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Cepezed conçoit un bâtiment complètement démontable

© Lucas van der Wee | cepezed

Le bâtiment démontable de l’agence d’architecture néerlandaise Cepezed est une structure moderne, durable et entièrement recyclable. Située sur le site d’un complexe de bâtiments historiques et monumentaux, dans le centre de la ville néerlandaise de Delft, l’ensemble propose une belle expérience architecturale.

La simplicité, un principe important dans la conception

Le terrain appartient à Cepezed, une agence spécialisée dans le développement, la conception et la réalisation de bâtiments. L’agence a acquis le complexe avec d’anciens laboratoires de l’Université de technologie de Delft en 2012. Cepezed a transformé les bâtiments existants en un ensemble créatif avec des logements pour diverses entreprises du secteur créatif, y compris le bureau de l’agence.

Cependant, le seul bâtiment non monumental du site était en mauvais état. Il a maintenant cédé la place à la nouvelle construction du bâtiment démontable. Encore une fois, il s’agit d’un travail mené entièrement par l’agence Cepezed et destiné aux entreprises de l’industrie créative à forte intensité de connaissances. L’ensemble est censé héberger le développeur d’applications et de sites Web 9to5 et un développeur de jeux Triumph Studios.

Cepezed jouit d’une réputation de conception et de construction modulaires et démontables. Ainsi, cet édifice devait également devenir un exemple. C’est un grand pas en avant concernant l’énergie circulaire pour des constructions qui peuvent être recyclées par la suite. L’édifice réalisé par Cepezed est léger, flexible et neutre en énergie. Il mesure 11 mètres de large sur 21,5 mètres de long et compte quatre étages pour 800 m² de surface locative au total. En plus d’être démontable et remontable, la structure est également super légère, l’utilisation des matériaux est réduite au strict minimum.

Mis à part que le rez-de-chaussée est en béton coulé, tous les composants du bâtiment sont modulaires et montés à sec. La simplicité a été un principe important dans la conception.
La structure portante principale est en acier, elle est préfabriquée et extrêmement facile à rassembler. Les planchers et le toit structurels sont faits d’éléments légers en bois de placage stratifié (LVL) qui sont également préfabriqués. Ces derniers, ont une hauteur compacte et les installations y sont intégrées. Les nervures des éléments LVL restent parfaitement visibles et font partie de l’esthétique du bâtiment. La chape est biosourcée et se compose de granules de type gravier dans une structure en carton en nid d’abeille avec des panneaux de fibres de gypse au-dessus. La chape entière est sèche et facilement amovible à nouveau. Le plancher de finition est en PVC partiellement recyclé.

Un processus intégré, une préparation réfléchie et une coopération étroite

Le bâtiment n’a pas de châssis de fenêtre car le vitrage isolant double couche est monté directement sur la structure en acier. La façade est en grande partie transparente, ce qui crée une importante interaction entre le monde intérieur et extérieur. Des lamelles verticales peuvent être ouvertes pour une ventilation naturelle. Le bâtiment contraste de façon frappante avec les bâtiments historiques alentours.

L’ensemble du bâtiment fonctionne comme un grand compartiment coupe-feu. En conséquence, peu de matériel était nécessaire pour les mesures de résistance au feu, seule la cage d’escalier a une cloison coupe-feu. Tous les climatiseurs fonctionnent à l’air. A chaque étage, des climatiseurs qui assurent également le chauffage sont intégrés au plafond. De plus, le bâtiment est équipé d’un échangeur de chaleur. Les stores enrouleurs offrent une protection contre le soleil et la lumière.

Les architectes nous racontent que la construction s’est déroulée sur une période extrêmement courte, un peu plus de six mois. Avec le positionnement de la cage d’ascenseur, l’édifice a même atteint son maximum une heure après le début des travaux. La structure complète du squelette en acier et des planchers en bois a été mise en place en trois semaines. Cela a été possible, entre autres, grâce à un processus intégré avec une préparation réfléchie et une coopération étroite entre les différentes disciplines comme les architectes et architectes d’intérieur ainsi que tous les coordinateurs qui ont participé à la réalisation. Selon les architectes, la coopération avec les partenaires extérieurs avec qui l’agence collabore depuis toujours, mérite également d’être mentionnée. Ainsi chaque partie s’est concentrée sur sa propre expertise. Une collaboration minutieuse qui a donné ses fruits !

© Lucas van der Wee | cepezed
© Lucas van der Wee | cepezed
© Lucas van der Wee | cepezed
© Lucas van der Wee | cepezed

Le site de Cepezed: ici.

