Archives de catégorie : intérieur

La nouvelle agence de Zooco Estudio à Santander

© Imagen Subliminal

L’agence d’architecture espagnole Zooco Estudio qui était jusque là, établie à Madrid, vient de créer une nouvelle agence à Santander. Les nouveaux bureaux signent une nouvelle ère pour l’agence.

L’arc comme élément central

Le projet est situé se trouve à la jonction de deux façades aux fenêtres rythmées où règne une forme semi-circulaire. Cela donne à l’espace investie, selon les architectes, une grande personnalité. Ces éléments sont si vigoureux et caractéristiques qu’ils sont devenus au fil des travaux, le leitmotiv de la morphologie locale .

Pour résoudre les besoins fonctionnels, l’arc arrondi est utilisé comme un élément central, donnant une continuité et améliorant le langage spatial préexistant. Dans un endroit complètement diaphane, deux éléments sont insérés de manière à organiser l’espace pour l’adapter aux diverses exigences. Le premier de ces entités contient toutes les services comme les toilettes, le bureau-cuisine, le local de stockage entre autres, tandis que l’autre partie définit les deux espaces de réunion existants qui sont indépendants l’un de l’autre, mais qui restent visuellement connectés.

Comme une salle commune

Le reste de l’espace est conçu comme une salle commune où se mêlent zones de travail, de détente et d’échange. Les architectes nous racontent que c’est la distribution du mobilier lui-même qui établit les circulations et les séjours, générant un espace flexible qui permet de multiples configurations. Grâce à l’agencement général, un agréable jeu de cache-cache semble régner au sein de l’agence.

Le chêne naturel est présent dans les cavités des arcades et au sol. Ce matériau devient primordial en raison de l’absence de couleur par ailleurs, créant une agréable sensation d’harmonie. Les différentes lignes ainsi que les traits sont sobres et épurées, les divers détails sont soignés et l’ensemble est équilibré. De même, les grandes baies vitrées assurent une bonne luminosité.

A Santander, Zooco Estudio vient de réaliser un espace qui représente bien les différentes aspirations de l’agence. Nous lui souhaitons une bonne continuation !

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Le site de Zooco Estudio : ici.

Les photos : © Imagen Subliminal

Au Portugal stu.dere et Civiurban réalisent un projet atypique

© Ivo Tavares Studio

Dans la ville portugaise d’Amarante, l’agence d’architecture stu.dere en collaboration avec Civiurban vient de terminer un projet atypique. Il s’agit d’une laverie libre-service qui répond non seulement à une demande accrue d’une clientèle exigeante mais qui s’avère être un petit exercice de style.

La dualité entre le traditionnel et le moderne

Le projet de la laverie libre-service a été pensé suite au besoin d’un espace laverie qui, en même temps, sert à offrir un service personnalisé pour le traitement des vêtements. « Cet espace se veut être un espace harmonieux qui offre un espace lounge pour que les personnes aient un lieu confortable en attendant la fin des équipements de lavage et de séchage. » Nous racontent les architectes.

Pour l’élaboration du concept de projet, la dualité entre le traditionnel et le moderne a été pris en compte, l’accent étant mis, selon les concepteurs, sur la nature. « Le but était de créer un environnement moderne et innovant, reflétant l’évolution d’une société qui cherche des solutions pratiques pour la gestion de celle-ci au quotidien, tout en ramenant la mémoire des laveuses communautaires traditionnelles. »

Les céramiques de couleur verte

L’espace qui résulte de la fusion de deux magasins, a été divisé en une zone de libre-service et une zone de service spécialisée, qui sera ouverte sur une plage horaire plus restreinte, par conséquent, elle sert de barrière physique grâce à la présence de la porte à damier métallique, qui s’aligne sur la céramique des murs environnants.

Les céramiques de couleur verte ont été choisies pour faire allusion à la céramique utilisée dans les laveries anciennes, un clin d’œil qui nous rappelle les aspects sociaux de la collecte de l’eau. Le sol est construit en microciment qui, en plus d’utiliser les solutions esthétiques actuelles, convient aux zones à forte affluences tout en étant totalement étanche, sans joints, facilitant son entretien.

