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A Porto, une élégante réhabilitation signée Anarchlab

© Ivo Tavares Studio

C’est un ensemble complet que l’agence d’architecture portugaise Anarchlab dirigée par Pedro Ribeiro da Silva vient de terminer. Une réhabilitation lourde couplée d’une minutieuse reconversion que les architectes ont mené avec tact. Un projet où les textures et les matières se croisent pour un résultat séduisant.

Trois bâtiments pour une même signature

Au Portugal, à Porto, le bâtiment récemment rénové fait partie d’un ensemble de constructions commandées par la société Fábrica de Cerâmica das Devesas. Le complexe servait d’entrepôt et de vitrine pour les différents produits fabriqués à l’époque par la même entreprise. L’agence Anarchlab a été mandaté pour mener à bien ce projet.

L’ensemble se compose de trois bâtiments. Nous pouvons y trouver un grand immeuble conçu pour des bureaux, un entrepôt de produits, un magasin, un hall d’exposition mais aussi une vitrine avec une façade imposante face à la Rua José Falcão. Le bâtiment rénové était l’atelier de marbre, mais il fonctionnait également, à son dernier étage, comme une habitation. Parmi les divers volumes du complexe, il existe également une maison qui appartenait à Feliciano Rodrigues da Rocha, l’un des trois partenaires de l’enseigne.

L’ancien atelier de marbre est situé sur la Rua da Conceição, avec une cour commune située entre le bâtiment et l’entrepôt. Cet atrium fonctionne comme un joli espace qui lie entre les deux, articulant les façades des deux rues celle de la Rua José Falcão et la Rua da Conceição.

Bien qu’il ait été classé monument d’intérêt public, tout l’intérieur du bâtiment était complètement démoli au début du projet. Ont été gardé seulement les façades et les toits de l’original construction. Les architectes nous racontent que l’inévitable transformation programmatique a pris en compte l’héritage historique et architectural du bâtiment d’origine qui avait résisté aux aléas du temps. Les façades principales et celles qui sont orientées vers l’est ont été entièrement réhabilitées sans aucune modification tandis que la façade sud, déjà remaniée à l’époque, a pris une grande importance. Elle se démarque aujourd’hui par sa nouvelle palette de couleurs et l’introduction d’une fenêtre ronde en verre qui donne l’équilibre géométrique à l’ensemble et rétablit la communication avec son voisinage.

Faire revivre le lieu

À l’intérieur de l’ancien entrepôt en pierre tout est maintenue. La morphologie est similaire à l’original, le visiteur est accueilli par un vaste espace commun, baigné de lumière naturelle, qui révèle la hauteur saisissante de l’espace intérieur, complètement imperceptible de la rue. La structure qui renforce toute la construction existante est perceptible, le toit rénové et le dernier étage qui se caractérise par ses grands puits de lumière en verre laissant entrer la lumière naturelle, conserve l’ambiance industrielle de l’ancien bâtiment.

L’ensemble résidentiel comporte douze appartements qui vont du type loft avec mezzanine aux résidences de deux chambres. Ces derniers sont répartis sur les deux étages principaux tandis que le dernier niveau qui est de petite superficie est constitué des mezzanines des lofts. L’intérieur est organisé par la distribution soignée de volumes simples comme les armoires, les cuisines et les salles de bains. Un petit clin d’œil à la frugalité monolithique de l’entrepôt d’origine de l’ancienne usine de céramique. Les tons utilisés sont neutres nous pouvons y trouver le gris et le noir qui se marient avec le plancher de bois. L’ensemble dégage un sentiment de sérénité et les textures et matières utilisées se croisent merveilleusement pour faire revivre le lieu. La réhabilitation de l’agence Anarchlab ressemble à une intervention chirurgicale à la fois délicate et adaptée, une intervention élégante à découvrir sans tarder !

© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio

Le site de l’agence Anarchlab (Pedro Ribeiro da Silva en collaboration avec Fábio Peixoto et José Azevedo) : ici.

