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Recyclage à Buenos Aires

© BZZ Arquitectura
© BZZ Arquitectura

Le recyclage des conteneurs est devenu depuis un moment un phénomène mondial utilisé de plus en plus dans plusieurs pays. Buenos Aires vient d’avoir son premier centre commercial construit  par l’empilement d’une multitude de conteneurs. Un projet qui a été réalisé par BZZ Arquitectura et a reçu l’aval de tous.

Surmonté d’un toit végétalisé luxuriant et des panneaux solaires, le centre commercial comprend des restaurants, des bureaux, des magasins ainsi qu’une galerie et un café. L’architecte Cecilia Bertezzolo de BZZ Arquitectura a conçu ce complexe que les habitants fréquentent pour trouver des vêtements et des objets uniques, pour déjeuner en plein air mais aussi pour profiter un peu de la nature loin du bruit et de l’animation de la ville.

Fonctionnel, économique et durable

L’édifice est situé dans une poche de verdure, à une heure et demie de route de la capitale, il est composé de 57 conteneurs maritimes disposés sur trois étages d’une manière à obtenir plusieurs espaces verts entre les entités. L’un des restaurants est entièrement vitré et suspendu offrant un espace pour manger tout en contemplant l’extérieur.

Inspiré par la « Container City » de Londres, ce centre commercial coloré dispose également d’ouvertures similaires à des hublots. Les intérieurs sont lumineux et l’accès aux niveaux supérieurs se fait par des escaliers extérieurs ou des ascenseurs situés à l’intérieur des entités empilées.

Une fois arrivés au dernier étage, les habitués des lieux peuvent admirer l’agréable panorama environnant via une grande terrasse ensoleillée. Un réseau de panneaux solaires transforme l’énergie solaire en électricité et toutes les espaces communes sont éclairées par des LED. La toiture végétalisée contribue également à améliorer l’isolation thermique du bâtiment.

Le centre commercial réalisé par BZZ Arquitectura est un modèle de durabilité et de recyclage. Un exemple à suivre !

Le site de BZZ Arquitectura : ici.

La photo: © BZZ Arquitectura

Pour plus de photos, voir: ici.

Au confluent de l’esthétique et du durable

© Simone Bossi
© Simone Bossi

En Italie, à quelques kilomètres de Milan, les architectes Gino Guarnieri et Roberto Mascazzini on réalisé six impressionnantes unités d’habitation qui présentent une typologie nouvelle et une morphologie innovante. Découverte d’un projet qui allie plastique architecturale et fonctionnalité structurelle.

C’est l’histoire d’un projet qui intègre le contexte historique et le replace au sein même de sa composition. Cela se déroule dans un village rural à la périphérie de Sesto San Giovanni. Les architectes, conscients de l’impact de leur projet sur le voisinage, ont opté pour une solution à la fois utile et originale. L’idée étant de recycler les matériaux de constructions usés pour leur donner une nouvelle vie. Improbable équation qui donne malgré tout un résultat des plus remarquables.

L’intervention des architectes ne se contente pas de garder l’ancien et d’y greffer un nouveau volume mais de pouvoir marier les deux dans un unique ouvrage. La morphologie de la parcelle est très complexe, elle est entourée de bâtiments de différentes époques qui ont été réunis et reliés par des passerelles et des porches couverts, le tout au milieu d’autres constructions datant des années soixante-dix. Les chartes et les règles de construction strictes prévoient des structures qui établissent une continuité avec le bâtiment d’origine (la grange) mais aussi avec les volumes de l’ancien village.

Recyclage intelligent

Les divers matériaux de récupération (pierres, briques, etc…) ont été broyés et ont été distribués uniformément dans des parois maintenus par des treillis métalliques en acier. L’ensemble, qui constitue une sorte de « résidu patrimonial » est utilisé comme une nouvelle structure. Le volume qui en résulte est compact, il est divisé en plusieurs compartiments couverts chacun d’une couche de cuivre sous lequel sont situées les ouvertures des logements. Ces dernières sont cachées par des volets qui s’ouvrent mécaniquement et servent également d’abri contre le soleil et la pluie.

Cette technique particulière de construction a permis l’élimination des éléments habituels constructifs comme les canaux, les descentes pluviales, les appuis de fenêtres donnant à l’ensemble une composition simple et sobre. Sans parler que l’existence des matériaux recyclés constitue l’un des piliers de la réduction de la consommation d’énergie et la durabilité du bâtiment. A cela s’ajoute plusieurs procédés qui font de cet édifice un bel exemple écologique.

A la fois esthétiques, fonctionnels et durables, les logements conçus par Gino Guarnieri et Roberto Mascazzini forment une curiosité à part entière à découvrir sans tarder.