L’utilisation des plantes suspendues est destiné à souligner la nature grâce à la légèreté et la fraîcheur de l’espace pendant que les gens s’y trouvent. En effet, sous les quelques plantes, nous pouvons trouver une table en marbre, un clin d’œil aux vieux réservoirs en pierre utilisés jadis.

© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio

Le site de stu.dere: ici

Les photos : © Ivo Tavares Studio

En Italie, un petit bijou signé Umberto Colasanto

© Vito Lauciello
© Vito Lauciello

C’est l’histoire d’une maison de petite taille que le designer italien Umberto Colasanto a réalisé. Un petit havre de paix situé dans la région des Pouilles dans la commune de Terlizzi nommée également la cité des fleurs. Un projet coquet et élégant qui porte bien la signature de l’architecte.

Toucher le ciel

L’homme de l’art nous raconte que la conception est née comme une réponse à des questions spécifiques de la société, mais pour ce projet, la réponse consistait à profiter agréablement de la maison, en particulier dans une période délicate comme celle que nous vivons.

« Plus que jamais, nous confirmons comment notre travail, avec une organisation fonctionnelle soignée de l’espace, a donné confort et sérénité à cette maison, malgré sa petite taille, seulement 50 mètres carrés pour 2,5 étages. » Déclare Umberto Colasanto. En effet, l’élément principal dans ce projet est la lumière. Il suffit, selon l’architecte, de regarder vers le haut ou de regarder au-delà de la grande fenêtre, même en se relaxant sur le lit et il vous semble que vous pouvez toujours toucher le ciel avec un doigt. « Vous ne vous sentirez plus confiné dans votre maison. » Rajoute-t-il.

Se doucher sous les étoiles

Un interstice illuminé par le haut inonde l’escalier menant vers l’étage de lumière naturelle. En haut, au niveau de la mezzanine et malgré l’exiguïté de l’ensemble, nous pouvons trouver un espace suffisant pour travailler intelligemment tout en œuvrant confortablement. « Et vous pouvez vous doucher sous les étoiles toute l’année et pas seulement les nuits d’été. » rajoute Umberto tout sourire.

Le respect du lieu s’applique également à ce projet. En effet, les lignes essentielles et les éléments naturels se nichent doucement dans la pierre pour rappeler le passé. L’intérieur, de couleur blanche donne plus de générosité tout en insufflant un univers épuré et sobre. Les divers matériaux utilisés sont de bonne facture et l’ensemble est élégant. Umberto Colasanto, connu par ses diverses créations en design, a réalisé à Terlizzi un petit bijou à découvrir sans tarder.

© Vito Lauciello
© Vito Lauciello
© Vito Lauciello
© Vito Lauciello
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© Vito Lauciello
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Pour plus d’informations sur Umberto Colasanto : ici.

Les photos : © Vito Lauciello Photographer

A Forest, une réalisation remarquable signée Aquiles Jarrín

© JAG Studio
© JAG Studio

En Équateur, à Quito, l’architecte Aquiles Jarrín a réalisé une remarquable réhabilitation pour un appartement de 112 m² datant des années 70. Une intervention qui a su garder l’esprit du lieu tout en insufflant à l’ensemble quelques nouveaux traits où se croisent intelligemment les textures et les matières.

Des espaces moins limités, des formes subjectives

L’architecte nous raconte que le projet a été développé suite à une enquête menée avec les propriétaires, à travers laquelle les principaux atouts sont devenus clairs comme l’importance de générer des espaces moins limités, avec des formes subjectives d’utilisation d’une part, et la nécessité d’un espace social sans une forte divisions entre eux et les espaces privés. En outre, une forte présence de la nature à l’intérieur du l’appartement était souhaité. Des exigences que l’architecte a mis en avant tout en rajoutant sa touche personnelle.

L’autre point de conceptualisation, selon l’architecte, a été donné par plusieurs éléments existants, leurs potentialités, leurs limites mais aussi leurs possibilités d’expérimentation. Citons par exemple le puits d’air et de lumière existant, la structure en béton existante d’une hauteur libre de 3 mètres mais aussi le paysage urbain très séduisant composé d’une vue sur un lieu emblématique de la ville.