Facebook: www.facebook.com/anarchlab ; Instagram: www.instagram.com/anarchlab/

Les photos : © Ivo Tavares Studio

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Agrela House, une maison pour les livres

© Fernando Guerra FG+SG

Au Portugal, dans la périférie de Porto, les architectes de l’agence portugaise Spaceworkers ont réalisé une maison familiale qui joint l’utile à l’agréable. A la fois simple et sobre, l’ensemble aux formes géométriques et aux lignes pures constitue une originalité à part entière.

Un espace haut

C’est une maison pour les livres. Les architectes nous racontent que le défi a commencé avec un seul souhait de la part du client, réaliser un grand espace pour y caser de nombreux livres. « Immédiatement, notre imaginaire nous a guidés vers les nombreuses bibliothèques classiques de la Renaissance, avec des escaliers coulissants qui atteignent la montagne du livre. » Telle était donc la devise de l’intervention. Il fallait concevoir un espace haut capable de générer la composition et d’hiérarchiser les espaces intérieurs.

L’idée a trouvé chemin et l’expérience volumétrique a conduit à la différenciation fonctionnelle des espaces intérieurs, créant un toit comme une masse agitée de différentes hauteurs. La toiture fait figure également comme une cinquième façade et influence les autres. « Soudain, nous avions créé un toit de couverture dense, lourd et monolithique qui devait être subverti, donnant une idée de masse en lévitation qui repose légèrement sur du bois clair et du verre. » Racontent les architectes.

Un béton texturé

Le toit semble presque écraser les utilisateurs des lieux, leur rappelant leur propre échelle humaine et l’importance ancestrale de la notion de l’abri. Par ailleurs, le temps qui constitue une composante architecturale importante, forme également un vecteur essentiel de la composition. Les éléments construits, spécialement en béton, cherchent ainsi à enregistrer le passage du temps à travers la texture de coffrage. Ce dernier, similaire aux variations de la toiture, est formé des saillies et des renfoncements, permettant de garder intacte la représentation des ombres aux différentes heures de la journée, donnant un aspect dramatique aux façades.

Les architectes sont conscients qu’au fil du temps le béton texturé vieillira naturellement et s’intégrera mieux dans l’environnement rural où se trouve la maison. Il en sera de même pour la base en bois, qui plus elle vieillit, plus elle deviendra fastueuse. Deux matériaux qui apportent, chacun à sa manière, un caractère à l’ensemble.

Les intérieurs sont simples, sobres et épurés. La couleur blanche règne et procure un sentiment de générosité. Les grandes baise vitrées s’ouvrent à l’arrière de la villa sur un espace ordonné agrémenté par une somptueuse piscine. La clôture qui peut ressembler de loin à des murs d’enceintes, préserve la vue extérieure tout en apportant à l’ensemble un côté îlot pour y vivre à l’abri des regards. L’Agrela House ressemble à un petit bijou qui nécessite la découverte.

© Fernando Guerra FG+SG
© Fernando Guerra FG+SG
© Fernando Guerra FG+SG
© Fernando Guerra FG+SG
© Fernando Guerra FG+SG

Le site de l’agence Spaceworkers : ici.

Les photos : © Fernando Guerra FG+SG

A Paris, l’Ancienne Comédie entame sa mue

© Gregory Copitet

C’est un programme complexe mené avec une grande parcimonie que les architectes de l’agence Raf Listowski Atelier d’architecture viennent de livrer. Un lieu mythique qui a fait l’objet de plusieurs mutations avant de trouver sa dernière vocation. Il s’agit d’abriter quatre logements et deux bureaux, un ensemble qui respecte le contexte et porte la fine signature de son architecte.

