créent une atmosphère chaleureuse et intime. Les bureaux aux tables ouvertes avec des lampes de travail sont destinés aux utilisateurs quotidiens des lieux.

Responsable, raisonné, fonctionnel et tout aussi esthétique

Le projet comprend plusieurs tailles de bureaux privés. Les fenêtres entre ces derniers permettent à la lumière du jour de pénétrer dans tout l’espace. Selon les architectes, la brique existante a été laissée exposée pour rehausser la patine industrielle du projet. Les fenêtres qui se trouvaient le long des façades sud et ouest ont été remplacées tandis que celles des façades nord et est ont été laissées telles quelles. Les conduits électriques ont été laissés exposés pour mettre en avant la structure existante.

Le concept de l’escalier de liaison est né de l’idée de fusionner l’art et l’artisanat. Les escaliers créent une forme de fluidité entre les deux étages. Les architectes ont donné une grande importance à l’évolutivité du projet ainsi qu’à son aspect durable. Donnons l’exemple des fenêtres à simple vitrage des façades sud et ouest du bâtiment du Centre des arts contemporains, qui ont été remplacées par du verre isolant à faible émission pour réduire le gain de chaleur et les infiltrations d’air. De même, l’éclairage architectural est à LED, ce qui réduit la consommation d’énergie de plus de 80% et dure jusqu’à 25% plus longtemps que les ampoules classiques. Des détecteurs de présence dans tout l’espace allument et éteignent automatiquement les lumières. Les puits de lumière ont été remplacés pour maintenir l’éclairage naturel existant et de l’isolant a été ajouté au toit. Un nouveau toit a été installé pour réfléchir la lumière, lui permettant de garder jusqu’à 50-60 degrés plus de fraîcheur que les matériaux conventionnels pendant les pics de chaleur. Un ensemble de procédés qui assurent non seulement un grand confort mais qui se distinguent par leur côté durable. C’est un projet responsable, raisonné, fonctionnel et tout aussi esthétique !

© Sara Essex Bradley
© Neil Alexander
© Neil Alexander
© Neil Alexander
© Neil Alexander
© Neil Alexander

Le site de l’agence EskewDumezRipple: ici.

Les photos : © Neil Alexander; Sara Essex Bradley

L’équipe de EskewDumezRipple : chef de projet : Steve Dumez, FAIA, Jose Alvarez AIA, LEED AP, Hussein Alayyan, LEED AP BD+C, architecte, Jill Traylor-Mayo, NCIDQ, architecte d’intérieur, Emily Heausler, IIDA, et Andy Redmon, LEED AP

Architecture : EskewDumezRipple, Ingénierie : YKM Consulting, MEP ; Ingénierie structure : PACE Group ; Architecture d’intérieur : Studio Interior Design ; AOS, FF&E Procurement ; Maîtrise d’ouvrage : Palmisano Group

En Floride, Studio Gad réalise un nouveau concept

© Michael Stavaridis

Studio Gad, spécialisé dans l’hôtellerie, les loisirs, la culture et les installations médicales, vient de dévoiler officiellement son concept concernant l’architecture intérieure d’un centre d’amélioration des performances cérébrales et corporelles. Selon les idées avancées, l’ensemble révèle d’un langage visuel singulier doté de la meilleure technologie de pointe.

Quand le langage de l’aviation croise celui de la médecine

Situées dans le quartier The Villages, en Floride, Aviv Clinics propose un programme de traitement centré sur l’oxygénothérapie qui améliore les capacités cognitives et physiologiques des adultes. Après une décennie de recherches et de développement, il a été convenu de procéder à la réalisation d’un centre conçu exprès dans les normes et les exigences voulues.

L’agence d’architecture Studio Gad insuffle son approche visionnaire de l’hospitalité et de la conception de restaurants dans un établissement médical et de santé qui donne une nouvelle définition de ce que signifie changer l’expérience du processus de vieillissement. Avant la construction de la clinique Aviv, les architectes de Studio Gad ont mené une étude approfondie qui a conduit à la création d’un langage de conception original adoptant et croisant l’expérience des valeurs du monde de l’aviation privée et une vision futuriste de la médecine.

La chambre, les éléments sensoriels et les schémas de conception sont inspirés d’une cabine d’avion de première classe, un univers particulier mis en place pour créer une expérience singulière lors des traitements d’oxygénothérapie. Chaque capsule présente des formes arrondies qui émanent des lumières apaisantes pour adoucir l’expérience globale. Les coins de chaque coque de capsule ont été créé avec une technologie d’impression 3D qui se traduit par une structure presque transparente, telle que celle d’un avion. Chaque capsule est recouverte d’une nuance de blanc réfléchissant tandis que les lumières peuvent changer selon les exigences et au fur et à mesure que les fonctionnalités changent. Il en résulte une structure hydrodynamique qui capture l’essence du passé et du futur de la médecine et des transports, bénéficiant d’un aspect lisse qui peut se rapprocher d’un vaisseau spatial futuriste.