Les diverses requêtes ainsi que les résultats de la recherche ont ainsi créé les bases de l’intervention. Tout d’abord, les murs intérieurs ont été démolis et l’entrée d’air et de lumière a été amplifiée pour permettre l’introduction de jardinières, puis les murs ont été remplacés par des ouvertures vitrées donnant accès au patio, tout en reconfigurant l’espace et transformant ce non-lieu en espace vert, libérant la nature et la lumière.

Les colonnes, les arbres et l’espace, une forêt

Les colonnes de la structure en béton ont acquis une forte présence dans un univers où les murs n’existent pas.  L’architecte exprime ainsi une dimension poétique à l’ensemble. Cette métamorphose de l’espace a été déterminante pour la conception et la compréhension du projet. « L’idée est née du fait que nous n’étions pas dans un espace domestiqué, mais nous entrions dans un monde, «une forêt». » Souligne Aquiles Jarrín qui rajoute que si les colonnes étaient des arbres et l’espace une forêt, seuls d’autres arbres pourraient apparaître dans ce scénario, certains déchus d’autres superposés, comme cela se produit généralement dans la nature. De nouveaux éléments ont été ainsi générés avec dextérité où un exercice ludique et expérimental a commencé, jusqu’à ce qu’une série de relations se tisse pour répondre aux différents besoins d’habitabilité. En chevauchant « les troncs », de nouveaux niveaux d’étage ont été créés et une topographie intérieure a été engendrée.

Plusieurs nouveaux éléments ont été conçus avec trois faces et un vide intérieur, ce qui leur donne un semblant de meubles, devenant une pièce multifonctionnelle, où un livre, du pain ou même des chaussures peuvent être rangés. Selon l’architecte, le métal était le matériau le plus approprié, permettant à la fois, une utilisation polyvalente et une grande facilité dans le développement de tous les éléments du projet.

Une autre stratégie d’intervention consistait à déshabiller l’ensemble de tout élément cherchant à cacher la nature du matériau, générant des textures nouvelles et uniques. La brutalité des matériaux dans un état inachevé ou en ruine se croise ainsi avec la pureté des lignes et la finition des éléments métalliques. Un travail méticuleux au résultat enchanteur.

Le projet « A Forest » réalisé par Aquiles Jarrín, constitue un joyeux univers en constante découverte où les textures, les niveaux et les divers éléments invitent à réinventer les formes d’usage et d’appropriation dans l’espace. Un travail qui mérite reconnaissance !

© JAG Studio
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Pour plus d’informations concernant JAG Studio: ici.

Les photos : © JAG Studio

Une réalisation immaculée signée Porto Architects

© Ivo Tavares Studio

Au Portugal, à Porto, l’architecte Ricardo Porto Ferreira vient de terminer la construction du Portugal Vineyards Concept Store, le premier magasin de la société de vins en ligne. Blancheur et épurement sont au rendez-vous.

Minimaliste et sobre

Situé à côté du siège de l’entreprise, donnant directement sur la rue et occupant 90m², le magasin se compose d’un espace ouvert dépourvu de cloisons. Ricardo Porto Ferreira, qui dirige l’agence d’architecture Porto Architects est l’architecte du projet.

L’espace intérieur est d’une blancheur flamboyante, à la fois minimaliste et sobre, l’architecture met en avant avec goût la seule et l’unique marchandise, le vin. Les présentoirs sont sculptés dans les murs en référence aux terrasses viticoles dans une forme circulaire qui remplit le champ de vision du client avec sensibilité et grâce à un éclairage indirect et au contraste net entre le produit et l’espace. Cette luminosité crée le cadre parfait pour l’expérience d’observation de la diversité que le vin représente et une chance de ramener le design à son cœur pour commencer quelque chose de nouveau.

« Dans ce projet, nous avions prévu de célébrer la bouteille de vin, sa forme et l’éclat de son verre coloré sans mensonge, un intérieur utilisant une forme simple et la couleur la plus pure et neutre. » Nous raconte l’architecte Ricardo Porto Ferreira. En effet, l’expérience du visiteur commence par la perception des murs incurvés et du chemin circulaire qui l’entoure peu de temps après son entrée dans le magasin.