Un travail minutieux

La réhabilitation complète de l’édifice situé dans la cour d’un immeuble au 14, rue de l’Ancienne-Comédie dans le 6ème arrondissement parisien se concentre avant tout, selon les architectes, sur l’ancienne cage de scène. Un important élément architectural signé de François II d’Orbay. Intervenir sur un bâtiment historique n’est pas une chose facile surtout quand il faut à la fois réhabiliter pour la mise aux normes, repenser l’espace mais aussi redonner une nouvelle vie aux différentes superficies. Un travail minutieux que Raf Listowski Atelier d’architecture a mené avec brio.  

Nous savons par ailleurs, qu’au fil des années, l’édifice a fait l’objet de nombreuses transformations qu’elles soient fonctionnelles et formelles. Il y a eu la démolition de la salle qui occupait l’actuel volume de la cour, la modification en immeuble des parties sur rue contenant les distributions et le foyer,la  transformation du volume de la scène en ateliers de décors, ateliers de stockage ainsi qu’à la fin du XXe siècle la métamorphose en immeuble de bureaux. Divers changements, différentes destinations pour un emplacement de qualité.

Le projet consiste en un remaniement complet. Notons que l’ensemble des éléments présentant une valeur historique ou artistique ont nécessité une étude historique et scientifique menée à la demande de la ville de Paris et de la direction du patrimoine du ministère de la culture et de la communication. La recherche des architectes était méticuleuse, elle s’est portée vers une expression architecturale qui s’adapte à un immeuble de bureaux sans négliger la question de la promiscuité entre les différentes entités donnant sur la cour. La nouvelle façade, en retrait par rapport à l’alignement actuel, était donc le résultat de la typologie des logements.

Polyvalence et simplicité

Chacun des quatre logements occupe un étage entier, tandis que le rez-de-chaussée, le premier étage ainsi que l’entresol sont réaménagés en locaux professionnels. Les architectes ont conçu une entrée commune qui mène à la fois aux locaux professionnels et aux logements.  Par ailleurs, l’ensemble de la distribution verticale de l’immeuble a été repensé. Afin de dégager la façade sur cour, les deux escaliers préexistants ont été remplacés par un seul ouvrage installé au fond de l’édifice. Les architectes ont veillé également à garder entre autres les ossatures de la toiture et du dessous de scène ainsi que la couverture existante, en témoignage à l’histoire du bâtiment. Un petit coup de cœur pour le dernier étage où l’ancienne charpente se dévoile dans toute sa splendeur.

Polyvalence et simplicité sont les mots d’ordre de l’intervention. Les architectes ont privilégié le même traitement aux squelettes des locaux professionnels ainsi que ceux des logements. Les espaces intérieurs sont lumineux grâce à un interstice découpée avec tact à l’arrière du bâtiment. Quant au pied de l’immeuble, il a été entièrement rénové, la cour anglaise également. L’immeuble étant désormais en plain-pied, les escaliers et la bordure de trottoir ont été dégagés. Des interventions chirurgicales qui ont participé à la transformation radicale de l’édifice. Ce dernier, métamorphosé grâce à Raf Listowski Atelier d’architecture, entame ainsi une nouvelle vie.

© Gregory Copitet
© Gregory Copitet
© Gregory Copitet
© Gregory Copitet
© Gregory Copitet

Le site de Raf Listowski Atelier d’architecture : ici.

Les photos : © Gregory Copitet

A Lille, le groupe scolaire Jean Rostand, un harmonieux projet signé SAM architecture

© Charly Broyez

Situé au cœur du quartier de l’Épine, au sud d’Hellemmes, le nouveau groupe scolaire Jean Rostand, résultat de la déconstruction de l’ancienne école, constitue l’un des projets phares qui participe à la régénération du quartier. Une réalisation qui allie justesse et rigueur tout en apportant une belle touche d’originalité.