L’architecture au service de la santé

A l’intérieur de chacune des capsules, Studio Gad a intégré sa propre signature qui apporte, à l’ensemble, un langage visuel original inspiré des avions modernes. Les textiles et la technique d’assemblage de la cloison de la chambre permettent de créer un espace personnel au sein même de chaque entité thérapeutique. Les grilles d’éclairage et les fenêtres virtuelles de la capsule imitent la perception d’une ouverture de fenêtre ainsi que la sensation d’espace infini à l’extérieur. Même chose concernant les différentes formes organiques qui donnent à l’utilisateur une sensation d’espace et d’ouverture.

Les architectes soulignent que les coques extérieures de chaque chambre sont conçues spécifiquement pour déclencher une émotion humaine qui se rapproche à l’entrée d’un espace réconfortant. « C’est notre privilège de nous associer à Aviv Clinics et de développer un nouveau langage architectural qui peut élever le monde en améliorant les performances physiques et cognitives », déclare, à ce propos, Gad Halperin, le fondateur de Studio Gad.

Après la première clinique de 30000 pieds carrés qui s’est établie en Floride et a ouvert ses portes en juin 2020, une deuxième ouvrira très bientôt à Dubai. Aviv Clinics compte élaborer de nouveaux sites dans le monde entier pour améliorer le processus de vieillissement. Des projets qui mettent l’architecture au service de la santé !

© Michael Stavaridis
© Michael Stavaridis
© Michael Stavaridis
© Michael Stavaridis

Le site de Studio Gad : ici.

Les photos : © Michael Stavaridis

Résidence Peninsula, l’élégante réalisation signée Richard Beard Architects

© Paul Dyer

Aux États-Unis, en Californie, dans la région de la baie de San Francisco, l’agence d’architecture Richard Bread Architects a réalisé la Peninsula Residence, une construction luxueuse qui croise adroitement l’élégance et la fonctionnalité.

La permanence, le confort, le luxe, la tradition et la modernité

La péninsule au sud de San Francisco est parsemée de villes et villages de banlieue dans les collines et les vallées le long de la côte ouest de la baie nichées au milieu des quartiers vallonnés. Les propriétaires étaient à la recherche d’une propriété ensoleillée qui offrait de l’intimité et la possibilité de s’étendre. L’abondance de terrains plats signifiait que le site serait en mesure d’accueillir une maison et des structures avec beaucoup d’espace restant pour le développement de paysages actifs et passifs.

« Le programme de la maison était assez compliqué», note Richard Beard, architecte principal du projet et fondateur de Richard Beard Architects. « Cela a nécessité des mouvements de composition intelligents pour répondre à tout ce que les clients désiraient. Bien qu’il ait été conçu pour une vie facile et décontractée au quotidien, il devait fournir un espace de divertissement généreux, un bureau, une salle de fitness et des locaux pour invités, tout en préservant l’intimité de chacun. » En effet, la maison devait être élégante mais fonctionnelle, une maison familiale qui transmettait simultanément la permanence, le confort, le luxe, la tradition et la modernité. Le défi était donc de savoir comment croiser ces notions apparemment disparates ensemble pour engendrer un projet harmonieux où il fait bon vivre.

La réponse a été de créer une maison qui fonctionne comme une armature solide mais neutre et qui repose sur des proportions et des matériaux traditionnels. Les intérieurs pourraient alors servir de contrepoint élégant, animant les espaces à souhait. C’est ainsi qu’une série de structures et de murs recouverts de pierre définissent la propriété, contribuant à briser l’échelle globale de la maison qui mesure d’environ 12 000 pieds carrés. Les espaces entre les structures deviennent une suite de cours extérieures. La pierre, empilée à sec et dotée d’une face fendue brute, procure un sentiment d’intimité à la propriété.

Une esthétique ni trop formelle ni trop décontractée

La maison se déploie comme une série de couches qui signalent physiquement et métaphoriquement la transition de la vie publique à la vie privée. Le chemin est marqué par une série de murs et de cours, dès la rue, qui mènent à l’intérieur. En quittant la route et en traversant un plan d’eau, les propriétaires passent par un portail dans une loggia attenante à une cour et à une piscine réfléchissante. L’entrée en acier et en verre révèle l’intérieur de la maison, où un grand escalier incurvé s’élève devant une autre piscine réfléchissante et la cour arrière.

À l’intérieur de la maison, des proportions classiques ont été poussées, tirées et étirées pour créer des silhouettes singulières offrant à l’ensemble une atmosphère unique. Les murs extérieurs en pierre se glissent à l’intérieur de la maison où l’on trouve un mélange de calcaire (murs et sols), de bois et de plâtre. De subtiles différences dans la finition calcaire (aiguisée pour l’intérieur, brossée pour l’extérieur) contribuent à unifier les espaces intérieurs et extérieurs. De grandes fenêtres à ossature en acier et des poutres en cèdre rouge ajoutent de l’ampleur aux espaces intérieurs. « La principale préoccupation des propriétaires était toujours de devenir trop moderne et la mienne de rester trop traditionnelle », déclare l’architecte d’intérieur Kelly Hohla qui s’est occupée de l’agencement de la maison. « Je voulais qu’ils aient une maison au goût du jour qui se sente intemporelle et où ils peuvent grandir, je pense que nous avons réussi à trouver l’équilibre parfait. » Rajoute-t-elle.