Les photos: © Lucas van der Wee | cepezed

En Australie, une impressionnante maison signée CplusC

© Murray Fredericks

C’est une charmante résidence familiale située non loin de la fameuse plage de Bondi en Australie. Une intelligente conception que les architectes de l’agence CplusC ont accompli avec tact.

Aux multiples qualités

La superbe résidence familiale située au nord de Bondi a été conçue pour faciliter les réceptions et les moments en famille. Le site est étroit et comporte plusieurs difficultés auxquelles les architectes ont fait face avec rigueur. En effet, en privilégiant leur engagement en faveur de la conception solaire passive et de la lumière naturelle, ils ont crée un projet singulier aux multiples qualités.

En raison de la nature du site, la planification et la gestion du temps étaient essentielles à la bonne marche du projet. Conceptuellement, la planification spatiale de la maison sépare les espaces sociaux et familiaux. Au rez-de-chaussée, nous pouvons trouver, la cuisine, le salon, la salle à manger et les espaces extérieurs interconnectés qui créent une belle connexion avec le site. Une piscine hors sol qui partage un mur avec les espaces sociaux agit comme un lien visuel entre les espaces intérieurs et extérieurs, réfractant la lumière naturelle dans toute la maison.

La piscine a été conçue à l’origine comme une structure entièrement en béton et a été ajustée pour intégrer le mur en acrylique une fois la construction commencée. Selon les architectes, un large éventail de métiers a été impliqué dans la construction de la piscine, y compris des sous-traitants spécialisés. Le mur en acrylique exigeait que l’imperméabilisation soit discrètement intégrée aux panneaux et aux colonnes structurelles pour donner un effet visuel lisse. Cela a donc nécessité un haut degré de coordination et de négociation, car les tolérances étaient très strictes.

Le béton, le bois et l’acier

À l’étage, les chambres donnent sur un espace vert privé sous forme de jardin vertical. Les lits de plantation personnalisés, qui sont entièrement raccordés, entretenus d’eux-mêmes et éclairés par LED, garantissent l’intimité des voisins et font écran avec l’extérieur. C’était la première fois que l’agence utilisait des écrans étanches comme matériau de façade et un certain nombre d’expériences sur site étaient nécessaires pour déterminer la meilleure méthode d’assemblage et de fixation. Les panneaux nécessitaient un niveau de préparation élevé avant l’installation, pré-percer les trous pour fixer les panneaux personnalisés sur le côté avec des vis à double filetage. En plus de résoudre les problèmes de l’intimité, les écrans de plantation offrent des possibilités supplémentaires d’aménagement paysager sur un site étroit.

Le système domotique intègre un précepte entièrement programmable. Le propriétaire est en mesure de choisir parmi une large gamme de paramètres audio et d’éclairage préprogrammés, ainsi que de configurer ses propres exigences personnalisées. Il est également possible d’activer les appareils à distance.

La finition de la construction se révèle par la palette de matériaux, qui comprend un large panel de matériaux comme le béton, le bois, et l’acier (y compris le Corten). La décision de laisser les matériaux exposés augmente considérablement la complexité de la construction, car tout défaut serait visible dans la structure finie. De plus, la structure principale en pieux de bois et d’acier visible à la fois à l’intérieur et à l’extérieur a entraîné des tolérances extrêmement limitées pour les installations de revêtements, de revêtements et de fenêtres, ce qui ajoute encore au défi de la construction. Bref, la maison réalisée par CplusC est un petit bijou à découvrir sans tarder.

© Murray Fredericks
© Murray Fredericks
© Murray Fredericks
© Murray Fredericks

Le site de CplusC : ici.

Le compte Instagram de CplusC : ici.

Les photos : © Murray Fredericks

Au Portugal, une charmante rénovation signée Frari – architecture network

© Ivo Tavares Studio

Au Portugal, à Albergaria-a-Velha, l’agence portugaise Frari – architecture network dirigée par Maria Fradinho vient de terminer la rénovation lourde d’une maison familiale tombée petit à petit en désuétude.

Réhabiliter l’ancien

Les architectes nous racontent que le projet vise avant tout à rénover une maison familiale, gravement affectée par des pathologies résultant d’options de construction défectueuses. La réhabilitation a également participé à la rectification des divers dysfonctionnements de l’organisation spatiale. Et comme l’ambition du projet était d’une part de réhabiliter la résidence pour lui donner de nouvelles conditions d’habitabilité et d’autre part s’assurer qu’elle devienne polyvalente, les architectes ont fait tout leur possible pour parfaire tous les détails de construction.