Astucieusement inséré dans le quartier

C’est dans l’ancienne cité de cheminots datant des années 70, que les architectes de l’agence parisienne SAM architecture viennent de réaliser leur projet. Un groupe scolaire, situé en limite d’îlot, qui devrait s’inscrire dans une typologie particulière marquée d’une part par des maisons de ville et d’autre part par des barres de hauteur modérée. Le programme est conséquent, il est constitué de 5 classes maternelles et 8 classes élémentaires ainsi qu’un espace de restauration pour 360 enfants. L’ensemble a la particularité de s’ouvrir au public, à travers le jardin présent sur la parcelle, considéré comme un espace d’expérimentation pour les enfants.

Le nouveau groupe scolaire s’est astucieusement inséré dans le quartier. En effet, les architectes nous racontent qu’afin de préserver un maximum d’espaces en pleine terre, ils ont installé l’édifice, constitué d’un étage, d’une manière à occuper moins de la moitié de la surface de la parcelle. De même, sa position en limite parcellaire permet, selon ses concepteurs, de compléter la typologie de l’îlot autant que de préserver l’espace du jardin municipal.

Notons par ailleurs que, de loin, les différentes fonctions du bâtiment sont lisibles. Nous pouvons deviner les espaces du centre de loisir, ceux du périscolaire, ainsi que les différentes parties partagées avec la ville par les lignes ludiques et les formes fluides que les architectes leur ont octroyées. Parmi ces espaces citons par exemple le grand hall qui s’ouvre sur la cour commune ainsi que la bibliothèque qui donne directement sur la rue, tandis que l’école élémentaire qui présente des lignes plus rigoureuses se caractérise par sa façade en dents de scie et ses larges fenêtres identiques dont le but est d’identifier les salles de classes mais aussi ses toits inclinés qui fait un joli clin d’œil aux maisons voisines. Il s’agit presque de deux univers qui se croisent et se complètent tout en formant un ensemble où règne une grande harmonie et une complémentarité avec l’existant.

Original, flexible

Par ailleurs, l’agence SAM architecture est connue par son apport d’originalité concernant les divers établissements scolaires. Les architectes, ont réussi, encore une fois d’optimiser chaque pièce et de rendre utile les interstices secondaires, le but étant de proposer dans un même espace, plusieurs usages selon l’heure ou la journée. A cela s’ajoute la notion de flexibilité rendue plus importante grâce à la structure poteaux-dalle, mais aussi d’ouverture. Les architectes ont eu recours à plusieurs astuces pour placer l’édifice dans son contexte tout en croisant intelligemment l’intérieur et l’extérieur. Donnons l’exemple des circulations qui offrent une promenade circulaire poreuse mettant l’intérieur et l’extérieur en osmose tout comme l’existence de la cloison mobile entre les réfectoires maternelles et élémentaires, qui peut s’effacer doucement pour créer une salle polyvalente de 280m² ouverte directement sur la cour centrale du bâtiment. L’ensemble, qui s’adresse à la fois aux diverses associations mais aussi aux riverains, peut fonctionner indépendamment vu l’accès qui se fait par le grand hall ouvert et la cour ovoïde.

Et surtout performant

Concernant les matériaux, les architectes ont eu recours à l’usage de la brique en façade qui rappelle les autres constructions du quartier. Toutefois, l’appareillage aléatoire des façades sur rue, composé de teintes sable aux joints affleurants, rompt avec la monotonie des façades traditionnelles et donne à l’ensemble un semblant de dynamisme, très apprécié de tous. Notons que le choix des architectes s’est porté sur des matériaux bruts disposant d’une couche d’usure qui les rend plus pérennes.

La structure, en bois et béton participe à l’identité visuelle du bâtiment. Les utilisateurs des lieux peuvent la contempler tout en appréciant certains principes de la construction. En effet, montrer aux usagers les diverses méthodes de construction mais aussi d’agencement, fait partie des procédés pédagogiques loués par les architectes. Donnons l’exemple des parties techniques visibles qui dévoilent le savoir-faire ou l’existence de la structure bois qui soutient les façades du premier étage et qui est visible de l’intérieur comme de l’extérieur sur cour. La cohérence et l’unité des matériaux employés participent de la frugalité du bâtiment rendant l’ensemble à la fois épuré et intemporel.

