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A Moreno, Ça Arquitectura habille un bâtiment résidentiel

© Federico Kulekdjian

Dans la périphérie de Buenos Aires, l’architecte Juan Micieli de l’agence Ça Arquitectura vient de terminer le chantier d’un bâtiment résidentiel qui, au plus grand bonheur des habitants, s’habille en une subtile résine métallique. Textures et ornements sont au rendez-vous.

Le bâtiment s’intègre parfaitement dans le tissu urbain environnant qui, selon le nouveau plan de la municipalité, a prévu de changer le zonage  de cette fraction de ville d’ici quelques années. L’édifice se compose de deux volumes qui contiennent des appartements d’une ou de deux chambres. Le noyau de circulation vertical s’ouvre sur un patio assurant une grande luminosité à l’intérieur.

Le dernier étage possède un plafond à double hauteur qui crée une connexion fluide entre la terrasse et l’appartement et, comme un périscope, capture la lumière en éclairant les autres espaces. La deuxième façade se plie vers l’intérieur au niveau supérieur et crée un généreux espace semi-couvert.

Un écran mais pas que

La façade fonctionne comme une enveloppe formelle, donnant un indéniable caractère à l’édifice. Elle améliore l’efficacité énergétique tout en créant un charmant écran entre les intérieurs et la rue, elle sauvegarde ainsi l’intimité des habitants.

L’enveloppe qui rappelle la calligraphie cursive est composée d’une texture arabesque entièrement conçue dans des ateliers locaux connus par leur travail manuel. Métallique, elle donne une grande légèreté à l’ensemble. Selon l’architecte, le dessin de la façade a été coupé au plasma dans des tôles d’acier et a ensuite été traité par un processus d’oxydation et de fixation. Tout a été pensé pour un projet cohérent où l’utile et l’agréable ne font qu’un.

© Federico Kulekdjian
© Federico Kulekdjian
© Federico Kulekdjian
© Federico Kulekdjian
© Federico Kulekdjian
© Federico Kulekdjian
© Federico Kulekdjian
© Federico Kulekdjian

Le site de Ça Arquitectura : ici.

Les photos : © Federico Kulekdjian

La maison camouflée

© Pedro Pegenaute

Les Architectes PMMT basés à Barcelone ont dissimulé subtilement une résidence familiale derrière un écrin de tuiles en céramique. De couleur verte, l’ensemble semble se nicher dans son environnement.

Les architectes ont travaillé avec quatre tons différents pour colorer les tuiles et leur donner l’aspect le plus proche possible des quatre saisons. La maison possède une morphologie compacte, sa forme répond aux limitations imposées et les conditions préexistantes. En plus des diverses contraintes d’aménagement urbain du site, les architectes ont dû affronter une pente raide située entre l’entrée principale et l’accès à la demeure. Pour cela, la création de deux niveaux pour accéder à l’édifice était une évidence. Grâce à plusieurs pentes et des rampes qui établissent diverses relations entre le paysage,la maison et ses intérieurs, le projet minimise le grand impact de l’écart créé par la présence de la pente.

Discrétion et grâce

Le volume forme un cube de trois étages. L’ensemble posé à un niveau inférieur à celui de la rue, tente d’établir une relation visuelle avec le ruisseau qui délimite le site. L’organisation générale répond aux divers besoins des utilisateurs. Sur le côté extérieur qui donne vers le paysage, une grande plate-forme en bois rallonge la salle de séjour créant un espace vivant agréable sous l’ombre des arbres qui donne également accès à la partie arrière de la maison.

La maison cherche à fusionner avec l’environnement verdoyant grâce à son enveloppe en acier inoxydable. Les façades sont conçues en lattes de bois de châtaignier, elles ont des ouvertures dimensionnées en fonction des exigences de l’éclairage et respectent le confort des habitants. Dans ces ouvertures se cache un système de lattes horizontales en aluminium réglable pour contrôler l’apport solaire tout en fournissant le plus grand niveau de confort.

L’inspiration naturelle continue à l’intérieur où se trouvent deux bouleaux dans le patio à ciel ouvert. Les traits sont épurés et l’ensemble est minimaliste. Les matériaux ainsi que les textures se marient subtilement ce qui donne un cachet singulier au projet. Cette maison constitue un petit bijou caché dans son écrin.

© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute

Le site de PMMT architects : ici.

Les photos: © Pedro Pegenaute

A Kuala Lumpur, REX enveloppe l’ « Equator tower »

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A Kuala Lumpur, l’agence d’architecture REX enveloppe un gratte-ciel de quatre-vingt étages par une structure rétractable composée uniquement de brise-soleil. Une nouveauté qui allie esthétisme et fonctionnalité.

L’agence d’architecture REX a rendu récemment public un original projet qui concerne l’« Equator tower », se trouvant dans la capitale malaisienne. Comme son nom l’indique, la tour se trouve sur l’équateur terrestre ce qui lui confère la même exposition solaire sur ses quatre facettes. Pendant les heures de la journée où l’ensoleillement est au zénith, la structure enveloppe le gratte-ciel et protège les bureaux qui se trouvent derrière. Et comme il s’agit d’un fin voilage, les utilisateurs continuent à profiter des vues extérieures. Quand le soleil se couche, la structure enveloppante se rétracte et révèle le vrai visage de la tour.

A part son côté pratique, c’est un spectacle permanent qui s’offre régulièrement aux habitants de la ville. Avec ce projet, esthétisme et fonctionnalité se croisent pour le bonheur de tous.

Il y a deux ans, j’avais écrit ceci, concernant les diverses manières d’envelopper les gratte-ciel dans le monde. Depuis, de rares agences d’architecture se sont penchées sur l’éventualité de la production énergétique que de telles structures pourraient engendrer.

L’image © luxigon / REX architecture PC

L’enveloppe…

En Europe nombreux sont les pays qui ont eu recours au façadisme pour préserver l’aspect de certains bâtiments historiques jugés intéressants. En France durant ces dernières années, on a eu recours au procédé inverse concernant certaines tours datant des années 70. On a gardé le noyau de la tour tout en changeant l’aspect extérieur, le tout en rhabillant les immeubles selon les tendances du moment. Dans cette catégorie, on peut citer comme exemple la Tour First dont le noyau date de 1974.
Ici, il s’agit d’une intéressante étude qui consiste à rhabiller les anciens immeubles pas d’un mur-rideau comme on l’a fait fréquemment mais en utilisant les dernières technologies énergétiques incrustées dans un manteau enveloppant l’ensemble.
Cette enveloppe est censée favoriser la non-destruction des anciennes tours et donner une nouvelle image plus dynamique à la ville. La question qu’on pourrait se poser, mis à part les valeurs énergétiques qui ne sont pas négligeables est-ce que ce genre d’enveloppe ne va pas recréer une monotonie visuelle s’il est utilisé en grande échelle ?

Pour plus de photos et d’informations concernant ce nouveau concept, voir : ici.
Le site de l’agence d’architecture : ici.
La photo: (c) Laboratory for Visionary Architecture
Un article qui parle de ce façadisme inversé, à lire: ici.