Le terrain où se trouve le projet comprend deux zones distinctes, une urbaine, face à la rue principale et où la maison est implantée, et une autre donnant sur une zone rurale et forestière où il est prévu une implantation d’un espace de loisirs. Le nouvel espace constitue la continuité de l’agrandissement prévu de l’annexe, qui sera enveloppée de verre et deviendra un salon pour les événements familiales. Sur la façade annexe, les architectes ont proposé la construction d’une structure métallique en forme de pergola qui joint l’habitation. Cette pergola va créer la protection appropriée à l’annexe tout en brouillant avec tact l’intérieur et l’extérieur.

Remanier l’existant

D’autres structures métalliques font écho à la pergola et se trouvent également sur un côté de la piscine afin de créer une barrière avec sa végétation. Cette disposition limite et protège la piscine contre les vues indiscrètes des voisins. « Ce sont les seuls changements prévus pour les façades extérieures de la maison, car tout le reste n’a finalement pas été modifié pour le respect de l’ensemble conçu par un autre collègue et, surtout, pour son bon état de conservation. » Déclare les architectes. De ce fait, les interventions les plus importantes résident dans les intérieurs. 

Parmi celles-ci, il convient de mentionner la réduction du nombre de chambres, de 4 à 3, où toutes deviennent des suites. Les deux nouvelles suites sont composées d’un espace penderie qui transite vers la salle de bain de façon naturelle, à travers un mur de verre qui unifie les deux espaces. La suite principale subit une extension du dressing et de la salle de bain, un nouvel espace jacuzzi et un patio extérieur privé lui ont été ajoutés garantissant une ventilation et un éclairage adéquats tout en gardant l’intimité requise. Enfin et surtout, il est proposé d’unifier le salon et la cuisine en renversant le mur de béton qui les sépare, pour qu’ils ne deviennent qu’un, ainsi un nouvel espace ouvert capable de réunir la famille a vu le jour. De même, une nouvelle entrée a été envisagée.

Mais, pour les architectes, tous ces changements ne valaient rien sans s’attaquer au problème de fond, la correction des pathologies constructives existantes, notamment les infiltrations d’eau. Ce problème a nécessité la création d’un système de filtrage des eaux pluviales créant des canaux de drainage dans le périmètre de l’habitation, en particulier dans les zones où peut stagner une plus grande quantité d’eau. Une bonne étanchéité des sols et des murs a également été mise en valeur. Tous les matériaux de finition sont remplacés ou intervenus afin de rénover complètement la villa, comme s’il s’agissait d’une nouvelle construction. Frari – architecture network a accompli un travail ponctuel et nécessaire. Il en résulte une maison familiale prête à durer.

© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio

Le site de Frari – architecture network : ici.

Les photos: © Ivo Tavares Studio

Casa Parásito, un curieux refuge signé El Sindicato Arquitectura

© AndrésVillota

Conçu et réalisé par l’agence El Sindicato Arquitectura, le logement minimaliste de 12m² se greffe sur les toits des immeubles du quartier de San Juan à Quito, en Equateur. Une alvéole qui contient tout le confort et peut résoudre de nombreux problèmes.

Un objet minimaliste

Les architectes nous rappelle que José Mujica, l’ancien président de l’Uruguay disait : « Les pauvres ne sont pas ceux qui possèdent peu, mais ceux qui ont besoin de beaucoup », un exemple qui ont suivi pour engendrer leur projet.

Casa parásito (la maison parasite) est un objet minimaliste, axé sur la résolution des besoins de base en matière d’habitation pour une personne ou un jeune couple. L’alvéole comprend: une salle de bain, une cuisine, un lit, un petit espace de stockage et un autre espace qui sert comme cuisine/salle à manger.

Le projet est développé à partir d’une façade en forme de A. Les architectes nous racontent « Son concept vient de la recherche de l’espace de vie optimal en fonction de l’activité que nous effectuons. Nous avons proposé un noyau rectangulaire, où toutes les activités debout sont effectuées et où l’on peut accéder à tous les espaces utilitaires, tels que: la table de cuisine, la salle de bain, le lit, le rangement, le bureau, etc. » Les espaces utilitaires, adjacents au noyau, se trouvent dans les triangles. Cette géométrie octroie une stabilité à l’ensemble de la structure.