Par ailleurs, les architectes n’ont pas délaissé le côté durable du bâtiment, même au contraire, nous apprenons que l’édifice atteint les performances du label environnemental allemand PASSIVHAUS, avec des exigences très élevées concernant la consommation d’énergie, la qualité des matériaux, le confort d’été et le confort visuel, acoustique et olfactif. Ainsi, le groupe scolaire Jean Rostand propose une architecture non seulement soucieuse de la pédagogie de ceux qui la fréquentent mais attentive à son environnement. Un beau défi que les architectes de SAM architecture ont relevé avec brio.

© Charly Broyez
© Charly Broyez
© Charly Broyez
© Charly Broyez
© Charly Broyez

Le site de SAM architecture : ici.

Les photos : © Charly Broyez

En Californie, Zooco Estudio enchante les petits et les grands

© Pixel Lab

Baptisée « Big and Tiny », il s’agit d’une idée originale qui a été conçue pour les enfants et leurs parents. Un espace qui croise astucieusement plusieurs générations et où l’on se sent enchantés. Signé Zooco Estudio (Miguel Crespo Picot, Javier Guzmán Benito et Sixto Martín Martínez), l’ensemble qui vient de voir le jour à Silverlake semble être appréciés de tous.

Un module constructif répétitif

C’est un endroit où les familles peuvent prospérer dans tous les aspects de leur vie. C’est ainsi qu’est née l’idée de Big and Tiny qui a ouvert son premier espace à Santa Monica. Ce projet est le deuxième local de la marque et il est situé à Silverlake en Californie.

Le projet couvre une surface de 467 m2 (5027 pieds carrés) avec une hauteur maximale de plafond de 6,50 m (22 pieds). Il est caractérisé par une structure de toit visible qui ressemble à celle d’une ferme couvrant l’ensemble de bâtiment d’usine. Par ailleurs, l’édifice présente quelques volumes fermés de différentes hauteurs qui contiennent les espaces de stockage ainsi que les salles de bains, la cuisine et les salles de réunion.

Le projet est créé selon l’idée de générer deux espaces isolés acoustiquement les uns des autres. Ces espaces sont dédiés aux adultes et aux enfants. Les architectes y ont créé des carrés ouverts. « Nous avons construit un mur qui divise le bâtiment en deux parties. Ce mur contient l’acoustique et l’isolant et est recouvert de miroirs afin de générer plus d’amplitude dans les deux espaces. » Racontent les architectes. Ainsi, une fois cette division générée, les concepteurs ont engendré un module constructif répétitif qui, grâce à son expansion et sa compression, couvre tout le périmètre des locaux.

Cette organisation spatiale crée des espaces qui répondent au programme demandé tout en  engendrant une façade intérieure qui formera l’espace principal pour les enfants ou bien une zone à aménager pour les diverses activités estudiantines. Ces bandes se matérialisent dans différents matériaux selon leur utilisation ou leur fonction et deviennent même des treillis qui communiquent visuellement les différents espaces entre eux.

Le bois, le liège, le feutre et le carton

En ce qui concerne les matériaux, les architectes ont eu recours à l’utilisation du bois, du liège, du feutre et du carton, le tout mis en avant grâce à l’utilisation des miroirs. Tandis que le bois est utilisé comme éléments de structure mais aussi dans la majorité des meubles, le miroir dans le mur central amplifie les différents espaces. Ailleurs, le liège et le feutre sont utilisés comme une enveloppe extérieure pour les cubes et les plinthes. Enfin, le liège est utilisé dans le comptoir et dans les étagères d’exposition comme moyen d’organiser et soutenir les étagères. Un ensemble d’éléments qui se croisent astucieusement tout en gardant une atmosphère sereine.