Des espaces de rassemblement communs comme le salon, la salle à manger ou la cuisine, se trouvent au premier étage, chacun donnant accès à l’extérieur. Le deuxième étage comprend une zone réservée aux enfants. C’est une partie distincte et séparée de celle des parents tout en étant proche. Une salle de jeux généreuse et lumineuse se trouve juste à côté de l’escalier, c’est presqu’un un monde à part qui contient un avant-scène et une scène.

À l’extérieur, le terrain offre un mélange d’espaces formels et informels, des jeux d’eau et une piscine indépendante de 1000 pieds carrés. Cette entité, entièrement revêtue de bois de cèdre, sert de maison d’hôtes. La réalisation défie toute définition simple, son éclectisme fournit plutôt une esthétique ni trop formelle ni trop décontractée, il s’agit de la solution parfaite adaptée à la famille contemporaine.

© Paul Dyer
© Paul Dyer
© Paul Dyer
© Paul Dyer
© Paul Dyer
© Paul Dyer

Le site de Richard Beard Architects : ici.

Instagram: @Richard.Beard.Architects

Instagram de l’architecte d’intérieur: @kellyhohla

Les photos: © Paul Dyer

En Californie, Zooco Estudio enchante les petits et les grands

© Pixel Lab

Baptisée « Big and Tiny », il s’agit d’une idée originale qui a été conçue pour les enfants et leurs parents. Un espace qui croise astucieusement plusieurs générations et où l’on se sent enchantés. Signé Zooco Estudio (Miguel Crespo Picot, Javier Guzmán Benito et Sixto Martín Martínez), l’ensemble qui vient de voir le jour à Silverlake semble être appréciés de tous.

Un module constructif répétitif

C’est un endroit où les familles peuvent prospérer dans tous les aspects de leur vie. C’est ainsi qu’est née l’idée de Big and Tiny qui a ouvert son premier espace à Santa Monica. Ce projet est le deuxième local de la marque et il est situé à Silverlake en Californie.

Le projet couvre une surface de 467 m2 (5027 pieds carrés) avec une hauteur maximale de plafond de 6,50 m (22 pieds). Il est caractérisé par une structure de toit visible qui ressemble à celle d’une ferme couvrant l’ensemble de bâtiment d’usine. Par ailleurs, l’édifice présente quelques volumes fermés de différentes hauteurs qui contiennent les espaces de stockage ainsi que les salles de bains, la cuisine et les salles de réunion.

Le projet est créé selon l’idée de générer deux espaces isolés acoustiquement les uns des autres. Ces espaces sont dédiés aux adultes et aux enfants. Les architectes y ont créé des carrés ouverts. « Nous avons construit un mur qui divise le bâtiment en deux parties. Ce mur contient l’acoustique et l’isolant et est recouvert de miroirs afin de générer plus d’amplitude dans les deux espaces. » Racontent les architectes. Ainsi, une fois cette division générée, les concepteurs ont engendré un module constructif répétitif qui, grâce à son expansion et sa compression, couvre tout le périmètre des locaux.

Cette organisation spatiale crée des espaces qui répondent au programme demandé tout en  engendrant une façade intérieure qui formera l’espace principal pour les enfants ou bien une zone à aménager pour les diverses activités estudiantines. Ces bandes se matérialisent dans différents matériaux selon leur utilisation ou leur fonction et deviennent même des treillis qui communiquent visuellement les différents espaces entre eux.

Le bois, le liège, le feutre et le carton

En ce qui concerne les matériaux, les architectes ont eu recours à l’utilisation du bois, du liège, du feutre et du carton, le tout mis en avant grâce à l’utilisation des miroirs. Tandis que le bois est utilisé comme éléments de structure mais aussi dans la majorité des meubles, le miroir dans le mur central amplifie les différents espaces. Ailleurs, le liège et le feutre sont utilisés comme une enveloppe extérieure pour les cubes et les plinthes. Enfin, le liège est utilisé dans le comptoir et dans les étagères d’exposition comme moyen d’organiser et soutenir les étagères. Un ensemble d’éléments qui se croisent astucieusement tout en gardant une atmosphère sereine.

Au niveau fonctionnel, nous remarquons la construction de deux cubes à l’intérieur de l’espace enfants (Tree House y Ball pit) ainsi que deux autres dans la zone adulte (Bike Cube y Silence Cube) en plus de l’existence d’un volume entre les deux zones connectées à celle des enfants car elle est utilisée pour les enfants qui fréquentent les lieux en soirée. Chaque entité est reliée par de hautes plinthes ou des courbes en lattes de bois. Le tout est modulé par des panneaux de bois ainsi que des montants. Un soin particulier a été donné à l’éclairage qui accentue l’univers paisible de la Big and Tiny. Les architectes de Zooco Estudio ont accompli un travail méticuleux qui croise astucieusement plusieurs textures.

© Pixel Lab
© Pixel Lab
© Pixel Lab
© Pixel Lab

Le site de Zooco Estudio : ici.

Les photos : © Pixel Lab