Selon les architectes, le projet est composé de 3 modules créés par 4 cadres structurels qui combinent des espaces libres d’objets utilitaires, afin de maximiser l’utilisation du volume et de diminuer la zone construite. « Cela permet d’utiliser l’espace flexible du noyau rectangulaire pour la commodité de l’activité exercée dans le logement. » Soulignent-ils.

Avec une grande fenêtre transparente, le projet laisse entrer la lumière naturelle à travers la façade nord. Il offre une vue sur la ville et les volcans Cotacachi, Imbabura, Mojanda et Cayambe. En revanche, un verre dépoli sur la façade sud assure un éclairage suffisant, une bonne ventilation et une intimité vis-à-vis des voisins. Quant aux deux façades, est et ouest, elles reçoivent la lumière directe du soleil toute l’année, elles sont complètement fermées pour éviter la surchauffe.

Sur les toits

Pour les murs intérieurs et les sols, les panneaux OSB sont utilisés comme finition. Concernant les murs extérieurs et la toiture, les architectes ont favorisé les panneaux en acier. « Compte tenu de la structure en bois et de la sous-structure pour la fixation des panneaux métalliques, nous créons un vide d’isolation de 12 cm qui est rempli de fibre de coco comme matériau isolant. Des fondations en acier sont utilisées pour fixer le projet à la dalle de la structure existante. » Rajoutent les architectes.

Bien qu’il soit possible de construire le projet dans des parcelles urbaines ou rurales sans constructions existantes, les architectes nous informent qu’idéalement la construction devrait se produire sur des toits sous-utilisés d’édifices urbains structurellement sains. Des bâtiments où il est plus facile de se connecter aux réseaux d’eau, de déchets et électriques existants. « De cette façon, nous pouvons contribuer à la densification de la ville à très petite échelle, avec un minimum d’investissement économique et d’utilisation des ressources, ainsi que contribuer à la conservation du patrimoine architectural. »

© PabloOlalla
© PaoloCaicedo
©ElSindicatoArquitectura
© AndrésVillota

Le site de l’agence El Sindicato Arquitectura: ici.

La maison qui s’inspire des vagues

© Leonardo Finotti
© Leonardo Finotti

Au Brésil, l’agence Mareines Arquitetura vient de terminer la réalisation d’une charmante maison qui s’inspire des vagues pour un résultat remarquable. A la fois expressive et fonctionnelle, la résidence constitue un exceptionnel refuge avec vue sur le large.

Un toit ondulé

Située entre les quartiers animés de São Conrado et Barra da Tijuca de Rio de Janeiro, la résidence flotte au-dessus de l’océan Atlantique. Face à la mer, l’ensemble se développe sur une parcelle étroite et orientée vers le sud. Les architectes nous racontent qu’ils ont décidé d’étendre la maison jusqu’aux énormes murs des deux voisins afin de minimiser leur impact et offrir aux propriétaires une imprenable vue vers l’océan. D’ailleurs, les concepteurs rapprochent la vue de l’intérieur de la maison à la vue d’un paquebot, que des belles perspectives à l’horizon, entre ciel et mer.

Un toit ondulé évoque le mouvement marin et crée des ouvertures en verre qui contrôlent l’apport de la lumière et de l’automatisation de la trémie. Différentes directions du vent, angles du soleil et températures déterminent les ajustements nécessaires pour garantir le confort thermique de manière passive.

Du bois et d’acier

La géométrie complexe du toit recouvert de tubercules de pin est générée par de grandes poutres courbes en bois d’eucalyptus laminé. Ces dernières sont soutenus par des colonnes de section circulaire en acier galvanisé. La maison est développée sur quatre étages accessibles par des escaliers et un ascenseur à piston hydraulique en verre. Le niveau d’accès comprend la zone de service, la cuisine et le salon / salle à manger. Le premier niveau comprend des chambres pour les employés, des chambres d’hôtes et une salle de télévision. Le niveau d’accès le plus bas constitue le contact direct avec la nature.

Une piscine à débordement sinueuse sépare la mer du jardin gazonné. Sur le terrain, nous pouvons également trouver un arbre (acérola) ainsi qu’un grand jardin vertical. Un vaste salon avec un espace gourmand, un bar, un sauna et dressing complètent le programme de l’étage. A travers un escalier à part, les habitants arrivent à l’étage intime où se trouvent les trois suites, la salle familiale et la salle de jeux. Tout est minutieusement étudié pour le plus grand confort des utilisateurs des lieux.