Au niveau fonctionnel, nous remarquons la construction de deux cubes à l’intérieur de l’espace enfants (Tree House y Ball pit) ainsi que deux autres dans la zone adulte (Bike Cube y Silence Cube) en plus de l’existence d’un volume entre les deux zones connectées à celle des enfants car elle est utilisée pour les enfants qui fréquentent les lieux en soirée. Chaque entité est reliée par de hautes plinthes ou des courbes en lattes de bois. Le tout est modulé par des panneaux de bois ainsi que des montants. Un soin particulier a été donné à l’éclairage qui accentue l’univers paisible de la Big and Tiny. Les architectes de Zooco Estudio ont accompli un travail méticuleux qui croise astucieusement plusieurs textures.

© Pixel Lab
© Pixel Lab
© Pixel Lab
© Pixel Lab

Le site de Zooco Estudio : ici.

Les photos : © Pixel Lab

Le Columbia Building de Skylab, original, dynamique et efficace

© Jeremy Bittermann

C’est à Portland, dans l’Oregon que se trouve le Columbia Building. Un projet atypique qui prend place autour de l’un des ronds points de la ville et s’y installe minutieusement tout en adoptant avec tact la parcelle. Une réalisation que l’agence américaine Skylab vient de terminer.

Une expérience éducative immersive

Le Columbia Building abrite le siège des services environnementaux de la ville de Portland. L’ensemble comporte un espace de travail, d’habitation, un lieu d’accueil pour les différents visiteurs mais aussi plusieurs espaces dédiés aux réunions publics. Le bâtiment de 11640 pieds carrés comprend non seulement le département d’ingénierie et de l’installation de traitement des eaux usées, mais fonctionne également comme une expérience éducative immersive, le tout intégré dans un paysage durable. Un projet utile, fonctionnel mais aussi esthétique.

Le nouvel édifice comprend un seul étage. Il est constitué de sept coffrages de toit en béton pliés et coulés sur place canalisant les eaux pluviales à travers un toit végétalisé et les draine le long des bermes dans un système de collecte visible menant au fleuve Columbia. C’est un procédé singulier qui a été étudié par les architectes de Skylab avec une grande parcimonie. Le résultat est très satisfaisant. En effet, le projet a atteint trois objectifs uniques la création d’un espace de travail dynamique et efficace, la filtration propre des eaux pluviales sur place  et l’obtention d’un bâtiment dynamique qui stimule la conversation sur la santé du bassin versant et des rivières de la région.

Un ensemble merveilleusement intégré

La façade nord qui est transparente, attire l’attention sur une zone commune centrale et partiellement fermée, ainsi que sur l’habitat qui entoure le bâtiment. Le mur-rideau dentelé comporte des ouvertures de circulation d’air fonctionnels qui permettent aux espaces intérieurs d’être naturellement ventilés. Le verre miroir réfléchit et réfracte la lumière dans les parties communes, fusionnant le bâtiment dans le paysage. L’édifice est certifié LEED Or. L’ensemble, merveilleusement intégré à son voisinage montre la grande maîtrise de Skylab. Un projet à découvrir sans tarder !

© Jeremy Bittermann
© Jeremy Bittermann
© Jeremy Bittermann
© Jeremy Bittermann
© Jeremy Bittermann

Le site de Skylab : ici.

Instagram : @skylabarchitecture

Twitter : @skylabarchitect

Les photos : © Jeremy Bittermann

Instagram : @jeremybittermann

L’équipe de Skylab: Jeff Kovel, directeur; Brent Grubb: Chef de projet et manager; Susan Barnes: Architecte

Architecture: Skylab ; Maîtrise d’ouvrage: Skanska ; Ingénieur: Vigil Agrimis, Inc. ; Ingénieur structure: catena Consulting Engineers ; Paysagiste: 2.ink Studio ; Eclairagiste: Biella Lighting Design ; Commercial: The Felt Hat ; Consultant: Green Building Services ; Architecte partenaire: Solarc Architecture and Engineering Inc. ; Artiste: John Grade ; Client: Bureau of Environmental Services