© Simone Bossi
© Simone Bossi
© Simone Bossi
© Simone Bossi

Pour plus d’informations sur Gino Guarnieri et Roberto Mascazzini: ici et .

Les photos: © Simone Bossi

Renouer avec la nature via une expérience inoubliable !

© Lushna
© Lushna

Ce sont plusieurs cabanes en bois de forme triangulaire dispercées dans la forêt. Il s’agit d’un projet touristique porté par la firme Lushna qui a conçu des unités d’habitation destinées à la découverte des richesses naturelles du pays. Avec un impact minimal sur l’environnement, ces petites cabanes trouveront-elles l’appréciation de tous ?

Renouer avec la nature ne devrit pas être une épreuve mais une expérience agréable pour tous. C’est en partant d’un tel constat que la société slovène Lushna a conçu une multitude de cabanes en bois préfabriqué à la fois confortables et esthétiques qui se nichent dans la nature et offrent à leur résidents une expérience singulière .

Conçue comme une confortable « cellule dans la nature », chaque cabine est équipée d’un grand matelas qui donne via un paroi transparent une vue imprenable sur le voisinage, comme si les occupants vivaient à la belle étoile.

Confortable, agréable, durable

Côté matériaux, les cellules sont réalisées en bois de mélèze non traité, d’origine locale et connu pour sa résistance aux diverses conditions climatiques, sans parler de son aspect qui tout en vieillissant donne une certaine appartenance au lieu. La conception modulaire et préfabriquée rend facilite le transport ainsi que l’assemblage. Construit uniquement à partir de matériaux durables et respectueux de l’environnement, le concept est rendu encore plus attractif.

A long terme et selon les divers souhaits, les cabanes peuvent être personnalisées. Et pour garder la cellule commode, les murs seront recouverts d’un isolant qui comprendra un système intégré de ventilation, d’éclairage et de chauffage. L’unité de base qui possède une surface de 15,2m² peut accueillir confortablement deux personnes. Les acquéreurs auront même le choix entre les matériaux différents pour couvrir la toiture. Une autre structure a déjà été conçue, elle sera plus spacieuse et équipée d’une douche, de toilettes et d’une kitchenette.

Avec la conception de cette cabane en bois, la firme propose en même temps une variante au tourisme naturel qui jusque là se limitait à quelques tentes en toile ou à un camping avec une infrastructure organisé. Il faut espérer que cette proposition ne lésera pas la nature environnante.

© Lushna
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Pour plus d’information sur ce nouveau procédé, voir : ici.

Les images: © Lushna

L’architecture bioclimatique selon Barro Vivo Costa Rica

© Ayal Bryant & Deborah Solís Ruiz

La technique de l’architecte Nader Khalili n’est plus une nouveauté. Découvertes bien avant notre époque, les maisons bioclimatiques aux coûts réduits, aux matériaux provenant des terres environnantes et rassemblées suivant les procédés ancestraux sont devenues des exemples suivis dans le monde. L’agence d’architecture Barro Vivo Costa Rica qui a été l’ancien élève de Khalili utilise la même technicité dans la réalisation d’une résidence familiale qui ne manque pas d’intérêt.

Parce qu’ils vivent dans un climat relativement chaud et sec, où il pleut environ trois mois et le reste de l’année est très sec, ils ont souhaité construire une maison qui s’adapte parfaitement à ce climat rude. La résidence en question ne possède pas un système de climatisation artificielle tout en disposant des propriétés thermiques exemplaires.

Retour aux sources

Composée de cinq dômes complets ainsi que quatre demi-dômes, la maison est enterrée de vingt pouces au-dessous du niveau du sol pour se protéger davantage contre les divers changements climatiques. Orientée vers l’océan Pacifique pour profiter des vents dominants, la résidence dispose de deux chambres, d’un grand salon, de trois salles de bains, d’une cuisine, ainsi que de quelques dépendances. Une mezzanine donnant sur un balcon se trouve au-dessus de la cuisine.

Les matériaux utilisés viennent des environs comme le bois qui a été récupéré des résidus de vieilles maisons qui ont été détruites au fur et à mesure par le sable. Un système de saisie des eaux de pluie sur le toit et des toilettes à compost ont été installé dans la maison. Que des procédés durables et écologiques pour une maison autosuffisante qui pourra trouver des envieux. Les idées de Nader Khalili ont fini par trouver un successeur. La maison signée Barro Vivo Costa Rica est un remarquable condensé écologique.

© Ayal Bryant & Deborah Solís Ruiz

© Ayal Bryant & Deborah Solís Ruiz

© Ayal Bryant & Deborah Solís Ruiz

Le site de Barro Vivo Costa Rica :ici.