© Leonardo Finotti
© Leonardo Finotti
© Leonardo Finotti
© Leonardo Finotti
© Leonardo Finotti

Le site de Mareines Arquitetura: ici.

Les photos: © Leonardo Finotti et Jacques Paul Barthelemy (drone)

Aqualagon, l’univers fantastique des vacanciers

© Luc Boegly & Didier Boy de la Tour

« Un monde fantastique qui nécessite une architecture proche de la science fiction » C’est avec ces termes que l’architecte Jacques Ferrier introduit son projet. Un parc aquatique mais pas n’importe lequel, un élément fonctionnel tout aussi récréatif qui complète le tableau idyllique du paysage environnant.

A l’est de Paris, non loin de Disneyland Paris, dans un parc de 175 hectares se trouve Aqualagon. Il s’agit de l’une des pièces du puzzle récréatif où se trouvent entre autres un lac artificiel, une ferme pédagogique, des logements pour des vacanciers mais aussi des restaurants et des espaces de jeu.

Architecturale…

« A l’image d’un origami, notre proposition pour le parc aquatique s’apparente à un paysage qui se déplie, pour culminer à 27m environ : c’est un paysage construit, dressé dans le ciel. Ce landmark d’un type nouveau contraste avec la topographie, relativement plate. Ce n’est pas un élément posé dans le paysage, mais une continuité du paysage lui-même. » Explique Jacques Ferrier qui a taillé un projet adéquat pour le lieu.

Aqualagon est un centre aquatique couvert de 8 000 m², il doté d’une piscine à vague, de plusieurs jacuzzis et d’immenses toboggans intérieur et extérieur qui font sans aucun doute le bonheur des enfants et des grands. Un décor de théâtre qui peut faire rêver plus d’un. Qui pouvait croire à l’existence d’un monde pareil non loin de la vie trépidante parisienne ?

« Ces vides sont remplis de larges panneaux vitrés laissant la lumière naturelle pénétrer dans le centre aquatique et offrant aux visiteurs la sensation d’être en continuité avec l’extérieur. Au sommet, un dôme transparent à la géométrie singulière permet au visiteur de nager en regardant le ciel. Ce dôme signe la silhouette du parc aquatique. La structure et les éléments de toiture seront optimisés pour disparaître dans les angles de vues depuis les bassins et accentuer la présence du ciel. Le parc aquatique est traversé de part en part par la lumière. Son orientation, les jeux de reflets et de diffusion de la lumière naturelle, permettent d’optimiser et d’adoucir celle-ci. Au ras de l’eau,la continuité avec l’extérieur est totale, les nageurs pouvant sortir sans obstacle. » Raconte l’architecte qui a su s’adapter au contexte pour un résultat concluant.

Mais pas que…

L’ensemble est implanté à proximité d’une large étendue d’eau, la construction se déploie sur plusieurs étages agrémentés par plusieurs jardins. Le visiteurs peut se promener sur les terrasses tout en contemplant de loin le paysage lointain qui s’offre à ses yeux. L’édifice peut accueillir jusqu’à 2 800 baigneurs. Sa morphologie atypique confère à l’ensemble une certaine harmonie architecturale.

Mis à part le côté architectural plastique, c’est l’ingénierie qui attire l’attention. En effet, la collaboration de Jacques Ferrier avec Jean-Marc Weill, reconnu dans son domaine, a été prolifique. Outre son apparence ludique, le projet est complexe et l’idée d’une structure porteuse sans poteaux implantés gênant la circulation du plan des bassins est difficile à appliquer. C’est là qu’intervient le talent de l’ingénieur qui a pensé à octroyer un rôle secondaire aux poutres brisées visibles à l’intérieur et partant du centre tandis que la structure principale se trouve sur l’enveloppe même de l’édifice et elle soutient le reste sous forme de poutres treillis. Une question peut donc nous tarauder : S’agit-il d’un projet architectural ou d’une démonstration d’ingénierie ? A savoir que les autres agences qui ont concouru en même temps que Jacques Ferrier étaient tous des groupe d’ingénierie. La réponse est toute simple Aqualagon est un projet adapté à son contexte.

© Luc Boegly & Didier Boy de la Tour
© Luc Boegly & Didier Boy de la Tour

© Luc Boegly & Didier Boy de la Tour
© Luc Boegly & Didier Boy de la Tour

© Luc Boegly & Didier Boy de la Tour
© Luc Boegly & Didier Boy de la Tour

Les photos : © Luc Boegly & Didier Boy de la Tour.