Un espace gracieux

L’architecte souligne que l’approche était de se concentrer sur la création d’un espace pouvant émerger des points d’accès et de développer une sensation d’espace intérieur défini par les trois terrasses viticoles qui présentent l’une des collections de vins portugais les plus étendues.

« Les comptoirs des terrasses viticoles offrent à nos clients la flexibilité d’organiser la présentation thématique et d’ajuster ces groupes en fonction des tendances du marché et des saisons; au visiteur permet une vue à 360º du magasin et une perception rapide de la gamme de vins. » Rajoute l’homme de l’art. Sans affecter les locaux, un espace en ligne a été ajouté, permettant une visite virtuelle de l’entrepôt, où se trouvent les vins portugais les plus connus comme les moins connus.  De même, pour compléter l’expérience de la visite de ce magasin, une zone de dégustation avec un bar où les fûts de bois traditionnels sont intégrés dans le concept.

A Porto, l’architecte Ricardo Porto Ferreira a réalisé un espace gracieux qui a été très rapidement approprié par les clients. L’architecture méticuleuse du lieu, le choix des formes fluides et les matériaux sobres composent merveilleusement pour un résultat séduisant.

© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio

Le site de Porto Architects : ici.

Photos: © Ivo Tavares Studio

A Lyon, le Studio Razavi signe un intérieur sobre

© Simone Bossi

Situé dans l’un des quartiers historiques de Lyon, caractérisé par ses rues sinueuses et pavées, l’appartement XVII a subi une remarquable transformation. A la fois pur et sobre, l’intérieur respire l’élégance.

Une sensation de sérénité

Le Studio Razavi dirigé par l’architecte Alireza Razavi vient de réaliser un projet caractéristique qui écarte l’idée d’une décoration excessive pour mettre en valeur les murs en plâtre et les niches voûtées. Une sensation de sérénité se dégage de l’ensemble.

L’appartement lyonnais se trouve dans un immeuble de XVIe siècle, il était resté intact pendant 60 ans, cependant, petit à petit l’ensemble est tombé en ruine. Il fallait donc apporter à la résidence un coup de neuf. L’architecte nous raconte que l’ensemble est destiné à abriter un jeune scientifique vivant principalement seul.  L’architecture du lieu devait donc répondre favorablement aux diverses exigences du propriétaires tout en lui apportant un espace serein et épuré.

Cependant, l’appartement contenait plusieurs éléments significatifs que l’architecte a préféré restaurer afin de les garder. Il s’agit principalement de deux cheminées en pierre massives, des poutres en chêne surdimensionnées, des haut-plafonds qui, une fois réhabilités, sont devenus le point de départ autour duquel gravite l’architecture du lieu. Par ailleurs, le programme était simple, il comprenait une chambre simple et sa salle de bain, un salon, une salle à manger ainsi qu’une cuisine.
 
« En nous appuyant principalement sur l’utilisation d’un seul matériau avec une palette de couleurs limitée, nous avons conçu une série d’événements afin de créer ce que nous appelons un « espace introspectif », un lieu pour permettre la réflexion, pour l’isolement créatif. » Raconte l’architecte.

Sobre et minimaliste

L’espace d’origine a en effet été gardé te quel, les planchers en bois, les enduits bruts sur les murs étant les seuls autres matériaux utilisés qui ont été ajoutés pour célébrer le plein potentiel de l’espace. Les murs de l’appartement ont été recouverts de plâtre gris pâle, complétant les parquets en bois clair.

Nous pouvons également remarquer la présence d’une table en verre avec des pieds de couleur rouge, des chaises noires et un canapé gris, il s’agit des seuls éléments qui meublent le salon. De même, quelques œuvres d’art par ici et des croquis qui ornent les murs. A la fois sobre et minimaliste, l’appartement réhabilité par le Studio Razavi architecture possède un petit goût d’architecture vernaculaire qui, mise en avant avec les quelques touches de couleurs, révèle l’essence même d’une architecture frugale. Cette dernière, aussi fonctionnelle qu’esthétique forge les traits d’une élégance intemporelle.  

© Simone Bossi
© Simone Bossi
© Simone Bossi
© Simone Bossi

Le site du Studio Razavi Architecture : ici.

Les photos: © Simone Bossi