Les photos: © Ayal Bryant & Deborah Solís Ruiz

Quand l’architecture s’inspire des arbres

© OAS1S™
© OAS1S™

Un concept d’architecture alternative visant à améliorer l’environnement urbain mondial vient de voir le jour avec la fondation OAS1S™ qui propose des maisons durables groupées à l’image des parcs urbains. L’idée, n’ayant pas encore trouvé preneur, vaut néanmoins le détour.

Des maisons inspirées des arbres qui se regroupent formant un véritable parc urbain situé dans un environnement naturel et sans voiture, telle est l’idée de la fondation OAS1S™ avancée par l’architecte hollandais Raimond de Hullu qui raconte sur son site:

«J’ai grandi en milieu rural au sud des Pays-Bas, je suis tombé amoureux de la nature, j’ai passé beaucoup de temps dans la forêt ou sur la plage. »

Il rajoute un peu plus loin :
« Parce que nos villes étouffent les gens abîment la nature, les gens désirent un équilibre avec la nature, une oasis urbaine. »

Pour toutes ces raisons, l’idée d’une maison en forme d’arbre a germée et a trouvé l’inspiration pour un projet plus complexe où les cellules se multiplient formant des quartiers entiers.

Comme une cabane dans un arbre

Chaque arbre-cabane en bois se développe sur quatre niveaux et propose un intérieur de 100m² entièrement personnalisable. Les étages sont reliés par un escalier enveloppé dans une paroi en verre qui continue jusqu’en haut où se trouve une lucarne. Chaque niveau est doté de grandes baies vitrées qui procurent une abondante luminosité à l’intérieur. Les cabanes sont disponibles en taille unique ou bien regroupées elles peuvent être aménagées pour d’autres utilisations comme un l’hôtel, un centre de loisirs ou des bureaux.

Les éléments utilisés sont le bois recyclé et les murs végétalisés, l’isolation a une haute valeur ajoutée, et le triple vitrage est privilégié. Les maisonnées sont conçues pour être 100% autosuffisantes y compris pour l’énergie, l’eau, et les déchets. Tout semble orienté vers une architecture respectueuse de son environnement. L’idée en elle est louable, cependant, il va falloir trouver les divers moyens de la réaliser.

© OAS1S™
© OAS1S™
© OAS1S™
© OAS1S™

A Rio, une école écologique voit le jour

© Leonardo Finotti
© Leonardo Finotti

A Rio, les architectes Ivo Mareines et Rafael Patalano (Patalano Arquitetura) viennent de terminer la troisième phase du groupe scolaire MOPI . Écologie et durabilité sont au rendez-vous.

Situé non loin d’un parc national, dans l’un des coins les plus naturels de Rio de Janeiro, le groupe scolaire MOPI interpelle. Les volumes disposés en forme de U s’ouvrent vers les montagnes et procurent une sensation singulière aux habitués des lieux.

La première phase de l’école a été construite en 2009 où l’on a ajouté une piscine en 2010. Depuis, grâce à l’annexion de plusieurs terrains, l’établissement grandit, double sa taille et il est doté d’un centre sportif. Malgré la construction qui a duré plusieurs années les architectes ont réussi à donner à l’ensemble une allure fluide et cohérente. Alors que la première partie du projet est orientée vers la végétation et la montagne, l’extension occupe la face tournée vers la route. La façade est constituée de panneaux de cuivre pré oxydé et perforées attachés via des poutres de bois stratifié et recyclé, qui sont fixés à la structure en béton.

Le recyclage au cœur de l’ouvrage

MOPI est un équipement dont l’interaction avec la nature ne s’arrête pas au fait de fournir des solutions de planification caractéristiques mais sa profonde approche pour la conception durable vise à limiter son impact sur l’environnement. Parmi les procédés utilisés par le duo d’architectes est l’utilisation du bois façonné d’une manière responsable ou recyclé, les façades perforées permettent ainsi la ventilation naturelle tout en protégeant l’intérieur de la pluie. De même, les sols dans les espaces communes sont fabriqués à partir de caoutchouc recyclé venant de pneus de voiture. L’eau de pluie est récoltée et réutilisée, l’eau chaude est réchauffée par l’énergie produite par les panneaux solaires et les robinets sont dotés des minuteries pour limiter les pertes.

Respectueux de son environnement, le groupe scolaire MOPI est un établissement bien intégré dans son cadre à la fois urbain et naturel. Le projet expose une volonté écologique mêlée à une architecture subtile qui la révèle. Un bon exemple à suivre.

© Leonardo Finotti
© Leonardo Finotti
© Leonardo Finotti
© Leonardo Finotti
© Leonardo Finotti
© Leonardo Finotti

Les architectes : Mareines + Patalano Arquitetura (Ivo Mareines & Rafael Patalano)

Les photos: © Leonardo Finotti

Longiligne et étroite

© Radu Malașincu
© Radu Malașincu

Un contexte difficile et une parcelle étroite pour une maison familiale adossée à un mur aveugle. Tous les ingrédients sont bons pour un exercice délicat et difficile. A Bucarest, l’agence LAMA s’est brillamment adaptée aux diverses difficultés en concevant une élégante résidence qui adopte le terrain.

De l’extérieur, difficile de faire la différence entre la maison déjà sur place et la nouvelle arrivante. Cette dernière a été construite pour s’ouvrir vers l’intérieur de la parcelle. Tandis qu’elle affiche une couleur blanche visible de la rue, sa façade donnant vers la cour se pare d’un bardage en bois qui contraste avec le reste.

Fonctionnelle et durable

Ce projet a été construit en respectant les dernières exigences environnementales. Durable et économique, il s’agit d’une maison passive qui utilise plusieurs procédés écologiques comme l’isolation thermique des murs, et le système de ventilation durable constitué de tubes d’air enterrées au niveau des fondations.

Alors que les ouvertures côté rue sont plus modestes, une très grande baie vitrée s’ouvre vers la cour et apporte la lumière naturelle jusqu’à l’intérieur. Les chambres et le salon sont orientés vers le sud et une salle de jeux ainsi qu’une buanderie se trouvent au sous-sol. L’accès de la propriété se fait par le rez de chaussée où se trouvent le salon et la cuisine.

A l’intérieur, simplicité et finesse sont au rendez-vous. Le béton apparent des murs se mêle au bois du plafond et à l’acier de l’escalier dans un joyeux mélange qui devrait plaire aux habitants.

La petite maison qui se déploie sur un terrain de 7 mètres de large et de 40 mètre de long dégage un singulier tempérament qui montre un excellent savoir-faire. Un joli travail !

© Radu Malașincu
© Radu Malașincu
© Radu Malașincu
© Radu Malașincu
© Radu Malașincu
© Radu Malașincu

Le site de LAMA Architectura: ici.

Les photos : © Radu Malașincu

Les matériaux de récupération, l’avenir de la construction?

© Marcelo Sandoval pour Estudio Elgue
© Marcelo Sandoval pour Estudio Elgue

Fabriqué à partir de matériaux de démolition, il s’agit d’un projet qui se développe en période d’austérité, une architecture élégante qui jouit d’une ventilation naturelle et d’une orientation optimisée. C’est la proposition de l’Estudio Elgue & Associados qui crée via cette réalisation un ensemble durable à la fois écologique et économique. Un bon exemple qui nous vient du Paraguay.

Au moment où beaucoup de choses sont devenues jetables y compris dans le bâtiment, l’agence d’architecture Estudio Elgue & Associados propose une architecture alternative qui vise sur la réutilisation des matériaux et la valorisation des déchets. Comme un défi individuel et collectif, leur réalisation explore les possibilités d’atténuer les empreintes de l’environnement.

L’édifice se compose d’un espace hybride qui comprend en plus d’un logement, un accueil ainsi qu’un atelier où chaque partie peut fonctionner indépendamment. Le projet est la conséquence du démantèlement complet et la démolition d’un bâtiment existant constitué de briques, de bois, de tuiles, de bardeaux, ainsi que d’autres déchets comme les appareils électriques et la plomberie. Les architectes qui ont récupéré certains murs en entier, ont également utilisé des matériaux entièrement recyclés.

Le recyclage à l’honneur

Le travail des architectes est délicat, il faut reconnaître les murs existants recouverts de plâtre et de la couleur et révéler leur peau poreuse. Des critères connus dans l’architecture bioclimatique qui propose des orifices de respiration dans la brique creuse intégrée dans les murs et dans les dalles de circulation pour pouvoir capter l’air naturelle et faire face aux vents dominants tout en réduisant l’utilisation de la climatisation.

Ces pores projettent également une belle mosaïque de lumière que ce soit sur les murs ou bien sur le sol, une subtilité qui donne un charmant esthétisme à l’ensemble. Impossible de découper le verre trempé qui a été récupéré, il aura fallu l’intégrer tel quel dans les planchers ainsi que dans les murs. Concernant les boiseries, des palettes ont été réutilisées pour les aménager. La grande majorité des appareils d’éclairage qui ont été récupéré dans le bâtiment démoli, ont été réutilisés.

Le coût total du projet est de 13.000 $ pour une surface de 140 m², ce qui correspond à la moitié du coût d’une construction traditionnelle au Paraguay. Un bel exploit !

© Marcelo Sandoval pour Estudio Elgue
© Marcelo Sandoval pour Estudio Elgue
© Marcelo Sandoval pour Estudio Elgue
© Marcelo Sandoval pour Estudio Elgue
© Marcelo Sandoval pour Estudio Elgue
© Marcelo Sandoval pour Estudio

Les photos: © Marcelo Sandoval pour Estudio Elgue.